Le gré des langues n°13

Le gré des langues n°13

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Au sommaire de ce numéro : Ne déplacez rien ! Le statut des interrogatifs en nahualt classique (Michel Launey) Sur le tréma (André Eskénazi), Maintenant, il y avait du temps: invariance des opérations et instabilité des origines (Pierre Péroz), Remarques sur l'auxiliarisation en tswana (Denis Creissels), Avec, merci, spleen: notes pour un essai de linguistique littéraire.

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Ajouté le 01 janvier 1998
Nombre de lectures 91
EAN13 9782296369702
Langue Français
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Le Gré des Langues

GUES Franckel e de Rosny 93100 Montreuil

Mise en Pages Alain Adaken 9 allée notre dame des anges 93340 Le Raincy

Publié avec le concours du Centre National des Lettres et de l'Université Paris-XNanterre.

à l'attention des Auteurs

Les manuscrits proposés pour publication au GR£DES lANGUES doivent nous parvenir en trois exemplaires tirés sur papier. Après acceptation de son manuscrit, l'auteur nous remet une version définitive, sur papier et sur disquette compatible Macintosh ou PC. Pour les questions techniques (modalités d'enregistrement des documents, récupération de schémas. ou tableaux, polices de caractères diacritiques, conseils de mise en forme, etc...), prendre contact avec notre maquettiste, Alain Adaken (coordonnées revue). Une notice explicative précisant les normes à respecter pour la gestion des notes, la bibliographie et la présentation générale est disponible sur demande dans l'ours de la

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@ L'Harmattan, 1998 ISBN: 2-7384-6932-9

Le Gré des Langues

Présentation du numéro

C
Chacun

e numéro volets,

13 du Gré est une livraison il réunit six textes de facture dJun type périlleux. à devoir peut

spéciale. Sans
très différente, dJexpérience

mais qui nous apparenté:

ont paru procéder

ce sont six textes à sa manière fortes se retrouve

affronter opposer

de ces à la

résistances réduction lement quand menacé,

que la langue quand

parfois

de tanalyse, singuliers,

les faits, insistants

ou radica-

ne sJordonneront même

pas sur une régularité, qui est

cJest le principe quand

dJune rationalisation

if faut aller, pour

à la main,

un à un, les déplier. le titre de tune de nos

Ici, tout est chicane, rubriques. serait

reprendre

Mais une chicane

généralisée,

au sens où elle se avec elle

multipliée,

ou au sens où elle emporterait sidéré simplement

tous les ordres de la langue. LJanalyste,
ce quJif découvre, ou parfois ne trouvera générale aussi dans les données,

ou ravi par englué quJau

son salu~ sJifle trouve, des modèles

prix dJune réévaluation la langue se représente. chacun standard

par lesquels

Pris séparémen~ dans un numéro

de ces textes de la revue,

aurait

pu sJintégrer aurait pu dJun ils

et chacun

se lire comme modèle faisaient cède, présent

une argumentation

simple

en faveur

ou dJune question. mieux entendre qui

Il nous a semblé texpérience dont un risque

que réunis, chacun sans

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et le risque dans toute

sJy court:

recherche,

mais dont le risque

ces textes-là

éta~ et qui n Jest pas seulement

de ne pas aboutir.

Ici la trouvaille même est risquée, pour le modèle au moins, pour le chercheur aussi, qui pouffait sJy perdre.

en taJ :J tn c ~ en u.

" ,," I;. (!) ~
,J ,

r \
'-

~

10

L'article

Ne déplacez rien!
Le statut des interrogatifs en nahuatl classique Michel Launey
Cette rlJbrique a pour vocation de publier des textes où se formule un programme de recherches. Il)' est donc question d'élaboration théorique et de choix épistémologiques, dans la mesure où la linguistique a pu faire de ceux.ci un détour nécessaire à l'exploration empirique. Ici on part de données qui prises isolément paraissent élémentaires, et pourraient chacune sans doute être traitéesdans des cadres théoriquesstandards.Mais, mises bout à bout, elles conduisent à élaborer un cadre théorique nouveau, où des postulats de base des approches classiques, comme le concept de verbe, le principe des positions syntaxiques ou la notion d'interrogation, sont à réexaminer.

1. Une construction canonique?

L

e point de vue le plus courant sur les interrogatifs en fait des pronoms ou des adverbes occupant une position (ou, dans une autre terminologie, remplissant ou assurant une fonction) respectivement actancielle (sujet ou objet) ou circonstancielle. Selon les langues, on rencontre deux grands types de comportement syntaxique. Soit, comnle en chinois, le maintien in situ (à la place occupée par un groupe syntagmatique ordinaire dans une phrase assertive) : (la) Ni yào shénme?
2e vouloir quoi

Que veux-tu? (lb) Wo yào
le

shui

vouloir eau

Je veux de l'eau

Michel Launey est professeur à l'université Denis Diderot (Paris VII) et directeur du Centre d'Études Langues Indigènes d'Amérique (CELIA. CNRS).

des

L'article

Il

Soit, comme en anglais ou en français, une place initiale contrastant avec une autre position occupée par un groupe syntagmatique ordinaire O. Outre cette place initiale, des effets secondaires peuvent apparaître, tels que des permutations ou des auxiliaires: (2a) Que veux-tu? - Je veux de l'eau (2b) Qui appelles-tu ? J'appelle le prêtre
(2c) What do you want? (2d)

-

- I want some water (=2a) Who(m) are you calling? - I am calling the priest (=2b)

Dans beaucoup de langues, ces constructions coexistent avec des variantes stylistiquement marquées et Iou normativement dévalorisées où l'interrogatif est maintenu in situ: (3a) Tu veux quoi? (3b) Tu appelles qui? (3e) You want what? (3d) You are calling who?

La grammaire générative a posé une transformation de mouvement vers une position dite CaMP, qui est par ailleurs celle des marques de subordination. Le maintien in situ dans (3a-d) pourrait ainsi représenter une forme de base, à laquelle s'appliqu~ la transformation de mouvement.
A première vue, le nahuatl (ou aztèque) dit "classique" est bien une des langues soumises au mouvement des interrogatifs, puisqu'on trouve des constructions comme: (4a) <TIein ticnequi ?>1 lÂ.eintikneki I
Quoi tu-le-veux Que veux-tu?

1. La notation entre chevrons « » représente la graphie la plus courante dans les textes dits "classiques" du XVIème et XVIIème siècles; la notation entre barres obliques note comme d'habitude la représentation phonologique.I_1 note une affriquée latérale réalisée [d] et IcI une affriquée réalisée [ts].

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L'article

(4b)

<Aquin

tiCDOtza 1>

la:kiD tikno:caI Qui tu-l'appelles
Qui appelles-tu?

à côté de constructions au verbe: (Sa) <Nicnequi ad> lnikneki a:ÂI
Je-le-veux eau Je veux de l'eau

affirmatives où le GN objet est postposé

(Sb) <Nicnotza iD teopixqui> lnikno:ca in teo:pilkil
Je-l'appelle DET prêtre J'appelle le prêtre

Le mouvement à gauche de l'interrogatif est d'ailleurs visible aussi avec des GN sujets, puisqu'on a par exemple: (6a) <Aquin tlàtoa 1> la:kin Àa'toal
Qui il-parle? Qui parle?

(6b) <Tlàtoa in teopixqui> /Àa'toa in
Il-parle Le prêtre parle

teo:piÂkil

DET prêtre

En revanche, interrogatifs:

il n'existe

pas de maintien

in situ des

(7a) *<Ticnequi tlein 1> (cf. 4a)
(7b) *<Ticnotza aquin 1> (cf. 4b) (7c) *<Tlàtoa aquiD 1> (cf. 6a)

Voici donc, une fois de plus, une langue qui engendre les groupes nominaux objets (et, simple trait typologique mineur,

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L'article

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également les groupes sujets) à droite du verbe (en l'occurrence selon un ordre préférentiel VS02) et les déplace en tête de phrase lorsqu'il s'agit d'interrogatifs, selon une règle obligatoire. II y aurait ainsi une remarquable tendance, vérifiée dans une grande partie et peut-être la majorité des langues, à l' antéposition absolue des interrogatifs. Les raisons de cette tendance peuvent constituer un sujet de spéculation pour les linguistes de toutes les écoles et spécialistes de quelque langue que ce soit.

L'argument qui sera développé ici est pourtant que les données du nahuatl, si on les observe attentivement, plaident pour une analyse alternative qui renonce à l'idée d'un mouvement de pronoms interrogatifs à partir d'une position argumentale, et ce parce qu'à aucun moment de la dérivation ils ne se trouvent dans une position de sujet, d'objet ou de complément circonstanciel. Mais pour en arriver à cette autre proposition, il convient d'examiner la place des énoncés (4) à (6) dans la logique générale de la morpho syntaxe de cette langue.

2. La place des interrogatifs dans un système omniprédicatif
Le nahuatl est une langue non-casuelle (les fonctions argumentales sujet et objet ne sont pas marquées sur les groupes nominaux qui les occupent) et indiciante (elles sont marquées par des indices personnels sujet et objet dans le verbe). Il suffira ici de donner le paradigme des indices personnels au singulier. Le nahuatl ayant par ailleurs un système de type accusatif et non ergatif, les notions de sujet et d'objet seront à prendre dans un sens "banal". Les verbes intransitifs présentent toujours un préfixe (sujet), les verbes transitifs deux préfixes (sujet et objet) :

2. En fait, les six ordres possibles sont attestés, quoiqu'avec des fréquences très différentes, les plus rares et de loin étant OSV et OVS. Une position à la fois définie (avec le détenninant in) et antéposée au verbe cOITespond à une thématisation. Pour les syntagmes non définis (sans le déterminant in), on se reportera à l'analyse qui suit, et qui remet en cause l'applicabilité des notions d'ordre VSO, SVO, etc. (puisque comme on le vetTa le verbe peut être l'élément lexical d'un groupe sYntagmatique à fonction Sou 0).

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L'article

On a ainsi par exemple: (8) <Nitlàtoa, titlàtoa, tlàtoa>
lni- Â.a'toa, ti-Â.a 'toa, ff-Â.a 'toal

Je parle, tu parles, iVelIe parle (9a) <Nimitznotza, nienotza> lni-mie-no :ca, ni-k-no :eal Je t'appelle, je l'appelle (9b) <Tinechnotza, tienotza> lti-ne:-no:ea, ti-k-no:ea/ Tu m'appelles, tu l'appelles (9c) <Neehnotza, mitznotza, quinotza> Iff-ne:-no:ea, ff-mie-no:ca, ff-ki-no:caP [Velie me voit, iVelle te voit, iVelle lella voit Outre les préfixes objets définis qui apparaissent dans (9a-c), il existe des préfixes réfléchis, qui ne nous concernent pas ici, et deux préfixes indéfinis humain et non-humain, respectivement I-te:-I et 1- a-I:
.

(lOa <Nitenotza> lni-te:-no:ea/ J'appelle (quelqu'un, des gens) (lOb) <Nieeua> lni-k-kwa/ Je le/la mange. (I Oc) <Nitlaeua> lni-Â.a-kwal Je mange (qqch.)

Le caractère indiciant de la langue se manifeste par la coprésence du préfixe objet et du groupe syntagmatique en fonction objet, ce qui permettra d'analyser (Sb) comme (lIa), et de rejeter comme mal formé (lIb) où manque le préfixe objet:

3. Pour des raisons de syllabation,

les préfixes ont des variantes avec ou sans voyelle d'appui ru.

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(11a) Ini-k-no:ca in teo:piSkil Je vois le prêtre (Il b) *<Ninotza in teopixqui> */ni-no:ca iD teo:pilkil On peut, si l'on y tient, parler d'un phénomène de "double accord" (avec le sujet et l'objet), qui est garanti par l'apparition d'un préfixe de 3ème personne en objet pluriel avec un groupe syntagmatique pluriel (l2a-b) et qui, incidemment, oblige à restituer un préfixe zéro de 3èmepersonne dans (6b), réinterprété en (13) : (12a) <Niquinnotza> Ini-kin-no:cal Je les appelle (12b) <Niquinnotza in teopixquê> lni-kin-no:ca in teo:pilk-e' I J'appelle les prêtres (13) Ié-Àa'toa in teo :pilkil Le prêtre parle Mais le nahuatI est aussi une langue omniprédicative, c' est-àdire dans laquelle l'ensemble des items lexicaux représentent des notions prédicables. Une telle langue est définie (Launey 1994) par une grande convergence morphosyntaxique du comportement des verbes et des noms, qui se différencient non pas par leurs propriétés de type prédicatif ou argumentaI, mais avant tout par la présence vs l'absence de l'aspect-temps (les verbes représentant des notions aspecto-temporellement instables et les noms des notions stables)4. L' omniprédicativité ne se réduit pas à l'existence de phrases nominales sans copule, comme on en

4. Il n'y a pas en nahuatl de classe clairement individualisée d'adjectifs, mais plutôt des sous-classes (aux contours assez flous) des noms. En ce qui concerne ce qui correspondrait aux adverbes, il existe en nahuatI une classe de prédicats pour laquelle après bien des hésitations j'ai proposé (Launey 1994) l' appellation de locatifs, prédicats qui ont pour particularité de ne pouvoir être prédiqués que d'un autre lo-

catif

(<<

Chez moi c'est ici »), d'une référence situationnelle
représenté
dérivée

(<< C'est

ici I maintenant I ainsi ») ou d'un
et dont
ici pour mémoire.

événement
la fonction

par un schéma de phrase

(<< C'est

ici que nous nous sommes rencontrés»),
Je ne fais que les mentionner

est circonstancielle

et non actancielle.

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L'article

trouve par exemple en russe ou en arabe. D'autres traits sont nécessaires pour passer dans le type omniprédicatif, comme:

-

la présence sur le prédicat nominal de la même flexion personnelle (en l'occurrence: préfixes sujets) que sur le prédicat verbal, sans appel nécessaire à des pronoms oniques (selon une terminologie aujourd'hui courante, le phénomène pro-drop, c'est-à-dire la possibilité d'un syntagme sujet vide, se manifeste aussi bien dans la prédication nominale que dans la prédication verbale). On a ainsi (14a), construction "ordinaire", face à (14b) construction nettement "marquée" (où les pronoms selon l'intonation et le contexte peuvent être tout comme dans la traduction française être interprétés comme thématiques ou rhématiques) ; et (14c) qui serait la traduction "morphème-à-morphème" du russe ou de l'arabe (sans préfixe sujet) est impossible:

(14a) <Niteopixqui, titeopixqui, teopixqui> Ini-teo:piAki, ti-teo:piAki, é-teopiSki/ Je suis (un) prêtre, tu es (un) prêtre, c'est un prêtre (ou: il est prêtre)
(14b) <Nê (lne'/) niteopixqui; tê (Ire'/) titeopixqui; yê (lye'/) teopixqui>

Moi, je suis prêtre,. toi, tu es prêtre,. lui, il est prêtre

(14c) *<Nêteopixqui ; tê teopixqui ; yê teopixqui>

-

en cas d'introduction d'une copule temporelle, le double marquage de la personne sur la copule et sur le prédicat nominal: on a ainsi (15a-b) et non (16a-b), qui serait le "morphème-à-morphème" du russe ou de l'arabe (ce que l'on peut commenter en disant que ce qui manque au nom, c'est bien l'aspect-temps, mais non la prédicativité) :

(15a) <Niteopixqui niyez, titeopixqui tiyez, teopixqui yez> Ini-teo:piAki ni-ye-s, ti-teo:piAki ti-ye-s, é-teopiAki é-ye-sJ Je serai prêtre, tu seras prêtre, il sera prêtre (15b) <Niteopixqui nicatca, titeopixqui ticatca, teopixqui catca Ini-teo:piSki ni-kat-ka, ti-teo:piSki ti-kat-ka, é-teo:piSki é-katkal J'étais prêtre, tu étais prêtre, il était prêtre

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L'tlrticle

17

(16a) *<Teopixqui niyez ; teopixqui tiyez> (16b) *<Teopixqui nicatca ; teopixqui ticatca>

-

l'existence d'un verbe être de localisation, absent dans des langues comme le russe ou l'arabe (ce que l'on peut commenter en disant que ce qui manque dans ces langues au présent, ce n'est pas la copule, mais le verbe être). On a donc (17a), et non (17b), qui serait le parallèle (à l'absence de préposition près) du russe ou de l'arabe).

(17a) <Mexico nicâ ; Mexico ticâ ; Mexico câ> lMeSi 'ko ni-ka' ; MeSi'ko ti-ka' ; MeSi'ko 0-ka' I Je suis à Mexico; tu es à Mexico; il est à Mexico

(l7b) *<NêMexico; tê Mexico; yê Mexico> On n'a pas (18a) qui voudrait dire de manière absurde «je suis Mexico»
(18a) *<Nimexico; timexico> et (18b) n'a qu'une interprétation (18b) <Mexico> Ifj-MeSi'ko I C'est Mexico (et non « Il est à Mexico ») Maintenant, à côté de leurs emplois prédicatifs, les noms peuvent avoir des emplois prototypiques argumentaux : sujet ou objet. C'est ce que l'on observe dans (Sa), (Sb) ou (6b). L'emploi défini, marqué par le déterminant in qu'on trouve dans les deux derniers exemples, garantit d'ailleurs la fonction non-prédicative du syntagme, puisque sur l'emploi prédicatif pèse une contrainte d'indéfinition, qu'on trouve dans de nombreuses langues (par exemple en arabe). Ainsi on peut dire: (19a) <Teopixqui> Ifj-teo:piSkifS « C'est un prêtre, il est prêtre» possible:

5.

En fait, les énoncés On attend ainsi

nominaux

à la 3ème personne comme <Ca

sont le plus souvent teopixqui> , où <Ca>

"étoffés" /kal

par une particule

aléthique.

plutôt

une phrase

est une marque

d'assertion.

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