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L'énergie économique

De
130 pages
L'économie est un ensemble d'activités interdépendantes, fondées sur des échanges réciproques. Ces derniers sont décidés à partir d'appréciations différentes, une inversion de préférences portant sur des objets échangés. C'est dans cette perspective que des acteurs économiques créent, transforment puis proposent des biens et services désirés, porteurs d'une énergie sociale, la valeur économique, qui provoque et active les transactions et par celles-ci une multiplication des procès de production.
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C o l l e c t i o nL’ E S P R I TÉ C O N O M I Q U E S É R I EK R I S I S
RenéParaire
L’énergieéconomique
L’ÉNERGIE ÉCONOMIQUE
Du même auteur :
Théorie économique de la mesure, de la valeur et du progrès,L’Harmattan, Collection EditionsÉconomie et Innovation, 2003.
Mathématiques généralestomes), en collaboration, (3 Editions Dunod, Collection Dunod Économie, 1975.
© L’Harmattan, 2013 5-7, rue de l’École-polytechnique ; 75005 Paris
http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr
ISBN : 978-2-343-01447-0 EAN : 9782343014470
René PARAIRE
L’ÉNERGIE ÉCONOMIQUE
Collection « L’esprit économique » fondée par Sophie Boutillier et Dimitri Uzunidis en 1996 dirigée par Sophie Boutillier, Blandine Laperche, Dimitri Uzunidis Si l’apparence des choses se confondait avec leur réalité, toute réflexion, toute Science, toute recherche serait superflue. La collection «L’esprit économique »soulève le débat, textes et images à l’appui, sur la face cachée économique des faits sociaux : rapports de pouvoir, de production et d’échange, innovations organisationnelles, technologiques et financières, espaces globaux et microéconomiques de valorisation et de profit, pensées critiques et novatrices sur le monde en mouvement... Ces ouvrages s’adressent aux étudiants, aux enseignants, aux chercheurs en sciences économiques, politiques, sociales, juridiques et de gestion, ainsi qu’aux experts d’entreprise et d’administration des institutions. La collection est divisée en six séries : Dans la sérieEconomie et Innovationpubliés des ouvrages sont d’économie industrielle, financière et du travail et de sociologie économique qui mettent l’accent sur les transformations économiques et sociales suite à l’introduction de nouvelles techniques et méthodes de production. L’innovation se confond avec la nouveauté marchande et touche le cœur même des rapports sociaux et de leurs représentations institutionnelles. La sérieL’économie formelle apour objectif de promouvoir l’analyse des faits économiques contemporains en s’appuyant sur les approches critiques de l’économie telle qu’elle est enseignée et normalisée mondialement. Elle comprend des livres qui s’interrogent sur les choix des acteurs économiques dans une perspective macroéconomique, historique et prospective. Dans la sérieLe Monde en Questionspubliés des ouvrages sont d’économie politique traitant des problèmes internationaux. Les économies nationales, le développement, les espaces élargis, ainsi que l’étude des ressorts fondamentaux de l’économie mondiale sont les sujets de prédilection dans le choix des publications. La sérieKrisisa été créée pour faciliter la lecture historique des problèmes économiques et sociaux d’aujourd’hui liés aux métamorphoses de l’organisation industrielle et du travail. Elle comprend la réédition d’ouvrages anciens, de compilations de textes autour des mêmes questions et des ouvrages d’histoire de la pensée et des faits économiques. La sérieClichés aété créée pour fixer les impressions du monde économique. Les ouvrages contiennent photos et texte pour faire ressortir les caractéristiques d’une situation donnée. Le premier thème directeur est : mémoire et actualité du travail et de l’industrie ; le second : histoire et impacts économiques et sociaux des innovations. La sérieCours Principauxcomprend des ouvrages simples, fondamentaux et/ou spécialisés qui s’adressent aux étudiants en licence et en master en économie, sociologie, droit, et gestion. Son principe de base est l’application du vieil adage chinois : « le plus long voyage commence par le premier pas ».
Sommaire
AVANT-PROPOS......................................................................7 INTRODUCTION ....................................................................13 MESURER LA VALEUR ÉCONOMIQUE.......................1LES DÉFINITIONS.......................................................1LES SURVALEURS......................................................1DES POSITIONS HISTORIQUES.....................................1VALEUR D'ÉCHANGE ET SURVALEUR SELON GRASLIN.........................................................1VALEUR-TRAVAIL ET SURVALEUR CHEZ ADAMSMITH.................................................2TRAVAIL ET SURVALEUR, RICARDO ET MARX.2LA VALEUR-UTILITÉ DE WALRAS.........................2PREMIÈRE PARTIE : STRUCTURES DE LA VALEUR.....31 CHAPITRE I :MONNAIE ET SURVALEURS....................33 DEUXIÈME PARTIE : MARCHÉS COORDONNÉS OU PÉRIODIQUES .................................................................41 CHAPITRE II :MESURE PERMANENTE DE LA VALEUR..................................................................43 CHAPITRE III :TAUX D’INTÉRÊT OU DE DÉVALORISATION...............................................53 CHAPITRE IV :ÉLARGISSEMENTS DES MODALITÉS DE PRÊT.............................................................................67 CHAPITRE V :LES MARCHÉS À TERME FERME.........75 TROISIEME PARTIE : DE NOUVEAUX DISPOSITIFS......83 CHAPITRE VI :D’AUTRES FORMES D’ACCORD.........85 QUATRIEME PARTIE : VALEUR, CROISSANCE ET DEVELOPPEMENT..........................................................99 CHAPITRE VII :APPROCHES KEYNÉSIENNES..........101 CONCLUSION ......................................................................113 BIBLIOGRAPHIE..................................................................119
AVANT-PROPOS Depuis le milieu du siècle dernier une révolution technolo i ueassant d’une correction desrati ues administratives à des améliorations dans la production et dans les échanes, a bouleversé l’aareil économiue en rovo uantde multiles tensions auxuelles les réonses ré lementaireset olitiues n’ontu amener des solutions d’a aisement.On séare deuxhases dans ce mouvement. La remièreest celle du traitement des informations àartir de rorammes universels adatables, les loiciels. Elle a apporté normalisation, automatisation, puissance et rapidité, aux rocessus d’administration, d’ex loitation et de contrôle. Les effets d’abord singuliers et localisés, ont poussé ensuite à la liaison ou à la fusion d’unitésus uelà séarées. Ils ont induit des chan ements dans la com osition du tissu économi ue et social arla disarition d’activités fondées sur des caacités et com étencesdevenues ériméeset arle besoin de nouvelles fonctions. La deuxièmehase est celle de l’utilisation et de l’exploitation d’Internet, réseau de liaisons individuelles, instantanées, où chaue osteest relié à tous les autres. Internet annulant les distances,ermettant les liensersonnels d’abord ar l’écrit et l’ima euis le son et la voix, avait en a é beaucou d’esoirs en un te de déveloement roductif nouveau, esoirs uise sont amenuisés ensuite enrovo uant l’éclatement d’une bulle sécifi ue.La fin d'une croance à un déploiement massif et rapide des activités à partir de ces technolo iesavait ceendant souliné leurotentiel d’assistance dans la transmission, la rapidité et les traitements com lexes et volumineux. Cesers ectives ont entraîné une recom ositiondu contenu et desrati uesde l’échane financier en remodelant et multiliant des titres devenus aisément transmissibles afinu’ils résententun abordlus attra antsur des contenuslus obscurs. Les mutations ena ées ont en outre ouvertlus larement des oortunités de revenu aux opérations qui exploitent les différences de temps, de distance, d’information, d’appréciation, d’efficience, de
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lé islation…en utilisant toutes les facilités créées antérieurement ourd’autres visées. De l’amlification du mouvement il en est résulté l’oubli du lien de substance entre les valeurs car l’économie est aussi un aencement de valeurs échan éesdans une éalité du momentui s’inscrit dans une instabilité perpétuelle. Leur variation permanente, visible dans une shère financière suosée recueillir des anticiations clairvoyantes et apporter de l’efficience montre que des décrocha essont touours en instance,ue nul éuilibre n’est assuré, uele mouvement d’austement lui-même crée de 1 nouvelles tensions. En économie d’échane financier la stabilité est unhénomène excetionnel, résultatrovisoire de multi les fluctuations simultanées, s ontanées ourovo uées, ui arfoisse comensent. Le flux d’innovations induit devait apporter un accroissement de valeur ceu’il a fait d’abord mais il a contribué à dissimuler davantage les mouvements intérieurs, des ru tures, des fra ilités et des désé uilibres. Aux Etats-Unis rinci alementune romotionde leurres a été oranisée our fausser les aréciations, elle a étéoussée usu’aux Euro éensui ont manifestéarfois lusde clairvoance. Si les praticiens ont été mis en situation de mal percevoir les risques de valeur,u’en est-il des chercheurs ? Une anecdote fitrand bruit et permet de situer une position importante : en 2008, lors de l’inauuration d’un arandissement de laLondon School o Economics, la souveraine britanni ue demanda au directeur assurant ueles crises économiues étaientrévisibles ouruoi ersonne ne s’était rendu comte de leur imminence. Arès une ré onseim rovisée,lus tard une autre, colléiale, lusmûrie, com ortaitdeux oints.Elle affirmait d’abordu’il s’était "accumulé une série de déséquilibres reliés entre eux" mais u’il n’existait aucune instance niour les détecter, niour les corriger. Un deuxième point, plus troublant, annonçait que la formation des compétences professionnelles mettait les
1 "Les "dérivés de crédit pourraient également inciter les banques à surveiller les risques moins attentivement que par le passé.. Un choc se produisant sur un marchéparticulier serait plus facilement transmis et peut-être amplifié sur d’autres marchés". Communication de la Banque de France du 27 avril 2007.
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res onsablesfuturs dans l’incaacité de comrendre les 2 multi lesris uesénérés arle nouveau sstème des échanes . Cette lonue crise où les déséuilibres, les chocs, les menaces s’enchaînent, se multilient, s’amlifient.. où l’économie semble risedans les rets d’un disositif installé sans la pertinence et les précautions suffisantes provoque une attente de vérités et de solutions. Inorer une histoire sensée de laensée économique qui a la mémoire des erreurs du passé et porte une direction lusconsistante, inorance entraînéear l’emloi massif d’instrumentsui arlentsurtout d’eux - comme l’annonçait et le crainait dé à Kenes - risue de faire dévier encore lusle savoir économi ue vers l’inconsistance et les so histicationsde sstèmes formels inadatés. 1 - Retour à la valeur économiue Dans une société établie sur unacte civil avec ersonnalisations, chacun a un ordre deréférence, de désir, sur lesob etseables : marchandises, travail, services,rares et échan titres financiers, créances échaneables.. et monnaie, un ordre qui varie avec le temps. Rendre compatibles des positions ersonnelles différentes et instables,our ermettre périodiquement les échanges nécessite la définition d’une liaison dans un ordre communar lavaleur économi ue -dési née lelus fré uemment dans ce textearvaleurune -randeur variable attribuée à tout obetdésiré et né ociable. Dans la succession desériodes d’échane les différents états de cetterandeur pour le même obet, sesvalorisations,sont actualisés arunevaleur d’échanedéterminée dans le modèle simple par un système demarchés périodiques,instantanés, simultanés et communicantsui assure un volume d’échan e élevé dans une cohérence des valeurs : un niveau communour les ob ets semblables et l’éalité dans toute transaction sous les conditions de trans arence, d’exactitude et de suffisance des informations. Une transaction de marché manifeste après les
2 Début 2013 des inadéquations dans les modèles de désendettement imposés aux Etats ont été reconnues au FMI par des déclarations personnelles d’abord puis par l’Institution elle-même.
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