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Le fondement de la croissance et de la dynamique en économie

De
167 pages
Comment s'enclenche la croissance de l'économie et selon quelle dynamique? Après avoir doté la Science Economique d'un instrument consensuel de mesure et de validation et d'un objet propre, l'auteur se propose ici de décrire les lois qui sous-tendent la dynamique et la croissance de l'économie afin d'en déceler les méthodes et remèdes efficaces pour un rétablissement durable des conditions souhaitables de son fonctionnement.
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LE FONDEMENT DE LA CROISSANCE ET DE LA DYNAMIQUE EN ÉCONOMIE

cg L'Harmattan, 2003 ISBN: 2-7475-5843-6 EAN : 9782747558433

Dr. Lamine KEITA

LE FONDEMENT DE LA CROISSANCE ET DE LA DYNAMIQUE EN ÉCONOMIE

L'Harmattan 5-7, rue de l'ÉcolePolytechnique 75005 Paris FRANCE

L 'Harmattan Hongrie Hargita u. 3 1026 Budapest HONGRIE

L'Harmattan ltalia Via Bava, 37 10214 Torino ITALIE

A mes enfants et à tous ceux de leurs âges qui méritent qu'on leur laisse un monde en bien meilleur état.

« Toute décision économique concrète n'a pas seulement un caractère quantitatif, elle offre également un aspect humain et procède d'un contexte historique» Maurice ALLAIS cité par Bremond,« Les Economistes néo-classiques », Hâtier, 1989, p197.

« L'élément de temps est une des principales causes des difficultés que rencontrent les investigations économiques» A. MARSHALL, Principes d'Economie Politique, 1890.

INTRODUCTION

INTRODUCTION

Le présent ouvrage est la suite annoncée de la précédente publication de l'auteur, intitulée: «La Théorie Economique du XXle siècle - Le concept de mesure en Economie» publiée chez l'Harmattan en France en 2002. Pendant que la première publication aura permis de défmir l'objet propre de la discipline économique tout en la dotant d'un instrument consensuel de mesure et de validation, le présent ouvrage vise un double objectif. D'abord, il s'agit de proposer, conformément à l'objet propre de la science économique tel que désormais défini, une explication de la dynamique de l'activité économique qui conduit au mécanisme de la transformation des matières brutes en matières élaborées qui sont désirées soit pour une utilisation finale soit pour une utilisation intermédiaire et qui font l'objet des transactions libres et volontaires sur le marché. Ensuite, muni du schéma de cette dynamique et fort du concept de mesure et de l'instrument de mesure en Economie, il s'agira de proposer des actions de type volontariste, par la puissance publique et par l'ensemble de toutes les parties prenantes au processus des échanges volontaires au sein de la collectivité nationale, afin de corriger les types de dysfonctionnement économique avec leurs retombées sociales qui peuvent accompagner l'évolution des grandeurs économiques. Ce faisant, il s'agira de permettre la réorientation de ces grandeurs économiques vers la réalisation des objectifs de croissance collectivement avantageux. Les mesures de ces avantages fourniront l'étendue, l'ampleur et la qualité des interventions. On comprend donc l'importance de la théorie et de l'instrument monétaires dans chacune des étapes de l'analyse des politiques. Les références bibliographiques sont données en annexes. Au départ, il faut rappeler, fidèle à notre démarche méthodologique, qu'aucune place privilégiée n'est réservée à un auteur, et qu'aucun auteur ne sera a priori écarté des analyses.

DYNAMIQUE ET CROISSANCE ECONOMIQUES Il sera fait appel, par conséquent, dans ce travail aussi, aux idées fondamentales dont la paternité scientifique est connue et dont l'importance est révélée dans le cadre des présentes analyses. C'est ainsi que, dans la progression des analyses menées tout au long du présent ouvrage, des auteurs apparaîtront selon la portée et la pertinence de leurs points de vue et analyses. Si dans la précédente publication, les auteurs suivants sont apparus à savoir: PLATON, ARISTOTE, N. COPERNIC, M. ALLAIS, DEBREU, M. FRIEDMAN, J. M. KEYNES, K. MARX, L. V. MISES, PATINKIN, D. RICARDO, J. RUEFF, J. B. SAY, J. SCHUMPETER, P. SRAFFA, A. R. J. TURGOT, WICKSELL, dans la présente, les principaux auteurs auront pour noms: M. ALLAIS, HAYEK, PIÉTRO VERRY, J. B. SAY, J. HICKS, J.M.KEYNES et SISMONDI. Outre l'introduction et la conclusion, quatre parties composent le présent ouvrage. En définissant la science économique comme l'étude de la valeur 1 des objets au cour3 des échanges libres et volontaires, la discipline économique apparaît essentiellement comme une science de mouvement. Le temps est apparu comme un élément important qu'il faut nécessairement prendre en compte dans chaque acte de nature économique. Par ailleurs, malgré la multiplicité des activités d'échanges observées de la part des acteurs économiques, deux grandes attitudes sous-tendent le comportement de ceux -ci et dictent leurs choix et préférence au cours de ces échanges: une attitude de vendeur doublée de celle d'acheteur sous le motif prédominant de l'intérêt privé. Les acteurs économiques peuvent également être habités par un mobil autre que celui de la défense de leurs intérêts individuels et personnels, à savoir la sauvegarde de l'intérêt général ou de celui d'un groupe spécifique dans l'optique d'un renforcement de la cohésion
1 Voir Lamine KEITA, ~< Théorie Economique du XXle siècle La
concept de mesure en Economie », harmattan, Paris, 2002

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Le

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INTRODUCTION sociale et du cadre de vie. Les types de biens entrant dans la satisfaction de tels besoins collectifs respectent des conditions spécifiques qui seront définies par rapport à celles des biens et services marchands. La première partie vise à décrire la dynamique économique qui sous-tend chaque activité économique devant inclure nécessairement le temps, ce qui se traduit par un mécanisme de croissance économique rappelant bien le concept de temps créateur de valeur selon l'expression due à L.V.MISES. Pour décrire cette dynamique, il convient d'abord d'observer que les acteurs économiques adoptent un comportement de minimisation des dépenses lorsqu'ils envisagent d'acquérir à titre personnel ou privé des biens pour la satisfaction de leurs besoins de consommation fmale, ou encore de production (consommations intermédiaires). Ensuite, lorsqu'ils se décident à offrir des biens ils choisissent de produire ceux qui leur offrent le maximum de satisfaction, ou encore le maximum de valeur par les échanges. Ils effectuent un choix des meilleures combinaisons d'offres les plus avantageuses soit en termes lucratifs, soit en termes d'utilité. Les conditions de l'équilibre au plan général de cette économie sont examinées et les principales lois qui guident ces conditions seront identifiées et leur importance analysée. Des questions essentielles sur l'origine ou la source de la richesse seront réexaminées et des propositions seront formulées pour que la dynamique qui permet de générer cette richesse marchande soit rétablie au besoin, puis entretenue et amplifiée pour assurer la satisfaction du plus grand nombre de personnes. Les choix opérés dans ce travail sont des choix globaux, des choix macroéconomiques qui relèvent du fait d'un individu moyen représentant l'ensemble de l'économie à l'échelon d'une collectivité voire au niveau d'une nation. La deuxième partie traite de la conduite des politiques économiques et analyse les différents présupposés qui ont pu être formulés à la base des politiques, notamment sur l'origine de la richesse, des concepts comme l'épargne, l'investissement et les 13

DYNAMIQUE ET CROISSANCE ECONOMIQUES différents types de marchés, ainsi que sur la rationalité des individus et la pertinence de l'intervention publique. Un volet classique de l'analyse, à savoir l'analyse monétaire, sera conduit dans la troisième partie en tenant compte des développements précédents. Les instruments monétaires sont rappelés surtout dans le contexte des pays de la zone franc pris pour l'exemple. La logique économique et comptable des interventions du FMI est rappelée. Enfin, dans la quatrième partie, on établira que malgré le caractère assez général que l'on semble attribuer aux politiques économiques et monétaires, celles-ci ne s'appliquent en réalité qu'à une petite sphère des agents économiques et des biens et services qui contribuent au bien-être des populations. En effet, ces politiques sont destinées à offrir des opportunités à des individus qui en ont les moyens d'accès et qui sont animés de la volonté d'utiliser ces opportunités pour accroître leur intérêt personnel tout en faisant gagner aussi ceux qui leur ont offert ces opportunités. Cette petite catégorie des biens et services est constituée de biens et services marchands destinés par nature à la satisfaction des besoins individuels et privés. La catégorie des agents concernés porte sur les individus mus par la recherche de l'intérêt personnel. Bien d'autres biens et services ne rentrent pas dans ce cadre restreint de marchandises et bien d'autres activités menées par les individus ne sont pas destinées à satisfaire un intérêt personnel et privé. Pour de tels agents et de tels biens une logique de partenariat doit prévaloir sur les dispositions de politiques conduites de façon unilatérale à la discrétion d'un seul centre de décision dont paradoxalement le pouvoir s'affaiblit au fur et à mesure du développement et de l'explosion de l'initiative privée. Dans la conclusion, le développement, comme l'expression des capacités de plus en plus fortes de la collectivité à faire face à ses besoins de croissance de plus en plus complexes, devient l'affaire de tous dans un c:ldre de partenariat équilibré fondé sur les règles de gestion démocratique afm que la qualité nécessaire à l'amélioration du cadre de vie accompagne la croissance de manière durable.

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PREMIERE PARTIE: DYNAMIQUE ET CROISSANCE ECONOMIQUES