Le pouvoir

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Description

Cet ouvrage n'est ni un livre de management, ni une série de conseils utiles seulement à ceux qui les donnent. Il s'adresse plutôt à chacun de nous dans son expérience de travail, jamais déconnectée du reste de son existence.


Le pouvoir intrigue, motive, attire, repousse, répugne. L'auteur imagine ce que pourrait être une approche réaliste du pouvoir à destination de tous, ceux qui rêvent de l'exercer mieux, ceux qui pensent le subir mais aussi les organisations qui ne peuvent éviter la question de son efficacité.


L'auteur croque, à travers dix chroniques savoureuses, les problématiques nées de cette réflexion.


Un autodiagnostic permet à chacun de s'auto-évaluer.



  • Introduction

  • Auto-diagnostic

  • Quand les petits chefs deviendront grands !

  • Le management toxique

  • Les G2CE

  • Le manager idéal

  • Le manager a besoin de bonne confiance

  • Un management plein de promesses

  • Le management sera-t-il féminin ?

  • Responsables : la leçon du public

  • Vive la hiérarchie : la rame n'est pas le haricot

  • La théorie du "Bob à 4"

  • Quizz

  • Postface : Les 11 tributs au pouvoir

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Date de parution 07 juillet 2011
Nombre de visites sur la page 53
EAN13 9782212863192
Langue Français

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l e p l a i s i r d e t r a v a i l l e r g M a u r i c e T h é v e n e t Le poLeuvseoirmanagemti-lotixuqegent?
Le pouvoir
Éditions d’Organisation Groupe Eyrolles 61, bd SaintGermain 75240 Paris cedex 05
www.editionsorganisation.com www.editionseyrolles.com
Les chroniques publiées dans cet ouvrages sont parues sur le site rhinfo.com
er Le code de la propriété intellectuelle du 1 juillet 1992 interdit en effet ex pressément la photocopie à usage collectif sans autorisation des ayants droit. Or, cette pratique s’est généralisée notamment dans l’enseignement provoquant une baisse brutale des achats de livres, au point que la possi bilité même pour les auteurs de créer des œuvres nouvelles et de les faire éditer correctement est aujourd’hui menacée. En application de la loi du 11 mars 1957, il est interdit de reproduire intégrale ment ou partiellement le présent ouvrage, sur quelque support que ce soit, sans autorisation de l’Éditeur ou du Centre Français d’Exploitation du Droit de Copie, 20, rue des Grands Augustins 75006 Paris.
© Groupe Eyrolles, 2008 ISBN : 9782212541021
Maurice Thévenet
Le pouvoir Le management estil toxique ?
Sommaire
Introduction7
Autodiagnostic27
Quand les petits chefs deviendront grands !33
Le management toxique41
Les G2CE49
Le manager idéal55
Le manager a besoin de bonne confiance63
Unmanagementplein de promesses71
Le management seratil féminin ?79 © Groupe Eyrolles
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Responsables: la leçon du public
Vive la hiérarchie : la rame n’est pas le haricot
La théorie du « Bob à 4 »
QUIZZ
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Postface : Les 11 tributs au pouvoir
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Introduction
Le pouvoir n’a pas bonne presse. Dire de quelqu’un qu’il est motivé par le pouvoir, qu’il agit pour lui, ne rêve ou ne cherc he que lui, n’est généralement pas un compliment. Le pouvoir consti tue une grille de décodage des comportements humains, un critère de compréhension du fonctionnement ou des dysfonctionnements des organisations. Aujourd’hui, c’est un domaine de sensibilisation ou de formation des managers qui est d’autant plus important que le niveau de responsabilité devient important. Même si les organisations existent pour créer, faire de la valeur, produire des biens et des services ou encore rémunérer des action naires, comme l’expliquent les manuels d’économie de l’entreprise, le fonctionnement quotidien semble fondé sur d’autres réalités. Entreprises, administrations, associations humanitaire s ou d’an ciens combattants, clubs sportifs paraissent aussi avancer au gré des velléités de pouvoir des personnes. Ce pouvoir est officiel et officieux, il est alloué, mais aussi âprement recherché et disputé. On le veut, on se bat pour l’acquérir ; il semble parfois tout envahir, rendant bien opaque, au noninitié, la logique du fonctionnement quotidien. Plus que complexe, le pouvoir rend même parfois insupportable la vie quotidienne dans les institutions : il crée de la défiance, de la prudence extrême qui pollue les relations. Attention aux conversa tions privées, méfiance dans vos paroles, vos actes ou vos réactions © Groupe Eyrolles
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car ils peuvent être réutilisées à votre corps défendant en fonction 1 de stratégies de pouvoir subtiles. Dans une société de défiance , le pouvoir constitue un carburant efficace. Il est ainsi déploré, honni, méprisé, même s’il semble partout régner en maître, dans les entre prises comme ailleurs : il n’est pas d’institutions où la hargne pour le conquérir ne soit présente. Mais comme toutes les notions apparemment simples, on tient avec le pouvoir quelque chose de clair pour tout le monde, que chacun définit cependant à sa manière. Comme cette introduction ne saurait ni prétendre à l’exhaustivité encyclopédique ni à la défi nition définitive, on peut quand même mettre en place quelques notions sur le pouvoir qui ne font pas honneur aux très (trop) nom breuses conceptions que cette notion n’a pas manqué de susciter. Globalement, le pouvoir fait référence à la capacité d’une per sonne à modifier ou à créer un comportement chez l’autre. On connaît toute une série de notions voisines que les auteurs ne s’ac cordent ni à définir ni à différencier du pouvoir. Le pouvoir se distingue d’abord de l’influence. On a une influence dans le cas où l’on constate que l’autre ne se serait pas comporté de la même manière si l’on n’avait été là ou agi. Quand une personne marche sur le trottoir en lisant son journal, l’autre, qui progresse dans la direction opposée, fait un crochet pour éviter de la heurter : on peut dire qu’elle a eu une influence. Ce changement de com portement n’était cependant pas voulu et la personne ne s’en est même pas aperçu. Le pouvoir serait donc une influence de type particulier puisqu’elle y serait voulue. Quand cette pratique devient
1 Algan Y., Cahuc P.,La société de défiance : comment la société française s’autodétruit ? Rue d’Ulm, 2007.
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un jeu, comme le font certains automobilistes sur l’autoroute avec leurs grosses cylindrées en fonçant derrière une voiture trop lente pour qu’elle se rabatte, on peut alors parler de pouvoir… si le véhi cule lent se rabat effectivement. La notion d’autorité est plus complexe. Certains veulent y voir quelque chose de conféré : le pouvoir serait gagné par la personne, alors que l’autorité serait conférée par un tiers ; par exemple, l’orga nisation qui vous donne un grade, un titre, une position hiérarchi que. Cette distinction est intéressante, même si traditionnellement, comme le montre leLittré, les deux notions de pouvoir et d’autorité sont très voisines. Elle constitue un des moyens d’honorer l’étymo logie de la notion d’autorité. Le mot renvoie au latin « auctor », qui veut dire « auteur », au sens d’inventeur principal d’une chose. Ce terme a évidemment donné « auteur », mais il est aussi l’origine du terme « augmentation ». On voit donc le lien avec le sens précédent de pouvoir conféré : c’est le pouvoir que l’on ne tient pas de soi, mais d’un autre (de l’institution, du roi, du peuple, de Dieu, etc.). Pouvoir et autorité peuvent être similaires dans leurs effets, pas dans leur origine. Le pouvoir renverrait plutôt à la personne ou aux relations qu’elle a menées. L’autorité impliquerait un tiers, une personne, une idée, une finalité au nom de laquelle vous exercez le pouvoir : par exemple, le pouvoir du peuple audelà de l’uniforme du gendarme. S’il est banal aujourd’hui de rappeler la remise en cause, ces der nières décennies, des figures d’autorité, c’est bien la légitimité d’un quelconque « auteur » tiers que l’on ne reconnaît pas. Cela conduira à distinguer, dans les organisations, l’autorité conférée par un grade ou une position hiérarchique du pouvoir effectif : on connaît tous des chefs impuissants à influencer les actions de leurs subordonnés, alors qu’un meneur « sans grade » y parvient facilement. © Groupe Eyrolles
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La question de la variété des définitions a pu être dépassée de deux manières. Premièrement, on a souvent essayé de distinguer les sources du pouvoir qui en fondent la légitimité, l’autorité confé rée étant l’une d’elles. L’expertise en est une autre : la connaissance et la compétence d’expert donnent du pouvoir au médecin, à l’ar tisan ou au guide quand vous êtes perdu en montagne. C’est une source importante dans la société actuelle quand n’importe quel débat éthique, par exemple, invite immédiatement à se tourner vers les supposés experts. La relation en est une autre : une conversation banale avec un vendeur vous conduit à acheter le produit sans que vous n’en ayez eu l’intention au départ, tout comme les relations au sein d’une équipe quand vous vous mettez à suivre le meneur là où il veut vous emmener. On retrouve aussi cette source dans toutes les situa tions de conformisme lors d’un conflit, dans un stade de football, dans une relation amoureuse ou au moment des soldes. La sociolo gie des organisations de la fin du siècle dernier a donné une grande importance à cette source, en définissant le pouvoir comme une relation ou toute relation comme un rapport de pouvoir. Des caractéristiques exceptionnelles de la personne pourraient constituer une autre source, comme c’est le cas du charisme : la per sonne serait dotée d’un talent exceptionnel qui conduit l’autre à le suivre, à modifier sa vision du monde, à aliéner son libre arbitre. Le fonctionnement d’une assemblée générale, lors d’un conflit, donne l’occasion de tellement d’illustrations de ce phénomène : les leaders des mouvements étudiants font d’ailleurs de très belles carrières par la suite. La question du pouvoir est donc bien centrale parce que la remise en cause des sources d’autorité traditionnelles ne suffit pas à
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