//img.uscri.be/pth/5b777a927f5ac639ea133b1d323fd788825ff024
Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 23,25 € Lire un extrait

Lecture en ligne (cet ouvrage ne se télécharge pas)

Pour la (socio)linguistique

De
329 pages
Pour la (socio)linguistique réunit des contributions rédigées en hommage à Louis-Jean Calvet, qui lui ont été présentés pour la plupart lors d'une rencontre à Aix-en-provence en juin 2009. L.-J. Calvet répond au coeur même de cet ouvrage à certaines critiques ou à des désirs de poursuivre le cheminement et le dialogue. Ce volume aborde diverses facettes de la sociolinguistique et tente également d'expliquer comment l'on devient sociolinguistique, ne fût-ce qu'à travers l'interrogation des choix scientifiques effectués par L.-J. Calvet.
Voir plus Voir moins

Vous aimerez aussi

Pour la (socio) linguistique

© L’Harmattan, 2010 5-7, rue de l’Ecole polytechnique, 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-296-13162-0 EAN : 9782296131620

Sous la direction de

Médéric Gasquet-Cyrus, Alain Giacomi, Yvonne Touchard, Daniel Véronique

Pour la (socio) linguistique

L’Harmattan

Pour Louis-Jean Calvet

INTRODUCTION
ECHANGES POUR UNE SOCIOLINGUISTIQUE
1

Pour Louis-Jean Calvet…
Dans les pages que l’on va lire sont réunies des contributions rédigées pour Louis-Jean Calvet et pour la sociolinguistique (avec ou sans parenthèses). Un certain nombre de ces textes ont été énoncés en présence du principal intéressé lors de journées tenues à Aix-en-Provence les 25 et 26 juin 20092. Ceci explique que nous ayons intégré à leur suite ses propres réactions aux communications entendues. Cette apparente entorse au dispositif huilé des hommages académiques se justifie d’autant plus que ni le projet des journées organisées « autour de » L.-J. Calvet et consacrées aux « questions vives en sociolinguistique », ni le présent ouvrage qui en est partiellement issu ne souhaitaient adopter une posture hagiographique, fort éloignée de l’esprit du récipiendaire et du nôtre.3 Au-delà, donc, de l’amitié qui lie nombre des participants et Louis-Jean Calvet dont ils souhaitaient porter témoignage, le parti-pris des journées de juin 2009 et du présent ouvrage est celui d’une discussion du travail de L.-J. Calvet pour la sociolinguistique. Les contributions réunies ici soulignent l’intérêt de son apport dans ce qu’elle a de stimulant mais aussi d’éclectique. Une partie des textes propose une rétrospection sans nostalgie, et invite à revenir sur une œuvre dans ce qu’elle a impulsé et continue d’impulser dans les différents champs de ce que l’on appelle la « sociolinguistique ». Ce moment de réflexion partagée n’est pas exempt de phases de critique, ou de réflexions épistémologiques sur la sociolinguistique et la linguistique.
Médéric Gasquet-Cyrus, Alain Giacomi, Yvonne Touchard, Daniel Véronique (Université de Provence). 2 Nous remercions très chaleureusement Absa D’Agaro pour l’aide inestimable qu’elle nous a apportée pour l’organisation de ce colloque ; Claude Bourgeois pour son travail préparatoire et ses conseils ; Julie Guenel, Brigitte Lacoche, Marine Rochefeuille, Vanessa Roux et Audrey Thomas pour leur contribution active et efficace au bon déroulement de ces journées ; et enfin Cécile Petitjean pour sa contribution à la mise en forme de cet ouvrage. 3 Signalons l’existence d’un volume foisonnant de textes plus orientés vers la vie de L.-J. Calvet, vers son parcours académique et ses rencontres scientifiques et amicales, Les boîtes noires de Louis-Jean Calvet paru en 2008, à Paris, chez Ecriture, sous la direction d’Auguste Moussirou-Mouyama.
1

10 Pour la (socio)linguistique Dans cette introduction, nous rappellerons tout d’abord les grandes lignes du colloque qui fut à l’origine de cet ouvrage ; ces axes ont été dessinés en tenant compte du travail de L.-J. Calvet. Nous présenterons ensuite l’économie du volume d’hommages et les contributions qu’il réunit.

Un colloque à Aix…
Le colloque souhaitait réunir des chercheurs relevant de structures de recherche variées afin d’aborder la pratique et les cadres théoriques en sociolinguistique, à partir d’un certain nombre de questions vives. Il s’agissait de confronter leurs points de vue sur l’état et le devenir d’une discipline qui déploie ses activités depuis une cinquantaine d’années, en prenant comme point de repère le travail de L.-J. Calvet. Le colloque de juin 2009 s’est organisé autour de deux thèmes principaux : (1) les fondements d’une sociolinguistique et l’engagement citoyen ; (2) le marché aux langues et ses enjeux. Les fondements d’une sociolinguistique et l’engagement citoyen La sociolinguistique s’est construite dans la polémique scientifique contre les structuralismes – au sens large – en linguistique (Chomsky et Martinet, par exemple). Ses promoteurs ont interrogé les notions de « langue » ou de « compétence » pour démontrer leur incomplétude sans une réelle prise en charge de la dimension sociale de la langue ou pour y substituer d’autres notions comme celle de « pratiques langagières ». C’est dans ce contexte que des termes comme linguistique sociale (Marcellesi et Gardin), (socio)linguistique et sociologie du langage ont été mis en avant. L’interpellation des structuralismes linguistiques a conduit la sociolinguistique à aborder les langues et leurs terrains avec des concepts et des outils de description renouvelés (voir la notion d’individuation linguistique, la règle variable de Labov, l’étude des représentations sociales sur le langage et les langues), et à adopter des postures épistémologiques différenciées. Ces positionnements dans la pratique d’une linguistique liée au social ont conduit cette discipline à s’interroger également sur la pertinence de son action dans la cité. L’engagement citoyen et ses rapports avec la pratique scientifique en sociolinguistique méritent d’être discutés, à un moment où l’implication de certains chercheurs les amène à être actifs dans des actions d’aménagement linguistique, ou ne serait-ce qu’en qualité d’« experts » sur des questions brûlantes qui traversent la société entière : parlers des « jeunes

Introduction – Echanges pour une sociolinguistique 11 des banlieues », langues régionales, langues émergentes, analyses des discours politiques et médiatiques, etc.

Le marché aux langues et ses enjeux. Analyses de terrains La pratique de la sociolinguistique est indissociable d’une activité de terrain. De nombreux travaux conduits par différents courants et traditions de recherche qui s’inscrivent peu ou prou en sociolinguistique (ethnographie de la communication, créolistique, sociolinguistique urbaine, didactique des langues) ont exploré des villes et des marchés urbains, des territoires insulaires, des classes de langues, des entreprises d’aménagement et de diffusion linguistique, et aujourd’hui des réseaux et des communautés virtuels (Internet). Il est nécessaire d’analyser les liens entre les terrains francophones et créolophones, urbains et institutionnels, les terrains des didactiques et les pratiques (concepts et méthodes) de la sociolinguistique. La compétition entre langues, leur étiolement ou leur « vitalité ethnolinguistique », l’émergence de variétés et de langues, et les enjeux écologiques qui en découlent s’observent notamment à partir des terrains que nous venons d’énumérer. La sociolinguistique propose diverses modélisations de la domination linguistique et des enjeux de l’écologie des langues, que cet axe souhaitait confronter et discuter. Questions « vives »… Pour reprendre les formulations de Philippe Blanchet (ici-même), « […] l’intitulé « questions vives » [signifiait] non seulement questions « sensibles » ou « fortes » (comme on parle d’une douleur vive ou d’un vif enthousiasme) mais aussi questions « vivantes » ou « animées » (comme on parle d’un vif débat ou d’eaux vives) ». Le colloque a tenté « d’inscrire (sa) réflexion dans une dynamique, un processus : celui de la configuration des recherches récentes et en cours en sociolinguistique (élaborations théoriques, concepts-clés, méthodes, situation en épistémologie des sciences, interventions sociales…), ce qui implique de l’inscrire dans un réseau de tensions ». Nous avons tenté de retenir dans ce volume d’hommages, les contenus et les modes d’interpellation du lecteur premier, Calvet lui-même, voulus par le colloque, tout en organisant les contributions écrites, selon une logique surgie de la confrontation même des textes.

12 Pour la (socio)linguistique

Des échanges pour la (socio)linguistique
Nous avons souhaité ouvrir Pour la (socio)linguistique par une recherche sur la diversité des parcours individuels en sociolinguistique tant il est vrai que le propre parcours de recherche de Calvet et son mode de travail et d’écriture appellent cette reconnaissance de l’individu en action. En effet, lui-même s’est toujours posé dans une écriture au « je », comme un sujet qui s’adresse à ses lecteurs. On connaît sa sensibilité, son regard, son observation et sa vigilance aux usages de la presse, des marchés et des rues, surtout les plus exotiques, en linguiste de « gouttière » comme il aime bien se dire. Le discours investi de L.-J. Calvet appelait la démarche d’analyse qu’entreprend J. Billiez en début de ce volume, mais aussi le mode d’interpellation choisi par M. Rispail (qui « boucle » le volume) pour inviter L.-J. Calvet à un débat sur le nécessaire renforcement de liens entre (socio)linguistique et (socio)didactique. Il nous a semblé nécessaire de poursuivre par un ensemble d’interrogations historiques autour de la sociolinguistique et de son « horizon de rétrospection ». De Saussure à Martinet, en passant par Jakobson et Chomsky, Calvet lui-même n’a cessé d’interroger le passé de la discipline, et le sien propre du même coup. J. Boutet, D. de Robillard, A. Tabouret-Keller et C. Deprez explorent différentes dimensions du passé et du présent de la sociolinguistique. Le « terrain » occupe une place centrale dans la recherche en sociolinguistique, et L.-J. Calvet lui-même en a fait la condition de toute recherche en ce domaine. H. Boyer y revient, en parlant à son propos de loi garante d’une éthique de la recherche et nécessitant de tenir compte avant tout de la réalité des fonctionnements linguistiques, même si le respect de cette « loi du terrain » bouleverse quelque peu les perceptions politiquement et idéologiquement fantasmées que l’on pourrait en avoir. La contribution d’A. Valdman et de ses collègues et celle de N. Dittmar, qui abordent l’une Haïti et l’autre le milieu urbain de Berlin, nous plongent dans la diversité des pratiques langagières, qui constituent l’expérience cruciale de la sociolinguistique. Les interrogations théoriques, les éclaircissements et les prolongements que proposent les textes de S. Auroux, P. Blanchet, F. Gadet, I. Oseki-Dépré et D. Véronique succèdent aux contributions consacrées aux « terrains ». Ces articles apportent un éclairage différent du travail de L.-J. Calvet en montrant certains aspects théoriques, qu’il n’a pas toujours explicités – ainsi de son articulation de la notion d’hyperlangue d’Auroux – ou qu’il semble

Introduction – Echanges pour une sociolinguistique 13 avoir délibérément ignorés – c’est ainsi que l’on peut comprendre sa réticence à l’étude des interactions verbales qu’évoque indirectement D. Véronique.

R. Chaudenson, S. Mufwene et M. Gasquet-Cyrus abordent de façon souvent critique les réflexions que L.-J. Calvet a entamées au niveau de l’écologie des langues, des rapports conflictuels entre elles, de ce qu’il nommait autrefois la glottophagie ou la guerre des langues. Il semble davantage préoccupé aujourd’hui par une métrique du « poids des langues » : est-ce dans l’intention de prédire l’imprédictible en matière de langues ?

Analyses et questions
Biographie(s) et engagement(s) I Ce volume s’ouvre sur une contribution qui évoque le chercheur en sociolinguistique dans sa singularité et ses déterminations propres. J. Billiez, dans une démarche proche de celle de Pierre Bourdieu ou de Germaine Tillion, s’interroge sur les liens entre biographie langagière et recherches sociolinguistiques. A partir de 26 questionnaires adressés à des sociolinguistes et portant sur leur parcours personnel et leur engagement scientifique, elle met au jour les enjeux sociopolitiques et/ou scolaires derrière leurs recherches. Son travail montre que bon nombre de ces chercheurs ont grandi dans un contexte bi- ou pluri-lingue ou dans un contexte où la variation jouait un rôle important. Ces constatations ne permettent pas pour autant de conclusion générale puisque tous les questionnaires ne dessinent pas le même profil, certains sociolinguistes ne présentant pas ces caractéristiques. Histoire(s) de la sociolinguistique Les quatre textes qui suivent abordent l’histoire de la sociolinguistique. J. Boutet et D. de Robillard se rejoignent dans leur volonté de construire cette histoire sur le long terme. La première fait remonter une première filiation de la sociolinguistique française aux « Remarqueurs » des XVIe et XVIIe siècles, puis aux « variétés » décrites, avec moins de prescription et plus de fascination, au XIXe siècle : argots, parlers régionaux, et dialectes (avec une focalisation sur l’apport de la dialectologie). J. Boutet s’attarde ensuite sur deux figures importantes pour l’émergence de la sociolinguistique : Marcel Cohen et

14 Pour la (socio)linguistique André Martinet. Le premier – auquel un récent numéro de Langage et société (juin 2009) vient d’être consacré – a effectivement œuvré pour une « linguistique sociologique » sans rencontrer l’écho espéré. Plus connu pour son structuralisme fonctionnel que pour son positionnement sociolinguistique (que récuse d’ailleurs L.-J. Calvet, 2007 notamment), Martinet fut l’auteur de deux études souvent citées comme pionnières, mais il a surtout produit, dans sa préface à Languages in contact (1953) de Weinreich, un « texte d’orientation sociologisante » dans lequel il prône une linguistique ancrée dans son contexte social et sensible aux contacts de langues. J. Boutet détaille ensuite le rôle plus évident de la sociolinguistique française des années 1970 : d’un côté l’Ecole de Rouen, proche du Parti Communiste, autour de Dubois, Marcellesi et Gardin, de l’autre la sociolinguistique marxiste détachée du PC, représentée par Calvet mais aussi par l’auteure elle-même, qui a contribué à la fondation de la revue Langage et société. Son propos s’ouvre sur un bilan et sur des interrogations concernant les acquis et les orientations de la sociolinguistique. La perspective de D. de Robillard, plus générale, remonte aussi plus loin dans le temps. Après avoir souligné les enjeux socio-politiques de l’histoire des sciences, il critique « l’amnésie » ou « l’allergie » de la linguistique à son histoire, en précisant que la sociolinguistique manque elle aussi de « recul », puisqu’elle s’appuie généralement sur des chronologies assez étroites. Il propose ensuite des « éléments d’histoire ancienne de la sociolinguistique » qui l’entraînent notamment du côté des approches herméneutiques initiées à Alexandrie vers – 300. Représentative des méthodes des sciences humaines y compris actuelles, l’herméneutique intègre dans ses analyses les représentations et la contextualisation, qui caractérisent notamment la sociolinguistique. D. de Robillard remonte ensuite l’histoire de l’herméneutique pour proposer une réflexion sur les méthodologies, les corpus et les technologies, lesquelles, aussi sophistiquées soient-elles, ne doivent pas faire oublier que les chercheurs – en sociolinguistique comme dans les autres sciences humaines et sociales – ont affaire avec des altérités qu’ils doivent avant tout interpréter. A. Tabouret-Keller propose un éclairage sur l’histoire de la sociolinguistique sur une période plus proche, à partir de la question : que recouvre l’expression « sociolinguistique » ? Pour y répondre, l’auteure s’appuie sur deux types de documents. D’abord, un corpus de titres de thèses soutenues en France entre 1964 et 2009, dans lequel elle observe la fréquence du terme sociolinguistique et les thématiques auxquelles il est associé. Il apparaît ainsi que la sociolinguistique a été étroitement liée à l’émergence de réflexions sur l’enseignement des langues, dans des

Introduction – Echanges pour une sociolinguistique 15 perspectives didactiques allant au-delà de la salle de classe, mais de nouvelles thématiques ou de nouveaux objets sociolinguistiques apparaissent à travers les titres de thèses, après 1995. Les deuxièmes données sont constituées par les réponses obtenues auprès de l’International Journal of the Sociology of Language, à partir d’une question simple : « y a-t-il des changements dans la formulation des sujets et dans les contenus, et si oui lesquels avez-vous pu observer au cours des dix-quinze dernières années concernant les thèmes des numéros de l’IJSL et les textes qui y sont publiés ? ». Les réponses, classées en neuf points, confirment des changements significatifs, et laissent apparaître des évolutions qui renforcent l’idée d’une sociolinguistique aux intentions « progressistes ». C’est la raison pour laquelle la conclusion porte sur les relations essentielles entre sociolinguistique et engagement politique, illustrées par le parcours de L.-J. Calvet, lequel permet à A. Tabouret-Keller d’affirmer que « si la démarche sociolinguistique n’est pas politique, si elle ne va pas de pair avec un engagement politique de la part du chercheur, alors elle n’est rien ». C’est cet engagement politique permanent de la recherche sociolinguistique qu’appelle A. Tabouret-Keller dans ses dernières lignes, dans une exhortation qui concerne la recherche, la valorisation et l’enseignement de la sociolinguistique.

C. Deprez analyse l’œuvre de Calvet à partir de Linguistique et colonialisme comme un discours anti-colonialiste, post-capitaliste et néocapitaliste. Elle montre les origines de la (socio)linguistique que pratique L.J. Calvet dans son intérêt pour les évolutions des bouts d’empire qu’il a parcourus et par son inscription dans le siècle. C. Deprez aborde la question délicate du rapport entre la culture française et créole qui a produit Césaire, Glissant et Fanon, dans leurs contradictions multiples, et l’émergence de la pensée post-coloniale et des subaltern studies dans les pays de langue anglaise. Elle insère les travaux de Calvet dans ces mouvements d’idées que ses recherches anticipent et dépassent. C. Deprez esquisse, pour finir, les thèses d’une sociolinguistique post-coloniale. Terrain(s) La contribution d’H. Boyer ouvre la partie de l’ouvrage consacrée au « terrain ». Fort de son expérience des pays catalan et occitan, H. Boyer y revient, en évoquant l’absolue nécessité méthodologique et éthique de tenir compte avant tout de la réalité des fonctionnements linguistiques. Pour apprécier au mieux une situation linguistique, il en appelle à croiser les deux approches quantitative et qualitative et aborde, d’une façon lucide, la nécessaire question de l’implication du sociolinguiste par rapport à son

16 Pour la (socio)linguistique terrain de recherche. Mais celle-ci doit aller de pair avec le respect du terrain, comme l’illustre le retour que fait l’auteur sur l’analyse à laquelle a donné lieu la situation linguistique paraguayenne. De son côté, N. Dittmar prend toutes ses distances vis-à-vis d’une conception d’un social périphérique au langage mais néanmoins investi d’un pouvoir heuristique par rapport à la variation, et défend l’idée que le social – au contraire – est au centre du langage et que le sens social est organisé, dans les interactions, « par l’usage procédural des mots et des énoncés », faisant ainsi des énoncés des constructions sociales dont il est possible de rendre compte dans le cadre d’une grammaire fonctionnelle. S’appuyant sur différents corpus de narration, l’étude proposée s’attache tour à tour à analyser la construction sociale du sens dans le processus de l’interaction au travers de la prédominance du discours direct, l’usage des pronoms, ainsi que de certains connecteurs (alors, allora, also) en liaison avec la mise en relief de l’information, celui de certaines particules modales (eben et halt) pour marquer l’évidence d’une affirmation mais aussi l’origine du locuteur à l’heure de la réunification des deux Allemagnes, et enfin la construction de l’identité opposant au pronom man référant à une situation antérieure et révolue au déictique hier référant à la situation présente. N. Dittmar termine son étude par une suite d’interrogations qui sont en fait des pistes de recherche pour le futur, et qui ont trait à l’importance des parlers jeunes comme moteur du changement linguistique. Pour leur part, A. Valdman et ses collègues examinent les interactions entre le créole standard haïtien et le capois, qui est parlé au nord d’Haïti et qui représente la variété diatopique la plus éloignée du standard. Après un examen précis et détaillé des étapes qui ont jalonné l’adoption d’une norme orthographique, les auteurs recensent les particularités phonologiques et morphologiques du capois, et soulignent que sa particularité la plus marquée réside avant tout dans la construction possessive. Ils s’interrogent ensuite sur la possible érosion du capois au travers de l’exposition quotidienne de ses locuteurs aux médias, hypothèse qu’ils se proposent de vérifier à partir d’une enquête sociolinguistique et d’une analyse variationniste doublée d’une discussion des représentations et attitudes des locuteurs de capois à l’encontre des deux variétés prises en compte du créole haïtien. L’étude se termine en abordant la question du rapport qui s’établit entre affirmation identitaire et représentation scripturale, au travers de chapitres écrits par Jacques Garçon.

Introduction – Echanges pour une sociolinguistique

17

Théorie(s) La contribution de S. Auroux ouvre la partie de ce volume consacrée à des questions de théorie. Il y rappelle sa critique du mythe de la langue à partir de réflexions initiées au contact des enseignements de L.-J. Calvet et de la lecture de R. Harris. S. Auroux évoque diverses conceptions de la langue, les unes associées aux liens étroits tissés entre l’institution des langues et la construction des états-nations, les autres, aux démarches conventionnaliste ou naturaliste. Selon lui, la définition initialement durkheimienne que propose Saussure de la langue – entité collective confiée par l’action éducative à chacun des membres d’une communauté linguistique – conduit inéluctablement à envisager celle-ci comme un objet détaché des contraintes du réel, présentant une invariance partagée, à côté de variations périphériques. Cette idéalisation autorise une démarche de formalisation de la langue, comme résultat d’un calcul, d’une littéralisation. S. Auroux oppose à cette vision de la langue celle qu’il retient du travail de L.-J. Calvet, qui défend la parole contre la langue, l’analogique contre le digital et qui revendique la pluralité de manifestation du réel langagier. Pour L.-J. Calvet, comme pour S. Auroux, on ne saurait poser qu’une théorie du langage se confond avec l’organe mental qui garantit l’acquisition de celle-ci chez l’enfant et avec l’appareil formel déployé pour décrire le fonctionnement du langage et des langues. A partir de cette proposition critique, S. Auroux développe quelques-unes des conséquences théoriques pour la définition de la notion de langue de sa propre thèse sur l’activité technologique de grammatisation. Ainsi, il affirme que les énoncés réels sont sous-déterminés par rapport à une grammaire de la langue et que le changement linguistique est largement imprévisible. S. Auroux est conduit à substituer à la notion de langue celle d’un hyperespace L défini par les déplacements des locuteurs et de leurs pratiques langagières. Cela conduit naturellement à poser que la sociolinguistique, qui tente de penser la multiplicité des pratiques langagières et sémiotiques, est la seule linguistique possible. Dans sa contribution, P. Blanchet évoque, tout d’abord, les tensions qu’implique la pratique de la sociolinguistique, discipline ouverte sur la diversité des productions et des représentations langagières, sur le plan institutionnel comme sur le plan scientifique. Il répertorie un ensemble d’enjeux théoriques, méthodologiques, épistémologiques et sociaux pour la discipline. Parmi les tâches théoriques que P. Blanchet assigne à la sociolinguistique, relevons celles-ci : définir une théorie linguistique globale, proposer une théorie du signe et de la signification et affiner l’analyse des représentations et des discours. P. Blanchet évoque également les enjeux

18 Pour la (socio)linguistique méthodologiques qui confrontent la sociolinguistique, tout particulièrement la question du rapport aux terrains, à l’observation et à la restitution des résultats de la recherche. De la prise de connaissance de ce catalogue raisonné des chantiers de la sociolinguistique, le lecteur ne peut que retenir l’idée que cette discipline a beaucoup de jours de labeur devant elle, ce qui est une perspective réjouissante. F. Gadet se penche, dans son article, sur le style et le répertoire avec comme terrain de réflexion la langue des jeunes et la notion de contact de langues. Elle propose dans cette réflexion, qu’elle situe dans le sillage labovien, de ne pas opposer mécaniquement un point de vue structurel et un point de vue sociolinguistique sur le style. Cette perspective syncrétique lui permet de revisiter un texte oublié de Léon sur la propagation du changement linguistique dans un village de Touraine et de tirer parti des réflexions de Martinet sur la convergence linguistique. Le propos de F. Gadet invite à revisiter la théorie sociolinguistique à partir d’une méditation sur les différences et les convergences interstylistiques et sur l’activité de sémiotisation qu’implique toute activité sociale. Le texte d’I. Oseki-Dépré est hétérogène par rapport aux autres articles de ce volume. L’auteure le dit d’ailleurs d’entrée de jeu en soulignant que son propos n’a qu’un « rapport indirect » avec la problématique définie pour le colloque de juin 2009 et sa suite éditoriale. Le lien avec les autres interventions, et cette partie de l’ouvrage, tient dans la notion de « langue » et plus précisément de « langue légitime ». Travaillant dans le champ de la traductologie, I. Oseki-Dépré, s’appuyant sur des analyses diverses dont celles de Pierre Bourdieu dans Ce que parler veut dire, s’interroge sur les rapports entre institution du français et tendances dans la traduction en français (depuis le XVIIe siècle). Elle constate que la traduction en français est toujours tributaire de l’image de la langue nationale et des attributs dont celle-ci se pare progressivement (clarté, beauté, netteté, concision) – fût-ce au détriment de l’exactitude de la traduction, que ce soit la traduction des textes classiques ou des textes étrangers modernes. Le français aurait du mal à laisser filtrer quelque chose des langues dans lesquelles sont écrits les textes qu’on y traduit. Pour conclure, I. Oseki-Dépré illustre son propos de l’exemple des différences entre sa propre traduction des histoires de Guimaraes Rosa (prosateur brésilien du XXe siècle) et les traductions ultérieures – qui apparaissent en quelque sorte « rectifiées » dans le sens attendu d’une langue française du beau style et du bon usage. Pour clore, cette partie théorique, D. Véronique s’interroge sur la prise en compte de la question du sens en (socio)linguistique. Il rejoint par là un des enjeux identifiés par P. Blanchet et L.-J. Calvet. Il en appelle d’abord à une

Introduction – Echanges pour une sociolinguistique 19 analyse des pratiques langagières comme des pratiques sociales adossées à une théorie du social explicitement revendiquée comme telle. D. Véronique se réclame, lui, d’une sociologie compréhensive et d’un social appréhendé à partir des interactions entre acteurs sociaux. Il tente de relier la sémantique des activités sociales et les significations que véhiculent les interactions verbales qui sont, au moins partiellement, associées aux activités sociales conjointes.

Ecologie(s) des langues La partie consacrée aux enjeux macrolinguistiques s’ouvre sur une contribution de R. Chaudenson. Cet auteur se penche sur la délicate question de la prévision en matière de développement et d’évolution linguistique. Ces interrogations portent sur l’avenir du français. Il commence par constater l’incapacité où nous nous trouvons de dresser une situation à peu près exacte du français à l’échelle planétaire. Le texte de R. Chaudenson est une sévère critique de l’idéologie et des méthodes employées pour établir des données démolinguistiques sur le français dans le monde. La seule conclusion des démographes qui trouve grâce à ses yeux est celle qui indique que l’avenir du français se joue en Afrique. Le propos général de sa contribution est pour indiquer la difficulté des prévisions d’évolution linguistique, ce qui rejoint la position défendue dans ce volume par S. Auroux. Dans sa contribution, S. Mufwene revient sur les implications de la notion de « poids des langues » dans les réflexions sociolinguistiques initiées par L.-J. Calvet. Il démontre qu’en fonction des situations sociolinguistiques réelles, le rapport de domination entre les langues peut s’inverser. Aucune relation sur le marché des langues n’est fixée une fois pour toutes. De plus, S. Mufwene note que beaucoup de facteurs externes tels que le nombre de locuteurs ou le statut des langues en contact, qui servent à cerner la notion de poids de langues pour L.-J. Calvet, pourraient d’avérer non pertinents dans le hic et nunc des interactions verbales effectives. Par ailleurs, S. Mufwene analyse avec soin les raisons de l’hégémonie de l’anglais pour prôner une démarche qui tienne compte de la réalité des échanges locaux. L’ensemble de la démonstration de Mufwene est destinée à montrer le caractère inadéquat de la notion de poids de langues pour rendre compte des relations interlinguistiques à l’échelle du monde ou à l’échelle d’une communauté. Il rappelle à juste titre que le poids d’une langue peut également s’avérer être un fardeau insoutenable. Partant de prises de position exprimées en séminaire par Louis-Jean Calvet autour de la question de la « mort des langues », le texte de M. Gasquet-Cyrus invite à reconsidérer cette dernière tant du point de vue de

20 Pour la (socio)linguistique l’histoire des idées linguistiques au travers de la problématique du changement qu’en relation avec les bouleversements introduits dans les données mondiales à partir de la fin du siècle dernier. Ceux-ci ont eu, entre autres, comme conséquence la nécessité pour le linguiste de s’interroger à la fois sur les pouvoirs d’action non seulement de sa discipline mais de luimême en tant qu’acteur social, rendant ainsi possible une linguistique de l’action, ou encore une linguistique impliquée, prenant résolument des distances par rapport aux discours « thanatophobes » plus propres à se désoler qu’à agir. Toutefois, le linguiste ne saurait décider de la sauvegarde d’une langue, hors d’une demande de ses locuteurs, ce qui tend à définir clairement ses droits et ses devoirs, et à mieux comprendre les idées que défend sur cette question L.-J. Calvet. Biographie(s) et engagement(s) II Le texte de M. Rispail qui clôt ce volume d’hommages échappe au genre habituel de la contribution à un volume scientifique : en effet, M. Rispail a trouvé une forme originale pour saluer L.-J. Calvet dans toutes ses dimensions de chercheur et d’intellectuel intéressé à des domaines divers (journalisme, chanson, langues…). Le texte – destiné à l’oral – apostrophe directement L.-J. Calvet. Il est construit à partir de références à des échanges entre l’auteure et son destinataire ou à des chansons – ce qui ne l’empêche pas de se centrer essentiellement sur la sociolinguistique et sur une question centrale pour elle : quels rapports peut-on imaginer entre didactique (et même « sociodidactique ») et sociolinguistique ? S’appuyant sur le fait que L.-J. Calvet par son travail contribue à une « théorie sociale du signe », elle l’interpelle – et, au-delà de lui, tous les sociolinguistes – en soulignant à quel point les langues de l’école et les langues des élèves sont des objets essentiels dans la perspective d’une linguistique « qui prenne en compte la dimension sociale du langage ». Et elle invite à un compagnonnage entre ces champs disciplinaires, reprenant une proposition que formule P. Blanchet. Cette brassée de textes offerts à la réflexion de tous et du récipiendaire de ce volume d’hommages, Louis-Jean Calvet, invite à aborder la sociolinguistique en valorisant ses acquis sur l’étude de la variation comme sur la description du social langagier par exemple, tout en ne perdant pas de vue les chantiers à défricher, dont ceux du sens et des représentations.

BIBLIOGRAPHIE DE LOUIS-JEAN CALVET
Mise à jour en juin 2010 par Claude Bourgeois1
1969 • « Sur une conception fantaisiste de la langue: la newspeak de Georges Orwell », dans LA LINGUISTIQUE, vol. 5, fasc.1, 101-104. 1970 • « Arbitraire du signe et langues en contact : le système de numération en bambara, dioula et malinké », dans LA LINGUISTIQUE, vol. 6, fasc. 2, 119-123. • Le système des sigles en français contemporain, thèse de 3e cycle, ronéotée.
MONDE,

• « Les problèmes de la compréhension et de l'expression écrite », dans LE FRANÇAIS DANS LE juin. 1971 • « Comparaison morpho-syntaxique du système des pronoms personnels en français et en bambara », dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 81, juin, 40-43.

• Grammaire de la phrase bambara, Bamako (DNAFLA), Mali. 1972 • « Jean Cantineau, la tradition grammairienne arabe et la phonologie », dans LA LINGUISTIQUE, vol. 8, fasc.2, 69-82. • Cent ans de chanson française, Paris, Seuil (avec Chantal Brunchswig et Jean-Claude Klein) ; nouvelle édition revue, format de poche, 1981, 1984, 1996, 2006. • « Les problèmes de la compréhension écrite et de l'expression » dans R. Nataf (dir.), Le niveau 2 dans l'enseignement du français langue étrangère, Paris, Hachette, Coll. F., 145-156. 1973 • « La théorie des sons du langage au XVIIIe siècle » (avec S. Auroux), dans LA LINGUISTIQUE, vol. 9, fasc. 1, 71-88. • « Les sigles en français », dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE, janvier. • « La chanson bretonne », dans CRITIQUE SOCIALISTE, janvier. • « Le colonialisme linguistique en France », dans LES TEMPS septembre, 72-89.
MODERNES

324-325-326,

Ce document ne recense que les publications de L.-J. Calvet ; une liste plus fournie comprenant ses communications et conférences est disponible sur son site personnel : http://pagesperso-orange.fr/Louis-Jean.Calvet/accueil.htm.

1

22 Pour la (socio)linguistique
• Roland Barthes, un regard politique sur le signe, Paris, Payot, 184 pages. [traductions en italien, serbo-croate, portugais] 1974 • « Une sémiologie politique », dans L’ARC, janvier, 25-29. • « Logophile et logothète », dans L’ARC, janvier, 45-47. • « Barthes, l’amont, l’aval », dans LE MAGAZINE LITTERAIRE 97, février. • La Chanson française aujourd’hui, texte en français facile pour étudiants étrangers, Paris, Hachette. • Langage et textes (classe de 6e), méthode de français pour l’Afrique (en collaboration), livre de l’élève et livre du maître, Paris, Nathan. • Linguistique et colonialisme. Petit traité de glottophagie, Paris, Payot, 250 pages, rééditions 1979 (format de poche), 1988, 2002. [traductions en italien, allemand, serbo-croate, espagnol, galicien, japonais, coréen, argentin] • Pauline Julien, Paris, Seghers, coll. « Poésie et chanson ». 1975 • « Colonisation et langue d’enseignement : note sur une brochure d’A. Davesne », dans LA LINGUISTIQUE, vol. 11, fasc. 2, 117-122. • Langage et textes (classe de 5e), Paris, Nathan. • Pour et contre Saussure, vers une linguistique sociale, Paris, Payot, 152 pages. [traductions en italien et en portugais] 1976 • « A tu et à vous », dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE, janvier. • « Langues véhiculaires et héritage colonial » WEST AFRICAN JOURNAL LANGUAGES 1, 13-21. Joan Pau Verdier, Paris, Seghers, coll. « Poésie et chanson ». • La production révolutionnaire : affiches, slogans, chansons, Paris, Payot, 202 pages. 1977 • « Compte rendu de Langues et politiques des langues en Afrique Noire », dans PERSPECTIVES, vol. VI, 3, Paris, UNESCO. • « Alors, la chanson française ? », dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE, août. • « Les mille et un lieux de la chanson française », dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE, août.
DANS LE MONDE, OF

MODERN

• « Langue française et chanson » (débat avec F. Debyser et R. Kochman), dans LE FRANÇAIS août.

• « Compte rendu de Slovar' sokrascenii francuzskogo jazyka » dans LA LINGUISTIQUE. • Langage et textes (classe de 4e), Paris, Nathan.

Bibliographie de Louis-Jean Calvet

23

• « Sous les pavés de Staline la plage de Freud ? », introduction au recueil Marxisme et linguistique (Marx, Engels, Lafargue, Staline), Paris, Payot. 1978 • Faut-il brûler Sardou ? (avec J.-C. Klein), Paris, Savelli, 116 pages. • « Le français d’Afrique et l’enseignement du français en Afrique », dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE, juin. • « Les chaussettes de l’archiduchesse », dans MANTEIA 21-22. • Langage et textes (classe de 3e), Paris, Nathan. • Les jeux de la société, Paris, Payot, 226 pages. 1979 • « Poésie et formes simples », dans TRACES 1, Rabat, Maroc. • « Métro, boulot, dodo, promenade en royaume d’abréviation », dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE, février-mars, 27-30. • Langue, corps, société, Paris, Payot, 180 pages. 1980 • « La lengua oficial en un proceso de alfabetización en lenguas vernáculas », dans REVISTA DE LA UNIVERSIDAD CATOLICA, février, Quito, Equateur. • « Rire en français, parler français », dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE, février-mars, 27-30. • « Le champ du geste », dans DEGRES 22, Bruxelles, Belgique. • Les sigles, Paris, PUF, coll. « Que sais-je ? ». • La chanson dans la classe de français langue étrangère, Paris, CLE international 1981 • « L’alphabétisation ou la scolarisation : le cas du Mali », dans L’état et la planification linguistique, Québec, Office de la langue française. • Chanson et société, Paris, Payot, 156 pages. • Les langues véhiculaires, Paris, PUF, coll. « Que sais-je ? ». [traduction en japonais] • « Evangélisation et impérialisme culturel », dans LE MONDE DIPLOMATIQUE 324, mars. 1982 • « The spread of mandingo », dans R. L. Cooper (éd.), Language Spread: Studies in diffusion and social change, Bloomington, Indiana University Press, 184-197. • « Ecoles radiophoniques chez les Shuars », dans LE MONDE DIPLOMATIQUE 336, mars. • « L’Afrique noire et le Maghreb », dans TRACES 4, Rabat, Maroc. • « La route sel/or et l’expansion du manding », dans TRACES 4, Rabat, Maroc.

24 Pour la (socio)linguistique
• « Le bambara : planification par défaut au Mali », dans I. Fodor et C. Hagège (éds), La réforme des langues, vol. I, Buske Verlag, Hambourg, 281-287. 1983 • « Plurilinguisme et échange : pour une sociolinguistique des Swaq », dans L.-J. Calvet (éd.) Sociolinguistique du Maghreb. Actes des journées d’étude des 29-30 avril 1982, Paris, Publications du Centre de Recherche Linguistique de l’Université de Paris, 61-72. 1984 • La tradition orale, Paris, PUF, coll. « Que sais-je ? » [traduction en grec] • « Troc, marché et échange linguistique », dans LANGAGE ET SOCIETE 27, Paris, mars, 55-81. • « Le sexe des anges », dans LANGAGE ET SOCIETE 27, Paris, mars, 115-117. • « Der Legale Tod », dans OBST 25, RFA. • « Show biz hexagonal », AUTREMENT 58. • « Structures tubulaires », AUTREMENT 58. • « La saga Colling », AUTREMENT 58. • « La caverne d’Ali », AUTREMENT 58. • « Les musiques qui voyagent », AUTREMENT 58. • Au fil des textes (classe de 6e), méthode de français pour l’Afrique, Paris, Nathan (en collaboration). 1985 • Les langues du marché (Niamey, Bamako, Brazzaville), Paris, CERPL, Université Paris V. • « Des jeux et des mots » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 192, avril. • « Les tours de Nostredame » dans Hommage à Pierre Guiraud, Paris, Les Belles Lettres. • « Métissage et colonisation » dans VIBRATIONS 1, avril. • « La chanson comme métissage » dans VIBRATIONS 1, avril. • « Mehsprachige Märkte und Vehicularsprache : Geld und Sprache » dans OBST 31, septembre 1985, Bremen, Allemagne. • « Touche pas à mon pote » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 196, octobre. • Au fil des textes (classe de 5e), Paris, Nathan. • « Lire Saussure aujourd’hui », postface à la réédition du Cours de linguistique générale, édition critique de Tullio de Mauro, Paris, Payot. • « Le plurilinguisme à l’école, note sur une enquête à Gaillon (Eure) » dans MIGRANTS FORMATION, décembre.

Bibliographie de Louis-Jean Calvet
1986

25

• « Les problèmes d'une politique des langues » dans Universalia, Encyclopédia Universalis, Paris, 93-96. • « L’instrument dans la langue » dans VIBRATIONS 2, janvier. • L’Automne à Canton, Paris, Payot, 188 pages. • « Le français dans tous ses états » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 203, août-septembre. • « Trade Function and Lingua Francas » dans The fergusonian Impact, J. A. Fishman (éd.), Sociolinguistics and the Sociology of Language, vol. 2, Berlin / New York / Amsterdam, Mouton de Gruyter. • « Typologie des politiques linguistiques » dans Etats de langue, Paris, Fayard-Fondation Diderot. • « Par monts et par vaux » dans QUI VIVE 4, septembre, 65-66. • « Ce mec, c’est un vrai goyot » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 204, octobre, 52-58. • « Les marchés, les langues et la politique linguistique » dans Plurilinguisme et communication, F. Lo Jacomo (éd.), Paris, SELAF. 1987 • « T’as le ticket ou l’ouverture ? » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 206, janvier, 41-42. • « L’expansion du français du Moyen Age à nos jours » dans QUI VIVE 5, janvier. • « Chanson et cinéma » (avec Jean-Claude Klein) dans VIBRATIONS 4, janvier. • « Le Renaud sans peine » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 207, février, 23-24. • La guerre des langues et les politiques linguistiques, Paris, Payot, 300 pages. [traductions en anglais, en galicien, en serbe, en arabe – Prix ALESCO-OIF Paris 2009] • « Mickey est un rat, un blaireau » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 208, avril, 48-49. • « Ce cadavré, il m’a fait dos » dans DIAGONALES 1, avril. • « Ça craint, mais ça craint quoi ? » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 209, mai-juin, 36-38. • « Le plurilinguisme à Canton » dans LANGAGE ET SOCIETE 40, juin, 7-19. • « T’as pas cent balles ? » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 210, juillet. • « L’étymologie » dans DIAGONALES 2, juillet. • « La hyène, le croco et le poisson chinchard » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 211, aoûtseptembre, 35-36. • « Noms de lieux » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 212, octobre. 1988 • « Babel sur Seine, ou les étrangers de Paris vus à travers leurs enseignes » dans DIAGONALES 5, janvier. • « A quand le café TGV ? » » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 214, janvier, 44-45.

26 Pour la (socio)linguistique
• « Language planning and language struggle – compte rendu de The sociology of Welsh » dans PLANET 67, Aberystwyth, Pays de Galles, février. • « 87-88 : les mots de l’année » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 215, mars. • « Le propre, le commun et les hommes politiques » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 216, avril. • « Tonton, Raymond, Jacquot et les autres » dans LE FRANÇAIS juin, 42-43.
DANS LE MONDE

217, mai-

• « Pur et dur » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 218, juillet, 39-40. • « Ouille ! » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 219, septembre. • « Au voleur ! » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 220, octobre, 41-42. • « Avoir la pêche ou la frite ? » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 221, nov.-déc., 43-44. • « Dynamique du plurilinguisme » dans LINGUISTIQUE AFRICAINE 1, Paris, 133-143. • « Kolonisation und Sprachpolitische Forderungen » dans Sociolinguistics, an international Handbook of the Science of language and Society, Berlin / New York, de Gruyter. • « L’enjeu néologique et ses rapports à l’idéologie », dans CILF 13, 103-106. 1989 • « Ouatères ou vécés ? Emprunt ou étymologie ? » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 222, janvier, 43-44. • « Révolution : les mots pour la dire » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 223, fév.-mars, 30-31. • « Afrique : état de lieux, état des langues » dans DIAGONALES 10, avril. • « De la pantoufle au cocon » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 224, avril, 39-40. • « Ce chauffeur est un vrai chauffard » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 225, mai-juin, 45-46. • « Chinoiseries » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 226, juillet. • « In French dans le texte » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 228, octobre, 42-43. • « Pas de lézard chez les tagueurs » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 229, nov.-déc., 43-44. • « Interactions commerciales en situation plurilingue » dans BUSCILA – L’interaction, association des sciences du langage, 147-155. • « Les marchés plurilingues, la langue française et l’état » dans Espace francophone 2, Bangui, 147-155. 1990 • « Histoire de coq » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 230, janvier, 38-39. • « Le blanchiment de l’argent » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 231, février-mars, 30-31. • « Cette histoire m’achale » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 232, avril. • « Mon dogue, ma dague et ma digue » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 233, mai-juin, 41-42.

Bibliographie de Louis-Jean Calvet

27

• « Le français, les langues africaines et le développement » dans Premier colloque international sur l’enseignement du français en Chine : communications choisies, Ottawa, 245-255. • « Les ripoux et les autres » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 234, juillet, 37-38. • « A fond la bécane » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 235, août-septembre, 42-43. •Roland Barthes, Paris, Flammarion, 340 pages. [traductions en néerlandais, espagnol, italien, anglais, allemand, japonais, portugais, chinois, suédois] • « Bide ou tabac » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 236, octobre, 45-46. • « Les graphiques d’évaluation des situations plurilingues (avec application au Sénégal) » dans PLURILINGUISMES 2, Paris. • « Des mots sur les murs : le marquage linguistique du territoire » dans MIGRANTS FORMATION 83, décembre. 1991 • « Antoine a déjanté, il ne tourne pas rond » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 238, janvier, 42-43. • « Pas très catholique » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 239, février-mars. • « Le crocodile et l'éléphant » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 240 avril, 42. • « L’argot comme variations diastratique, diatopique et diachronique (autour de Pierre Guiraud) » dans LANGUE FRANÇAISE 90, mai, 40-52. • Georges Brassens, Lieu Commun, Paris, 352 pages ; republié en livre format de poche, Payot, 1993, 2001. [traduction en japonais à paraître] • « Barthes et le cinéma : la disparition du signifiant » dans CINEMACTION 60, Histoire des théories du cinéma, juillet, 140-146. • « La serpillière et le torchon » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 241 mai-juin, 46-47. • « Du chou au trognon » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 242, juillet, 42. • « Changing Places in French Song from 1945 to the Present Day » dans B. Rigby et N. Hewitt (éds), France and the Mass Media, Londres, Palgrave Macmillan. • « Lingua e Ideologia » dans Poder, ideologia e lingua, Yves Peeters (éd.), Associaçom galega da lingua, Ourence, Espagne. • « Glossologues et glossographes, note d’un non-créoliste sur un moment de l’histoire des études créoles » dans ETUDES CREOLES, vol. XIII, n° 1. • « Retour sur la panosse » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 244, octobre, 38. • « Le modèle “acacia” : la communication africaine et le développement » dans Langues et civilisations africaines, arguments culturels pour le développement, ACCT, Paris. • « J’ai plus de bugs, j’ai des virus » dans LE FRANÇAIS décembre, 40-41.
DANS LE MONDE

245, novembre-

28 Pour la (socio)linguistique
• Préface à Ntole Kazadi, L’Afrique afro-francophone, Institut d’Etudes Créoles et Francophones, diffusion Didier érudition, 360 pages, Paris. • « Véhicularité/simplicité : mythe ou réalité ? » dans LYNX 25-2, Université de Nanterre, 107-120. • « Le facteur urbain dans le devenir linguistique des pays africains. Le facteur linguistique dans la constitution des villes africaines » dans Cahiers des Sciences Humaines vol. 27, n° 34, Paris, ORSTOM, 411-432. 1992 • « “Dry ? Nein, Zwei !” ou : interférez, interférez, vous communiquerez toujours quelque chose » dans HUMORESQUES 2, Humour, science et langage, Nice, Z'éditions, 103-108. • « Les langues nationales à l’école : un serpent de mer » dans DIAGONALES 21, janv.-février. • « Du côté de la langue québécoise » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 246, janvier, p. 38. • « Quelle politique linguistique pour le développement ? » dans Enseignement des langues dans le monde d’aujourd’hui, volume 3, Hachette. • « Pin’s et pins’eurs, les mots pour le dire » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 247, fév.-mars. • « La famille dans l’espace urbain : trois modèles de plurilinguisme » (avec Martine Dreyfus) dans PLURILINGUISMES 3, janvier 1992. • « Je rame, c’est la galère, c’est une torture… » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 248, avril, 40-41. • « L’Europe, ses langues et le monde » dans LA LETTRE DU BUREAU LINGUISTIQUE 14, janvier-mars, Rome, Service culturel de l'ambassade de France. • « Jeux Olympiques » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 249, mai-juin. • « Fêlé, barjo, givré… » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 250, juillet, p. 41. • Les langues des marchés en Afrique (sous la direction de Louis-Jean Calvet), Institut d’Etudes Créoles et Francophones, diffusion Didier Erudition, 360 pages, Paris. • « Les langues des marchés au Mali » dans L.-J. Calvet (dir.), Les langues des marchés en Afrique, Institut d’Etudes Créoles et Francophones, diffusion Didier Erudition, 360 pages, Paris, 193-217. • « Les mots sous la photographie » dans LA spécial Roland Barthes, Paris, juin, 23-25.
RECHERCHE PHOTOGRAPHIQUE

12, numéro

• « From Tonton Georges (Brassens) to Tonton David » dans EUROPA 2, San Francisco. • « Cette fatigue, ça me tue… » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 251, août-sept., p. 44. • « Le tapeur s’est fait latter » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 252, octobre, 39-40. • « C’est dingue, le gras c’est crade » dans LE FRANÇAIS décembre, p. 45.
DANS LE MONDE

253, novembre-

• Multilinguisme et développement dans l’espace francophone (avec D. Baggioni, R. Chaudenson, G. Manessy et D. de Robillard), Institut d’Etudes Créoles et Francophones, diffusion Didier Erudition, Paris.

Bibliographie de Louis-Jean Calvet

29

• « Contribution à la réflexion sur le vocabulaire bamanan de la maladie » dans Langues et métiers modernes ou modernisés au Mali (Santé et travail du fer), Institut d’Etudes Créoles et Francophones, diffusion Didier Erudition, Paris. • « Des mots sur les murs : une comparaison entre Paris et Dakar » dans Des langues et des villes, actes du colloque « Des langues et des villes » (Dakar, 15-17 décembre 1990), Institut d’Etudes Créoles et Francophones, diffusion Didier Erudition, Paris, 73-84. • « Ce que la linguistique doit aux études créoles » dans ETUDES CREOLES, vol. XV-2, 9-52. 1993 • Histoires de mots, Paris, Payot, 218 pages [traduction en espagnol et en galicien] • « Le nouveau, c’est bien, en abuser ça craint… » dans LE FRANÇAIS DANS janvier, p. 41.
LE MONDE

254,

• L’Europe et ses langues, Paris, Plon, 238 pages [traduction en portugais, en japonais] • « The migrant languages of Paris » dans C. Sanders (éd.), French Today, Cambridge, Cambridge University Press, 105-119. • « Le goût de la langue », compte rendu de Dictionnaire historique de la langue française dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 255, février-mars, 85-86. • Présentation du Plurilinguismes n° 5, « Antoine Meillet et la sociolinguistique », Paris, CERPL, mars, p. 1-3. • « Antoine Meillet, la politique linguistique et l’Europe : les mains sales » dans PLURILINGUISMES 5, « Antoine Meillet et la sociolinguistique », Paris, CERPL, mars, 40-56. • « Le verlan en kit » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 256, avril, p. 42. • « Dégueuler n’est pas le contraire d’engueuler » dans LE FRANÇAIS mai-juin.
DANS LE MONDE

257,

• La sociolinguistique, Paris, PUF, Que Sais-Je ? - 2e éd. 1996, 3e éd. 1998, 4e éd. 2002, 5e éd. 2005. [traduction en arabe, en chinois, en coréen, en galicien, en japonais, en portugais, et en suédois] • « Baba et religieuse : la logique du paradigme » dans LE FRANÇAIS juillet.
DANS LE MONDE

258,

• « Roland Barthes dans la presse : bio/critique » dans Barthes après Barthes, actes du colloque international de Pau, Publications de l’université de Pau. • « Le hareng et la pouliche » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 259, août/septembre, 37-38. • « Français et urbanisation » dans D. de Robillard et M. Beniamino (éds), Le français dans l’espace francophone, Paris, Champion, 431-449. • « Véhicularité, véhicularisation » dans D. de Robillard et M. Beniamino (éds), Le français dans l’espace francophone, Paris, Champion, 451-456 • « Francophonie et géopolitique » dans D. de Robillard et M. Beniamino (éds), Le français dans l’espace francophone, Paris, Champion, 483-495. • « T’as pas une brique ? » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 260, octobre.

30 Pour la (socio)linguistique
• L’argot en vingt leçons, Paris, Payot, 214 pages. • « Ce que l’école de Chicago peut apporter à la sociolinguistique » dans LENGAS 34, Montpellier, 7-17. • « Les politiques linguistiques » dans Contextos etnicos del lenguaje, aportes en educacion y etnodiversidad, Universidad Autonoma « Benito Juarez » de Oaxaca. • « Le français, les langues africaines et le développement » dans Contextos etnicos del lenguaje, aportes en educacion y etnodiversidad, Universidad Autonoma « Benito Juarez » de Oaxaca. 1994 • « Vocabulaire de crise » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 262, janvier, 40-41. • « La semaine des quatre jeudis » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 263, février-mars, p. 93. • L’argot, Paris, PUF, Que sais-je ? ; 2e édition 1999 ; 3e édition 2007. • « Espace urbain et plurilinguisme » dans La ville, arts de faire, manières de dire, J.-M. Barberis (dir.), Praxiling, Langues et praxis, Montpellier, 161-171. • « De l’intellectuel à l’intello » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 264, avril, 41-42. • « La voix dans la chanson » dans MOEBIUS 60, Montréal, Québec. • « De la mode à la tendance » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 265, mai-juin, 37-38. • « Quel modèle sociolinguistique pour le Sénégal ? Ou : il n’y a pas que la véhicularité » dans LANGAGE ET SOCIETE 68, juin, 89-107. • « CIP ou SMIC jeune ? » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 266, juillet, p. 46. • Les voix de la ville, introduction à la sociolinguistique urbaine, Paris, Payot. • « Les politiques de diffusion des langues en Afrique francophone » dans INTERNATIONAL JOURNAL OF THE SOCIOLOGY OF LANGUAGE 107, vol. 2, 67-76. • « Les “sur” ont débarqué » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 267, août-septembre. • Préface à la réédition de Pierre Guiraud, Dictionnaire des étymologies obscures, Paris, Payot. • « Y a-t-il une identité francophone ? » dans LES CAHIERS Conseil de la Francophonie, Paris, septembre, 75-112.
DE LA FRANCOPHONIE

2, Haut

• « Quand les linguistes ont mal aux mots et quand l’Etat prend les citoyens pour des gamins ou on n’en finit jamais avec la langue de bois » dans LANGAGE ET SOCIETE 69, 81-91. • « A cent à l’heure » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 268, octobre, p. 36. • « Ça me bouffe » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 269, novembre -décembre, p. 39. • « Créolistique et grammaire générative : quels niveaux d'analyse ? », introduction au numéro 8 de Plurilinguismes, Paris, CERPL, décembre, pp. I-XXIII. • Préface à Pierre Martinez, Langues et société aux Antilles : Saint-Martin, Paris, Maisonneuve et Larose.

Bibliographie de Louis-Jean Calvet
1995 • « Ces affaires, quel scandale, ces scandales, quelle affaire ! » dans MONDE 270, janvier.

31

LE FRANÇAIS DANS LE

• Préface à Zheng Li-Hua, Les Chinois de Paris et leurs jeux de face, Paris, L’Harmattan. • « Quel temps fera-t-il sur la chanson française ? A propos des courants actuels de la chanson française » dans U. Mathis-Moser (dir.), La chanson française contemporaine. Politique, société, médias (actes du symposium du 12-16 juillet 1993, Innsbruck) ; Innsbruck, Verlag des Instituts für Sprachwissenchaft deer Universität Innsbruck. • « Le rap, une parole urbaine, note sur un atelier d’écoute » dans La chanson française contemporaine, actes du symposium du 12-16 juillet 1993, Innsbruck. • « La voix dans la chanson : quelques questions en marge de quelques rencontres » dans La chanson française contemporaine, actes du symposium du 12 au 16 juillet 1993, Innsbruck. • « Politicas lingüísticas y construccion europea » dans SIGNO & SEÑA, Revista del Instituto Superior de Lingüística, Universidad de Buenos Aires, n° 4, mai. • « Approche sémiologique de quelques chansons de Georges Brassens » dans ETUDES LITTERAIRES vol. 27, n° 3, hiver 1994-1995, Université Laval, Québec, 17-27. • « Lire et élire » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 271, février-mars, 90-91. • « Stressé, speedé » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 272, avril, 38-39. • « Provinces et régions » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 273, mai-juin, 34-36. • « Les girondingues sont cinglés » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 274, juillet. • « L’écriture en Afrique » dans DIAGONALES 35, août. • « Nickel et chrome » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 275, août-septembre. • « Le schmidt et la yeumeu » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 276, octobre. • Introduction à Caroline Juillard, Sociolinguistique urbaine, la vie de langues à Ziguinchor (Sénégal), Paris, éditions du CNRS. • « Le gaulois et le babtou » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 277, nov.-déc., 38-39. 1996 • « Les mystères du requin » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 278, janvier. • Les politiques linguistiques, Paris, PUF, collection « Que sais-je ? » [traduction en arabe, en brésilien, en espagnol et en japonais] • « Il y a gosses et gosses » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 279, février-mars. • « Les sigles à la rescousse de la langue de bois » dans LE avril, 38-39.
FRANÇAIS DANS LE MONDE

280,

• « La ville et les langues » Revue Lire et Savoir, numéro hors série « Lire la Ville », Paris, Gallimard, juin.

32 Pour la (socio)linguistique
• « Y a-t-il une politique linguistique de la France en Afrique indépendante ? » dans GRENZ GÄNGE 5, Leipziger Universitätsverlag, Leipzig, 53-62. • « La frime et le frimeur » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 282, juillet. • « Tabagie » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 283, août-septembre. • Nouvelle génération française (en collaboration avec Jean-Claude Demari, Koh Nagano, Noriyuki Nishiyama), Daisan Shobo, Tokyo. • Histoire de l’écriture, Paris, Plon, 296 pages ; réédité par « Le grand livre du mois » (1996) ; réédité en format de poche, Hachette littératures (1998). [traduction en chinois espagnol japonais] • « Les “Edwiniens” et leur langue : sentiments et attitudes linguistiques dans une communauté créolophone blanche de Louisiane » dans REVUE QUEBECOISE DE LINGUISTIQUE THEORIQUE ET APPLIQUEE 13, 1996. • « Web et réseau » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 284, octobre. • Préface à Daniel Laumesfeld, La Lorraine francique, Paris, L’Harmattan. • « La came et le camelot » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 285, décembre. • « Pour en finir avec la sociolinguistique », préface à Cécile Canut, Dynamiques linguistiques au Mali, Paris, Didier Erudition. • « Une ou deux langues ? » dans ETUDES CREOLES, vol. XIX, 2, 69-82. 1997 • « La castagne façon pied noir » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 286, janvier. • « Du côté de Marseille » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 287, février-mars. • « Du calame au clavier » dans LE MONDE DE L’EDUCATION, numéro spécial Ecriture, mars. • « La prof de céfran, elle soque que tchi » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 288, avril 1997. • Les politiques linguistiques, mythes et réalités (en collaboration avec Caroline Juillard, éds), FMA, Beyrouth. • « La France a-t-elle une politique linguistique ? » dans L.-J. Calvet et C. Juillard (éds), Les politiques linguistiques, mythes et réalités, FMA, Beyrouth. • « Les faits et la théorie (autour d’une rencontre avec les études créoles et Robert Chaudenson) », in M.-C. Hazaël-Massieux et D. de Robillard (éds), Contacts de langues, contacts de culture, créolisation, Paris, L’Harmattan, 225-238. • « Les mots du rap et de la techno » dans LE FRANÇAIS DANS LE MONDE 289, mai-juin. • Coordination du n° 13 de Plurilinguismes, « Autour de Pygmalion », Paris, juin. • « Pygmalion et Galatée : mobilité sociale et changement linguistique », introduction au n° 13 de Plurilinguismes, Paris, juin, 1-8.