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L'EMPLOI ADVERBIAL DES VERBES DE QUALITÉ ET DES HOMONYMES EN CHINOIS MODERNE

De
279 pages
Le but de ce travail est de déterminer les critères permettant de distinguer en chinois moderne d'une part l'emploi adverbial des verbes de qualité, d'autre part l'emploi de formes dérivées mais homonymes, qui ne sont plus des verbes de qualité mais de véritables adverbes. Le premier chapitre est une étude historique des adverbes homonymes de verbes de qualité, des premiers textes connus jusqu'à l'époque contemporaine. Le deuxième chapitre est consacré dans le détail au chinois contemporain. Enfin, le troisième chapitre est une description des fonctions des adverbes de degré, d'extension, d'aspect de temps, de manière et de modalité.
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L'EMPLOI ADVERBIAL DES VERBES DE QUALITÉ ET DES HOMONYMES EN CHINOIS MODERNE

FENG Li

L'EMPLOI ADVERBIAL DES VERBES DE QUALITÉ ET DES HOMONYMES EN CHINOIS MODERNE

Préfacede Viviane ALLETON

L'Harmattan 5-7, rue de l'École Polytechnique 75005 Paris FRANCE

L'Harmattan Inc. 55, rue Saint-Jacques Montréal (Qc) CANADA H2Y lK9

L'Harmattan Hongrie Hargita u. 3

1026 Budapest
HONGRIE

L'Harmattan Italia Via Bava, 37 10214 Torino ITALIE

@ L'Harmattan, 2001 ISBN: 2-7475-0478-6

REMERCIEMENTS

Ce livre est une version révisée de ma thèse de doctorat soutenue en 1995 à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales. Ma reconnaissance va d'abord à Madame Viviane Alleton, ma directrice de thèse, qui m'a témoigné tout au long de mes études encouragements et soutiens. Mes remerciements s'adressent aussi à Monsieur Alain Peyraube pour ses suggestions et le soutien qu'il m'a accordé tout au long de mon travail, notamment sur la partie de recherche diachronique. A Madame Marie-Claude Paris, membre du jury, qui m'a fait des remarques très pertinentes. Enfin mes remerciements s'adressent à notre amie Douna Olibé, qui a consacré beaucoup de temps à corriger mon français. J'assume, bien entendu, la responsabilité des phrases mal construites et des erreurs qui pourraient subsister dans ce livre.

LISTE

DES ABREVIATIONS

Adv: Adverbe Adv H: Adverbe homonyme de verbe de qualité M. : Mot de mesure N : Nom V : Verbe Vaux: Verbe auxiliaire Vq: Verbe de qualité Va: Verbe d'action Abréviations de la traduction littérale

A:

PIij

particule finale modale (indique l'affirmation ou

l'interrogation) particule indiquant la pause BA : ~~ particule finale, marque de l'impératif BA : 1~ préposition utilisée pour déplacer l'objet avant le verbe.

DE : I¥J particule subordinative
particule modale tm (é"J) particule adverbialisatrice 1f particule entre le verbe et le complément: marque la possibilité, le degré, le résultat. GUO: i1 particule aspectuelle (marque de l'inaccompli) LE: T particule aspectuelle (marque de l'accompli) particule finale, modale (indique un changement) MA : n~ particule finale modale (indique l'interrogation) NE: n~ particule finale modale (indique l'interrogation) particule finale modale (marque du progressif) particule indiquant la pause ZHE :. marque la continuation, le non achèvement.

PREFACE

Le présent ouvrage se situe à la charnière de deux domaines de la linguistique chinoise: les verbes de qualité et les adverbes. Le terme «verbe de qualité» choisi ici pour traduire xingrongci, a l'avantage de signaler le fait qu'en chinois les qualificatifs sont de nature verbale. Ils peuvent faire fonction de prédicat (ce en quoi ils sont «verbes »), d'adjectif, d'adverbe ou de complément du verbe. Bien qu'ils aient fait l'objet de plusieurs études magistrales, ces mots sont loin d'avoir été étudiés dans toutes leurs dimensions. FENG Li s'est attaché à leur fonction adverbiale, plus précisément aux limites, aux glissements entre cette fonction adverbiale et les adverbes proprement dits. Le système adverbial chinois est d'une grande richesse et joue un rôle stratégique dans la grammaire en raison de l'absence de conjugaison et de déclinaison. A côté des adverbes qui indiquent le degré ou la manière, il en est qui marquent la nature des relations entre les propositions conditionnelles, temporelles, modales, etc. C'est dire à quel point il est important d'étudier plus avant les adverbes chinois. Or l'articulation entre les deux classes de mots en question n'est pas simple. A côté des verbes de qualité employés adverbialement, il existe des adverbes homonymes de verbes de qualité, c'est-à-dire des mots qui sont seulement adverbe et qui cependant ont la même forme (phonique et graphique) qu'un verbe de qualité. Autrement dit, il s'agit de distinguer entre dérivation et homonymie. Quand on sait que la dérivation n'est pas marquée, on apprécie le mérite de

l'auteur qui a su trouver des critères et évaluer leur degré de fiabilité. Cette situation a été constante tout au long de I'histoire du chinois. Une mise en perspective était donc utile. FENG Li Y consacre un chapitre. Depuis les premiers textes connus (haut-archaïque) jusqu'à l'époque contemporaine, il cherche à identifier l'origine d'un certain nombre d'adverbes et à tester I'hypothèse selon laquelle ils seraient dérivés de verbes de qualité, par grammaticalisation. Ce travail s'appuie sur le dépouillement d'un important corpus constitué des principaux textes en langue vernaculaire disponibles pour les époques successives. C'est à propos du chinois contemporain qu'est posée explicitement la question des critères permettant de distinguer dérivation et homonymie. L'auteur montre que, si la prise en compte des éléments syntaxiques est clairement insuffisante, le recours au sens n'est pas non plus une solution entièrement satisfaisante. Il illustre ainsi la nécessité de tenir compte, outre ces deux dimensions fondamentales, des éléments discursifs et contextuels. L'ouvrage comporte enfin une monographie des adverbes monosyllabiques homonymes de verbes de qualité, pour chacun desquels sont examinés les types de phrases où ils apparaissent, les catégories de prédicats avec lesquels ils sont employés, leur compatibilité avec les diverses négations, suffixes aspectuels, prépositions et particules finales, ainsi qu'avec d'autres adverbes. Il s'agit d'un travail original et important, dans un domaine, «dérivation et homonymie », qui n'avait jusqu'à présent pas fait l'objet d'un traitement aussi systématique pour le chinois. L'auteur, né à Pékin et éduqué à Shanghai, avait, quand il est arrivé en France, une véritable formation de linguiste - à la différence de la plupart des étudiants venus de Chine. Il avait déjà publié en Chine plusieurs articles de phonologie 8

dialectale. Il a d'abord rédigé un DEA sur «Les différences d'usage du chinois commun entre les locuteurs pékinois et shanghaiens », dans lequel il a dégagé plusieurs écarts significatifs, qui attestent l'influence persistante d'un substrat dialectal dans le «mandarin» pratiqué à Shanghai, même dans les milieux les plus éduqués. Il s'est ensuite consacré à la rédaction de sa thèse, qui constitue le présent ouvrage. Ces dernières années, bien que son activité principale soit l'enseignement du chinois, il poursuit ses recherches, maintenant centrées sur des problèmes historiques de grammaticalisation, en s'efforçant d'y intégrer des données

de syntaxe dialectale - en particulier celles du dialecte de
Shanghai et plus largement de l'ensemble Wu.

Viviane Alleton
Directrice d'Etudes à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales

9

INTRODUCTION

Il nous semble nécessaire de définir d'abord le terme « homonyme» apparu dans le titre de notre travail. En ce qui concerne notre domaine d'étude, les adverbes homonyme de verbes de qualité (nous transcrirons ce terme ci-après adverbe H) ont les mêmes graphies (c'est-à-dire les mêmes caractères chinois) que les verbes de qualité homonymes correspondants. Bien que deux formes ~ duo et 7é guâng (premier ton) puissent changer de ton et se dire ~ duo (deuxième ton) et 7é guang (troisième ton) quand ils sont adverbes, ce n'est qu'une variante et l'on peut toujours garder leur ton original qui est de règle quand ils sont verbes de qualité. Autrement dit, les homonymes dont nous allons traiter sont des homonymes absolus, étant à la fois homographes et homophones. Les adverbes H correspondant à un phénomène linguistique attesté non seulement en chinois mais aussi dans d'autres langues. Par exemple, en français, le mot « court» est un adjectif: «Les jours de 1'hiver sont courts », mais il est aussi un adverbe: « Il s'arrête court» ou « Il a des cheveux coupés court» ; en anglais, le mot « long» est à la fois un adjectif: «ln summer the days are long» et un adverbe: «He did not stay long ». Dans les langues qui ont des marques morphologiques assez complètes comme le français, ou un peu moins comme l'anglais, on peut classer simplement les adverbes homonymes d'adjectifs selon leurs positions et leurs fonctions, et établir relativement facilement une liste de ces formes. De telles indications sont données par les dictionnaires du français et de l'anglais. Ce n'est pas le cas en chinois. Dans cette langue, où il y a peu de marques morphologiques, on a une classe

de mots, les 7f3?ifiPJ xingrongci , terme que nous traduisons par

«verbes de qualité» 1 , qui peuvent remplir les fonctions (1) de prédicat, (2) de déterminant du nom, (3) de déterminant du verbe, (4) de complément du verbe. Le cas (3) est celui qui nous occupe ici. En effet, à côté de cet emploi adverbial du verbe de qualité qui ne comporte aucune marque formelle - on peut penser qu'il existe des adverbes homonymes de verbes de qualité (nos adverbes H). Les grammairiens chinois ont privilégié alternativement les deux critères de la position et du sens. Le critère de la position tend à supprimer la frontière entre les verbes de qualité et les adverbes, puisque la plupart de verbes de qualité peuvent être en position adverbiale. Le critère du sens est souvent difficile à appliquer, car les changements, les dérivations de sens ne sont pas toujours évidents, ni sûrs, et des formes ayant un sens identifié comme « dérivé» peuvent parfois être en position prédicative, adjectivale, ou de complément du verbe, qui sont les fonctions principales des verbes de qualité. Nous illustrerons la difficulté d'appliquer le critère sémantique au chapitre II. Notre recherche n'intervient pas dans le débat sur l'existence des parties du discours en chinois, mais elle constitue un essai méthodologique: au travers de la distinction entre verbes de qualité en fonction adverbiale et adverbes H, nous nous mettons en application une méthode d'analyse à la fois syntaxique et sémantique. Nos critères syntaxiques ne se limitent pas seulement à la relation entre position et fonction grammaticale, comme c'était le cas dans les analyses précédentes. Nous considérons toutes potentialités syntaxiques des formes visées, autrement dit, toutes les possibilités de collocation des formes que nous étudions avec différentes classes de mots ou syntagmes (groupes prépositionnels, adverbes, négation, etc.). Puis nous comparons les distributions obtenues avec celles des adverbes purs. Nous avons limité notre étude aux adverbes H monosyllabiques et à leurs formes redoublées, à l'exclusion des
1 Certains traduisent ce terme par «adjectif». Voir« Préliminaire 1 ». 12

dissyllabes. Notre mémoire comprend non seulement des analyses descriptives synchroniques des adverbes H en chinois contemporain, mais aussi une amorce de recherche diachronique sur l'origine et l'évolution des adverbes H le long de l'histoire, du chinois archaïque au chinois moderne. Il est certain que notre principale étude sera consacrée au domaine contemporain, mais une bonne connaissance de l'évolution de ces mots et de leurs dérivations nous permettra de mieux analyser leurs emplois variés en langue contemporaine. Les adverbes H monosyllabiques que nous étudierons sont classés en sous-groupes. Le classement des adverbes est toujours difficile à cause de leur usage complexe. Selon C. Hagège (1982), «On appelle "adverbe", dans les grammaires traditionnelles des langues occidentales, un ensemble de lexèmes fonctionnellement hétérogènes. » Lü Shuxiang a écrit (1979) : «Les adverbes ont besoin d'être rangés en sous-groupes. Mais il n'est pas facile de les classer clairement, parce que l'adverbe est réellement un pêlemêle ». Nous classons les adverbes H en cinq sous-groupes: (1) de degré (2) d'extension (3) de temps et d'aspect (4) de manière (5) de modalité.

13

PRELIMINAIRE

1. Définition de l'adverbe
L'adverbe, en chinois lU iRJfuci , est un terme venant de la linguistique occidentale. Dans le ~ ~XJm Ma shi wen tong

(1904), le premier ouvrage systématique de la grammaire chinoise écrit par un chinois sous l'influence de la tradition occidentale, l'auteur Ma Jianzhong a désigné l'une des parties du discours comme tJ\~ zhuangzi (manière-caractère, syllabe, morphème) : « }L~*~~iJJ MtZ$~ B tJ\*. Fan shizi yi mao dong jing zhi rong zhe yue "zhuangzi" . Les caractères pleins qui modifient l'état des verbes (dongzi ) et des adjectifs (jingzi ) sont appelés "zhuangzi" » 1 . Il semble que dans le Ma shi wen tong l'essentiel de la classe des tJ\~ zhuangzi est constitué de ce que nous appelons maintenant 7f3$iRJ xingrongci «verbes de qualité ». On
trouve la première occurrence du terme lUiiûfuci «adverbe» dans

un petit ouvrage intitulé Guo wen fa zhi yanjiu «Grammaire de la langue nationale », publié en 1922. L'auteur, Jin Shaozi, a nommé ainsi une partie du discours lUiiû fuci, lU fu : secondaire,

1

~

deux termes classiques de la linguistique chinoise. Cette distinction repose sur leur fonction sémantique et grammaticale dans un texte. Aujourd'hui, on emploie encore les termes ~iitl shici «mot plein» et miitl xuci« mot vide ». On a classé traditionnellement l'adverbe dans les xuci. Wang Li (1943) a innové en classant l'adverbe comme ban shici «mot semi-plein », en arguant de sa fonction relativement indépendante. Récemment, plusieurs manuels de grammaire chinoise ont classé l'adverbe dans les shici «mots pleins». D'après Lü Shuxiang, «la distinction entre les classes "shi" et "xu" n'a pas de grande portée pratique» (1979).

*

shizi «morphème plein» et m

*

xuzi «morphème vide» sont

accessoire 1 . Il l'a subdivisée en deux sous-groupes: 1~1*iPJfutici,

« ad-nominal» comme !l:~ ci «ce» et = er «deux» et I~t~iiij fuxiangci «ad-verbe» 2 . Il a cité deux exemples qui peuvent aussi
bien considérés comme des xingrongci :

~~

cangcang

« immensément» et ~?~ tuiran «(être) en décadence, se laisser aller». Selon le commentaire de Yang Jialuo « ~ qz Jm1ft~$I~ iPJ, ~X-:h "adverb". Zhuangzi tongchang cheng "fuci", yingwen wei "adverb". Zhuangzi se dit communément "fuci". En anglais,

"adverb"»

3

. Pour mettre de l'ordre dans ce secteur de la

grammaire, Wang Li (1943) a limité le domaine des adverbes en posant que « les adverbes ne peuvent pas déterminer les noms ». Ils sont donc exclus de la fonction adjective. Cette définition isole nettement les adverbes des verbes de qualité, qui eux, ont la
fonction adjective 4

. Dans son «Cours

de grammaire»

(Yufa

jiangyi), Zhu Dexi a donné une définition de l'adverbe: «Nous définissons les adverbes comme des mots vides qui ne peuvent qu'être en fonction adverbiale ». Il souligne ainsi la différence entre les adverbes et les verbes de qualité: (1) premièrement les verbes de qualité sont des mots pleins, et les adverbes sont des mots vides. Les verbes de qualité sont libres, un seul verbe de qualité peut constituer une phrase. Mais les adverbes sont liés, un seul adverbe ne peut jamais constituer une phrase. (Cette définition simplifie excessivement les faits. Comme l'a montré Lu Jianming
1 Fuci est un terme emprunté du japonais. Selon Hubert Maës : «Meishi

15iPJ,

daimeishi

1~ 15 iPJ, keiyoshi

ff3~iPJ,

doshi iJJWJ, fukushilU WJ, des rangakusha -=::

...

Joshi jlEWJ,sont des traductions de la version néerlandaise des parties du
discours attestées dans les traités grammaticaux

(hollandologues) dès les premières décades du XIXème siècle.» ("La terminologie grammaticale japonaise", Travaux du groupe de linguistique japonaise p. 46) 2 fBWJ xiangci n'est jamais devenu un terme de grammaire chinoise,

~*

l'usage de Jin Shaozi à partir de l'opposition fi / xiang qu'on peut rapprocher (avec toutes les réserves qui s'imposent) de «substance / phénomène» et en déduire qu'il avait en vue les formes prédicatives. 3 cf. V. Alleton (1972) Les adverbes en chinois moderne (p. 14). 4 C'est même la raison essentielle pour laquelle beaucoup de linguistes traduisent xingrongci par« adjectif». 16

alors que 1* tici signifie encore «substantif». On peut interpréter WJ

(1982), un certain nombre d'adverbes comme ~ bu 'non' et illilf yexu 'peut-être' peuvent constituer à eux seuls une phrase). (2) Deuxièmement en dehors de la fonction adverbiale, les verbes de qualité peuvent être déterminant du nom, prédicat et complément du verbe. En revanche, les adverbes ne peuvent qu'être en fonction adverbiale. 2. Définition du verbe de qualité Le terme xingrongci est une traduction du terme « qualificatif» lié dans les grammaires occidentales à la notion

terme Mt~ jingzi «caractère (morphème) d'état» 2 , en le définissant: «}L~~~~$4o/JZJf3~EIMt~. Fan shizi yi xiao shiwu zhi xing zhe yue jingzi, Tous les morphèmes pleins qui représentent l'apparence des choses sont "jingzi "». En 1920, Liu Fu a classé, dans son Zhongguo wenfa tong/un «Etude générale de la grammaire chinoise », les xingrongci et dongci (verbe d'action) dans un grand groupe Jfi.~im pintaici «les mots de qualité et d'état », en soulignant les caractéristiques et les fonctions communes de ces deux parties du discours, Wang Li a écrit dans son Zhongguo wenfa zhong de xici «Le copule dans la grammaire chinoise» (1927) qu'il n'y avait pas de copule en chinois archaïque et qu'il n'est pas obligatoire que seul le verbe d'action puisse être prédicat, mais que les xingrongci et les noms peuvent aussi l'être. Chao Y.R. (Mandarin Primer 1957) a nommé cette classe «quality verb intransitive ». V. Alleton (1973) a donné l'explication suivante: «Les formes qu'on appelle en français "adj ectifs qualificatifs" et qui, dans les langues indo-européennes, sont rattachées au système du nom, sont, en chinois, des verbes. Nous les appelons "verbes de qualité", selon l'usage qui tend à s'établir en France; beaucoup d'auteurs préfèrent toutefois garder "adjectif ", au risque de privilégier une de leurs fonctions dérivées
1 Alain Peyraube nous a indiqué que le terme Xingrongci existe dans la tradition grammaticale chinoise, et est notamment utilisé par Wang Yingzhi (1766-1834). 2 Mtjing s'oppose à ij] dong «se mouvoir ».
17

«d'adjectif»

1

. Dans le Ma shi wen tong, l'auteur a employé le

(déterminant du nom) aux dépens de leur fonction prImaIre (prédicat) ».
3. Classement des parties du discours 3 .1. Critères de la fonction grammaticale et de la distribution

Les critères de classement des parties du discours de la plupart des grammairiens chinois sont assez récents. A défaut de marques morphologiques, les grammairiens chinois se sont appuyés, pendant la première moitié du siècle, sur le critère sémantique. Li Jingxi (1924) considère que « les mots n'ont pas de partie du discours fixée (iPJ7G5E Ci wu ding lei) », et que « tous ~ les mots doivent être classés selon leur rôle dans les phrases. Il n'auront aucune valeur de classement, s'ils sont détachés des phrases (PLiPJ,1~1:0 ~, ~ 1:07G~. Fan ci, yi ju bian pin, Iiju wu 13¥ pin) ». Il a classé comme adverbes tous les mots ou groupes de mots qui qualifient les verbes prédicatifs ou qui prennent la place adverbiale dans des phrases. Une autre école opposée s'est exprimée à l'occasion du Congrès sur «la réforme de la grammaire» tenu à Shanghai en 1938. Fang Guangtao et Chen Wangdao y ont présenté leurs critères de «morphologie au sens large (r- )(7f3~i~ guangyi xingtai shuo) » et de « la fonction grammaticale (rj]~~i~ gongneng shuo) ». En 1953-1955, une grande discussion sur le classement des parties du discours concernait tous les grammairiens chinois. Lü Shuxiang a fait un bilan de cette discussion: «Les relations structurelles sont ce qui convient le mieux pour classer des parties du discours. "Relations structurelles" signifie les possibilités générales et potentielles de relations d'un mot avec d'autres ». Lü ajoute : «C'est le principal critère. Quel que soit le critère choisi pour classer les parties du discours, le sens du mot reste une référence importante» (1954).

18

3.2. Le cumul des parties du discours (~~ jian lei) et l'emploi dérivé des parties du discours ( ~~~ zhuan lei 1) Le point de vue de Wang Li est représentatif de cette discussion. Il a considéré les trois critères: signification du mot, morphologie et syntaxe. Parmi eux, « la signification de mot a une application limitée, et la morphologie est privilégiée, mais le critère syntaxique (qui comprend la capacité de la combinaison entre les mots) est le plus important (Guanyu hanyu you wu cilei de wenti Le chinois a-t-il les parties du discours? 1956) ». En outre, Wang Li a mis en valeur le phénomène du « cumul des parties du discours ». Il a d'abord critiqué la théorie de « l'emploi dérivé des parties du discours 2 » : « Par exemple, si on traite tout ce qui est en position de sujet et de complément d'objet comme des noms, et tout ce qui est en position de déterminant du verbe comme adverbes, cela veut dire que les mots chinois n'ont pas de parties du discours fixées ». Wang Li a posé que « le cumul veut dire que certains mots possèdent les caractéristiques grammaticales de deux parties du discours », en donnant des exemples : ~4~ kexue est un
nom, dans

i.g~~4~

yuyan kexue (la science linguistique),

et aussi

un verbe de qualité: 1-m1¥J1îJfJ:E1J*1~/G~4~ Ta de yanjiu fangfa hen bu kexue (Sa méthode d'études n'est pas du tout scientifique). Mais il a indiqué les limites de ce type de mots: «Même si deux homonymes ayant deux sens différents ont historiquement certaines relations, si les locuteurs n'ont pas conscience de cette relation sans étude spéciale, malgré l'écriture unique et la prononciation identique, on doit les considérer comme des mots différents. Ils n'ont donc aucun rapport avec un mot cumulant deux
ou plusieurs parties du discours ». Il cite le cas du mot

i~

gai

dans les phrases i~1~x/Gi~1~ gai zuo bu gai zuo (devoir le faire ou pas), et i~1-m1itJè't~ gai ta wu kuai qian (lui devoir cinq kuai d'argent). Selon Wang Li «ces i~ gai ont probablement une origine étymologique commune, mais nous ne pouvons pas dire qu'en chinois contemporain c'est un mot qui soit à la fois verbe auxiliaire et verbe d'action ».
1 ~ zhuan signifie« changer (de place) ». 2 Théorie représentée en particulier par Li Jingxi. 19

Ce refus de tenir compte des données étymologiques a inspiré notre propre démarche. Les adverbes homonymes de verbes de qualité et les verbes de qualité correspondants ne nous semblent pas devoir être considérés comme un mot à la fois chargé des fonctions d'adverbe et de verbe de qualité. 3.3. Distinction entre l'adverbe et le verbe de qualité La plupart de verbes de qualité peuvent être employés comme adverbiaux en fonction de déterminant du verbe, sous une forme redoublée ou non. Zhu Dexi a donné une liste des verbes de qualité employés adverbialement qui est plus longue que celles des verbes de qualité employés comme déterminant du nom dans son petit livre Dingyu he zhuangyu (Fonction adjectivale et fonction adverbiale). Cependant, Zhu les classe toujours parmi les verbes de qualité, et non pas parmi les adverbes. Il s'appuie sur le fait que les verbes de qualité, hors de la fonction adverbiale, peuvent aussi être adjectif déterminant du nom, prédicat, et complément du verbe. En revanche, les adverbes ne peuvent qu'être déterminant du verbe (verbe d'action ou verbe de qualité), et ils se placent toujours avant les prédicats (v.1. Définition de l'adverbe). D'après ce principe,
Zhu Dexi a classé

~M

luran «être

surprenant;

brusquement»

parmi les verbes de qualité, et J~ r~ huran «brusquement» parmi
les adverbes. En effet ce dernier mot n'est employé qu'en fonction adverbiale, alors que ger~ luran peut occuper les places de déterminant du nom, prédicat et complément du verbe, bien que sa fonction adverbiale soit beaucoup plus fréquente que les autres fonctions. En ce qui nous concerne, nous étudierons surtout les mots monosyllabiques. En effet, les adverbes H dissyllabiques sont peu nombreux, et ils sont moins difficiles à distinguer de leurs homonymes verbes de qualité que les monosyllabes.

20

CHAPITRE

I

Une vue générale diachronique sur les adverbes homonymes de verbes de qualité

1.0. Dans ce chapitre, nous allons chercher l'origine et les traces de l'évolution des adverbes H le long de l'histoire du chinois. Notre recherche s'appuie sur des documents, qui sont considérés représentatifs du style le plus parlé possible à l'époque considérée, et d'être bien daté, depuis le i~~£ Shijing« Livre des Odes» (VIe siècle avo J.-C.) jusqu'au ~,~~iè Lao Can you ji «Récit de voyage de Lao Can» de Liu E (1857-1907), dont la langue est relativement proche de celle du chinois contemporain. Nous noterons les apparitions de chaque adverbe H pour chaque époque. En ce qui concerne la périodisation linguistique, nous nous référons aux études de A. Peyraube (1996). Nous empruntons sa périodisation, et choisissons un certain nombre de documents parmi ceux qu'il a sélectionnés. Voici cette périodisation : Chinois Pré-archaïque: XIVe - XIe siècles avant J.-C. Haut-archaïque: Xe - VIe siècles avant J.-C. Bas-archaïque: Ve -lIe siècles avant J.-C. Chinois Pré-médiéval ou chinois des Han: 1er siècle avant J.-C. 1er siècle après J.-C. Chinois médiéval: lIe - XIIIe siècles Haut-médiéval: lIe -VIe siècles Bas-médiéval: VIle - XIIIe siècle
Chinois Pré-moderne: XIIIe - XIVe siècle

Chinois moderne: XV e - XIX e siècle

1.1. Chinois Haut-archaïque Le document choisi pour cette époque est « i~ ~~ » Shi jing. Le Shi jing comporte des textes hétérogènes: ils sont datés du Xe siècle au VIe siècle avo J.-C.. Nous avons trouvé cinq
adverbes H: ~ shen, -je da, IJ, xiao, &fan
et %L luan 1 .

1.1.1. ~ shen, était un verbe de qualité qui signifiait à cette époque 'être grave; être fort'. Il était employé également comme adverbe de degré: 'très'. Ce dernier emploi est resté jusqu'à aujourd'hui en style écrit, et l'emploi comme verbe de qualité a presque disparu. Dans le Shijing, le nombre d'occurrences du verbe de qualité est sensiblement le même que celui de l'adverbe de degré. Par exemple: 1-1

lf- ~>t

-je ~ , fi ~ A A . (-je ft . ~ iJl) Hanji da shen, yunjiang chongchong. sécheresse-achever-très-être grave, accumuler -descendre- mo iteur La sécheresse est très grave; la chaleur accumulée dans l'air est très intense.

1-2

Qi shi ze er, qi ren shen yuan.

~ ~ JJ1U ,~ A ~ iZf. (*~ JXt. * 1'1) ~

ce-maison-alors-près, ce-homme-très-loin La maison de cet homme est près d'ici, mais lui-même se tient très loin de moi.
1

~L

/uan en fonction adverbiale apparaît la première fois au HautDocument» (VIlle siècle avo J.-C.) :

archaïque dans le Shujing«

~LW 7ê $ , ~ 7ê $ . (~ . 7ê ~)
Luan fa wu zui, sha wu gu, à tort et à travers-punir-ne pas avoir-coupable, tuer-ne pas avoircoupable Punir à tort et à travers des incoupables, et tuer des innocents. dont nous parlerons plus tard, en section 1.4.9" avec son sens dérivé.

22

Dans l'exemple (1-1), shen est un verbe de qualité en fonction prédicative, et dans l'exemple (1-2), shen est un adverbe
H qui modifie le verbe de qualité Z yuan' être loin' .

1.1.2. -Je da est un verbe de qualité 'être grand', et aussi un adverbe de degré. Ses deux emplois sont toujours restés très fréquents dans le chinois de toutes les époques. Citons des exemples d'adverbe: 1-3

][ #ij . (~ ~ . ~, 1J ) "* JS~ ~ , 79 JJ Da qi er yu, wei Zhou shi lu. considérablement-augmenter-vous-domaine, pourZhou -maison-soutenir J'augmente considérablement l'étendue de vos domaines, afin que vous souteniez la maison des Zhou. ~
~X

1-4

~

-9:

, ~ m -Je it . (-Jeft . ~ 9Ï )

Wang yu yu ru, shi yong da liane

le prince-vouloir-aimer comme le jade-vous, cela -faire- fortement-avertir Le prince désire vous aimer et vous traiter avec honneur comme des pierres précieuses, voilà pourquoi je vous avertis sérieusement. (Cet énoncé d'un ministre est adressé au peuple) Dans les exemples (1-3) et (1-4), da précède les verbes d'action JS qi 'augmenter', it}ian 'avertir'. Dans l'exemple (1-1) da est devant un verbe de qualité ~ shen 'être grave'. 1.1.3. IJ\ xiao est un verbe de qualité 'être petit', et aussi un adverbe qui signifie 'un peu' (rapporté au temps), et peut parfois être aussi interprété comme 'doucement'. Par exemple:

1-5

~ tJ)\9Ï 11:, il: BI IJ\ ~ . (-Jeft . ~ 9Ï )
min yi lao zhi, qi ke xiao an. le peuple-aussi-fatigué-ZHI(particule), enfinpouvoir-un peu-calme 23

Le peuple est accablé de maux, mais il pourrait avoir un peu de repos. Plus tard, à l'époque du Haut-médiéval (les dynasties des Wei, Jin et Dynasties du Nord et du Sud) où se trouvent de très nombreux adverbes H de degré, xiao était beaucoup employé devant des verbes de qualité ou des verbes d'action: 1-6

* ,lai, zuo~xiao(tit i5tiJTiH . m _) * . yuan. Xie Wanshi hou
iM

7i {î JS

IJ\

Xie Wanshi-tard-venir, s'asseoir-un peu-être loin Xie Wanshi vient plus tard, et il s'assit un peu loin (de Lin).

1-7

15 g[ IJ\ j]Q ;uJf~ , ~ 7G fIT Jtt. (tit i5t iJT iH) Ruo lu xiao jia yan xun, yi wu suo kui. si-encore-un peu-faire-étudier-chercher, un-ri en-à -avoir honte S'il étudie encore un peu, il n'aura pas du tout de honte.

Mais cet emploi adverbial était remplacé par un autre verbe de qualité en fonction adverbiale Y shao 'peu', ou un adverbe pur

f~

shao 'un peu'. Cela suggère que lorsqu'on a un couple de

verbes de qualité antonymes, il n'y a qu'un seul des termes qui maintienne longtemps une dérivation adverbiale. La seule
exception, sur laquelle nous reviendrons, est ~ si 'être mort' (cf. 1.7.8.).

ffl huo

'être vivant' /

Quant à l'emploi adverbial de Y shao qui a remplacé IJ\ xiao 1 , il n'yen a plus que des traces dans l'usage contemporain. Par exemple:
1 j;' shao adverbial commence à s'employer en Bas-archaïque:

~ 15Z ~ j;' M . (~ 00~ . ~ ~ lm)
Taihou zhi se shao jie. la reine-mère-de-air fàché-un peu-résoudre L'air fàché de la reine-mère était un peu moins fort. 24

1-8

Y 1~
shao dai un peu-rester rester un peu de temps

1-9

Y ~ h ~U
shao deng pianke un peu-attendre-un moment Attends un petit moment.

La valeur 'un peu' est rendue actuellement par f~ shao, adverbe qui diffère de la forme précédente par le ton et la graphie. 1.1.4. lX fan est un adverbe H modal apparaissant le plus tôt dans les documents anciens. Le sens adverbial 'au contraire; au lieu de' est venu du sens de verbe de qualité 'être contraire, être opposé'. Par exemple: 1-10

/G ~ ~~Ji, & ~ ~ ~ tit . (~~ )Xl. ~ )Xl)
Bu wo neng xu, fan yi wo wei chou. ne pas-moi-pouvoir-vivre, au contraire-prendremoi -être-ennemi Tu ne veux plus vivre avec moi; bien plus, tu me traites en ennemi.

1-11

À fl l

ES

, Y: & fl Z . (je n . Utirp )

Ren you tu tian, ru fan you zhi. autres gens-avoir-terre-champs, vous-au contraire -s'emparer D'autres possèdent des terres; malS vous, au contaire, vous vous en emparez.

L'adverbe fan a été dans la plupart des cas, remplacé par l'adverbe H moda11i~ dao' être inverse; au contraire, quand même' depuis fin de la dynastie Song (1200 environ). Fan et dao coexistent en chinois moderne, mais ne sont substituables l'un à l'autre. 25

1.2. Chinois Bas-archaïque Nous avons trouvé, dans les oeuvres de l'époque des Royaumes-Combattants (Ve siècle avant J.-C. - lIe siècle avant J.C.), cinq nouveaux adverbes H : lE zheng,

1î zhi,

_ zhen,

~

tong,

!i zhong. Les oeuvres que nous avons choisies sont les suivantes: it i-a:Lun yu «Les Entretiens (de Confucius) » (Ve siècle avant J.-C.) ; ti. 1~ Zuo zhuan «Tradition de Zuo » (IVe siècle avant J.C.) ; ~ T Meng zi «Ecrits de Mencius» (fin du IVe siècle avant J.-C.) ; ¥=f1 ~ T Han Fei zi «Ecrits de Han Fei zi » (Ille siècle ~ avant J.-C.) ; l!îJG m Zhan guo ce «Politique des Royaumes00 Combattants» (la fin du Ille siècle avant J.-C.); g ~ tf fX Lü shi chun qiu « Encyclopédie de Lü » (la fin du Ille siècle avant J.C.). 1.2.1. lE zheng , qui était déjà attesté en Haut-archaïque comme verbe de qualité 'être droit, être juste', comporte en Bas-archaïque la fonction adverbiale 'justement, exactement'. Par exemple: 1-12 lE r1t ~ T ~ ~~~ ill . (it * . j£ ffij) Zheng wei dizi bu neng xue ye. justement- WEI(modal)-disciple-ne pas-pouvoirapprendre- YE C'est justement ce que nous ne pouvons pas acquérir.

1-13

., WJl ~ Z

lE tË ill . (¥=f1 ~~ T . + i1 )

Yu, Guo zhi shi zheng shi ye. Yu -Guo-de-situation -exactement-ce- YE La situation des pays Yu et Guo est exactement comme cela.

L'adverbe H de temps zheng qui signifie '(être) en train de' apparaîtra plus tard.

26

1.2.2. H zhi , quand il est verbe de qualité, signifie 'être tout droit'. A partir du Meng zi «Ecrits de Mencius », il s'emploie comme adverbe de limitation: 'seulement'. Par exemple: 1-14

Guarenfei hao xianwang zhi yue, zhi hao shisu zhi yue ere moi(le roi)-ne pas-aimer-Ies rois précédents-demusique, seulement -aimer-populaire-de-musiqueER Je n'aime pas la musique des rois précédents, et je n'aime que la musique populaire. 1-15

* A(~~~~f J'ê ~ Z ~ ,) H ~f 1ft 1~ Z ~ 1+ . -=f. ~ L
.3:: .3::

&Tm/Gjj(~ti1, (~ 00 ]fi . ~ ]fi )

sHEs

m~?

Sui qian Ii bu gan yi ye, qi zhi wu bai Ii zai? même si-mille-Li(mesure,I/2 kilomètre)-ne pasoser-échanger-YE, Marque d'interrogationseulement -cinq-cent-Li-Particule d'interrogation Même s'il y a millier de Li de terrain, je ne l'échangerai pas avec mon fief. Est-il possible que j'échange mon fief contre cinq cents Li de terrain? Cet adverbe H de limitation
peu par ll: zhi et R zhi 'seulement'.

H

zhi a été remplacé peu à

Mais cet emploi de

H

zhi est

encore attesté, quoique très rarement, dans le chinois d'aujourd'hui. Par exemple, dans le roman de Lao She « ~ ~'È*~ -=fLuotuo Xiang zi » (Un tireur de pousse-pousse) (1947) : 1-16
11*-=f p~ . Suan le ba, zhi dang shi la zhe ge bu tong renqing de houzi ba. tant pis-LE-BA, seulement-considérer-être-tirerZHE-M.-ne pas-savoir-sentiment humain-de-singeBA

~ T p~ , H ~ iË fil ~ l' /G JmA ~tnf¥J

27