L'enseignant : réalités économiques et enjeux professionnels

-

Français
242 pages
Lire un extrait
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Description

Dans quelle mesure et de quelle façon l'analyse économique rend-elle compte de l'activité de l'enseignant ? De la théorie du capital humain à la théorie des incitations en passant par la New Economics of Personnel et les nouveaux modèles de régulation scolaire, voici une analyse qui interroge la capacité de l'analyse économique à rendre compte des questions organisationnelles, longtemps ignorées par l'économie de l'éducation.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 novembre 2012
Nombre de lectures 36
EAN13 9782296508880
Langue Français
Poids de l'ouvrage 4 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0005€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Signaler un problème
C o l l e c t i o n L’ E S P R I T É C O N O M I Q U E S É R I E É C O N O M I E E T I N N O V A T I O N
FrançoiseLarréet Jean-MichelPlassard
L’Enseignant : réalités économiques et enjeux professionnels
L’ENSEIGNANT: RÉALITÉS ÉCONOMIQUESET ENJEUX PROFESSIONNELS
© L’Harmattan, 2012 5-7, rue de l’École-polytechnique ; 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-336-00565-2 EAN : 9782336005652
Françoise LARRÉet Jean-Michel PLASSARDL’ENSEIGNANT: RÉALITÉS ÉCONOMIQUESET ENJEUX PROFESSIONNELS
Collection « L’esprit économique » fondée par Sophie Boutillier et Dimitri Uzunidis en 1996 dirigée par Sophie Boutillier, Blandine Laperche, Dimitri Uzunidis Si l’apparence des choses se confondait avec leur réalité, toute réflexion, toute Science, toute recherche serait superflue. La collection « L’esprit économique » soulève le débat, textes et images à l’appui, sur la face cachée économique des faits sociaux : rapports de pouvoir, de production et d’échange, innovations organisationnelles, technologiques et financières, espaces globaux et microéconomiques de valorisation et de profit, pensées critiques et novatrices sur le monde en mouvement... Ces ouvrages s’adressent aux étudiants, aux enseignants, aux chercheurs en sciences économiques, politiques, sociales, juridiques et de gestion, ainsi qu’aux experts d’entreprise et d’administration des institutions. La collection est divisée en six séries : Dans la sérieEconomie et Innovationpubliés des ouvrages sont d’économie industrielle, financière et du travail et de sociologie économique qui mettent l’accent sur les transformations économiques et sociales suite à l’introduction de nouvelles techniques et méthodes de production. L’innovation se confond avec la nouveauté marchande et touche le cœur même des rapports sociaux et de leurs représentations institutionnelles. La sérieL’économie formelle a pour objectif de promouvoir l’analyse des faits économiques contemporains en s’appuyant sur les approches critiques de l’économie telle qu’elle est enseignée et normalisée mondialement. Elle comprend des livres qui s’interrogent sur les choix des acteurs économiques dans une perspective macroéconomique, historique et prospective. Dans la sérieLe Monde en Questions sont publiés des ouvrages d’économie politique traitant des problèmes internationaux. Les économies nationales, le développement, les espaces élargis, ainsi que l’étude des ressorts fondamentaux de l’économie mondiale sont les sujets de prédilection dans le choix des publications. La sérieKrisisa été créée pour faciliter la lecture historique des problèmes économiques et sociaux d’aujourd’hui liés aux métamorphoses de l’organisation industrielle et du travail. Elle comprend la réédition d’ouvrages anciens, de compilations de textes autour des mêmes questions et des ouvrages d’histoire de la pensée et des faits économiques. La sérieClichés a été créée pour fixer les impressions du monde économique. Les ouvrages contiennent photos et texte pour faire ressortir les caractéristiques d’une situation donnée. Le premier thème directeur est : mémoire et actualité du travail et de l’industrie ; le second : histoire et impacts économiques et sociaux des innovations. La sérieCours Principauxcomprend des ouvrages simples, fondamentaux et/ou spécialisés qui s’adressent aux étudiants en licence et en master en économie, sociologie, droit, et gestion. Son principe de base est l’application du vieil adage chinois : « le plus long voyage commence par le premier pas ».
Préambule: A l’origine de cet ouvrage se trouve un questionnement sur la capacité de l’économie de l’éducation à prendre en compte les problèmes d’organisation. Pour répondre à ce questionnement, nous avons entrepris une exploration systématique de la littérature en économie de l’éducation avec une démarche originale consistant à y rechercher la place qu’y occupe l’enseignant. Nous livrons donc ici à la fois ce qui pourrait être appelé, à l’instar de la sociologie des professions, une « économie de l’enseignant », mais surtout un ensemble de repères pour une approche renouvelée en économie de l’éducation, renouvelée au sens où cette approche permet de rendre compte des enjeux professionnels attachés aux nouvelles réalités économiques et organisationnelles.
Sommaire
INTRODUCTION.........................................................................................................................................9 TITREI L’ENSEIGNANT DANS LANALYSE ÉCONOMIQUE.....................................................71Chapitre I – Les premières tentatives de prise en compte de l’input enseignant ...................................21 Chapitre II – L’enseignant soumis au prisme du marché : l’offre et la demande d’enseignants ...........37 Chapitre III – L’enseignant vu comme acteur de la performance dans le cadre d’une relation contractuelle ............................................................................................................................................61 TITREII L’ENSEIGNANT ENTRE RÉGULATION ET ÉVALUATION........................................... 89 Chapitre I – Évaluation et incitation des enseignants.............................................................................95 Chapitre II – Régulation et incitation des enseignants .........................................................................129 Chapitre III – La fragilité de la relation entre incitation, effort et performance ..................................161 RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES......................................................................... 201 TABLE DES MATIÈRES............................................................................................ 229
Introduction
Depuis sa naissance enregistrée dans les années 1960, l’économie de l’éducation a connu de nombreux développements et a su faire preuve d’une assez bonne capacité d’adaptation pour répondre aux multiples défis posés tant par les faits stylisés que par les évolutions et les modifications des enjeux des sociétés. On ne dispose toutefois pas d’une analyse globale cohérente intégrée du processus éducatif capable de rendre compte aussi bien des caractéristiques de l’offre et de la demande d’éducation. Sur de nombreux points, les apports de l’économie de l’éducation sont non négligeables. L’éducation a été envisagée dès l’origine par les économistes comme un investissement en capital humain et la question de la rentabilité s’est donc révélée stratégique. La mesure des bénéfices et des coûts de l’éducation est devenue une question centrale aussi bien pour le thème de la demande d’éducation des ménages que pour celui du lien entre l’éducation et le marché du travail. Il s’agit là d’une question délicate approchée par la méthode de la fonction de gains introduite par Mincer (1974) qui a intégré très rapidement à la démarche les effets de la formation post initiale via notamment l’expérience professionnelle. Les développements plus récents et les raffinements associés à l’introduction de variables supplémentaires (sexe, origine ethnique, lieu de résidence, etc.) ou l’utilisation de données plus riches permettent aujourd’hui d’avoir une vision plus réaliste des bénéfices apparents liés au marché du travail (Goux et Maurin, 1994). Par ailleurs, l’économie de l’éducation a su intégrer les diverses approches des relations entre éducation, rémunération et carrière en s’appuyant sur des cadres théoriques très variés (théorie standard, théorie institutionnelle) (Paul, 1999). L’analyse du problème lancinant des effets externes de l’éducation a également fait l’objet d’un certain nombre de développements significatifs. L’impact de l’éducation sur la croissance économique a connu un regain d’intérêt avec l’émergence des modèles de croissance endogène, notamment Lucas (1988) qui souligne les effets sociaux de l’éducation en supposant que le niveau moyen de capital humain exerce des effets (spillovers) positifs sur la productivité des individus. L’intuition est que la production est facilitée là où la population est instruite et en bonne santé et là où beaucoup d’entreprises modernes ont été déjà attirées.
Si les questions d’éducation ont été abordées par les économistes le plus souvent sous l’angle de l’efficacité, les questions d’équité n’ont toutefois pas été oubliées et le concept d’équité a permis d’ouvrir le débat sur les diverses sortes d’inégalités tout en instaurant le dialogue avec les sociologues. Les
9