Le FMI en Afrique

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Français
190 pages
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Description

Ce livre présente une analyse des documents de stratégie de réduction de la pauvreté (DSRP) en Afrique et met en garde les autorités contre les conséquences graves qui découleraient de sa mise en oeuvre en l'état. Il développe une démarche et un dispositif pour élaborer et mettre en place une stratégie nationale de développement durable (SNDD), seul véritable vecteur de la lutte contre la pauvreté en Afrique.

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Publié par
Date de parution 01 mars 2012
Nombre de lectures 62
EAN13 9782296485716
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0005€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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LE FMI EN AFRIQUE

© L’Harmattan, 2012
5-7, rue de l’École-polytechnique ; 75005 Paris

http://www.librairieharmattan.com
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr

ISBN : 978-2-296-96928-5
EAN : 9782296969285

Kcodgoh EDGEWEBLIME

LE FMI EN AFRIQUE

Collection « L’esprit économique »
fondée par Sophie Boutillier et Dimitri Uzunidis en 1996
dirigée par Sophie Boutillier, Blandine Laperche, Dimitri Uzunidis

Si l’apparence des choses se confondait avec leur réalité, toute réflexion,
toute Science, toute recherche serait superflue. La collection «L’esprit
économique »soulève le débat, textes et images à l’appui, sur la face
cachée économique des faits sociaux : rapports de pouvoir, de production
et d’échange, innovations organisationnelles, technologiques et
financières, espaces globaux et microéconomiques de valorisation et de
profit, pensées critiques et novatrices sur le monde en mouvement...
Ces ouvrages s’adressent aux étudiants, aux enseignants, aux chercheurs
en sciences économiques, politiques, sociales, juridiques et de gestion,
ainsi qu’aux experts d’entreprise et d’administration des institutions.
La collection est divisée en six séries :
Dans la sérieEconomie et Innovationsont publiés des ouvrages
d’économie industrielle, financière et du travail et de socoilogie
économique qui mettent l’accent sur les transformations économiques et
sociales suite à l’introduction de nouvelles techniques et méthodes de
production. L’innovation se confond avec la nouveauté marchande et
touche le cœur même des rapports sociaux et de leurs représentations
institutionnelles.

La sérieLpéconomie formellea pour objectif de promouvoir l’analyse des
faits économiques contemporains en s’appuyant sur les approches
critiques de l’économie telle qu’elleest enseignée et normalisée
mondialement. Elle comprend des livres qui s’interrogent sur les choix des
acteurs économiques dans une perspective macroéconomique, historique
et prospective.

Dans la sérieLe Monde en Questionssont publiés des ouvrages
d’économie politique traitant des problèmes internationaux. Les
économies nationales, le développement, les espaces élargis, ainsi
que l’étude des ressorts fondamentaux de l’économie mondiale sont
les sujets de prédilection dans le choix des publications.

La sérieKrisisa été créée pour faciliter la lecture historique des problèmes
économiques et sociaux d’aujourd’hui liés aux métamorphoses de
l’organisation industrielle et du travail. Elle comprend la réédition
d’ouvrages anciens, de compilations de textes autour des mêmes
questions et des ouvrages d’histoire de la pensée et des faits
économiques.

La sérieClichésa été créée pour fixer les impressions du monde
économique. Les ouvrages contiennent photos et texte pour faire ressortir
les caractéristiques d’une situation donnée. Le premier thème directeur
est : mémoire et actualité du travail et de l’industrie ; le second : histoire et
impacts économiques et sociaux des innovations.

La sérieCours Principauxcomprend des ouvrages simples, fondamentaux
et/ou spécialisés qui s’adressent aux étudiants en licence et en master en
économie, sociologie, droit, et gestion. Son principede base est
l’application du vieil adage chinois : « le plus long voyage commence par le
premier pas ».

À ma famille

[&$&[CX&$&/#(

Sans qu’elles puissent être tenues pour responsables des
analyses et réflexions contenues dans ce livre, certaines personnes
nous ont apporté leur concours matériel ou moral. Il s’agit de :

•M.Gérard GRELLET, Professeur,université Paris I
Panthéon Sorbonne
•Le Maître TCHALIM Tchitchao, Ministre de la Justice et
Garde des Sceaux

Qu’elles
naissance.

veuillentbientrouver ici l’expression de ma
recon

iji/#G9[r9r(

En septembre2000, les chefs d’Etatetde gouvernementont
décidé à MonterreyauMexique la réalisation prioritaire des huit
Objectifs duMillénaire pour le Développement: 1) Réduire
l’extrême pauvreté etla faim ;2)Assurer l’Education primaire pour
tous ;3) Promouvoir l’égalité des sexes etl’autonomisation des
femmes ; 4) Réduire la mortalité des enfants de moins de 5 ans ; 5)
Améliorer la santé maternelle ;6) Combattre le VIH/SIDA, le
paludisme etd’autres maladies; 7) Assurerun environnement
durable et8) Mettre en placeun partenariatmondial pour le
Développement. Ces objectifstirés de la doctrine
duDéveloppementHumain Durable etproposés par le Programme des Nations
Unies pour le Développement, méritentde retenir l’attention de
ceuxqui sontsoucieuxde l’avenir de l’Afrique.
En outre, le DSRP a été présenté commeun instrumentde
réalisation des OMD. Or,une étude attentive indique que les OMD
ne sontpas la préoccupation principale duDSRP. Il est vrai que la
thèse dudéveloppementdurableyestdéveloppée. Mais,une liste
d’interventions ne sauraitêtreune stratégie de développement. En
effet, entransposantla boutade d’Adam Smith dans son célèbre
ouvrage « Les causes de la richesse des nations », on peutdire que
la maxime detoutfabriquantdevoiture estde ne jamais essayer de
faire chezlui des matériauxd’inégales dimensions pourune
fonction identique. Unevoiture ne peutrouler avec des roues
géantes, petites etasymétriques à la fois.
Ce qui estsagesse dans la fabrication d’unevoiture ne peutêtre
folie dans la conduite d’une économie. Le DSRP est une liste
d’actions à mettre en œuvretoutcommeun concessionnaire de
voitures pourraitacheter des culbuteurs,
destuyauxd’échappement, des roues, desvilebrequins,… de différentes marques de
voiture pourun montage final. Oserait-il les monter dans n’importe
quel ordre? Parmitoutes les permutations possibles de pièces sur
unevoiture,une seule correspondra à l’ordre juste. Aussi

longtemps qu’un amas de pièces ne sera jamaisunevoiture ouque
les différents organes d’un corps humain ne formerontpasun
homme, les différentes listes d’actions duDSRP ne sauraientêtre
une stratégie.
La formulation etla mise en œuvre d’une stratégie de
développementdurable (SDD) dans les pays africains permettront
de réaliser l’ordre juste pourun fonctionnementefficace de leur
économie. Le CAD définitla SDD commeun ensemble coordonné
etdynamique de processus participatifs d’analyse, de débat, de
renforcementdes capacités, de planification etd’investissement,
qui intègre les objectifs économiques,
sociauxetenvironnementauxde la société, en faisantdes arbitrages quand c’est
nécessaire. Interdépendance, analyse, apprentissage etajustement
constituentdonc l’essence d’une SDD.
Le processus de développementdoitêtreun jeude
complémentarités etd’interdépendances entre les objectifs sociaux,
économiques etenvironnementaux; ce qui supposeune
redéfinition des politiques sectorielles cohérentes entre elles, mais
des politiques naturelles ouendogènes par opposition aux
politiques forgées ouétrangères. Il existe dans chaque paysun
processus de développementdurable distinct toutcomme des êtres
humainsviventdansun environnementdonné. Ils se développent
naturellementen se nourrissantde ses matières premières s’ils ne
sontpas perturbés par des politiques contraires. Ce faisant, la
principale cause de l’échec des DSRP en Afrique semble résider
dans les conflits entre les politiques économiques en cours ou
passées, d’une part, etles processus endogènes des économies
naturelles durables, d’autre part.

10

9[&hiC&

Les Nations Unies ontfixé en2000huitobjectifs de
développementpour le millénaire (OMD), objectifs supposés
devoir être atteints en2015. Ces objectifs sontla réduction de
moitié entre 1990et 2015 de la proportion de la population dontle
revenuestinférieur àun $ etqui souffre de la faim;L’éducation
primaire pourtous ;L’élimination des disparités entre les sexes ;
La réduction des deux tiers entre 1990et 2015 du tauxde mortalité
des enfants de moins de cinq ans; La réduction destrois quarts
entre 1990et 2015 du tauxde mortalité matL’arrêernelle ;tde la
propagation duSida de latuberculose etd’aut; Leres maladies
développementd’un environnementdurable permettant un accès à
l’eaupotable, le respectde l’environnementetla disparition des
taudis etla mise en place d’un partenariatinternational pour le
développement.
Pour atteindre ces objectifs les pays doiventélaborer des
programmes définissantles politiques de lutte contre la pauvreté.
L’élaboration de ces programmes finalisés dans des documents
appelés « Documents des Stratégies de Réduction de la Pauvreté «
(DSRP) constitue le préalable nécessaire à l’octroi d’une aide. Ces
documents doiventpermettre en effetde coordonner l’action des
différents bailleurs de fonds etles autorités nationales dans le cadre
des Objectifs duMillénaire pour le Développement(ODM). Les
DSRP constituentainsi les documents de référence pour les
opérations de prêts concessionnels etd’allègementde dette dans le
cadre de l’Initiative en faveur des paystrès endettés (PPTE).
Aujourd’huiune quarantaine de pays de l’ASS ontélaboré des
DSRP qui doiventêtre régies suivant trois grands principes : elles
doiventêtre pilotées par les pays enyassociantlargementla
société civelles doiile ;ventêtre globales en reconnaissantle
caractère multidimensionnel de la pauvretelles doié ;ventêtre
effectuées sur la base dupartenariaten associantles

administrations nationales, la société civile etles bailleurs de fonds
extérieurs.
Une politique de développementfondée sur les DSRP soulève
toutefoisune question de fond posée par Mr Kcodgoh
Edgeweblime : qui doitdécider en dernière instance de la stratégie
à mettre en œuvre etde son financement?

Actuellementles DSRP doiventêtre avalisés par les conseils
d’administration duFMI etde la Banque mondiale etacceptés par
les gouvernements nationauxà la suite d’une concertation avec la
société civile. Dans ce processus il estbien évidentque les
organisations multilatérales ontle dernier motpuisque ce sontelles
qui accordentle financement. Or leur objectif reste dansune large
mesure d’assurer les grands équilibres macroéconomiques, la
réduction de la pauvreté restantsubordonnée à cetobjectif
prioritaire. D’autre partse pose la question de savoir qui parle au
nom des Africains les plus pauvres. Les différentes
administrations, syndicats etassociations ontsouventdes points devue
différents sur les objectifs prioritaires à atteindre etne sontpas
toujours informés des contraintes macroéconomiques etdes coûts
d’opportunité des différents programmes. Les rares enquêtes faites
auprès des ménages les plus pauvres montrentsouventde grandes
différences entre ce qu’ils demandentetce qui estretenupar
l’administration. Par exemple les plus pauvres peuventdemander
que leur soientattribués desterres en particulier enzoneurbaine,
que l’Etatcrée directementdes emplois ouque l’on s’attaque à la
corruption des petits fonctionnairestous objectifs qui ne sont
généralementpas retenus par les autorités dans la définition des
DSRP. Par contre l’objectif de stabilité des prixqui est toujours
mentionné dans les DSRP reste rarement une demande des plus
pauvres. De plus il existe des demandestrès divergentes entre les
différentes catégories de population, par exemple entre les
populationsurbaines qui demandent une baisse des prix
alimentaires,ycompris

Par le recours auximportations, etles rurauxqui demandent
que les prixdes produitsvivriers soientréévalués. L’examen de la
plupartdes DSRP ne permetpas d’avoirune réponse claire surun
pointaussi fondamental.

12

Allons plus loin. Personne ne peutcontester l’urgente nécessité
d’atteindre les objectifs dumillénaire pour le développement, de
faire en sorte que la croissance atteigne les plus pauvres, etde
mobiliser des ressources pour l’ASS. Mais ces objectifs ne sont
que des objectifs. Ils ne sauraientdéfinirune politique de
développement,a fortioriune stratégie, puisque leur réalisation
repose sur l’aide de la communauté internationale. Ils ne nous
disentrien sur la façon dontles pays africains doivents’intégrer
dans le commerce international, des priorités qui doiventêtre
accordées à l’agriculture ouà l’industrialisation etde la
coordination nationale des différentes politiques. A cetégard les
DSRP auxquels les organisations multilatérales fontconstamment
référence ne peuventêtre considérés comme l’élaboration de
stratégies mais comme la façon dontles fluxfinanciers octroyés
par la communauté internationale serontdépensés.
Dans ces conditions la question fondamentale devraitêtre celle
de savoir commentpasser d’une économietrès dépendante de
l’extérieur àune économie capable d’engendrerun processus de
croissance autonome. Or en ne considérantque les problèmes de
lutte contre la pauvreté le nouveauconsensus international fondé
sur les OMD reste muetsur cette question fondamentale. Même si
les fluxfinanciers promis par la communauté internationale sont
effectivementconsacrés à la lutte contre la pauvreté, même si les
objectifs dumillénaire pour le développementsontatteints le
risque estgrand que les économies africaines restentballottées au
rythme ducours des matières premièresune fois les fluxfinanciers
retirés. L’on peutmême considérer que la diversion des flux
financiersvers le secteur social risque d’affaiblir le développement
d’autres secteurs (comme celui des infrastructures) remettanten
cause les fondements dudéveloppementà longterme.

Gérard GRELLET
Professeur, Université Paris I Panthéon Sorbonne

13

$r#(GCA&( &# [&(O$&

$r#(GCA&(
Documentde stratégie de réduction de la pauvreté (DSRP);
F.M.I. etBanque Mondiale ; Rétablissementdes grands équilibres ;
Eviction des investissements rentables par des investissements
sociaux; F.M.I etquadrature ducercle ;Opérationnalisation du
développementdurable ;DisposiDémarche ;tif ;Une Stratégie
Nationale de DéveloppementDurable (SNDD); Principalvecteur
de la lutte contre la pauvreté en AfriquLes déficie ;tPleins ;
emploi ;Aggravation de la pauvreté ;Croissance économique
optimale ;Reproduction des micro- projets etprojets DHD; Les
septcritères distinctifs des DSRP; Approche participative ;
Appropriation nationale duDes FRPC assises sDSRP ;ur des
DSRP ; Flexibilité des cibles fiscales ; Budgets pro-pauvres
etprocroissance ;Conditionnalité rationalisée ;Analyses d’impactde la
SRP sur la pauvreté ; Processus endogènes.

[&(O$&
Cette brochure présenteune analyse approfondie duDSRP, met
en garde les autorités contre les conséquences graves qui
découleraientde sa mise en œuvre en l’étatetdéveloppeune
démarche et un dispositif pour élaborer etmettre en œuvreune
Stratégie Nationale de DéveloppementDurable (SNDD) seul
véritablevecteur de la lutte contre la pauvreté en Afrique.
Une sorte de quadrature ducercle semble caractériser
l’intervention duF.M.I. etde la Banque Mondiale en Afrique.
Apparemment, le rétablissementdes grands équilibres semble
s’opposer à l’objectif de réduction de la pauvreté. Les politiques de
réduction de la pauvreté, non seulemententermes de dépenses
publiques supplémentaires oud’effets d’éviction des
investissements sociauxsur les investissements rentables, alourdissentles

déficits etéloignentpresque définitivementl’économie nationale
duplein emploi.
En fait,toutes les études confirmentque les politiques
d’ajustementstructurel (PAS, PASR, FASR ouDSRP) ne
parviennentpas à rétablir les grands équilibres en question,touten
aggravantle problème de la pauvreté, d’une part, etla croissance
économique en Afrique décélère auchoc des processus de
développementcontradictoires etdes interdépendances
économiques globales, d’autre part.

Par ailleurs, la SNDD rétablira les conditions de base pourune
croissance optimale. La SNDD est un nouveaumodèle prometteur
fondé sur la sélection etla reproduction des micro- projets et
projets DHD.
Detoute manière, le FMI a clairementindiqué sa position
officielle en annonçantles septcritères quivaliderontles DSRP et
qui les distinguerontdes Politiques d’AjustementStructurel
(P.A.S.) des années 80. Il s’agitapproche parde :ticipative et
appropriation nationale dudes FRPC assises sDSRP ;ur des
DSRP ; la flexibilité des cibles fiscales ; des budgets pro-pauvres et
pro-croissance ;une conditionnalité rationalisée etdes analyses
d’impactde la SRP sur la pauvreté. Si l’un de ces critères n’était
pas réalisé, en particulier lestrois premiers, le DSRP serait tout
simplement une P.A.S dontles échecs sontencore frais dans les
mémoires. Par rapportà l’exigence fondamentale que le DSRP
émane des forcesvives dupays, seuls des processus endogènes
résultantd’une prise de conscience des bénéficiaires peuvent
enclencher des changements quantitatifs etqualitatifs durables. Le
défautmajeur duDSRP réside dans l’absence de la définition d’un
cadre stratégique précis etl’absence ducourt terme, lequel devrait
être la priorité des priorités étantdonné son impactpotentiel sur les
populations les plus pauvres. Les causes de la richesse des nations
africaines résidentainsi dans les stratégies authentiques et
endogènes, l’apportextérieur n’étantqu’un appoint. La démarche
etle dispositif de la SNDD présentés ici permettent une révision
complète des DSRP envue de les rendre endogènes et
authentiques.

16

i3(#[iC#
This book presents awide studyof PRSP. A squaringthe circle
seemsto characterize I.M.F. and World Bank intervention in
Africa. The mostimportantresultofthe studyisthatpovertyis
growingwith greatequilibrium restoration.
Inthe one hand,the povertyreduction policies, interms of
public expenditures increasing or beneficial investmenteviction
effects caused bysocial investments,weights downthe deficits and
movethe economies awayfromthe equilibrium. In PRSP,
equilibrium and povertyreduction are alternating and not
simultaneous.
Veryclearly,the PRSP is a newgeneration of adjustment
policieswhich are simply the palliative policiesto poverty
reduction.
Inthe other handwe show through a newhuman development
modelthatpovertyreduction and equilibrium are simultaneous.
The sustainable developmentimplementation appears asthe main
factor of povertyreduction.
The book develops a promising device and a procedure for an
emergencysustainable developmentstrategy which isthe main
vector of povertyreduction.

17

X/#[rEOC#Xr/

Après cinquante ans d’assistance étrangère principalementpar
les institutions de Bretton Woods, le constatestgénéral etsans
appel. Les pays africains qui avaient un niveaude développement
comparable à celui de Singapour, Corée… ontfait très peude
progrèstandis que ceuxd’Asie affichent une opulence semblable à
celle des pays développés. Cette évolution économique asiatique
estconforme à la prédiction de Rybczynskitandis que celle
africaine est une anomalie. Uneversion adaptée du théorème de
Rybczynski s’énoncerait: «Une croissance plus rapide d’un
facteur de production n’a pas pour seule conséquence
l’augmentation des parts des secteurs (oudes pays) qui l’utilisentde façon
intensive dans la production. En fait, il réduitaussi la production
des autres secteurs (oud’anciens pays) si les prixmondiauxrestent
constants. C’estque dans chaque cas, le secteur qui faitle plus
grandusage dufacteur devenumoins onéreuxsurclasse
généralementl’autre secteur oupays dans l’obtention des facteurs
mobiles,tantque lestermes de l’échange sontfixés auniveau
internat« Dansional ».un monde à deuxbiens, la croissance d’un
facteur de production réduitréellementla production d’un bien (ou
la croissance d’un pays), si les prixsontconstants ».
Le résultatde Rybczynski donne à penser que le développement
d’une nouvelle ressource naturelle (comme c’estle cas des
ressources humaines, des ressources naturelles etdes capitauxdans
les nouveauxpays) estsusceptible de retarder le développement
d’autres industries (les biens manufacturés en particulier oules
pays développés ouencore anciens pays ouindustries). C’esten
vertude ce principe que de nouvelles industries surclassentles plus
anciennes, de nouvellesvilles oude nouveauxpays surclassent
d’anciennesvilles oud’anciens pays.En d’autres termes, les
nouveaux pays (les colonies d’Afrique, d’Amérique et d’Asie
etc.) sont censés surclasser les vieux pays colonisateurs. C’est