Savoir investir

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TOUT CE QUE VOTRE BANQUIER NE VOUS DIRA JAMAIS SUR VOS INVESTISSEMENTS
L’objectif de cet ouvrage est de proposer aux particuliers investisseurs non professionnels une grille d’audit des multiples possibilités d’investissement qui leur sont désormais accessibles.
Les principes de base qui régissent les performances financières de chaque classe d’actifs (actions, obligations et certificats, produits structurés, opcvm, FCP, hedge funds, immobilier, capital investissement, matières premières,
entreprises non cotées, énergies renouvelables, métaux précieux, placements « passion »...)
sont rappelés de façon synthétique et les questions préliminaires à toute décision d’investissement sont passées en revue.
Le livre présente ensuite les stratégies les plus utiles dans chacun des domaines d’investissement.
Grâce à ces plans d’action à suivre dès lors qu’une opportunité d’investissement se présente, le lecteur sera à même de prendre les bonnes décisions en toute connaissance de cause.
Conçu pour que chaque thème traité puisse être lu indépendamment, cette
nouvelle édition très augmentée et mise à jour du guide de l’investisseur avisé est un complément indispensable à la littérature publicitaire, aux sollicitations commerciales et au discours rarement dénués d’intérêt des banquiers.

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EAN13 9782818808436
Langue Français

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Gérald Autier conseille depuis bientôt 15 ans des particuliers dans la gestion de leurs intérêts privés. Diplômé du Master en Gestion de Patrimoine de l’Université de
Clermont-Ferrand, il a étudié à l’institut du Private Equity de l’Université d’Oxford. Enseignant à l’Académie Présidentielle Russe w( ww.ranepa.ru) où il dispense un
cours sur les stratégies d’investissements personnels et un autre sur l’évaluation des investissements, il dirige également une société de conseil
(www.audacisadvisors.com) et une plateforme d’actifs alternatifs (www.investae.com).
Au fil de ses rencontres, Gérald Autier a conseillé plus de 500 particuliers de professions et de situations différentes (cadres dirigeants de multinationales, banquiers,
entrepreneurs, hauts fonctionnaires, restaurateurs, héritiers, sportifs internationaux). Autant de parcours différents, de situations personnelles et professionnelles
particulières et de planifications de projets de vie uniques.
Il peut être joint à l’adresse gerald.autier@maxima.fr



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8, rue Pasquier ‒ 75008 Paris
Tel + 33 1 44397400 ‒ infos@maxima.fr

© Maxima, Paris 2019.
ISBN : 978-2-8188-0843-6

Tous droits de reproduction, de traduction et d’adaptation réservés...
À HenriS o m m a i r e
Préface
Introduction
èreI PARTIE :
DE LA NÉCESSITÉ D’INVESTIR
I ‒ Trois bonnes raisons d’investir + une
Investir parce que vous n’avez pas le choix
Investir pour gagner de la productivité
Investir pour réaliser ses projets
Investir pour bénéficier d’avantages fiscaux
II ‒ Les premiers pas dans le monde des investissements
Une indispensable préparation
L’horizon d’investissement
Les différentes classes d’actifs
L’orientation des actifs
Création d’un plan stratégique d’investissement
III ‒ La Valorisation et la détermination du prix
Notion de valeur
Valorisation des classes d’actifs
Catégories de plus-values
Plus-value à l’acquisition
Addition de valeur ajoutée
Plus-value à la revente
Réflexion sur les plus-values
IV ‒ L’intérêt de la diversification
Pourquoi diversifier ?
Diversification et Théorie Moderne du Portefeuille
Diversifier pour optimiser la disponibilité des capitaux
Diversifier pour solidifier son allocation globale d’actifs
Quelques dimensions de la diversification
Diversifier ses sources de revenus
V ‒ Le Risque et La renta
Le Risque : notion centrale de tout investissement
Le taux sans risque et les notations financières
Notion de taux sans risque
Classification des agences de notation
Prime de risque
Typologie des principaux risques
La volatilité (ou risque de marché) ‒ Le risque des montagnes russes
Risque de taux
Risque de contrepartie (ou risque de signature)...P r é f a c e
orsque Gérald Autier m’a contactée pour que je préface son ouvrage, j’en ai été évidemment
flattée. Car son objectif, en me sollicitant, était d’inscrire son livre, dont il signe ici la
èmeL 2 édition, dans le droit fil de l’éducation financière du grand public. Qu’il fasse appel à
moi signifiait qu’il avait identifié l’Institut pour l’éducation financière du public, dont j’assure la
direction depuis ses débuts en 2006, et son site internet La finance pour tous, comme l’acteur
incontournable de la pédagogie grand public dans le domaine économique et financier. Qu’il en soit
vivement remercié.
Et félicité pour cet opus qui fait le tour des questions que doit se poser un investisseur averti et des
outils dont il dispose pour atteindre ses objectifs. Oui, investisseur averti, car les quelques chapitres
consacrés aux risques ou à la « due diligence » ne sont pas nécessairement à la portée d’un épargnant
lambda. En revanche, je recommande à tout investisseur, y compris novice, de piocher dans les
chapitres d’entame de la première partie ou dans le « florilège des réflexions communément admises
et pourtant fausses ».
En tout état de cause, cet ouvrage aura toute sa place dans la bibliothèque des conseillers en gestion
de patrimoine et autres professionnels au contact de la clientèle privée, qu’elle soit fortunée ou non. Il
donnera à ces derniers une base sérieuse pour être en mesure d’expliquer à leurs clients :
• que le rendement est étroitement associé au risque ‒ et inversement. Dans ces conditions, toute
promesse de rendement élevé masque un risque important, que l’on peut accepter de prendre à
certaines conditions ; mais derrière les promesses irréalistes, se cachent parfois des escroqueries ;
• qu’il faut diversifier pour réduire les risques ;
• que la fiscalité ‒ importante pour apprécier la rentabilité finale d’un investissement ‒ ne doit pas
être l’alpha et l’omega d’une stratégie ; celle-ci doit avant tout être guidée par la poursuite
d’objectifs personnels ;
• qu’il faut savoir comparer les offres et exercer un œil critique sur toutes les sollicitations ;
• qu’il convient d’éviter de s’engager sur le long terme si on a un projet à court terme et
inversement qu’il faut choisir des produits adaptés au long terme (plus rentables mais moins
liquides) lorsque l’on veut commencer, à 30 ans, à préparer sa retraite…
Nous ne serons pas trop nombreux à essayer d’inculquer ces quelques messages clés ‒ et d’autres ‒ à
nos concitoyens pour qu’ils prennent des décisions financières adultes et éclairées. Cela ne supprimera
ni les erreurs, ni les aléas. Car nul n’est infaillible, y compris les professionnels, et personne ne peut
prédire ce que sera le monde de demain. Comme en plaisantait John K Galbraith : « La seule
fonction...Introduction
À qui s’adresse cet ouvrage ?
es plus grandes révolutions se font souvent sans effusion de sang et parfois même dans le
silence le plus absolu. Elles sont imperceptibles sur le moment et un certain recul historique
est nécessaire pour en comprendre la portée. C’est le cas de la révolution des investisseurs,L
c’est-à-dire, l’évolution progressive et structurelle de la façon dont les particuliers gèrent leurs
finances personnelles.
Au cours des deux dernières décennies, des bouleversements majeurs ont eu lieu sur les marchés
financiers. Les investisseurs ont traversé l’une des crises financières les plus grave de l’histoire de la
finance de marché qui a provoqué l’intervention massive, dans des proportions jamais vues
jusqu’alors, des Banques Centrales. Les investisseurs ont d’abord vu s’évaporer des milliards de
dollars de capitalisation boursière, ont ensuite connu des périodes de volatilité extrême causées par
les répliques de cette crise, et ont enfin constaté l’intervention des pouvoirs publics afin d’en contenir
la diffusion. Ces événements ont eu pour conséquence d’annihiler presque totalement les rendements
dits sûrs.
Dès lors, les épargnants peuvent-ils continuer à gérer leur épargne personnelle comme
précédemment ?
Le profil investisseur des épargnants, c’est-à-dire l’organisation de leurs finances personnelles, s’était
universalisé depuis plusieurs décennies. Il consistait à investir l’épargne disponible après acquisition
d’une résidence principale sur les marchés financiers. Les capitaux y étaient bien entendu gérés de
manière plus ou moins risquée, c’est-à-dire avec une part en actions plus ou moins importante dans le
portefeuille financier, en fonction de l’aversion au risque de tout un chacun. Pour les investisseurs à
la recherche de placements sûrs, il existait les obligations souveraines, produits de dette à long terme,
émises par des Etats pour financer leurs déficits publics. Dans les pays émergents, c’était
principalement l’immobilier résidentiel qui remplissait ce rôle sécuritaire.
La particularité de la crise financière de 2008 a résidé dans le fait que tous les actifs financiers et
immobiliers, des fonds monétaires les moins risqués, aux actions les plus risquées ont été touchés par
le tsunami boursier. La bulle internet de mars 2000 avait elle aussi provoqué des sueurs froides chez
les investisseurs. Mais à l’époque, ceux dont le portefeuille était constitué d’actifs monétaires,
obligataires ou immobiliers se trouvaient à l’abri des soubresauts boursiers.
Après l’explosion de la bulle internet, les pouvoirs publics sont sciemment intervenus dans la sphère
économique en modifiant à répétition le taux directeur des Banques Centrales dans le but d’enrayer la
chute des marchés financiers. Or, c’est justement cette manipulation du taux directeur de la réserve
fédérale américaine qui a été à l’origine de la hausse exceptionnelle des marchés immobiliers entre
2001 et 2008. En effet, lorsque les Banques Centrales abaissent leur taux directeur, sur lequel sont
établis les taux d’emprunt des prêts immobiliers, les...DE LA NÉCESSITÉ
D’INVESTIRI •
Trois bonnes raisons d’investir + une
ue faire de l’épargne que l’on a patiemment accumulée sur son compte bancaire ?
Nombreux sont ceux qui se posent la question de la meilleure façon d’investir leurs
capitaux. Les crises économiques récentes ont attiré l’attention des médias sur desQ
investissements dont le risque avait été mal évalué. L’évolution a priori incertaine des marchés
financiers ont amené les particuliers à la conclusion que laisser leur épargne sur un compte bancaire
était peut-être la meilleure des solutions. N’entend-on d’ailleurs pas, régulièrement, qu’« investir est
risqué » ? D’autres utilisent les investissements comme un paravent contre une fiscalité confiscatoire.
Ils se sentent forcés d’investir afin d’économiser des impôts.
Investir c’est décider d’allouer une partie de ses capitaux dans un projet avec l’espérance d’en tirer un
revenu ou un profit additionnel à terme.
Une stratégie d’investissement est donc un processus d’allocation de ressources propres (le capital
initial) sur plusieurs projets dans le but de réaliser des objectifs personnels prédéterminés. Une
allocation d’actifs globale est l’ensemble des allocations de capitaux de l’investisseur. Il s’agit
d’allocation financière si ces actifs sont uniquement financiers ou d’allocation immobilière si les
actifs sont uniquement immobiliers.
Investir est nécessairement un choix puisque les ressources des investisseurs ne sont pas limitées.
L’investissement, tel que nous l’avons précédemment défini, est un moyen de faire une utilisation
optimale de ressources rares. Les ressources dont on dispose sur son compte bancaire ne sont pas
illimitées et une utilisation optimale paraît appropriée sinon nécessaire. Un investissement doit
procurer soit un gain de temps, soit un gain d’argent.
Il y a naturellement diverses raisons qui peuvent inciter à investir, réaliser un projet personnel ou
professionnel, acquérir une résidence principale ou secondaire, mais au-delà des raisons
pragmatiques, il existe une raison majeure : vous n’avez tout simplement pas le choix. Il n’existe...II•
Les premiers pas dans le monde
des investissements
a préparation préalable à l’investissement est une étape incontournable avant de se décider à
investir. Cette préparation concerne tant la définition de l’utilité de l’investissement dans
l’organisation patrimoniale de l’investisseur que les modalités d’investissement ouL
l’évaluation économique de celui-ci au regard de standards prédéfinis.
1 ‒ Une indispensable préparation
Il est entendu qu’un investissement n’a pas de finalité intrinsèque. Sa finalité est définie par un
objectif propre à tout investisseur, comme nous l’avons vu précédemment : la création de revenus à
terme, le financement d’un projet de voyage ou l’acquisition d’une résidence, etc.
La première question à se poser est d’évaluer l’utilité de l’investissement envisagé par rapport à ses
objectifs personnels.
Exemple : Si vous souhaitez acquérir un bien immobilier pour vous loger, votre principal critère
de sélection sera très certainement sa localisation eu égard à vos habitudes quotidiennes.
Une fois l’objectif établi, il est nécessaire de se pencher sur les qualités intrinsèques de
l’investissement et sur les facteurs externes agissant sur son prix. Ces éléments seront déterminés par
le « due diligence » de l’investissement : une étude sur les forces et les faiblesses de l’investissement,
une comparaison avec des investissements similaires ainsi que l’évaluation des perspectives de
valorisation étant données les conditions actuelles et connues du...III•
La Valorisation
et la détermination du prix
omme le dit l’adage, on peut investir sur tout, mais pas à n’importe quel prix. Il est donc
nécessaire de déterminer le meilleur prix pour investir et inévitablement comprendre ce que
l’on entend par valorisation et valeur.C
1 ‒ Notion de valeur
Notons d’abord que le prix et la valeur sont deux concepts différents. La valeur est nécessairement
subjective, elle exprime l’intérêt que porte un individu à un certain objet. Cet intérêt se trouve être
différent pour chaque individu puisque nous avons tous des expériences et des aspirations uniques. Le
prix sur lequel s’accordent des individus pour échanger un bien est le reflet comptable de sa valeur.
On peut aisément comprendre que certaines personnes donnent à une maison familiale une valeur
inestimable : peu importe le prix qu’un potentiel acheteur leur en proposera, ils ne la céderont pas.
Cela signifie que pour ces propriétaires et pour des raisons qui leur sont propres, la maison est
inestimable, elle n’a pas de prix. Il n’existe donc pas de valeur « vraie » d’une chose mais toujours
une valeur subjective liée à l’utilité que des individus lui attribuent.
Exemple : Une personne se trouvant déjà en possession d’une bouteille d’eau ne donnera que
peu de valeur à une autre bouteille d’eau. Une autre personne, perdue au milieu du Sahara en
plein soleil, la gorge sèche, trouvera « bon marché » une bouteille d’eau à 15 euros. Cette même
bouteille d’eau voit sa valeur radicalement modifiée.
Le...I V •
L’intérêt de la diversification
a diversification générale des actifs a ses partisans et ses adversaires. Ces derniers sont en
général des investisseurs qui s’occupent directement de chacun de leurs placements. Faut-il,
comme le conseille la sagesse populaire « ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier »L
ou, comme le dit Warren Buffett, l’un des plus grands investisseurs de tous les temps « mettre tous
ses œufs dans le même panier mais surveiller le panier de très près » ?
1 ‒ Pourquoi diversifier ?
Avant de répondre à cette question, il faut préalablement préciser que la diversification des actifs n’est
pas un objectif en soi. On n’investit pas pour diversifier, on investit pour atteindre un objectif, en
diversifiant.
Diversification et Théorie Moderne du Portefeuille
1La théorie moderne du portefeuille part de l’hypothèse d’Harry Markowitz que les investisseurs
recherchent le risque le plus faible possible pour le retour sur investissement le plus élevé possible. Il
est question ici du risque de volatilité, c’est-à-dire des déviations possibles de la valeur d’un actif par
rapport à une moyenne historique. En combinant plusieurs investissements (en diversifiant), Harry
Markowitz a démontré que l’on obtient une performance...V •
Le Risque et La rentabilité
a notion de risque est centrale dans le domaine des investissements. Le risque exprime l’aléa
futur dans la réalisation de l’objectif de rentabilité. C’est une notion fondamentale dans la
mesure où tout investissement comprend une part d’incertitude et donc de risque. Il existeL
plusieurs formes de risques que nous aborderons dans ce chapitre. La rentabilité se définit comme la
rémunération du risque que l’investisseur est prêt à prendre.
L’aversion au risque d’un individu exprime sa tolérance aux risques, et donc aux incertitudes, dans
l’espérance de gain. A cette fin, il est nécessaire d’évaluer l’aversion au risque de chaque investisseur
et le profil de risque de chaque investissement afin de s’assurer de leur concordance. Les sensibilités
humaines étant différentes, chaque individu a une tolérance au risque qui lui est propre.
1 ‒ Le Risque : notion centrale de tout investissement
Si le risque est la notion centrale de tout investissement, cela ne signifie pas que tout investissement
soit risqué au sens que l’on donne communément à cet adjectif (un degré de risque important). Nous
pouvons comparer cela avec un piéton qui traverse une rue : le faire présente un risque, cela ne
signifie pas pour autant que traverser une rue est risqué. La nuance est fine. Il existe un risque d’être
renversé par une voiture en traversant la rue. En revanche, traverser la rue n’est pas un acte risqué. Les
investisseurs emploient généralement l’un et l’autre terme de manière indistincte en posant la question
« Y a-t-il un risque à investir ? » Cette question appelle une réponse systématiquement positive. Cela
n’implique pas nécessairement que l’investissement soit risqué (au sens où l’adjectif l’entend « degré
de risque important »)
L’investisseur devra s’efforcer non pas d’éviter les risques mais d’essayer de les définir, de les
comprendre et de les évaluer. Il pourra être nécessaire et judicieux de mettre en place des stratégies
permettant de maîtriser en partie les risques inhérents aux investissements. Nous aborderons cela par
la suite dans le chapitre consacré aux stratégies de maîtrise des risques.
Le risque peut refléter diverses incertitudes ou inquiétudes potentiellement réalisables par différents
types d’investissement : évolution négative de la valorisation de l’investissement, indisponibilité,
diminution des flux financiers, défaut ou faillite de la contrepartie, augmentation de la fiscalité,
annulation des gains par un phénomène d’érosion monétaire.
Les actions sont généralement considérées comme les actifs les plus risqués. Pourtant, en observant
l’éventail des risques existants, on s’aperçoit que cette réflexion fait surtout référence au risque de
volatilité. Les actions sont en effet très sensibles à la variation de leur valorisation, mais beaucoup
moins à l’absence de liquidité. Un investisseur dont la principale inquiétude serait le risque d’inflation
pourrait avoir une réflexion inverse et se dire que les actions sont des actifs moins risqués que les
titres de dettes, par exemple, dont l’érosion de la valorisation est conséquente en période d’inflation.
2 ‒ Le taux sans risque et les notations financières
Notion de taux sans risque
Afin de connaître le degré de risque d’un investissement, il est nécessaire d’avoir un référent, et donc
un taux, avec un risque nul. C’est ce que l’on appelle le taux « sans risque ». Le taux sans risque,comme son nom ne l’indique pas, n’est pas totalement dénué de risque. C’est, dans le monde de la
finance et des investissements, le référentiel de base qui sert à comparer des rendements entre eux. Ce
taux est toujours exprimé dans une devise déterminée. Le taux sans risque est une notion financière
qui permet d’évaluer le degré de risque d’un investissement. Si je compare deux investissements, l’un
dont le rendement est de 10 % et l’autre dont le rendement est de 8 %, je ne peux pas les comparer
sans comparer le taux sans risque. Imaginons en effet qu’il s’agisse de titres de dettes d’entreprises
situées dans deux pays différents et que dans le premier pays, le taux sans risque soit de 5 % alors
qu’il est de 2 % dans le second. Le premier investissement offre alors une prime de risque de 5 %
alors que le second de 6 %. Le second est considéré, d’une manière générale, plus risqué, alors que
sans la notion de taux sans risque, je ne pouvais le dire.
En théorie et en pratique un tel taux n’existe pas. En théorie, cela est difficile à concevoir. La
rémunération exprime justement un degré d’incertitude et donc de risque. En pratique, les taux
auxquels empruntent les Etats sur une durée définie remplissent cette fonction mais ils ne sont pas
non plus totalement dénués de risque. Cette utilisation du taux des dettes souveraines comme
référentiel de taux sans risque présente deux inconvénients majeurs : le premier est l’absence de prise
en compte du risque de taux et le deuxième la prise en compte partielle du risque de liquidité. Le taux
sans risque des dettes souveraines ne tient compte que du risque de contrepartie, c’est-à-dire du
risque de ne pas être remboursé. Comme nous le verrons par la suite, il existe...VI•
Etablir un Due Diligence
e préalable à toute décision d’investissement est d’effectuer un due diligence. Le due
diligence consiste pour l’investisseur à mettre en perspective l’investissement qu’il souhaite
réaliser avec ses objectifs, à analyser ses projections financières, à vérifier la viabilité de sesL
choix et, en substance, à rassembler toutes les informations qui lui permettront de prendre la
meilleure décision possible. C’est un processus de vérification qui permet d’identifier les
investissements offrant le couple risque-rentabilité optimal.
L’abondance de propositions d’investissement ne nuit pas mais pourrait refroidir un investisseur qui
pourrait être tenté de ne pas investir. Nous recommandons dans ce processus de Due Diligence
d’analyser plusieurs investissements similaires et de se fixer un délai limite pour se décider à investir
ou pas.
Pourquoi effectuer un due diligence ?
Les capitaux accumulés sont le résultat d’un travail et du temps passé pour les obtenir. Il s’agit donc
de prendre des décisions en connaissance de cause afin de ne pas les gaspiller inutilement.
On constate parfois que des particuliers sont capables de prendre le temps de comparer
consciencieusement des appareils électroniques ou des automobiles avant de procéder à leur achat
alors qu’ils n’hésitent pas à investir l’épargne de toute une vie le jour même où on leur propose un
investissement. Que ne feraient-ils pas pour ne pas « louper la bonne affaire » ? Il faut consacrer
suffisamment de temps à l’analyse de toute décision d’investissement. Le due diligence peut être
effectué par une tierce partie (une société spécialisée ou votre conseiller).
Ce chapitre a vocation à apporter des éléments concrets afin de prendre les meilleures décisions
d’investissement. Plus le due diligence sera effectué avec rigueur et précision, plus les automatismes
et l’expérience indispensables seront acquis afin de repérer rapidement les bons investissements. A cet
égard, plus l’investissement apparaît de prime abord compliqué, plus le due diligence se devra d’être
minutieux et détaillé
Conseil : Rappelons que la plupart des investissements permettent d’investir progressivement. Il
n’est pas nécessaire d’y investir la totalité de son capital en une fois.
Combien de temps y consacrer ?
Le due diligence doit s’effectuer pendant une période n’excédant pas deux à...
VII•
Investir seul ou accompagné ?
ertains ont le temps de s’occuper de leurs intérêts privés en suivant régulièrement l’évolution
de la fiscalité et les mouvements macro-économiques, en évaluant la pertinence des
investissements qui leur sont proposés, en lisant systématiquement les notes d’informationsC
des produits financiers. Il faut bien le reconnaître, l’information même si elle est dispersée, est
largement disponible pour qui a le temps de chercher.
D’autres ne le souhaitent pas, par manque de temps ou par manque d’intérêt. Le coût d’acquisition de
chaque nouvelle connaissance est substantiel et les erreurs peuvent déboucher sur des conséquences
parfois dramatiques. Cela justifie l’appel à un professionnel qui apportera une réelle valeur ajoutée et
un gain de temps appréciable. Il convient alors de déléguer à la personne de confiance qui saura
conjuguer compétence et disponibilité. En d’autres termes, il ne faudra pas hésiter à changer
d’interlocuteur si celui que vous avez choisi ne convient plus.
1 ‒ Investir seul
Nous avons vu dans le premier chapitre que chaque particulier est un investisseur, qu’il gère
activement ses actifs ou qu’il préfère les laisser passivement sur un compte bancaire.
L’enseignement proposé par l’Education Nationale en ce qui concerne les problématiques financières
est clairement insuffisant, sinon inexistant. Il convient donc de se former (notamment en achetant des
livres) et d’effectuer personnellement des recherches afin d’acquérir les connaissances indispensables
à la bonne gestion de ses actifs personnels.
La difficulté de gérer seul ses avoirs réside dans le degré de confiance à accorder aux opinions plus ou
moins avisées d’autres investisseurs. A ce propos, il convient de se méfier de ceux qui disent gérer
leur portefeuille financier avec l’intelligence de Benjamin Graham et le flair de Warren Buffett. Tout
être humain a tendance à surexposer ses victoires et sous-exposer ses défaites. Ce qui rend la
performance d’un sportif exceptionnelle, c’est qu’elle s’inscrit justement dans la durée, ce n’est pas le
simple fait d’avoir une fois mis un panier depuis le milieu du terrain.
Gérer ses actifs personnels doit évidemment être une activité rentable pour l’investisseur. Si l’heure
quotidienne qu’il consacre chez lui à la gestion de ses actifs est plus rentable s’il la consacre à son
activité professionnelle, alors autant qu’il en délègue la gestion à un professionnel.
Remarque : Il est possible de faire appel à un professionnel pour une par e seulement de la
gestion de ses actifs, par exemple à une société de gestion pour un portefeuille boursier.
Les investisseurs privés courent le risque du découragement face à la quantité d’information à récolter
puis à analyser afin de gérer correctement leurs actifs. Le découragement pouvant amener à l’atonie...LES STRATÉGIES
D’INVESTISSEMENTV I I I •
Stratégies d’organisation
ans le premier chapitre de cet ouvrage, nous avons souligné l’importance de l’établissement d’un plan stratégique d’investissement dont l’objectif est de
hiérarchiser les objectifs personnels des investisseurs. Les stratégies d’organisation complètent le plan stratégique d’investissement en apportant des
méthodes efficaces et cohérentes afin d’allouer de manière optimale les actifs des investisseurs.D
1 ‒ La pyramide d’affectation des investissements
Définition de la pyramide d’affectation
La pyramide d’affectation des investissements est un outil qui propose une allocation progressive des actifs en fonction de leurs intérêts stratégiques. Les
investisseurs pourront se permettre de prendre des risques de plus en plus importants dans la mesure où leurs objectifs de base auront été satisfaits. La pyramide est
constituée de quatre compartiments à risque croissant. Chaque compartiment remplit une fonction spécifique dans l’allocation personnelle de l’investisseur : Base
Sécuritaire, Objectifs Primaires, Objectifs de Croissance et Objectifs Spéculatifs
• Le compartiment « base sécuritaire » regroupera les actifs dont l’objectif n’est pas la rentabilité mais l’apport de sécurité ou de disponibilité au sein de
l’allocation globale. C’est en partie le rôle de l’épargne de précaution (cf. paragraphe suivant), on y retrouvera également des actifs comme les dépôts à terme,
les biens immobiliers de jouissance et les bons du trésor ou assimilés.
• Le deuxième compartiment de la pyramide « objectifs primaires » aura pour fonction de réaliser les objectifs de vie déterminés dans le plan stratégique
d’investissement, comme par exemple la création de revenus complémentaires futurs, l’acquisition de biens immobiliers de rapport, le financement des études
des enfants. Les principaux actifs que l’on retrouvera dans cette catégorie seront...3
IX•
Stratégies conjoncturelles
es stratégies conjoncturelles prennent en compte l’environnement économique agissant sur
les actifs des investisseurs. Il s’agit par exemple de la façon dont l’investisseur doit
sélectionner ses actifs, de l’impact de l’inflation ou encore des stratégies à adopter en cas deL
crise ou de bulle financière.
1 ‒ L’importance de la conjoncture économique
Indicateurs économiques
La conjoncture économique est la situation générale de l’économie d’un pays. Son évolution
s’apprécie à partir d’indicateurs économiques tels que le taux de croissance, le taux d’inflation ou la
situation générale de l’emploi. Ces indicateurs ont des influences directes sur les marchés qui
intéressent les investisseurs.
La croissance économique d’un pays reflète l’évolution de la production de biens et de produits
pendant une période donnée. On parle généralement de taux de croissance du PIB (Produit Intérieur
Brut).
Remarque : Il est plus facile d’obtenir des taux de croissance importants lorsque le PIB par
habitant est faible. Une économie dont le PIB par habitant est de 1 000 dollars aura plus de
facilité à obtenir une croissance de 10 % par an qu’un pays où le PIB par habitant est de 50 000
dollars.
L’investisseur se devra d’être informé des principaux indicateurs et de leurs impacts potentiels sur ses
investissements.
L’inflation, une variable fondamentale
L’inflation est une variable fondamentale que les investisseurs doivent systématiquement prendre en
compte dans leurs stratégies d’investissement. L’inflation a pour effet, comme nous l’avons vu dans
le premier chapitre, de provoquer l’augmentation des prix à la consommation. Les actifs des
investisseurs dont la valorisation n’augmente pas aussi rapidement subissent donc une dépréciation
relative. Tous les investissements ne réagissent pas de la même manière : certains profitent d’une
inflation importante, d’autres en subissent les effets.
Comprendre le phénomène infla( onniste : les habitants d’une île peu habitée disposent comme
unique moyen de paiement de coquillages qui sont en quan( té limitée. Le repas de ces
habitants est à base de fruits dont leur préféré est la noix de coco. De fait, le marché s’est
organisé spontanément et le prix d’une noix de coco, dont la produc( on est stable, est de deux
coquillages. Si, du jour au lendemain, un habitant trouve une quan( té importante de
coquillages dans un coin encore inexploré de l’île, il est très probable que le système de prix
s’en trouve profondément modifié. Le prix de la noix de coco en coquillages augmentera
naturellement parce que cet habitant pourra proposer un prix plus élevé pour acheter ce e
denrée, et ce d’autant plus significa( vement que la noix de coco est un fruit recherché. Il y a
apprécia( on rela( ve du nombre de coquillages par rapport à celui des noix de coco disponibles
(ou dépréciation relative du nombre de noix de coco par rapport à celui des coquillages).1Comme l’a démontré Milton Friedman , l’inflation est un phénomène monétaire. C’est
l’augmentation de la masse monétaire par rapport aux capacités productives qui génère l’inflation que
l’on retrouve dans le prix des actifs ou des...





X•
Stratégies d’optimisation
es stratégies d’optimisation permettent d’améliorer le couple rentabilité-risque. Elles
s’appuient notamment sur l’effet de levier financier, la diversification internationale,
l’investissement programmé et les intérêts composés.L
1 ‒ Les intérêts composés
Albert Einstein disait que la découverte des intérêts composés avait été la plus grande découverte
mathématique de tous les temps. Elle est applicable aux stratégies d’investissements. L’intérêt
composé consiste à réinvestir systématiquement les gains acquis dans l’investissement financier et
1certains actifs immobiliers . La capitalisation des investissements crée un effet boule de neige qui
accélère la rentabilité de l’investissement.
Exemple : Inves r 100 000 à 5 % rapportera 105 000 dans un an. En réinves ssant ces 5 000
d’intérêt, ce n’est plus 100 000 mais 105 000 qui capitalisent. L’année suivante toujours à 5 %,
on ob ent 110 250. C’est 250 de plus que l’année précédente (sans rien faire de plus). La
troisième année, 115 762.5 soit 762.5 de plus que la première année et 512.5 de plus que la
deuxième. Cela continuera en augmentant ainsi tant que vous réinvestirez les gains.
Sans réinvestir les En réinvestissant les gains
gains
10 ans 100 000 au final + 5 000 x 10 d’intérêts = 150 162 889 (différence de 12
000 889)
30 ans 100 000 au final + 5 000 x 30 d’intérêt = 250 432 194 (différence de 182
000 194)
2 ‒ L’investissement programmé
Dès lors qu’un investisseur dispose d’une somme à investir, se pose inévitablement la question de
savoir s’il faut le faire « en une seule fois » ou d’une manière progressive. L’investissement
programmé, également appelé valeur d’investissement moyenne, consiste à investir une partie définie
à l’avance du capital initial sur une durée déterminée. Par exemple, investir un douzième de 10 000
sur une période de 12 mois, revient à investir 833 par mois.
L’intérêt de cette technique se révèle principalement utile sur les marchés d’actions ou les fonds de
placement. Au jour de l’investissement, l’investisseur ne connaît pas a priori la direction que
prendront les marchés durant les mois suivants. La seule certitude est que ce ne sera pas une ligne
droite puisque les marchés boursiers ont la caractéristique d’être particulièrement volatils. En
répartissant l’investissement initial sur une période plus longue, cela permet de lisser la valeur
moyenne de l’investissement sur la durée totale.
Lorsque les actions baisseront, l’investisseur fera l’acquisition de davantage d’actions et inversement.
Exemple : Un inves sseur dispose d’un capital de 10 000. Il a deux possibilités : celle d’inves r
sur le fonds ABC au mois de janvier ou celle d’inves r chaque mois un douzième de son capital
de manière programmée. Imaginons, pour les besoins de l’exemple, que ce fonds a le parcours
suivant, en début de mois :
Janvier 100Février 110
Mars 80
Avril 90
Mai 95
Juin 100
Juillet 110
Août 120
Septembre 80
Octobre 90
Novembre 110
Décembre 90
Janvier 105.
En janvier de...

XI•
Stratégies de maîtrise des risques
es stratégies de maîtrise des risques consistent d’une part à essayer de réduire le risque
financier du portefeuille et d’autre part à prendre conscience des faiblesses émotionnelles des
investisseurs.L
1 ‒ Techniques de maîtrise des risques
Il existe plusieurs stratégies pour maîtriser les risques liés aux investissements : les stratégies de
diversification, la mise en place de différents scénarios, l’utilisation du principe de précaution, les
stratégies de couverture et d’assurance, et la réduction de l’illiquidité des biens immobiliers.
Stratégie de diversification
La diversification est la technique la plus couramment utilisée. Elle consiste, comme nous l’avons vu
dans le chapitre consacré à ce sujet, à investir simultanément dans plusieurs classes d’actifs qui
réagissent différemment à l’évolution de la conjoncture économique.
Exemple : Les industries pétrolières et de transport sont affectées de manière opposée lors de
l’augmenta on des prix du baril de pétrole. L’industrie pétrolière verra le cours de ses ac ons
progresser alors que celle des transports les verra baisser.
Mise en place de différents scénarios
La mise en place de différents scénarios d’évolution des investissements permet à l’investisseur
d’élaborer les mesures qu’il prendra en fonction de l’évolution de son allocation d’actifs. Les
scénarios peuvent être historiques, hypothétiques et adverses.
Les scénarios historiques incluent la performance passée des investissements à long terme. Les
scénarios hypothétiques incluent de la souplesse en cas d’évolution des marchés, de remontée des taux
directeurs des banques centrales, d’inflation importante. Les scénarios adverses explorent les chocs
extrêmes qui peuvent survenir.
Exemple d’un investisseur souhaitant se créer des revenus à terme grâce à l’acquisition de biens
immobiliers sur le bord de mer loués à des touristes.
Un scénario historique pour l’immobilier tiendra compte de la régularité des revenus du bien
immobilier et pourra servir à créer des flux de revenus dans le futur.
Un scénario hypothétique imaginera ce qu’il se passera en cas de remontée brusque des taux directeurs
des banques...LES CLASSES D’ACTIFSX I I I •
Investir dans les produits de taux :
obligations, certificats…
es produits de taux sont des titres de dette émis par des institutions publiques, financières ou
des entreprises sur des durées déterminées. L’émetteur de ces titres rémunère l’investisseur
avec un taux d’intérêt pour ces capitaux prêtés. Le revenu des titres de dette est certain (saufL
en cas de défaillance de l’émetteur) à la différence des actions dont le revenu est aléatoire.
Les produits de taux sont émis avec une valeur nominale et remboursés à cette valeur nominale. Mais
le marché, en fonction de l’offre et de la demande et des caractéristiques inhérentes au titre de dette,
proposera pour ce produit un taux d’intérêt. C’est la raison pour laquelle la valeur des titres de dette
est amenée à varier pendant leur durée de vie . La durée de vie du titre est fixée à l’origine mais
différentes obligations peuvent avoir différentes durées de vie et il est possible de la revendre avant
son remboursement final. Ainsi, un prêteur qui souhaiterait céder ses titres sur le marché sans attendre
le terme des titres de dette, pourrait effectuer une plus ou une moins value.
La distinction entre les produits de taux à court terme et les produits de taux à long terme est établie
1en fonction de leur maturité : lorsque la durée est inférieure à un an, il est question de billets de
trésorerie, certificats ou dépôts à terme ; lorsque la durée est supérieure à un an, il est question
d’obligation.
Les trois principales utilisations des produits de taux dans l’allocation d’actifs des investisseurs sont :
leur régularité des revenus, leur sécurité et leur liquidité. Les produits de taux peuvent s’utiliser aussi
bien pour des durées de détention courtes que longues.
1 ‒ La courbe des taux
Comme nous l’avons vu dans le chapitre 2, plus l’horizon d’investissement est long et plus
l’investisseur est en droit d’espérer une rémunération élevée pour compenser l’indisponibilité de ses
capitaux. Les taux d’intérêts à court terme rémunèrent naturellement plus faiblement que les taux
d’intérêts à long terme.
A émetteurs équivalents, il...In d e x
A
Actif tangible ‒ Tangible asset 41, 115, 161, 195
Action ‒ Share
Nominale 55
Préférentielle 55, 149, 150, 190, 231
Alpha (indice) ‒ Alpha 18, 50, 179
B
Benchmark ‒ Benchmark 149, 178, 179, 181
Bêta (indice) ‒ Beta 179
Billet de trésorerie ‒ Treasury Note 40
C
Cap d’investissement ‒ Investment direction 110, 182
Capital ‒ Capital 31, 32, 33, 37, 43, 44, 79, 84, 86, 97, 125, 126, 127, 128
Capital-développement ‒ Capital-Growth 212
Capital-investissement ‒ Venture Capital 53, 127, 135, 212, 213, 214, 215, 216, 217, 220, 221, 223, 225
...