La veille technologique et l'intelligence économique

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Comment donner la bonne information à la bonne personne, au bon moment, pour prendre la bonne décision ?
Face à l’accélération du changement technologique, de la variabilité des conditions de fonctionnement des marchés, l’information technologique devient vitale pour les entreprises. La veille technologique et l’intelligence économique permettent de repérer, collecter, traiter et stocker les informations et les signaux pertinents qui orientent le futur de l’entreprise.
Cet ouvrage présente et définit la veille technologique et l’intelligence économique. Il en expose les modalités concrètes d’application aujourd’hui.


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Date de parution 13 octobre 2010
Nombre de visites sur la page 175
EAN13 9782130613626
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

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QUE SAIS-JE ?
La veille technologique et
l’intelligence économique
DANIEL ROUACH
Professeur ESCP EUROPE Chambre de commerce et d’industrie de Paris
Cinquième édition mise à jour 14e mille
Dn même antenr
Les Transferts de technologie, Paris, PUF, coll. « Que sais-je ? », 1993, avec J. Klatzmann,
L’Economie d’Israël, Paris, PUF, coll. « Que sais-je ? », 1994, avec J. Klatzmann,
Management du transfert de technologie. L’art de coopérer innover veiller, Paris, PUF, coll. « Gestion », 1999.
Ouvrage ayant obtenu le prix de l’Intelligence économique et compétitive, 1996, Assises européennes de l’Intelligence économique, Remise de la « Chouette de Cristal ». Contact auteur : drouach@escpeurope. net www.escpeurope.eu daniel@rouach. net
978-2-13-061362-6
Dépôt légal – 1re édition : 1996 5e édition mise à jour : 2010, septembre
© Presses Universitaires de France, 1996 6, avenue Reille, 75014 Paris
Sommaire
Page de titre Du même auteur Page de Copyright Préface Dédicace Introduction Remerciements Chapitre I –L’intelligence économique I. –Définition II. –L’importance fondamentale de l’intelligence économique Chapitre II –La veille technologique I. –Définition II. –Objectifs de la veille technologique III. –Définitions du système de veille, le « sixième sens » de l’entreprise Chapitre III –Acteurs et principes de la veille technologique I. –Les acteurs de la veille technologique II. –Les tableaux de la veille et des veilleurs III. –L’expérience de Pierre Betin Chapitre IV –L’information « vivante » et « ouverte » I. –Les différentes sources d’informations II. –Le réseau actif : découvrir l’information « fermée » III. –L’analyse dynamique IV. –La décision des stratèges V. –Veille et logiciels de veille VI. –L’expérience de Robert Salmon Chapitre V –Les pays leaders : le face-à-face Japon-États-Unis I. –Le Japon : le pays de référence II. –Les États-Unis : des professionnels expérimentés Chapitre VI –Les majors de la veille I. –La France : l’émergence d’un major II. –L’Allemagne : le major européen de la veille III. –La Grande-Bretagne : des prédispositions en matière de veille IV. –La Suède : une ingénierie stratégique de l’information V. –Israël : une veille offensive VI. –La Chine VII. –Les autres pays Chapitre VII –Les maladies de la veille : illégalité, immoralité et virus I. –Le « cancer » de l’intelligence économique : l’espionnage industriel II. –La cybercriminalité III. –Les bonnes sources
Chapitre VIII –L’éveil de la veille : avantages et cas d’entreprises I. –La veille indispensable II. –Les principaux avantages de la veille technologique et des autres veilles III. –Cinq cas d’entreprises utilisant des types de veilles différentes Chapitre IX –La veille opérationnelle : les étapes clés I. –La démarche d’audit de veille II. –Des formations III. –Un exemple pratique : lasimulation room, les premiers pas vers une culture d’intelligence collective Conclusion Bibliographie Notes
Préface
Chaque jour qui passe, l’intelligence économique voit se créer de nouvelles spécialités : des experts aux savoir-faire pointus, à la technicité extrêmement fine, s’agrègent au capital de compétences qu’elle constitue. Il faut s’en réjouir et y voir une raison d’espérance en l’avenir, puisqu’une discipline longtemps décriée, mais absolument nécessaire pour le futur des entreprises françaises et européennes, commence à gagner sa légitimité et à construire les outils de son développement. La veille fut la première des compétences mobilisées par l’intelligence économique. Elle en constitue le socle : il faut d’abord comprendre son environnement pour agir. En réalité, la veille recouvre une volonté de comprendre toutes les dynamiques d’évolution des marchés et de la concurrence et constitue donc un moyen de stimuler l’innovation. La veille constitue une véritable force pour les entreprises dans la mesure où elle traduit une redoutable capacité à anticiper l’avenir. Elle permet en effet non seulement d’explorer les opportunités et de prévenir les menaces, mais également d’analyser les mouvements des acteurs économiques, qu’il s’agisse de s’en prémunir ou d’en tirer avantage. Seule une analyse approfondie des signaux faibles permettra aux entreprises d’obtenir une vision réaliste et juste de leur environnement. En somme, la veille constitue un véritable instrument de décision et va permettre à l’entreprise de se positionner sur l’échiquier concurrentiel de la meilleure façon qui soit. Fruit de l’économie de la connaissance, la démarche de veille exige de favoriser la circulation de l’information et le goût du travail en équipe. L’ouvrage de aniel Rouach témoigne précisément de ces exigences et de ces significations. Il rend parfaitement compte de l’importance qu’occupent aujourd’hui les stratégies de veille dans la conquête économique. Rémy Pautrat préfet de région honoraire, président de l’Institut d’études et de recherche pour la sécurité des entreprises (IERSE).
Dédicace
Pour Stéphane Rosenwald :  L’intelligence économique est “la nouvelle culture de management de la marque globale du XXIe siècle”. Elle confère un avantage compétitif à qui la maîtrise et sait donc transformer la bonne information en action avant les concurrents… protéger son patrimoine… et mettre en œuvre des stratégies d’influence. »
I
troduction
«Se faire battre est excusable ; se faire surprendre, impardonnable. »
Napoléon.
Face à l’accélération du changement technologique, de la variabilité des conditions de fonctionnement des marchés nationaux, l’information technologique devient vitale. Les positions des concurrents changent sans cesse, des domaines nouveaux s’ouvrent, et il n’est plus possible d’éviter cette quête d’information permettant la prise de décision pertinente. La pratique de la veille technologique progresse à grande vitesse. C’est l’éveil de la veille ! Les entreprises qui en découvrent les principes sont en général convaincues de son bien-fondé et en deviennent de fidèles disciples. La veille technologique, c’est l’art de repérer, collecter, traiter, stocker des informations et des signaux pertinents (faibles, forts) qui vont irriguer l’entreprise à tous les niveaux de rentabilité, permettre d’orienter le futur (technologique, commercial…) et également de protéger le présent et l’avenir face aux attaques de la concurrence. La veille se pratique dans la légalité et le respect des règles de déontologie. En d’autres termes, la veille conduit à TRANSFÉRER DES CONNAISSANCESDE L’EXTÉRI EURVERS L’INTÉRIEUR de l’entreprise, en suivant des régles de fonctionnement strictes. La règle d’or de la veille technologique et de l’intelligence économique est donnée par Michael E. Porter, de Harvard Business School, à travers cette phrase : « Donner la bonne information, à la bonne personne, au bon moment, pour prendre la bonne décision. » L’intelligence économique inclut toutes les formes de veille : technologique, juridique, financière, politique, sociétale… Le culte de l’intelligence économique et de la veille technologique existe. Les pratiquants, les veilleurs professionnels forment une « caste », et les Japonais en sont probablement les grands prêtres. On estime que les entreprises japonaises lui consacrent 1,5 % de leur chiffre d’affaires. Elles collectent, analysent, traitent des masses d’informations provenant du monde entier. L’ancien patron de Sony France confirmait ce que beaucoup d’observateurs savaient sur les pratiques japonaises : « Ils ont l’œil rivé sur le concurrent ; ils décortiquent ses produits et reviennent des salons professionnels avec infiniment plus d’informations que nous, qui avons du mal à organiser une bonne veille technologique. » Les Japonais investissent énormément de temps pour traiter le maximum de données qualitatives et quantitatives sur les marchés mondiaux. Pour eux, l’information est considérée comme une arme stratégique. Renaud de Maricourt note : « Nulle part ailleurs on ne dispose d’autant de statistiques. Les moindres initiatives des concurrents sont disséquées ; les goûts, les humeurs, les besoins apparents ou latents des consommateurs sont auscultés… » Le plus impressionnant est le travail de collecte des grandes sociétés de commerce japonaises, lessogo shoshas.Celles-ci opèrent avec minutie et précision, grâce à une toile de réseaux tissée à l’échelle mondiale. Le Japan Information Center on Science & Technology publie chaque année plus de 1 500 000 synthèses ou résumés destinés aux entreprises. Le stockage de l’information est un des domaines où excellent les spécialistes japonais qui ont donné un nom à cette religion de l’information : lakodojoho shakaisignifie : qui « société de haute information ».