Comptabilité générale SYSCOHADA révisé et audit fiscal

Comptabilité générale SYSCOHADA révisé et audit fiscal

-

Livres
438 pages

Description

Ce manuel, élaboré à partir du SYSCOHADA révisé et du Code général des impôts du Sénégal, offre, de façon simple et structurée, la possibilité : - d'une parfaite maîtrise des concepts de base de la comptabilité dite générale et d'une bonne capacité d'analyse et d'interprétation de l'information comptable ; - d'une lecture fiscale et d'un regard critiques sur les états financiers et les autres documents comptables.

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Date de parution 12 avril 2019
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EAN13 9782140119217
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page  €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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Cheikh Mouhamadou Bamba SIBY
Inspecteur des impôts
Diplômé d’expertise comptable
La comptabilité et la fiscalité constituent deux matières généralement dispensées
séparément. Or la réalité de l’entreprise et celle de l’Administration fiscale exigeraient,
autant que faire se peut, de les considérer globalement, tant les interactions sont
réelles. En effet, la pratique comptable ne saurait ignorer les règles fiscales, aussi bien
dans le traitement, en amont, des informations chiffrées qui circulent dans l’entreprise
(enregistrement comptable) que dans l’élaboration et la publication, en aval, des
documents de synthèse (bilan, compte de résultat, tableau des flux de trésorerie, notes
annexes). De même, l’Administration fiscale, dans l’exercice du droit de contrôle (sur
pièces et sur place, pertinemment qualifié de contrôle de comptabilité), corollaire
judicieux de tout système déclaratif, ne saurait occulter la comptabilité, en tant
qu’instrument d’investigation, de justification et de preuve. C’est parce qu’aussi bien
en entreprise que dans l’Administration, le droit fiscal impacte la comptabilité et,
inversement, les règles comptables influent sur le dispositif fiscal. C’est cette démarche
globale qui permet de maintenir le principe de connexité entre la comptabilité et la
iscalité, que d’aucuns considèrent comme étant le principe qui a assuré depuis
longtemps la Paix fiscale. Il ne s’agit donc pas de reprendre le débat sur l’autonomie
(supposée ou réelle) du droit fiscal par rapport au droit comptable (ou inversement),
mais de voir comment concilier efficacement, de part et d’autre, ces deux référentiels.
Tome 1
Ce manuel, élaboré à partir du SYSCOHADA révisé et du Code général des impôts du
Sénégal, offre, de façon simple et structurée, la possibilité :
- d’une parfaite maîtrise des concepts de base de la comptabilité dite générale et
d’une bonne capacité d’analyse et d’interprétation de l’information comptable ;
d’une lecture fiscale et d’un regard critiques sur les états financiers et les autres -
documents comptables.
Ce manuel, avec ses applications corrigées, destiné initialement à la formation des
élèves inspecteurs des impôts et des étudiants en fiscalité, permet aussi aux praticiens –
vérificateurs de l’Administration fiscale, comptables et fiscalistes de l’entreprise, Tome 1
experts de la comptabilité ou de la fiscalité – d’actualiser leurs connaissances afin de
mieux anticiper, au regard du droit fiscal, les modalités d’application du SYSCOHADA
er révisé, en vigueur depuis le 1 janvier 2018. COMPTABILITÉ GÉNÉRALE
SYSCOHADA RÉVISÉ
ET
Cheikh Mouhamadou Bamba SIBY est un trait d’union entre la comptabilité et la
fiscalité. Il est expert en fiscalité (inspecteur des impôts diplômé de l’ÉNA de AUDIT FISCAL
Dakar) et expert en comptabilité (diplômé d’expertise comptable et financière de
l’UEMOA). En sa qualité de membre du CNC-Sénégal (conseil national de la
comptabilité) et de la CNC-OHADA (commission de normalisation comptable), il
La lecture fiscale de la Comptabilité financière a participé activement aux travaux de finalisation du SYSCOHADA révisé. M.
SIBY est Président du sous-comité « Élaboration du bilan d’ouverture de l’État » au regard du Code général des Impôts du Sénégal
dans le cadre de la réforme de la comptabilité publique. Il est présentement Conseiller technique au
ministère de l’Économie, des Finances et du Plan. M. SIBY est formateur à l’ÉNA, à l’UCAD et MANUEL D’INITIATION
dans des écoles de commerce. & APPLICATIONS CORRIGÉES
Janvier 2019
Illustration de couverture : © Vlad Kochelaevskiy - 123rf.com
ISBN : 978-2-343-16531-8
46 €
COMPTABILITÉ GÉNÉRALE
Cheikh Mouhamadou Bamba SIBY
SYSCOHADA RÉVISÉ ET AUDIT FISCAL COMPTABILITÉ GÉNÉRALE
SYSCOHADA RÉVISÉ
ET AUDIT FISCAL
La lecture fiscale de la Comptabilité
financière au regard du Code général
des Impôts du Sénégal
Manuel d’initiation
&
Applications corrigées
Tome 1





Cheikh Mouhamadou Bamba SIBY
COMPTABILITÉ GÉNÉRALE
SYSCOHADA RÉVISÉ
ET AUDIT FISCAL
La lecture fiscale de la Comptabilité
financière au regard du Code général
des Impôts du Sénégal
Manuel d’initiation
&
Applications corrigées
Tome 1 À paraître
 Comptabilité financière approfondie SYSCOHADA et Audit fiscal,
Tome 2.
 Les incidences fiscales de l’application des normes comptables
internationales IAS/IFRS dans l’espace OHADA: la lecture fiscale
des normes IAS/IFRS au regard du dispositif fiscal des États membres
de l’OHADA.
© L’Harmattan-Sénégal, 2019
10 VDN, Sicap Amitié 3, Lotissement Cité Police, DAKAR
http://www.harmattansenegal.com
senharmattan@gmail.com
senlibrairie@gmail.com
ISBN: 978-2-343-16531-8
EAN: 9782343165318
SOMMAIRE

REMERCIEMENTS ........................................................................................................................... 9

LISTE DES ABRÉVIATIONS ......................................................................................................... 11

AVANT-PROPOS ............................................................................................................................ 13
PREMIÈRE PARTIE
LES PRINCIPES DE BASE
DE LA COMPTABILITÉ GÉNÉRALE
Chapitre I : Les informations chiffrées traitées par la comptabilité : La
notion de flux économiques .................................................... 17

Chapitre II : La méthode et le modèle comptables ...................................... 23

Chapitre III : Le SYSCOHADA révisé : cadre conceptuel, plan des comptes
et première application ............................................................ 63
DEUXIÈME PARTIE
L’ENREGISTREMENT DES OPÉRATIONS
EN COURS D’EXERCICE
Chapitre I : Les achats de marchandises, matières et autres
approvisionnements .............................................................. 135

Chapitre II : Les ventes et les prestations de services ............................... 147

Chapitre III : Les compléments sur les charges et les produits .................. 157

Chapitre IV : La comptabilisation de la TVA ............................................ 183

Chapitre V : La comptabilisation des charges de personnel ..................... 191

Chapitre VI : Les règlements ou opérations de trésorerie .......................... 197

Chapitre VII : La comptabilisation des emballages .................................... 211
TROISIÈME PARTIE
LES TRAVAUX DE FIN D’EXERCICE
OU D’INVENTAIRE
Chapitre I : La régularisation des stocks .................................................. 219

Chapitre II : Les amortissements des immobilisations ............................. 233

Chapitre III : Les provisions et dépréciations ............................................ 257

Chapitre IV : Les régularisations des comptes de gestion ......................... 275

Chapitre V : Le rapprochement bancaire ou la régularisation d’un compte
de bilan ................................................................................ 289

Chapitre VI : L’élaboration des états financiers annuels ........................... 295

Chapitre VII : La lecture fiscale des états financiers .................................. 337

BIBLIOGRAPHIE ......................................................................................................................... 425
7 REMERCIEMENTS
À tous ceux qui ont contribué à la relecture du présent manuel :
- EL HADJ IBRAHIMA DIOP, inspecteur des impôts et des domaines, à la retraite ;
- OUMAR SAMBE, expert-comptable, cabinet FIDECA, co-rédacteur
du SYSCOHADA révisé ;
- MBARGOU NIANG, expert-comptable, cabinet FIDUCIA ;
- JEAN KONÉ, inspecteur des impôts et des domaines ;
- MATHIAM THIOUB, inspecteur des impôts et des domaines ;
- ANGE CONSTANTIN MANCABOU, inspecteur des impôts et des domaines ;
- BALLÉ PREIRA, coordonnateur de la Cellule de Communication du MEFP ;
- MAGUÈYE BOYE, inspecteur des impôts et des domaines.
9 LISTE DES ABRÉVIATIONS
AO Activités ordinaires
Acte uniforme relatif au Droit comptable et à l’Information
AUDCIF
financière
BCEAO Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest
BNC Bénéfices non commerciaux
CA Chiffre d’Affaires
CEL Contribution économique locale
Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale CEMAC
CFCE Contribution forfaitaire à la Charge des Employeurs
CGI Code général des Impôts
CSS Caisse de Sécurité sociale
Droits d’Enregistrement DE
DGID Direction générale des Impôts et des Domaines
ÉNA École nationale d’Administration
ÉTAFI États financiers
HAO Hors Activités ordinaires
Hors Taxe HT
HTVA Hors Taxe sur la Valeur ajoutée
IAS International Accounting Standards
IASB International Accounting Standards Board
International Accounting Standards Committee IASC
IFRIC International Financial Reporting Interpretations Committee
IFRS International Financial Reporting Standards
IFRS-IC IFRS Interpretations Committee
IPRES Institut de Prévoyance Retraite du Sénégal
Impôt sur le Revenu IR
IS Impôt sur les Sociétés
MVL Moins-value de cessions
Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des
OHADA
Affaires
PLV Plus-value de cessions
RAS Retenue à la source
Revenus des Créances (dépôts, cautionnements et comptes
RC
courants)
11 Revenus des Valeurs mobilières RVM
SF Stock final
SI Stock initial
SIC Standing Interpretations Committee
Système minimal de Trésorerie SMT
SYSCOA Système comptable Ouest africain (de l’UEMOA)
SYSCOHADA Système comptable OHADA
TAF Taxe sur les Activités financières
TAFIRE Tableau Financier des Ressources et des Emplois
Tableau des Flux de Trésorerie TFT
TRIMF Taxe représentative de l’Impôt du Minimum Fiscal
TSVPPM Taxe spéciale sur les Voitures particulières des Personnes morales
TTC Toutes Taxes comprises
Taxe sur la Valeur ajoutée TVA
Union économique et monétaire Ouest africaine UEMOA
12 AVANT-PROPOS
L’objectif de ce manuel de comptabilité générale et d’audit fiscal est double :
 permettre une parfaite maîtrise des concepts de base de la comptabilité,
dite comptabilité financière et une bonne capacité d’analyse et
d’interprétation de l’information comptable ;
 aider à forger une lecture fiscale et un regard critiques sur les états
financiers et les autres documents comptables. À ce titre, les implications
fiscales des écritures comptables occuperont une place de choix dans le
contenu du manuel.
Ce précis est le prolongement du cours de comptabilité générale dispensé à
l’École nationale d’Administration (ÉNA) de Dakar, depuis février 2006, à
l’intention des élèves inspecteurs des impôts et des domaines. Il était donc
destiné à un public n’ayant pas, tous, été initié à la comptabilité et appelé à s’en
servir dans le cadre de leur profession. Il s’était largement inspiré des manuels
de comptabilité générale, cités dans la bibliographie.
Des parties du cours ont été dispensées aux étudiants du Master de droit fiscal
de la Faculté des Sciences juridiques et politiques de l’UCAD (université
Cheikh Anta Diop de Dakar) et au Master international de fiscalité de l’ATAF
(African Tax Administration Forum).
D’année en année, le contenu du cours a été amélioré notamment par l’évolution
du droit comptable (dont la dernière réforme – le SYSCOHADA révisé – est
erentrée en vigueur le 1 janvier 2018), par les modifications du dispositif fiscal
et par les contributions des différentes promotions d’élèves inspecteurs et des
auditeurs des masters.
Il s’agit, ici, de mettre à la disposition d’un public plus large, le travail de plus
d’une dizaine d’années d’expérience dans l’enseignement de la comptabilité
(appliquée au droit fiscal) et dans le contrôle de comptabilité des entreprises.
èreLa 1 partie du manuel rappelle les principes de base de la comptabilité,
communément partagés par quasiment tous les systèmes ou droits comptables.
èmeLa 2 partie est consacrée aux opérations enregistrées par les entreprises en
cours d’exercice.
èmeLa 3 partie est relative aux travaux d’inventaire de fin d’exercice.
ème èmeÀ l’issue de chaque chapitre des 2 et 3 parties, une dernière section permet
d’aborder des éléments de contrôle ou d’audit fiscal de l’opération traitée par le
chapitre.
Lesdits éléments d’audit ou de contrôle fiscal feront l’objet d’une synthèse
didactique à travers un dernier chapitre consacré à la lecture fiscale des états
financiers de synthèse.
Ce manuel, élaboré avec de nombreuses applications corrigées, destiné
13 initialement à la formation des élèves inspecteurs des impôts et des étudiants en
fiscalité, permet aussi aux praticiens – vérificateurs de l’Administration fiscale,
comptables et fiscalistes de l’entreprise, experts de la comptabilité ou de la
fiscalité – d’actualiser leurs connaissances afin de mieux anticiper, au regard du
droit fiscal, les modalités d’application du SYSCOHADA révisé.
La référence au Code général des impôts (CGI) du Sénégal, dans le cadre de
l’audit fiscal, ne devrait pas constituer un obstacle majeur aux lecteurs des autres
États-parties de l’OHADA. Le CGI du Sénégal partage, en effet, les mêmes
principes directeurs que le dispositif fiscal respectif desdits États, francophones
pour l’essentiel, héritiers d’un même droit fiscal.
14 PREMIÈRE PARTIE
LES PRINCIPES DE BASE
DE LA COMPTABILITÉ GÉNÉRALE
1La comptabilité générale ou financière est une technique qui a pour objet :
 de traiter – c’est-à-dire à la fois enregistrer, classer et mesurer – les
informations chiffrées qui circulent dans l’entreprise ;
 de fournir, après traitement, un ensemble de documents de synthèse
reflétant, à leur date d’arrêté, une image fidèle du patrimoine, du résultat
et de la trésorerie de l’entreprise.
Les différents supports comptables permettent d’atteindre les objectifs de la
comptabilité :
– l’enregistrement des opérations s’opère par le journal ;
– le classement et le résumé des opérations, par le grand-livre des
comptes et la balance ;
– la synthèse et la mesure des opérations, par les documents de synthèse
(bilan, compte de résultat, tableau des flux de trésorerie, notes annexes).
La définition de la comptabilité générale, rappelée supra, appelle, au moins,
trois (3) interrogations :
1. de quelles informations chiffrées s’agit-il ? (chapitre I)
2. quelle est la méthode suivie par la comptabilité de la phase de traitement
desdites informations à celle de l’élaboration des documents de
synthèse ? (chapitre II)
3. sur la base de quels principes comptables ? (chapitre III)
1 Le terme « comptabilité financière » dérive de la terminologie anglo-saxonne, dans laquelle la
comptabilité générale est appelée « financière » (financial accounting) par opposition à la comptabilité
analytique ou comptabilité de gestion (management accounting).
15 CHAPITRE I
LES INFORMATIONS
CHIFFRÉES TRAITÉES
PAR LA COMPTABILITÉ :
LA NOTION DE FLUX
ÉCONOMIQUES
Les informations chiffrées qui affectent l’activité économique de l’entreprise, et
font l’objet d’enregistrements comptables, ont pour origine des flux
économiques divers et variés.
I.- DÉFINITION D’UN FLUX ÉCONOMIQUE
L’activité de l’entreprise génère des mouvements de biens, de services ou
d’argent quittant l’entreprise ou y arrivant ou se déplaçant entre ses
centres d’activités : réception de matériels achetés, livraison de marchandises
vendues, remboursement des emprunts, règlement des clients, paiement des
salaires, des impôts et taxes, etc. Ces mouvements de valeur sont appelés flux
économiques.
Un flux économique est donc une quantité de biens, services ou valeurs
monétaires en mouvement entre deux entreprises ou plus généralement entre
deux agents économiques.
Tout flux se caractérise par :
– sa valeur, qui est l’expression en unités monétaires de sa quantité ;
– son sens : origine ou point de départ destination ou point d’arrivée.
Fig. 1 : les flux économiques à l’origine des opérations comptables
17 À l’origine d’un flux économique existe une ressource qui permet sa
réalisation. À l’opposé, tout flux entrant implique nécessairement une
destination qualifiée d’emploi qui correspond à l’utilisation de la ressource.
Exemples :
1) BAH vend à SOW, pour 100.000 F de marchandises.
La ressource est constituée par l’existence des marchandises chez BAH
(origine ou point de départ).
SOW, de son côté, va pouvoir employer les marchandises acquises de la façon
qu’elle jugera opportune (destination ou point d’arrivée).
2) La SARL LETTE IMMOBILIER remet au CABINET IBDIOP CONSULTING une somme de
1.000.000 F.
L’existence d’espèces dans l’entreprise LETTE IMMOBILIER constitue la ressource.
Le CABINET IBDIOP CONSULTING, de son côté, va disposer de 1.000.000 F pour
alimenter sa caisse.
II.- LA TYPOLOGIE DES FLUX ÉCONOMIQUES
Les flux économiques peuvent être classés selon leur forme (flux réels et flux
financiers) ou en fonction de leur localisation (flux externes et flux internes).
1.- Suivant leur forme : flux réels et flux financiers
1.1.- Les flux réels
Ils correspondent à des mouvements de biens (flux réels matériels ou physiques)
ou de services (flux réels immatériels).
Exemples :
1) BAH vend des marchandises d’une valeur de 100.000 F à SOW (flux réel
matériel).
2) Le CABINET IBDIOP CONSULTING confectionne les états financiers de la SARL
LETTE IMMOBILIER pour 1.000.000 F (flux réel immatériel).
1.2.- Les flux financiers (ou flux monétaires)
Ils correspondent à des mouvements de monnaie ou d’autres moyens de
règlement ou encore à un engagement de paiement.
Exemples :
1) SOW remet à BAH un chèque de 100.000 F pour régler son achat de
marchandises.
2) La SARL LETTE IMMOBILIER s’engage à payer 1.000.000 F au CABINET IBDIOP
CONSULTING dans un délai de 60 jours.
Il y a bien, dans ce dernier cas, un flux financier entre la SARL LETTE IMMOBILIER
et le CABINET IBDIOP CONSULTING comme dans le cas d’un paiement immédiat
(BAH et SOW). La ressource est la ‘‘confiance’’ (le ‘‘crédit’’) dont dispose la SARL
18 LETTE IMMOBILIER auprès du CABINET IBDIOP CONSULTING, en raison notamment de
sa réputation de solvabilité. L’emploi est la ‘‘créance’’ (sur la SARL LETTE
IMMOBILIER) dont le cabinet va disposer. C’est une valeur qui apparaîtra dans la
comptabilité du CABINET IBDIOP CONSULTING, au même titre que la trésorerie (de
BAH).
2.- Suivant leur localisation : flux externes et flux internes
2.1.- Les flux externes
Ils s’opèrent entre l’entreprise et les tiers. L’origine et la destination du flux ne
sont pas situées dans la même entité. Les flux externes peuvent être deux flux
réels (troc), un flux réel et un flux financier (vente au comptant ou à crédit) ou
deux flux financiers (opérations de prêt et de remboursement). En général, tout
flux réel (sauf le troc) reliant l’entreprise et les tiers a une contrepartie financière
matérialisée par un flux financier.
Reprenons l’exemple de BAH qui vend des marchandises d’une valeur de
100.000 F à SOW qui paie au comptant par chèque. On aura de façon
schématique :
Fig. 2 : les flux externes
L’équilibre des obligations des contractants fait ainsi apparaître
systématiquement deux flux externes de sens contraire évalués au même
montant (100.000 F).
2.2.- Les flux internes
Ils se réalisent dans la même entreprise.
Exemple :
La cimenterie SENCIMENT a scindé son activité en deux secteurs : extraction
minière et production de ciment. Les transferts de matières premières
(calcaire) vers l’atelier de production correspondent à des flux internes.
Fig. 3 : les flux internes
19 III.- L’ENREGISTREMENT COMPTABLE DES FLUX
EXTERNES
Généralement, les flux internes ne sont pris en compte que dans le cadre de la
tenue d’une comptabilité analytique de gestion (CAGE). Par contre, les flux
externes doivent obligatoirement faire l’objet d’un enregistrement comptable.
Les flux externes sont enregistrés en respectant l’équilibre entre ‘‘ressource’’ et
‘‘emploi’’ suivant une convention d’enregistrement et sur la base de pièces
justificatives.
1.- L’équilibre entre "ressource" et "emploi"
Considérons de nouveau l’exemple de BAH qui vend des marchandises d’une
valeur de 100.000 F à SOW qui paie au comptant par chèque. Chaque
comptabilité enregistre pour chaque extrémité de flux la concernant –
c’est-àdire pour une ressource (origine) ou pour un emploi (destination) – la nature et
le montant du flux.
Analyse de l’opération chez BAH (cf. fig. 2)
BAH enregistre en comptabilité :
– comme ressource, les produits qu’il détient pour 100.000 F ;
– comme emploi, le chèque de 100.000 F reçu de SOW et qui va alimenter
son compte en banque.
Analyse de l’opération chez SOW (cf. fig. 2)
SOW enregistre en comptabilité :
– comme ressource, l’avoir en banque de 100.000 F dont il dispose ;
– comme emploi, les marchandises d’une valeur de 100.000 F qu’il reçoit
de BAH.
Dans chaque entreprise et pour chaque opération économique, on remarque
l’égalité :
Ressource = Emploi = 100.000 F
En généralisant et en considérant que les emplois sont toujours financés par des
ressources, on aura :
Total des emplois = Total des ressources
Cas particulier : les flux de dépréciation
L’usure ou la dépréciation subie par les éléments de l’actif du bilan
(immobilisations, créances, stocks, etc.) diminue leur valeur monétaire. Cette
perte de valeur est interne à l’entreprise mais fait obligatoirement l’objet d’un
enregistrement comptable, au même titre que les flux externes, dans le cadre des
dotations aux amortissements ou aux provisions.
20 2.- La convention d’enregistrement
L’enregistrement comptable des flux externes se fait au moyen de tableaux
appelés comptes :
– affectés à des enregistrements de nature homogène ; et
– comportant une partie pour l’emploi et une autre pour la ressource.
Suivant la convention d’enregistrement, la ressource se note à droite du compte
et l’emploi à gauche. Ainsi, l’on aura :
3.- Les pièces justificatives des enregistrements comptables
Les opérations comptables sont enregistrées à partir de documents
commerciaux porteurs d’informations suffisantes et décrivant un flux. C’est le
cas, par exemple, des factures, chèques bancaires, bulletins de salaires, etc.
À l’inverse, d’autres documents ne sont pas porteurs d’informations suffisantes
ou ne correspondent pas, avec certitude, à un flux. Il s’agit, entre autres, des
bons de commande, devis, bons de livraisons. Les opérations comptables ne
pourraient donc pas être traitées valablement sur la base de tels documents.
21 CHAPITRE II
LA MÉTHODE ET LE MODÈLE
COMPTABLES
I.- LES ÉTAPES DU PROCESSUS COMPTABLE
La vie de l’entreprise est découpée en période annuelle de douze (12) mois.
L’intervalle de temps compris entre le début et la fin de chaque période annuelle
constitue l’exercice comptable, qui coïncide ainsi avec l’année civile.
L’exercice comptable correspond à la période de temps qui s’écoule entre
l’établissement des documents de synthèse (Bilan, Compte de résultat, Tableau
des flux de trésorerie, Notes annexes) successifs.
Le processus comptable annuel comporte ainsi deux (2) phases :
1- En cours d’exercice, dans le cadre d’une première phase dynamique
À partir des pièces justificatives (factures, pièces de banques, etc.), l’entreprise
procède à l’enregistrement chronologique et méthodique des flux.
2- À la clôture de l’exercice, dans le cadre d’une deuxième phase statique,
aboutissement de la précédente
L’entreprise arrête les comptes pour établir des documents de synthèse annuels
qui décrivent sa situation patrimoniale (Bilan), sa rentabilité (Compte de
résultat) et sa trésorerie (Tableau des flux de trésorerie).
Ce processus peut se schématiser ainsi :
Fig. 1 : Le processus comptable
23 II.- LE BILAN, SITUATION PATRIMONIALE À UNE DATE
2DÉTERMINÉE
1.- Présentation du bilan
L’entreprise réalise plusieurs opérations au cours d’une période. Il est donc
important pour l’entrepreneur, les associés et les autres agents économiques de
connaître la situation économique à une date donnée.
Cette situation économique est périodiquement résumée dans un tableau appelé
bilan. Le bilan est donc une photographie du patrimoine de l’entreprise à une
date donnée. Il s’agit d’un tableau composé de 2 parties absolument équilibrées :
– la partie gauche ou ACTIF représente tout ce que l’entreprise possède et
tout ce qu’on lui doit ;
– la partie droite ou PASSIF représente tout ce l’entreprise doit.
Sur le plan économique ou financier :
– le PASSIF indique les ressources de l’entreprise et l’origine des moyens
mis à sa disposition ;
– l’ACTIF représente les emplois qui ont été faits de ces ressources.
Bilan au …/…/……
(date à laquelle le bilan est établi)
ACTIF PASSIF
Dettes de l’entreprise : Biens que l’entreprise possède
- vis-à-vis des propriétaires
Créances sur les tiers
- vis-à-vis des tiers
EMPLOIS RESSOURCES

Les ressources au passif (dettes de l’entreprise) constituent des moyens de
financement qui expliquent la présence des emplois à l’actif (biens et créances).
En effet, toute acquisition de moyens de production (emplois) s’accompagne
obligatoirement d’un financement mis à la disposition de l’entreprise
(ressources).
Autrement dit, les emplois sont toujours financés par des ressources ; de
l’égalité :
TOTAL des EMPLOIS = TOTAL des RESSOURCES, se déduit l’égalité : ACTIF = PASSIF


2 èmePour plus de détails, cf. chapitre 6 de la 3 partie (L’élaboration des états financiers annuels).
24 1.1.- Les ressources
Elles sont de 2 sortes :
 Les ressources d’origine externe
Il s’agit des :
- capitaux apportés par le propriétaire (société unipersonnelle) ou les
associés (sociétés), laissés de façon permanente dans l’entreprise.
- ressources empruntées ou dettes auprès des tiers (établissements
bancaires, fournisseurs,...) ; elles sont provisoires, remboursables à
terme.
 Les ressources d’origine interne
Il s’agit des profits réalisés par l’entreprise à la suite des opérations
économiques. Elles sont définitivement acquises à l’entreprise, car non
remboursables à un tiers.
Ces 2 catégories de ressources sont classées au passif du bilan.
1.2.- Les emplois
Ils sont classés en 2 catégories :
 Les biens et les titres
Ce sont les emplois possédés par l’entreprise (immeubles, titres de créance,
liquidités,...). Certains sont destinés à rester durablement au sein de l’entreprise
(immeubles, matériel,…). D’autres, au contraire, sont amenés à être transformés
rapidement en d’autres emplois (liquidités, stocks,…).
 Les pertes
Ce sont les emplois réalisés à la suite d’opérations économiques. Ces emplois
ne sont plus susceptibles de transformation, ils sont définitifs, c’est-à-dire
irréversibles.
Au bilan, les biens et les titres sont classés à l’actif et les pertes sont classées,
par convention, au passif : elles viennent en soustraction des capitaux propres.
Classification économique du bilan
EMPLOIS RESSOURCES
Ressources apportées
Ressources générées : Profits (+) /
Biens et Titres
Pertes (–)
Ressources empruntées
25 À sa création, l’entreprise a un patrimoine nul et sa première opération consiste
à "emprunter" de l’argent auprès de ses propriétaires pour constituer son capital.

Applications :
1) ANGE et BALLÉ créent une entreprise – DISTRIBUTION.COM – le 2 janvier
2019 ; pour cela, ils acquièrent :
– un local commercial : 1.000.000
– du matériel de bureau : 500.000
– des marchandises : 300.000
Pour financer ces acquisitions, ils ont contracté auprès de la COMPAGNIE
BANCAIRE DU SÉNÉGAL (CBS) un emprunt de 800.000.
En outre, ils disposent, à titre personnel, d’une somme de 1.200.000 qu’ils
répartissent ainsi :
– 1.000.000 pour compléter le financement des acquisitions ci-dessus
– 200.000 déposés dans un compte bancaire ouvert à cet effet.
TAF : Présenter le bilan d’ouverture
 Récapitulatif des emplois et des ressources :
Emplois
– Local commercial : 1.000.000
– Matériel de bureau : 500.000 Total = 2.000.000
– Marchandises : 300.000
– Avoirs en banque : 200.000
Ressources
– Apport personnel : 1.200.000 Total = 2.000.000
– Emprunt bancaire : 800.000
 Présentation au bilan :
Bilan d’ouverture de DISTRIBUTION.COM au 2/1/2019
ACTIF Montant PASSIF Montant
Local commercial 1 000 000 Apport personnel 1 200 000
Matériel de bureau 500 000 Emprunt bancaire 800 000
Marchandises 300 000
Avoirs en banque 200 000
Total 2 000 000 Total 2 000 000

2) BASSIROU vient d’acquérir (le 7/1/2019) un fonds de commerce aux
conditions suivantes :
– Fonds commercial 700.000
– Mobilier 200.000
– Stock de marchandises 300.000.
BASSIROU verse au moment de la signature de l’acte de cession 800.000 et
s’engage à payer le reliquat sur un an. D’autre part, il a ouvert un compte
bancaire dans lequel il a déposé 300.000.

26  Récapitulatif des emplois et des ressources :
Emplois
– Fonds commercial : 700.000
– Mobilier : 200.000 Total = 1.500.000
– Stock de marchandises : 300.000
– Avoirs en banque : 300.000
Ressources
– Apport personnel : 1.100.000
– Dettes aux tiers : 400.000 Total = 1.500.000
 Présentation au bilan :
Bilan au 7/1/2019
ACTIF Montant PASSIF Montant
Fonds commercial 700 000 Apport personnel 1 100 000
Mobilier 200 000 Dettes aux tiers 400 000
Stock de marchandises 300 000
Avoirs en banque 300 000
Total Total 1 500 000 1 500 000
Principe de l’égalité entre l’actif et le passif du bilan
Actif = Passif
Actif = Capitaux propres + Dettes
Actif – Dettes = Capitaux propres
2.- Structure du bilan
Le bilan est construit en 6 grandes masses :
Structure du bilan
ACTIF PASSIF
Actif immobilisé Ressources stables
Actif circulant Passif circulant
Trésorerie-actif Trésorerie-passif
2.1.- L’analyse de l’actif
 L’actif immobilisé regroupe les éléments destinés à servir de façon durable
à l’activité de l’entreprise et ne se consomment pas dès leur premier emploi ;
leur durée d’utilisation est, a priori, supérieure à un an. Il se compose :
‒ des immobilisations incorporelles, qui regroupent les acquisitions
résultant davantage d’un droit juridique que d’une existence purement
matérielle (logiciels, brevets, licences, fonds commercial,…) ;
27 ‒ des immobilisations corporelles, dotées d’une matérialité certaine et
ayant, en conséquence, une présence physique dans l’entreprise (terrains,
constructions, matériels et outillages, matériel de transport,…) ;
‒ des immobilisations financières, constituées par l’ensemble des sommes
que l’entreprise a engagées, de façon durable, dans d’autres entités (titres
de participation, prêts et créances non commerciales, dépôts,
cautionnements,…).
 L’actif circulant regroupe des éléments d’actif qui, en raison de leur nature
ou de leur destination, n’ont pas vocation à rester durablement dans
l’entreprise et sont donc susceptibles de se transformer au cours du cycle
d’exploitation ou d’être convertis en liquidités à moins d’un an ; il s’agit :
‒ des stocks, correspondant aux biens qui interviennent dans le cycle
d’exploitation de l’entreprise pour être soit vendus en l'état ou au terme
d'un processus de production à venir ou en cours, soit consommés en
général au premier usage (marchandises, matières premières, matières
consommables, fournitures, produits intermédiaires, produits finis,
produits résiduels, en-cours de production, emballages, autres
approvisionnements stockés,…) ;
‒ des créances, correspondant généralement à des droits pécuniaires
résultant de la cession par l’entreprise d’un bien ou d’un service et
permettant d’exiger du cessionnaire une certaine prestation (créances
clients, avances versées aux fournisseurs,…).
 La trésorerie – actif, constituée notamment :
‒ des disponibilités ou liquidités, qui regroupent les comptes bancaires de
solde positif, les comptes chèques postaux (CCP), la caisse, les dépôts
bancaires disponibles à très bref délai, les valeurs en cours
d’encaissement, etc. ;
‒ des titres de placement, acquis en vue de réaliser un gain à brève échéance
(actions ou obligations acquises dans un but purement spéculatif, bons du
trésor à court terme,…).
S’ajoutent à ces éléments de l’actif, les écarts de conversion-actif (pertes
probables de change sur dettes et créances).
2.2.- L’analyse du passif
 Les ressources stables, destinées à rester durablement au sein de l’entreprise
(plus d’un an). Il s’agit :
– des capitaux propres ou l’ensemble des fonds mis à la disposition
permanente de l’entreprise (capital social ou capital personnel,
réserves,…) ;
28 – des dettes financières provenant d'emprunts ou de dettes contractées pour
une durée supérieure à un an à l'origine.
 Le passif circulant, ou passif à court terme, regroupe les dettes exigibles à
moins d’un an. Il est destiné à financer le cycle d’exploitation et se compose :
– des dettes fournisseurs ;
– des avances versées par les clients ;
– des dettes fiscales, sociales, etc.
 La trésorerie – passif, formée notamment :
– des crédits d’escompte représentant le montant brut des effets remis à
l'escompte des banques et non encore échus et réglés ;
– des crédits de trésorerie correspondant aux dettes à court terme envers les
banques, contractées dans le cadre de la gestion des équilibres au jour le
jour de la trésorerie de l'entreprise.
S’ajoutent à ces éléments du passif, les écarts de conversion-passif (gains
probables de change sur dettes et créances).
3.- Évolution du bilan
Le bilan, photographie de la situation de l’entreprise à un moment donné, évolue
en même temps que celle-ci. Chaque nouvelle opération entraînera un
changement dans la situation et apportera un certain nombre de variations à
l’intérieur des postes du bilan.
L’impact sur le résultat permet de différencier lesdites opérations.
En effet, certaines opérations affectent le résultat tandis que d’autres n’ont pas
d’incidence sur le résultat. Le résultat étant le bénéfice ou la perte réalisée à la
suite de certaines opérations économiques de l’entreprise.
3.1.- Les opérations qui ne modifient pas le résultat
Elles consistent, par exemple, en une modification de la structure des emplois
ou des ressources, ou encore en une modification équivalente des emplois et des
ressources.
Application :
er Le bilan, au 1 janvier 2019, de la société MBARGOU TRADING s’établit comme suit :
Bilan au 1/1/2019
ACTIF Montant PASSIF Montant
Immobilisations 600 000 Capital 1 000 000
Stock de marchandises 300 000 Résultat 100 000
Banque 200 000
Total 1 100 000 Total 1 100 000
29  Le 5 janvier, MBARGOU TRADING achète au comptant par chèque une
machine pour 100.000 F ;
Bilan au 5/1/2019
ACTIF Montant PASSIF Montant
Immobilisations (600+100) 700 000 Capital 1 000 000
Stock de marchandises 300 000 Résultat 100 000
Banque (200 – 100) 100 000
Total 1 100 000 Total 1 100 000

Remarque :
Nous constatons que cette opération modifie les postes de l’actif mais ne
change pas le total de l’actif et du passif.

 Le 12 janvier, MBARGOU TRADING achète une autre machine valant 150.000
F. Pour cela, elle contracte un emprunt de 100.000 F et paie 50.000 F au
comptant par chèque.
Bilan au 12/1/2019
ACTIF Montant PASSIF Montant
Immobilisations (700 + 150) 850 000 Capital 1 000 000
Stock de marchandises 300 000 Résultat 100 000
Banque (100 – 50) 50 000 Emprunts (0+100) 100 000
Total 1 200 000 Total 1 200 000

Remarque :
Les immobilisations de MBARGOU TRADING augmentent de 150.000 F alors que
les disponibilités diminuent de 50.000 F et que les dettes financières
augmentent de 100.000 F. Cette opération modifie le total de l’actif et du
passif (1.100.000 à 1.200.000 F) car les capitaux mis à la disposition de
l’entreprise ont augmenté (+ 100.000 F), mais ne modifie toujours pas le
résultat.
3.2.- Les opérations qui modifient le résultat
L’entreprise fournit des biens et des services (produits) et, pour les produire, elle
consomme d’autres biens et services (charges).
La traduction monétaire de ces opérations dégage un solde qui constitue le
résultat.
Application :
 Le 15 janvier, MBARGOU TRADING vend la moitié de son stock de
marchandises à 170.000 F, payés au comptant par chèque.
Bilan au 15/1/2019
ACTIF Montant PASSIF Montant
Immobilisations 850 000 Capital 1 000 000
Stock de marchandises (300 – 150) 150 000 Résultat 100 000
Banque (50 + 170) 220 000 Emprunts 100 000
Total 1 220 000 Total 1 200 000


30 Remarque :
MBARGOU TRADING n’aura donc que 150.000 F de marchandises en stock, mais
possédera en disponibilité 170.000 F supplémentaires.
Nous constatons que le bilan n’est plus équilibré. En effet, l’opération de
ventes de marchandises a créé une ressource supplémentaire (gain de
20.000 F sur la vente) provenant de l’activité propre de l’entreprise. Il est
donc nécessaire de constater cette ressource au bilan de l’entreprise :
Bilan au 15/1/2019
ACTIF Montant PASSIF Montant
Immobilisations 850 000 Capital 1 000 000
Stock de marchandises 150 000 Résultat (100 + 20) 120 000
(300 – 150) Emprunts 100 000
Banque (50 + 170) 220 000
Total 1 220 000 Total 1 220 000
 Le 20 janvier, MBARGOU TRADING vend le reste des marchandises à 140.000
F. Ces marchandises sont vendues à crédit.
Bilan au 20/1/2019
ACTIF Montant PASSIF Montant
Immobilisations 850 000 Capital 1 000 000
Créance / Client (+ 140) 140 000 Résultat (120 – 10) 110 000
Banque 220 000 Emprunts 100 000
Total 1 210 000 Total 1 210 000
Remarque :
L’entreprise ne possédera plus de marchandises, mais aura une créance sur
un client de 140.000 F. Nous constatons que MBARGOU TRADING enregistre une
perte de 10.000 F sur cette opération ; ce qui diminue d’autant son résultat.
 Le 31 janvier, MBARGOU TRADING paie les salaires du mois pour 120.000 F,
par virement bancaire.
Bilan au 31/1/2019
ACTIF Montant PASSIF Montant
Immobilisations 850 000 Capital 1 000 000
Créance / Client 140 000 Résultat (110 – 120) – 10 000
Banque (220 – 120) 100 000 Emprunts 100 000
Total 1 090 000 Total 1 090 000
Remarque :
L’entreprise MBARGOU TRADING aura 120.000 F de moins dans ses disponibilités
mais n’aura, en contrepartie, aucune créance ni aucun bien. Nous constatons
donc une diminution du résultat de 120.000 F.
Au total, toutes les opérations de l’entreprise modifient le bilan. Certaines
opérations affectent le résultat, d’autres ne le modifient pas. Les opérations
qui affectent le résultat sont celles qui n’ont pas de contrepartie à
l’intérieur même du bilan.
31 III.- LE COMPTE DE RÉSULTAT, MESURE
3 DE LA RENTABILITÉ DE L’EXERCICE
1.- Présentation du compte de résultat
Le bilan fait apparaître au passif le résultat global dégagé par l’entreprise au
cours d’une période donnée. Mais cette information est insuffisante, car elle ne
permet pas d’analyser les composantes ou l’origine dudit résultat. Elle ne
renseigne pas sur les opérations qui ont permis à l’entreprise de réaliser un
bénéfice ou de subir une perte.
À titre d’exemple, une forte augmentation du résultat net d’un exercice sur
l’autre peut provenir des gains retirés de la cession d’éléments de l’actif
immobilisé (immeuble, machine, mobilier, etc.). Or, si ce type d’opération ne
correspond pas à l’objet normal d’une entreprise, elle revêt donc un caractère
exceptionnel (HAO : hors activités ordinaires) et le gain, non récurrent, réalisé
ne pourrait durablement se renouveler. Il s’y ajoute que l’entreprise, toutes
choses étant égales par ailleurs, réduit ses moyens de production et,
subséquemment, ses possibilités de gains futurs.
C’est le rôle du compte de résultat d’expliquer le bénéfice ou la perte inscrite au
bilan, en ce sens qu’il permet d’analyser la formation du résultat en mettant en
évidence les opérations qui ont permis de le constituer.
Contrairement donc au bilan, le compte de résultat sert à montrer l’évolution
erd’une situation entre 2 dates (du 1 janvier au 31 décembre). L’on parlera donc
erde « compte de résultat 2018 » ou de « compte de résultat du 1 janvier au 31
décembre 2018 » et non de « compte de résultat au 31 décembre 2018 ».
erLe compte de résultat est matérialisé, à partir du 1 janvier 2018, avec l’entrée
en vigueur du nouvel Acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information
financière (AUDCIF – SYSCOHADA révisé), par un tableau qui récapitule sur
une seule page – contre quatre pour l’ancien modèle – et en liste les charges et
les produits d’un exercice :
– les éléments positifs (+) récapitulent l’ensemble des produits, qui
correspondent à un enrichissement de l’entreprise mesuré par un
accroissement de son résultat (ou situation nette) ;
– les éléments soustractifs (–) récapitulent l’ensemble des charges, qui
correspondent à un appauvrissement de l’entreprise mesuré par une
diminution de son résultat (ou situation nette).
Ainsi, des comptes de produits et de charges (appelés comptes de gestion, par
opposition aux comptes de bilan ou de situation) permettent d’expliquer et de
détailler le résultat de l’exercice.
Toutes les fois qu’une opération diminuera le résultat, elle apparaîtra dans un

3 èmePour plus de détails, cf. chapitre 6 de la 3 partie (L’élaboration des états financiers annuels).
32 compte de charge (–), et chaque fois qu’elle augmentera le résultat, elle va
apparaître dans un compte de produit (+).
Comme pour le bilan, la périodicité légale d’établissement du compte de résultat
est l’année civile.
La comparaison entre les produits et les charges permet d’écrire les relations
économiques suivantes :
Résultat = Total des produits – Total des charges
Si Produits > Charges   Bénéfice
Si Produits < Charges   Perte
2.- Structure du compte de résultat
L’analyse du compte de résultat par nature (de charges et de produits) permet
de distinguer trois (3) grandes masses :
Compte de résultat
LIBELLÉS
+ Produits d’exploitation
– Charges d’exploitation
+ Produits financiers
– Charges financières
+ Produits HAO
– Charges HAO
Suivant l’ancien modèle de présentation, en vigueur jusqu’au 31/12/2017, le
compte de résultat était matérialisé, comme le bilan, par un tableau se
composant de deux (2) parties : la partie droite reprenant l’ensemble des
produits et, la partie gauche pour l’ensemble des charges.
Compte de résultat
CHARGES PRODUITS
Charges d’exploitation Produits d’exploitation
Charges financières Produits financiers
Charges HAO Produits HAO
2.1.- L’analyse des charges
Les charges sont des emplois définitifs décaissés ou à décaisser par l’entreprise :
– soit en contrepartie de marchandises, approvisionnements, travaux et
services consommés par l’entreprise ;
– soit en vertu d’une obligation légale que l’entreprise doit remplir ;
– soit exceptionnellement sans contrepartie directe.
 Les charges d’exploitation, qui se rapportent au métier de l’entreprise ou à
son objet social (achats de marchandises, de matières premières, services
33 extérieurs, impôts et taxes, charges de personnel, dotations aux
amortissements, etc.).
 Les charges financières liées à l’activité financière de l’entreprise (intérêts
des emprunts, pertes de change, etc.).
Les charges d’exploitation et celles financières constituent les charges des
activités ordinaires (AO).
 Les charges HAO (hors activités ordinaires), qui correspondent aux
opérations non récurrentes, non liées à l’activité ordinaire de l’entreprise
(charges relatives aux cessions d’immobilisations, à la restructuration de
l’entreprise, etc.) ayant un caractère accidentel ou extraordinaire.
S’ajoutent à ces charges, l’impôt sur le résultat et la participation des salariés.
2.2.- L’analyse des produits
Les produits sont des sommes ou valeurs reçues ou à recevoir :
– soit en contrepartie de la fourniture par l’entreprise de biens, travaux,
services ;
– soit en vertu d’une obligation légale existant à la charge d’un tiers ;
– soit exceptionnellement sans contrepartie directe.
 Les produits d’exploitation dégagés par l’activité normale de l’entreprise
(ventes de marchandises, de produits fabriqués, de produits accessoires,
travaux et services vendus, subventions d’exploitation reçues, etc.).
 Les produits financiers liés aux opérations à caractère financier (intérêts
reçus des prêts, gains de change, dividendes reçus, etc.).
Les produits d’exploitation et les produits financiers constituent les produits des
AO.
 Les produits HAO correspondant aux opérations non récurrentes (produits
des cessions d’immobilisations, etc.), ayant un caractère accidentel ou
extraordinaire.
Le rapprochement des charges et des produits de même nature permet
d’analyser le résultat final ou de déterminer la contribution à la formation du
résultat global des résultats partiels ci-après :
– un résultat d’exploitation (= Produits d’exploitation – Charges d’exploitation) ;
– un résultat financier (= Produits financiers – Charges financières) ;
– un résultat HAO (= Produits HAO – Charges HAO).
Le résultat des activités ordinaires (AO) est la somme des résultats
d’exploitation et financier.

34 Application :
 Au cours du mois de janvier 2019, la SA KONÉ BUILDING a effectué les
opérations suivantes :
1.825.500 – Achats à crédit de matières premières
1.700.000 – Achats de matières premières au comptant par chèque
1.584.000 – Paiement des salaires
– Réception de l’avis d’imposition pour la contribution 120.000
économique locale (CEL)
133.000 – Réception de la facture de l’électricien pour travaux effectués
20.000 – Achat de timbres fiscaux
1.200.000 – Travaux facturés à crédit
4.840.000 – Travaux facturés au comptant
500.000 – Encaissement des loyers d’un immeuble
erCompte de résultat du 1 au 31 janvier 2019
LIBELLÉS Montant
Travaux facturés + 6 040 000
èresAchats de matières 1 – 3 525 500
Loyers encaissés + 500 000
Travaux – électricien – 133 000
CEL – 120 000
Timbres – 20 000
Salaires – 1 584 000
Résultat (bénéfice) + 1 157 500
 La SA KONÉ BUILDING effectue les opérations suivantes au cours du mois de
février 2019 :
1.456.000 – Achats de matières premières à crédit
3.200.000 – Travaux facturés au comptant
1.500.000 – Règlement des salaires
201.000 – Charges sociales
erCompte de résultat du 1 janvier au 28 février 2019
LIBELLÉS Montant
Travaux facturés + 9 240 000
èresAchats de matières 1 – 4 981 500
Loyers encaissés + 500 000
Travaux – électricien – 133 000
Patentes – 120 000
Timbres – 20 000
Charges de personnel – 3 285 000
Résultat (bénéfice) + 1 200 500
 Les opérations réalisées par la SA KONÉ BUILDING, au titre du mois de mars
2019, sont les suivantes :
958.000 – Achats de matières premières au comptant
1.600.000 – Règlement des salaires
206.000 – Paiement de frais de réparation du véhicule de livraison
35 1.510.000 – Travaux facturés à crédit
300.000 – Travaux facturés au comptant
96.000 – Encaissements de commissions
327.000 – Règlement des frais de transport sur achats
90.000 – Paiement d’intérêts à la banque
132.000 – Frais de télécommunications
298.000 – Frais de mission

erCompte de résultat du 1 janvier au 31 mars 2019
LIBELLÉS Montant
Travaux facturés + 11 050 000
èresAchats de matières 1 – 5 939 500
Loyers encaissés + 500 000
Commissions + 96 000
4Transports – 327 000
Entretien - Réparation – 339 000
Frais de télécommunications – 132 000
Frais de mission – 298 000
Impôts et taxes – 140 000
Charges de personnel – 4 885 000
Intérêts – 90 000
Résultat (perte) – 504 500
IV.- DES COMPTES À LA BALANCE
1.- Le compte : l’instrument de classement fonctionnel
1.1.- Définition
Quelle que soit la taille de l’entreprise, il est matériellement impossible de
dresser un bilan ou un compte de résultat après chaque opération. Le bilan n’est
pas un outil comptable qui sert à enregistrer les opérations de l’entreprise. Il en
est de même du compte de résultat.
Tous les flux affectant le patrimoine (bilan) ou la rentabilité de l’entreprise
(compte de résultat) doivent être enregistrés de manière chronologique dans les
comptes (à travers le journal, cf. §-2). L’existence de ces comptes évite à
l’entreprise de dresser un bilan ou un compte de résultat après chaque opération
comptable. Le compte, en tant qu’instrument de classement fonctionnel, permet
de suivre l’évolution de chaque élément du patrimoine ou de la rentabilité de
l’entreprise.
Ainsi, la comptabilité générale éclate chaque poste du bilan ou du compte de
résultat en comptes suivant les schémas ci-après :

4 Le SYSCOHADA révisé préconise la comptabilisation des frais accessoires d’achat (de marchandises, de
er èmematières, etc.) dans des sous-comptes des comptes d’achats concernés. Cf. chapitre 1 de la 2 partie.
36 Fig. 2 : Les comptes du Bilan
COMPTE DE RÉSULTAT
Fig. 3 : Les comptes du Compte de résultat
Il existe deux types de compte :
– les comptes de patrimoine, appelés également comptes de situation (ou
de bilan) qui permettent de suivre, pendant l’exercice, l’évolution des
différents postes du bilan ;
37 – les comptes de gestion, qui permettent d’enregistrer les produits et les
charges de l’exercice affectant le compte de résultat.
Chaque compte n’enregistre que les opérations qui le concernent, et en fin de
période on en fera le récapitulatif à l’intérieur du bilan ou du compte de résultat.
De même, en début d’exercice, les données de chaque poste du bilan
d’ouverture sont reportées dans les comptes de bilan correspondant, avec la
mention explicative "à nouveau" ou "solde à nouveau" ou encore "report à
nouveau".
Ce report assure la continuité patrimoniale entre l’exercice qui vient de
s’achever et le nouvel exercice qui s’ouvre. Les comptes de bilan, à la différence
des comptes de gestion, conservent donc en mémoire, de manière globale et à
travers le "report à nouveau" (RAN), les opérations des exercices précédents.
1.2.- Présentation
Le compte est un tableau composé de deux parties :
– la partie gauche, appelée débit, enregistre l’emploi ;
– la partie droite appelée crédit, enregistre la ressource.
Et l’on utilise les verbes créditer et débiter pour signifier que l’on enregistre au
crédit ou au débit d’un compte. Inscrire une somme dans un compte à son débit
ou à son crédit est appelé imputation.
Trois (3) formes de présentation sont généralement admises :
 Le tracé à colonnes séparées
Débit N° et Nom du compte Crédit
Libellés des Libellés des
Date Sommes Date Sommes
opérations opérations
38  Le tracé à colonnes mariées ou jumelées avec colonne Solde
N° et Nom du compte
Sommes Soldes Libellés des
Date
opérations Débit Crédit Débiteurs Créditeurs
Le solde est déterminé après chaque enregistrement.
 Les Comptes schématiques ou comptes en T
D N° et Nom du compte C
1.3.- Le fonctionnement ou le jeu des comptes
Une des difficultés de l’initiation à la comptabilité générale consiste à savoir
dans quel cas il faut débiter un compte ou au contraire le créditer.
À cet égard, il est nécessaire de connaître parfaitement les 4 règles
fondamentales suivantes :
1- Les comptes d’actif du bilan augmentent au débit et diminuent au
crédit.
2- Les comptes de passif du bilan augmentent au crédit et diminuent au
débit.
3- Les comptes de charges du compte de résultat augmentent au débit
et diminuent au crédit.
4- Les comptes de produits du compte de résultat augmentent au crédit
et diminuent au débit.
Pour les comptes du bilan, la première inscription ("à nouveau" ou AN)
augmente le compte. Et tout ce qui augmente le compte ultérieurement est
reinscrit du côté de la 1 inscription. Tout ce qui diminue le compte sera inscrit
du côté opposé.
39 Fig. 4 : Les effets des débits et des crédits sur les comptes de situation (du bilan)
Fig. 5 : Les effets des débits et des crédits sur les comptes de gestion
(du compte de résultat)
1.4.- Le solde d’un compte
On appelle solde d’un compte la différence entre le total des débits et le total
des crédits. Si :
Somme des débits > Somme des crédits   Solde débiteur
Somme des crédits > Somme des débits   Solde créditeur
Somme des débits = Somme des crédits   Solde nul (ou compte soldé)
Les débits portés à un compte d’actif devraient excéder les crédits de ce compte,
tout comme les crédits d’un compte de passif devraient être supérieurs aux
débits portés à ce compte. Par conséquent, les comptes d’actif font normalement
apparaître un solde débiteur et les comptes de passif, un solde créditeur.
De même, et en principe, les débits des comptes de charges excèdent les crédits,
et les crédits portés aux comptes de produits excèdent les débits. Ainsi, les
comptes de charges présentent normalement un solde débiteur et les comptes de
produits, un solde créditeur.
1.5.- Le principe de la partie double
C’est le principe fondamental de la comptabilité générale :
À tout compte débité correspond un ou plusieurs comptes crédités pour le
même montant ou inversement.
Cela traduit l’égalité économique : Emploi = Ressource.
En d’autres termes, à chaque mouvement d’un compte correspond un
40 mouvement d’égale valeur d’un ou plusieurs autres comptes qui en constituent
la contrepartie. Chaque opération a un effet double, qui doit être comptabilisé
dans le(s) compte(s) approprié(s).
L’ensemble des comptes fonctionne ainsi de façon symétrique ; c’est la
5traduction comptable des flux économiques .
La comptabilité en partie double permet de prouver l’exactitude des transactions
comptabilisées. En effet, si pour chaque opération enregistrée, les débits sont
égaux aux crédits, la somme de tous les débits des comptes devrait égaler la
somme de tous les crédits de ces mêmes comptes.
Applications :
1- La SARL MAGUÈYE BUROTICS achète à crédit 2.500.000 de marchandises
auprès du fournisseur MATHIAM COMPUTERS SA.
2- MAGUÈYE BUROTICS vend à crédit au client KASSÉ BIZNESS des marchandises
pour 3.000.000.
3- MAGUÈYE BUROTICS paie par chèque à son fournisseur MATHIAM COMPUTERS :
2.500.000 Frs.
5 Pour rappel, les informations chiffrées qui affectent l’activité économique de l’entreprise, et font l’objet
er èred’enregistrements comptables, ont pour origine des flux économiques (cf. chapitre 1 - 1 partie).
41 4- MAGUEYE BUROTICS paie les salaires (800.000) par virement bancaire
(75%) et par espéces (25%).



5- Vous êtes stagiaire dans la société ADAMA CORPORATION. Le chef comptable,
en vue d’évaluer vos connaissances, vous communique le tableau ci-après
et vous demande de préciser pour chaque compte sa destination dans les
États financiers de synthèse (Bilan et Compte de résultat).

BILAN COMPTE DE RÉSULTAT
COMPTES
ACTIF PASSIF CHARGES PRODUITS
Terrain X
Achats de marchandises X
Mobilier X
Stock de matières premières X
Fournisseur X
Ventes de produits finis X
Titres de placement (actions) X
Cadeaux à la clientèle X
Rémunérations du personnel X
Bâtiment X
Ventes de marchandises X
Matériel de transport X
Capital X
Matériel industriel X
Achat de matières premières X
Stock de marchandises X
Caisse X
Frais de télécommunications X
Charges sociales X
Dettes sociales (IPRES, CSS) X
Services vendus X
Dividendes à payer X
Charges d'intérêt X
Titres de participation (actions) X
Emprunt X
Impôt sur les bénéfices X
État – impôts sur les bénéfices X
Entretiens et réparations X
Achats stockés de fournitures X
Banques X
Clients X

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