Les 10 clés d'une écriture efficace

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L’écriture est un mode de communication incontournable, au grand désespoir de certains d’entre vous. Qu’il s’agisse de répondre à une offre d’emploi ou de faire un compte-rendu de votre dernière réunion, combien se retrouvent paralysés derrière leur clavier ?
Car ceux qui vous liront, pour peu qu’ils soient un peu tatillons, ne manqueront pas de souligner vos fautes… Le recruteur vous évaluera en grande partie sur votre prose, et nul n’est indifférent au jugement de ses pairs !
Quel que soit l’enjeu, être capable de rédiger correctement est un véritable atout. Une mise en valeur de vos capacités intellectuelles, de votre instruction, bien au-delà des diplômes ou du véritable intellect ! C’est sans doute injuste, mais c’est ainsi : l’évaluation commence dès les premiers mots.
Vous pouvez, simplement, en avoir ras la casquette de passer pour un ignare à chaque email que vous envoyez à vos collègues ou à votre patron. Vous pouvez avoir un projet plus ambitieux, celui de briller par votre maîtrise du langage écrit ; ou vous pouvez également désirer vous améliorer de manière plus générale…
Peu importe. Ce guide a pour but de vous donner des clefs pour être capable, enfin, de rédiger correctement vos écrits sans passer pour une bille. Qu’il s’agisse d’écrits professionnels – les emails, les lettres de vente, les comptes-rendus, les lettres de motivation… – ou personnels – les courriers de réclamation, par exemple – ce sont les fondamentaux de la rédaction qui vous sont proposés dans ce guide.
Il vous permettra, en suivant point par point les dix clefs indispensables à votre apprentissage, de devenir sinon un pro, du moins un rédacteur digne de ce nom.
Écrire ne sera plus une corvée, mais un plaisir !

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Date de parution 30 septembre 2014
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Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0022 €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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LES 10 CLÉS D’UNE ÉCRITURE EFFICACE
Marie-Pierre BOISSET
Tabledesmatières
Introduction
Pourquoi maîtriser vos écrits ?
Pour savoir écrire… commencez par lire !
La préparation
Choisir le plan Le courrier électronique : focus Améliorez votre style – première partie : les fautes les plus courantes Améliorez votre style – deuxième partie : les règles d’accord Améliorez votre style – troisième partie : quelques points particuliers Les faits et les sentiments Quelques conseils supplémentaires Le mot de la fin… A propos
Introduction
Peut-être avez-vous comme objectif d’écrire pour un blog, participer à des débats politiques sur des sites spécialisés, faire partager votre passion pour le macramé ? Ou simplement de mieux savoir répondre aux emails de votre patron et ne plus subir les remarques acerbes de vos collègues ? Peu importe votre niveau, ce guide a pour but de vous faire (re)découvrir les bases et les mérites d’une écriture sinon parfaite, du moins accessible à tous et efficace. Car si vous vivez dans notre monde, vous êtes conscient que savoir écrire est indispensable dans bien des domaines. C’est aussi bien le domaine du plaisir – écrire une belle lettre, avouer ses sentiments, faire passer un message important – que celui de l’intellect : être capable d’exprimer clairement sa pensée, de défendre ses droits, etc. C’est ce que vous découvrirez dans la première partie. Même si vous n’avez pas pour vocation de devenir auteur ou poète, maîtriser vos écrits est incontournable dans votre vie quotidienne ! Il vous faut structurer votre pensée, vous préparer avant de vous lancer dans l’écriture proprement dite, et c’est ce que vous verrez dans les parties suivantes de ce guide. L’importance de l’attaque – l’introduction – et des derniers mots : vous verrez comment en faire vos points forts. Ecrire pour être lu et compris, pour être efficace : voilà votre but, et voilà mon sujet. L’importance de rester simple et direct, éviter les opinions… Ce guide a pour vocation de vous donner une trame accessible et des « trucs » pour devenir un rédacteur parfaitement efficace ! Bien sûr, écrire ne signifie pas forcément « avoir du style », mais c’est encore le meilleur moyen d’apprendre.Camille LaurensDans l’Antiquité, lerésume ainsi l’histoire du mot : « style désignait ce poinçon de fer ou d’os qui servait à écrire sur de la cire, et dont l’autre extrémité, aplatie, permettait d’effacer ce qu’on avait écrit. Mais à l’époque déjà, le style est aussi la manière d’écrire, la tournure de l’expression. Cicéron l’emploie dans ce sens figuré dès le premier siècle avant notre ère. Cependant l’un n’implique pas forcément l’autre, et dieu sait que même aujourd’hui il ne suffit pas de tenir un stylo pour avoir une plume. Le style en effet ne se confond pas avec l’écriture, sauf à l’entendre au sens large : il y a certes un style
administratif, très reconnaissable, un style publicitaire… À l’inverse, parfois, quelques mots suffisent : «Impossible rentrer ce soir stop Mensonge suit», ça a du style, avouez ! Du style télégraphique. » (Camille Laurens,Tissé par mille, 2005, éditions P.O.L.) J’espère que vous en tirerez le meilleur parti et qu’écrire ne sera plus pour vous une corvée ou un casse-tête mais une activité utile, simple, et en plus… agréable. Et n’oubliez pas que si les paroles s’envolent…
Pourquoimaîtriservosécrits?
Ne pas vouloir passer pour une andouille à chaque fois que vous écrivez trois mots à votre patron peut déjà constituer une excellente motivation ! Mais il existe bien d’autres motifs pour vouloir maîtriser vos écrits, qu’ils soient professionnels ou personnels. Si vous craignez la réaction des personnes auxquelles vous devez écrire, il y a à cela une raison très simple :l’écrit reste un indicateur incontournable de la valeur intellectuelle que vos lecteurs vous attribuent. Car vous avez beau vivre dans un monde d’images, de communication orale, de discours et autres slogans publicitaires, notre culture occidentale est profondément enracinée dans l’écriture, ce qui laisse une trace. C’est d’ailleurs là le nœud du problème, n’est-ce pas ? «Les paroles s’envolent… les écrits restent».
Le poids des mots
Rappelez-vous une lettre que vous avez reçue, une lettre importante, ou un email – une lettre d’amour, un courrier de reproches, une mise au point, quelque-chose qui vous a marqué affectivement... Et souvenez-vous d’une dispute orale, comme un conflit professionnel ou personnel. De la dispute, qu’allez-vous retenir ? Une sensation de malaise, sans doute une part des émotions que vous avez alors ressenties – la colère, l’indignation, le regret ? Peut-être avez-vous quelques images qui vous reviennent, fugaces… Maintenant, repensez à la lettre ou à l’email. Avez-vous des souvenirs plus précis ? Par exemple, des mots que vous revoyez encore écrits ? C’est normal : il s’agit là de votre mémoire photographique, la plus développée. Le fameux «poids des mots» !
Application pratique
Un jour, un jeune chef d’entreprise m’a demandé un conseil concernant une sorte de mini-crise sociale que sa société traversait. Des rumeurs infondées de licenciements, de pertes d’activités, se propageaient ; et un énorme malaise social s’était installé. Le patron avait bien tenté d’y couper court, en organisant des réunions d’information, en parlant directement avec
ses salariés… mais rien n’y faisait. Je lui ai alors conseillé de prendre l’offensive, et d’utiliser l’écrit. Il a diffusé une note d’information très simple, expliquant où en était l’entreprise et rassurant les salariés sur la pérennité de leurs emplois. Dès le lendemain, les rumeurs s’étaient tues. Pourquoi ?
L’écrit est une preuve
Parce que l’écrit reste non seulement beaucoup plus facilement en mémoire, mais également parce qu’il a valeur de preuve, de référence. Vous n’avez qu’à vous rappeler toutes les informations parfois presque hystériques qui circulent sur le net et auxquelles les lecteurs accordent une foi aveugle… avant de se rendre compte que ce n’était qu’une farce. Vous avez tendance, comme tout le monde, à prendre l’écrit comme parole donnée.On peut contester ce qui est écrit, mais on ne peut pas contester que ce soit écrit ! Bien entendu, dans mon exemple, les choses se sont réglées à la perfection et il existe bien des situations qui demandent plus de temps et d’effort. Mais mon but est simplement de vous illustrer le principe : les mots ont tout simplement plus de poids lorsqu’ils sont lus. C’est bien toute la problématique pour ceux qui ne maîtrisent pas leur écriture ! Voyons maintenant dans quelles situations précises vous avez besoin d’une bonne maîtrise de vos écrits.
Ecriture : les domaines incontournables
La recherche d’emploi Si vous cherchez du travail, une lettre de motivation et / ou un CV truffés de fautes et de contresens ne vous laissera aucune chance d’être recruté, alors même que vous avez toutes les compétences pour le poste ! Ce qui peut vous sembler assez injuste… Toutefois, gardez en tête que par votre manière d’écrire, le recruteur évalue en même temps votre « niveau intellectuel ». Même si j’ai rencontré des avocats incapables d’écrire trois lignes sans faire de faute… A défaut de vous avoir en face de lui, le recruteur se fonde sur ce qu’il lit. Il ne demande pas une prose digne de Shakespeare. Mais simplement une bonne syntaxe et une grammaire correcte, ce qu’il est très facile d’acquérir. Les réclamations Si vous devez défendre vos droits contre un fournisseur abusif, demander conseil à un spécialiste, donner votre avis à une association de consommateurs… bref, vous défendre, cela vous demandera un minimum de maîtrise et de clarté dans vos écrits. Ecrits par ailleurs
incontournables, puisque si vous devez monter un dossier, vos courriers et vos emails – comme ceux de votre « adversaire » – feront foi. Je reviendrai sur les particularités des réclamations pour vous donner quelques conseils, mais sachez déjà qu’en plus de l’orthographe, il vous faudra être également clair et précis. La confusion est l’ennemi juré du « réclameur » ! Les envois d’email Dans ce domaine également, les règles d’écriture sont spécifiques, et j’y reviendrai. Mais peu de personnes échappent aujourd’hui à ce mode de communication à la fois pratique, rapide, économique… et dangereux ! Car c’est justement la rapidité qui constitue un danger pour vous, si vous ne maîtrisez pas bien votre communication. L’email est le royaume des « bourdes » et fautes d’inattention ! Je consacrerai un chapitre à ses spécificités. La commercialisation Promouvoir vos services ou vos produits, si vous êtes commercial ou chef d’entreprise, vous ne pouvez pas y échapper. Sachez qu’une « lettre de vente » correspond à des critères extrêmement stricts et précis et peut se monnayer très cher. Que ce soit par mailing, par « flyers » – affiches –, par courrier ou par annonces, l’écriture est également incontournable pour la promotion et la conquête de nouveaux clients. L’information Comme je l’ai souligné dans mon exemple précédent, l’écriture est un mode de transmission de l’information bien plus efficace que la parole, car elle se grave dans les mémoires et fait office de preuve. Ecrire pour transmettre une information est souvent un moyen de couper court à une rumeur, un non-dit, une désinformation…
Pour savoir écrire…commencezparlire!
Inutile de vouloir devenir le futur écrivain du siècle pour vous lancer dans un quota de lecture quotidien. A part si écrire est pour vous une fin en soi et dans ce cas ce sera une toute autre histoire ! J’ai bien conscience que vous n’avez peut-être pas envie d’entendre ce conseil, puisqu’il implique un effort régulier et constant. Mais je ne serais pas honnête si je ne vous le donnais pas ! Que faites-vous en cet instant précis ? Vous lisez. Vous lisez parce que vous savez lire et que vous avez trouvé un certain intérêt au thème de ce guide. Que l'une ou l'autre de ces conditions fasse défaut et il n'y aura pas de lecture.
Pourquoi lire pour savoir écrire ?
Lire quotidiennement est un pré-requis indispensable, un incontournable si vous souhaitez maîtriser une écriture sinon parfaite, du moins correcte et accessible à tous. Pourquoi ? Tout simplement parce que Rome ne s’est pas faite en un jour et que votre vocabulaire et votre orthographe ne vont pas s’acquérir tous seuls – malheureusement !Vous pouvez avoir les idées les plus passionnantes à exposer, le produit le plus original à vendre… si vous ne savez pas les valoriser, ça ne servira à rien.
La lecture : fondement de l’apprentissage
Lire peut vous sembler une opération simple et facile. Aujourd'hui. Car avant de pouvoir lire sans difficulté, il vous a fallu apprendre ! Et cet apprentissage, plus ou moins agréable selon les contextes, prend plusieurs années. La lecture n'est donc pas un processus inné mais bien le résultat d'une éducation, d'une formation. Et de la pratique. Surtout de la pratique ! A tel point que bon nombre de personnes qui ont appris à lire ne deviendront jamais de bons lecteurs, parce qu'ils ne lisent pas suffisamment. Cela dit, sans être illettrées, bon nombre de personnes ne sont pas non plus expertes dans cet art pourtant vital si l’on veut mener une vie autonome et constructive. Pour certains, la lecture est une vraie corvée… Un adolescent, mettant le doigt sur un des principaux éléments
de dissuasion, m’a déclaré : «Pour lire, il faut se casser la tête et ça, ce n'est pas marrant». Se « casser la tête » est un obstacle fréquent et moderne, y compris chez les adultes. Il y a donc une différence entre savoir lire etaimerOr, pour parler de véritable compétence, lire. cette dernière condition est cruciale.
Tout se perd, ma brave dame !
Je vous communique les résultats d'une enquête TNS-Sofres, réalisée en 2008 « auprès d'un échantillon national de 1000 personnes, représentatif de l'ensemble de la population française âgée de 18 ans et plus ». Il ressort de cette étude que plus de gens lisent… mais qu’ils lisent moins. Quelques 69 % des Français interrogés déclarent avoir lu au moins un livre au cours des douze derniers mois, contre 66 % en 1981. Dans cet ensemble, on distingue plusieurs catégories. Il y a d'abord les « petits lecteurs », qui lisent de un à cinq livres par an. Leur importance est passée de 24 % à 35 % de 1991 à 2008. A l'opposé, se trouvent les « grands lecteurs », lisant 20 livres ou plus dans l'année. Leur proportion n'est cependant plus que de 9 % des personnes interrogées, contre 14 % en 1981. Il existe bien entendu des disparités liées au milieu social, au métier, etc., mais ce n’est pas là mon propos. Mon propos est le suivant : diriez-vous que lire un livre par an est « mieux que rien » ? J’affirme le contraire !
Tout ou rien ?
J’avoue que je suis volontairement provocatrice. Mais si votre but est de maîtriser l’art d’écrire correctement, appartenir à la première catégorie ne vous sera absolument d’aucune aide. Seule la régularité peut vous apporter les bienfaits de la lecture. Je ne vais pas vous donner un quota de livres par mois à ingurgiter, rassurez-vous ! Mais vous demander, très sérieusement, d’établir un véritable programme de lecture et de vous y tenir… Un engagement avec vous-même, en quelque sorte. Je vais maintenant vous donner les avantages que vous en retirerez.
Les bénéfices de la lecture
Je vous donne une liste – sans doute non exhaustive – des bénéfices que vous procurera la