Cupidon au travail

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Qui est avec qui ? S'il est une question qui hante la vie des entreprises, mais dont on parle à peine, et surtout qui n'est jamais prise en compte très sérieusement, ce sont bien les relations intimes au travail. Pourtant, et nous le savons t


Qui est avec qui ? S'il est une question qui hante la vie des entreprises, mais dont on parle à peine, et surtout qui n'est jamais prise en compte très sérieusement, ce sont bien les relations intimes au travail. Pourtant, et nous le savons tous, elles sont le quotidien de beaucoup de nos collègues.



Alors les entreprises peuvent-elles y échapper ? La réponse est non, statistiques à l'appui. Ni aucune organisation ni aucune personne n'est à l'abri, pour des raisons psychologiques et sociologiques qu'il est utile de connaître.



Dès lors, faut-il craindre ces relations ? Il y a bien sûr l'infidélité, le harcèlement, la confiscation de la vie privée, mais les entreprises les plus créatives sont aussi celles où les relations intimes sont les plus nombreuses...



Avec ce livre, c'est un regard clair sur un sujet brûlant, pour une appréhension plus juste des relations au travail.




  • Introduction : l'amour au travail


  • La loi de Cupidon


  • Premier principe : rien ne sert de courir avant la... nième


  • Deuxième principe : plus on est haut placé, plus on séduit bas


  • Troisième principe : l'organisation scientifique de la confusion


  • Quatrième principe : pour gagner, il faut savoir se perdre


  • Ce que dit la psychologie : l'adulte erre en quête de dangers


  • Ce que dit la sociologie : un espace idéal qui va... du pareil au m'aime


  • Conclusion : "qui va avec qui ?" ou les risques du métier


  • Annexe : table générale de la loi de Cupidon


  • Index

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Date de parution 07 juillet 2011
Nombre de visites sur la page 189
EAN13 9782212860696
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0097 €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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Cupidon au travail
L O Ï C K R O C H E
« Chaque homme et chaque femme, en fonction de son ancienneté et du nombre de personnes que compte son environnement professionnel, va développer un nombre précis de relations intimes sur son lieu de travail » Cupidon au travail
Qui est avec qui ?S’il est une question qui hante la vie des entreprises, mais dont on parle à peine, et surtout qui n’est jamais prise en compte très sérieusement, ce sont bien les relations intimes au travail. Pourtant, et nous le savons tous, elles sont le quotidien de beaucoup de nos collègues.
Alors les entreprises peuventelles y échapper ? La réponse est non, statistiques à l’appui. Ni aucune organisation ni aucune personne n’est à l’abri, pour des raisons psychologiques et sociologiques qu’il est utile de connaître.
Dès lors, fautil craindre ces relations ? Il y a bien sûr l’infidélité, le harcèlement, la confiscation de la vie privée, mais les entreprises les plus créatives sont aussi celles où les relations intimes sont les plus nombreuses…
Avec ce livre, c’est un regard clair sur un sujet brûlant, pour une appréhension plus juste des relations au travail.
Diplômé de l’Essec, habilité à diriger des recherches en sciences de gestion, docteur en psychologie et docteur en philosophie, Loïck ROCHEdirecteur adjoint de Grenoble École de est Management. Il est l’auteur deChacun est libre de réussir sa vieet de plusieurs ouvrages sur les nouvelles technologies.
Cupidon au travail :HSMHKI=VX[^]Y: Code éditeur : G53698  ISBN : 2708136984 18
Cupidon au travail
Chez le même éditeur
Patrick Banon,Dieu et l’entreprise Annie Battle et Sandra BattleNelson,Le bal des diri-geantes Patrick Lencioni,Thriller psychologique pour manager autrement Joep P.M. Schrijvers,Trop gentil au bureau ?
LOÏCKROCHE
Cupidon au travail
Chaque homme et chaque femme, en fonction de son ancienneté et du nombre de personnes que compte son environnement professionnel, va développer un nombre précis de relations intimes sur son lieu de travail…
Éditions d’Organisation Groupe Eyrolles 61, bd Saint-Germain 75240 Paris cedex 05
www.editions-organisation.com www.editions-eyrolles.com
er Le code de la propriété intellectuelle du 1 juillet 1992 inter-dit en effet expressément la photocopie à usage collectif sans autorisation des ayants droit. Or, cette pratique s’est généra-lisée notamment dans l’enseignement provoquant une baisse brutale des achats de livres, au point que la possibilité même pour les auteurs de créer des œuvres nouvelles et de les faire éditer correctement est aujourd’hui menacée. En application de la loi du 11 mars 1957, il est interdit de reproduire intégra-lement ou partiellement le présent ouvrage, sur quelque support que ce soit, sans autorisation de l’Éditeur ou du Centre Français d’Exploitation du Droit de copie, 20, rue des Grands-Augustins, 75006 Paris.
© Groupe Eyrolles
ISBN : 2-7081-3698-4
Sommaire
Introduction : L’amour au travail 7 Si tous les hommes et toutes les femmes n’éprouvent pas nécessairement l’amour du travail, tous connaissent — même s’ils ne l’ont pas toujours expérimenté — des hommes et des femmes qui eux ont vécu un jour ou vivent aujourd’hui l’amour au travail…
La loi de Cupidon 21 Chaque homme et chaque femme, en fonction de son ancienneté et du nombre de personnes que compte son environnement professionnel, va développer un nombre précis de relations intimes sur son lieu de travail.
Premier principe : Rien ne sert de courir avant la…nième39 Il fautnrencontres pour qu’il puisse potentiellement exister entre deux personnes sur leur lieu de travail une relation à connotation intime.
Deuxième principe : Plus on est placé haut, plus on séduit bas 55 Il existe un lien étroit entre la position hiérarchique occupée et la capa-cité à « séduire ».
Troisième principe : L’organisation scientifique de la confusion 71 Il existe dans l’entreprise, la collectivité, l’administration, une organi-sation « scientifique » de la confusion des genres entre la vie privée et la vie professionnelle. © Groupe Eyrolles
6Cupidon au travail
Quatrième principe : Pour gagner, il faut savoir se perdre 85 Il existe un lien entre la capacité à innover des organisations et la capa-cité des hommes et des femmes à nouer des relations intimes sur leur lieu de travail.
Ce que dit la psychologie : L’adulte erre en quête de dangers 99 La psychologie renvoie tout d’abord à la question de l’infidélité. Contrairement à ce que nous pensons, la normalité devrait être l’infidé-lité et non la fidélité. La psychologie explique ensuite pourquoi le lieu de travail — parce qu’il propose de multiples dangers — va être perçu comme très séduisant pour celles et ceux qui vont y développer des rela-tions intimes.
Ce que dit la sociologie : Un espace idéal qui va… du pareil au m’aime 111 Le lieu de travail, dès lors qu’il est détourné par des hommes et des fem-mes pour y développer des relations intimes, se constitue comme un lieu tiers, idéal, à l’abri des contingences, des règles et des nécessités qui régissent la vie professionnelle et la vie privée proprement dite — à savoir en dehors du lieu de travail.
Conclusion : « Qui est avec qui ? » ou les risques du métier… 121 Si les hommes et les femmes, parce qu’ils l’ont choisi, peuvent construire des relations intimes sur leur lieu de travail, ils doivent savoir que leur vie professionnelle ne pourra jamais supporter très longtemps d’être devenue dépendante de ce bout de vie — un bout de vie qui n’est ni vraiment de la vie professionnelle, ni vraiment de la vie privée. Le vau-deville est un luxe que la vie professionnelle se refusera toujours de payer !
Annexe : Table générale de la loi de Cupidon
Index
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© Groupe Eyrolles
Introduction
L’amour au travail
Si tous les hommes et toutes les femmes n’éprouvent pas nécessairement l’amour du travail, tous connaissent — même s’ils ne l’ont pas toujours expérimenté — des hommes et des femmes qui eux ont vécu un jour ou vivent aujourd’hui l’amour au travail…
En tant que dirigeant et consultant en entreprise, j’en avais vu des choses, et même de toutes les couleurs ! Tout d’abord, et ce sont ces choses dont je me sou-viens le mieux, de très belles. Je pense tout particulière-ment à ces salariés qui, devant les difficultés rencontrées par l’entreprise et l’évidence de la fermeture à laquelle ils semblaient condamnés, se sont pris en main et, après des mois d’une bataille juridique difficile et une mobilisation jamais démentie, ont fini par racheter l’entreprise. Aujourd’hui, ils en sont les propriétaires et cela marche plutôt bien. Je pense à ces chefs d’entreprise qui, chaque jour, comme la très grande majorité des hommes et des femmes qui travaillent à leur côté, donnent sans compter, jusqu’à, parfois, tout sacrifier. Je pense aussi à ces chaînes de solidarité quotidiennes formidables que l’on peut voir © Groupe Eyrolles
8Cupidon au travail
dans la plupart des organisations où, lorsqu’une per-sonne connaît des problèmes sérieux, de santé par exem-ple, on sait ranger les couteaux, enterrer les querelles, oublier des luttes devenues stériles, et prendre de son temps, qui pour accompagner la personne devant subir des examens à l’hôpital, qui pour se proposer de garder ses enfants… Je pense encore à ces syndicalistes de la CGT, âpres au combat, et à ces dirigeants qui ne lâchaient rien, mais capables de se dire les choses en face et, au-delà des joutes officielles et des négociationsa prioriimpossibles, de travailler dans le plus grand secret pour dénouer le cas de salariés qu’un plan social aurait, plus encore que pour d’autres, jeté dans la plus grande précarité. Tous ces hommes et toutes ces femmes, qui construi-sent chaque jour nos organisations, avec abnégation, cou-rage et intelligence, je les ai toujours considérés — pour prendre appui sur un joli titre de Jules Romains — comme mes maîtres en « bonne volonté ». Cependant, et c’est le revers de la médaille, j’ai vu aussi des choses moins belles. Je pense à la mesquinerie, à la petitesse de certains hommes et de certaines femmes prêts à tout, y compris à mentir effrontément, à critiquer sans relâche l’environnement professionnel, voire les col-lègues avec qui ils travaillent, sans considération aucune pour l’intérêt général. Je pense également à ces quelques hommes et à ces quelques femmes qui, dans l’adversité, ont bénéficié de l’appui indéfectible de collègues ; mais qui, une fois sortis de ces difficultés, font mine de ne plus s’en souvenir et même n’adressent plus la parole à celles et ceux qui hier leur ont tendu la main, et sans qui ils ne seraient peut-être pas là aujourd’hui. Tout autant, je pense à ces personnes qui ne supportent pas la réussite
© Groupe Eyrolles