Le grand livre l’égalité femmes – hommes - Réfléchir autrement – Agir pleinement

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Faut-il attendre 100 ans pour vivre l’égalité pleine et entière entre les femmes et les hommes ? L’égalité femmes - hommes est un sujet Humain, d’hier, d’aujourd’hui et de demain. Les inégalités persistent, des solutions existent ! Quel que soit votre sexe, votre âge, votre statut, votre métier, votre culture… vous pouvez devenir acteur de ce changement. Valérie Pascal et Catherine Sexton vous invitent à : - Réfléchir autrement sur les enjeux de l’égalité femmes – hommes. Ce livre vous donne un panorama sur l’évolution des droits des femmes et des lois en matière d’égalité. Il vous fait découvrir les multiples visions sur le genre, principalement sociales et scientifiques, et apporte des clés pour agir sur les stéréotypes inconscients, facteurs de sexisme. - Agir pleinement : quatre leviers peuvent être activés simultanément : - Les solutions légales et citoyennes. - La gouvernance et la culture d’entreprise. - Le développement de l’intelligence individuelle. - Le renforcement de l’intelligence collective. Avec plus de 70 témoignages, ce livre propose des recettes concrètes et éprouvées qui peuvent vous inspirer. Les auteures présentent des outils pour accompagner femmes et hommes à mieux collaborer, à oser prendre leur juste place, et à développer leur confiance et leadership. C’est en valorisant les compétences et les talents que la notion de genre s’efface au profit de l’égalité, du bien-être et de la performance. We can do it ! (On peut le faire !) « Respecter et promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes, c’est simplement reconnaître la dignité de la femme. »Marie-Jo Zimmermann, députée de la Moselle et membre de la commission des lois à l’Assemblée nationale « Les femmes pourront prendre leur place en révélant l’héroïne qui sommeille en chacune d’elles. » Emmanuelle Duez, présidente de WoMen’Up et co-fondatrice de « The Boson Project »

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Date de parution 01 janvier 2016
Nombre de visites sur la page 31
EAN13 9782128004047
Langue Français

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Valérie Pascalwww.afnor.org/editions
Catherine SextonLe grand livre de l’égalité
femmes – hommes
Réféchir autrement
Agir pleinement
Faut-il attendre 100 ans pour vivre l’égalité pleine et entière entre les femmes et les hommes ? Le grand livre
L’égalité femmes - hommes est un sujet Humain, d’hier, d’aujourd’hui et de demain.
Les inégalités persistent, des solutions existent !
Quel que soit votre sexe, votre âge, votre statut, votre métier, votre culture… vous pouvez devenir
acteur de ce changement.
Valérie Pascal et Catherine Sexton vous invitent à : de l’égalité
− Réféchir autrement sur les enjeux de l’égalité femmes – hommes. Ce livre vous donne un
panorama sur l’évolution des droits des femmes et des lois en matière d’égalité. Il vous
fait découvrir les multiples visions sur le genre, principalement sociales et scientifques, et
apporte des clés pour agir sur les stéréotypes inconscients, facteurs de sexisme. femmes-hommes
− Agir pleinement : quatre leviers peuvent être activés simultanément :
− Les solutions légales et citoyennes.
− La gouvernance et la culture d’entreprise.
− Le développement de l’intelligence individuelle.
− Le renforcement de l’intelligence collective.
Avec plus de 70 témoignages, ce livre propose des recettes concrètes et éprouvées qui peuvent
vous inspirer.
Les auteures présentent des outils pour accompagner femmes et hommes à mieux collaborer, à
oser prendre leur juste place, et à développer leur confance et leadership.
C’est en valorisant les compétences et les talents que la notion de genre s’efface au proft de
l’égalité, du bien-être et de la performance. We can do it ! (On peut le faire !)
« Respecter et promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes,
c’est simplement reconnaître la dignité de la femme. »
Marie-Jo Zimmermann, députée de la Moselle et membre de la commission des lois à l’Assemblée nationale
« Les femmes pourront prendre leur place en révélant l’héroïne
qui sommeille en chacune d’elles. »
Emmanuelle Duez, présidente de WoMen’Up et co-fondatrice de « The Boson Project » Réféchir autrement
Agir pleinement
Pour accéder à notre boutique,
ISBN : 978-2-12-465544-1scannez ce QR code
www.afnor.org/editionsavec votre smartphone.
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V. Pascal, C. Sexton
Le grand livre de l’égalité femmes – hommes© AFNOR 2016
Couverture : création AFNOR Éditions – Crédit photo © 2016 Fotolia
Secrétaire d’édition, maquette : Gilda Masset
ISBN 978-2-12-465544-1
Toute reproduction ou représentation intégrale ou partielle, par quelque procédé que ce soit, des pages
publiées dans le présent ouvrage, faite sans l’autorisation de l’éditeur est illicite et constitue une
contrefaçon. Seules sont autorisées, d’une part, les reproductions strictement réservées à l’usage privé du
copiste et non destinées à une utilisation collective et, d’autre part, les analyses et courtes citations
justifées par le caractère scientifque ou d’information de l’œuvre dans laquelle elles sont incorporées (loi
erdu 1  juillet 1992, art. L 122-4 et L 122-5, et Code pénal, art. 425).
AFNOR – 11, rue Francis de Pressensé, 93571 La Plaine Saint-Denis Cedex
Tél. : + 33 (0) 1 41 62 80 00 – www.afnor.org/editions« On aime bien que les femmes soient le grain de sel en politique.
Moi, je ne crois pas que les femmes soient le grain de sel
ou le beurre dans les épinards.
Moi, je pense que les femmes ce sont les épinards,
les femmes c’est le plat de résistance. »
Valérie Pécresse
Présidente du Conseil Régional Île-de-FranceLes auteures

© Illustrations de Matthieu Appriou.
Catherine Sexton détient un MBA réalisé aux États-Unis en marketing et
commerce international. Elle démarre son parcours professionnel dans
le secteur privé (directeur marketing et communication dans des groupes
internationaux) et le secteur public (manager de centre-ville) où elle est
membre de comités de direction.
En 2006, elle décide de créer son entreprise avec la marque Verteam et devient
consultante, coach et formatrice. Cette spécialiste de la communication vit des
expériences d’élue, de professeure (écoles de commerce et d’ingénieur) et de
vice-présidente d’associations dans le domaine de l’image et du leadership
qui la conduisent à coécrire un ouvrage sur « Le marketing de soi ».
Son implication pour l’égalité hommes-femmes se voit au travers d’actions
marquantes comme la création du réseau des cheffes d’entreprises à
la chambre des métiers des Hauts-de-Seine (92) et sa contribution au
programme sur l’équilibre hommes-femmes mis en place par le cabinet
Human First en partenariat avec l’ESG.Le grand livre de l’égalité femmes-hommes
Avec sa nomination d’administrateur à Air e-Go (Association inter-entreprises
de Rueil et du Grand Ouest), Catherine souhaite valoriser les femmes dans
l’entreprenariat.
Valérie Pascal est diplômée d’un DESS en marketing à Dauphine et son
parcours professionnel est riche d’expériences avec des responsabilités
opérationnelles, commerciales, marketing, stratégiques et managériales
chez Xerox et dans des PME.
Elle en a retiré une grande capacité d’adaptation à des situations différentes
et « challengeantes », et une vision objective des contraintes et des enjeux
des TPE/PME, des grandes entreprises et des villes…
En quête de sens à la quarantaine, elle a compris que sa motivation première
est de contribuer à « replacer l’humain » au centre de son organisation et, en
l’occurrence, à redonner à la femme sa juste place, celle indispensable à tout
système.
Elle a crée son cabinet sous la marque E-movere en 2007 et pratique le
coaching individuel et d’équipe, et la formation au développement personnel
et au management. Elle utilise, dans sa pratique, les neurosciences, la PNL,
l’analyse transactionnelle, l’hypnose Eriksonienne et l’analyse systémique.
Avec Pluriel, leur marque commune, Catherine et Valérie mettent leur
créativité au service de leurs clients, privés ou publics, dans leurs projets de
développement et de conduite du changement.
Elles accompagnent des femmes qui veulent apprendre à « plus oser » pour
prendre leur positionnement dans l’entreprise ou dans les villes, à doper leur
notoriété, à équilibrer leur vie privée-vie professionnelle.
Elles sont référentes sur le leadership au féminin pour de nombreux
orga nismes de formation : Les Échos, CNF-CE, First Group, Orsys, etc.
Elles lancent le réseau de femmes élues avec l’Aidil (Association
interdépartementale pour la formation des élus d’Île-de-France).
VIIIL’illustrateur
Damien Touttée
Artiste 2D/3D voguant vers l’industrie du jeu vidéo, Damien Touttée est motivé
et fonce à la recherche de sa place dans « ce vaste monde ».
Curieux et ouvert, il est toujours prêt à se lancer à l’aventure dans des projets
intéressants et novateurs.
Avoir illustré ce livre participe à la continuité de son travail, le thème abordé
étant nouveau pour lui mais dans la lignée du développement personnel et de
son jeu de cartes « oser colorer la vie avec l’Ennéagramme ». Il n’a pas hésité
à collaborer en prenant plaisir à réaliser ces illustrations.
C’est en acceptant de travailler sur des sujets ou des secteurs différents
qu’il aime poser un nouveau regard sur le monde, il s’agit d’un perpétuel
renouvellement et d’un déf qui le font progresser.
Vous pouvez retrouver ses travaux sur le site www.touttee1art.frRemerciements
Un merci tout particulier à nos enfants : Aurélie, Leeson, Ocia, Valentin ;
nos parents : Danièle, Joël et Yvonne et nos chéris pour leur patience
pendant tout ce temps de gestation d’un livre. Lors de nos doutes, ils ont
su nous apporter soutien inconditionnel, amour et beaucoup de patience.
Un merci particulier à Christian Drugmand pour nous avoir ouvert les portes
des éditions AFNOR et mises en relation avec Dominique Cohen, notre
ambassadrice dans ce projet d’ouvrage. Dominique a cru en notre vision et
nous a accordé sa confance directement et simplement.
Nous saluons l’audace de notre marraine : Marie-Christine Oghly,
viceprésidente du Medef et de notre parrain : Patrick Kuchly, président délégué
trésorier de la CGPME IdF. Ils jouent des rôles essentiels pour notre crédibilité
et notre volonté était d’avoir une femme et un homme qui représentent le
développement des entreprises : des plus petites au plus grandes.
Nous avons associé à cet ouvrage Damien Touttée, un jeune homme de
21 ans, artiste 2D/3D spécialisé en jeux vidéo, et nous le remercions pour son
talent de dessinateur et sa vision du sujet.
Il dit se sentir toujours prêt à se lancer à l’aventure dans des projets qui méritent
d’être soutenus. Il aime se renouveler et apprendre de ses expériences
nouvelles en posant un regard curieux sur le monde qui l’entoure.
Nous avons apprécié le support de Marie Saint-Dizier, auteure elle-même,
qui nous a apporté son soutien et son temps pour relire, critiquer, discuter,
enrichir notre réfexion.
Nous remercions toutes les femmes et tous les hommes qui ont participé
à cet ouvrage en partageant avec nous leur expérience, leur réfexion, leur
point de vue sur ce sujet de l’égalité femmes-hommes :
Soraya Abbas, créatrice de bijoux ;
Matthieu Appriou, dessinateur et portraitiste ;
Olivier Baour, délégué régional aux Droits des femmes et à l’égalité (DRDFE) ;Le grand livre de l’égalité femmes-hommes
eStéphane Beaudet, maire de Courcouronnes, 3 vice-président du conseil
régional d’Île-de-France, président de l’Association des maires de
l’Île-deFrance (AMIF) ;
Viviane de Beaufort, professeure à l’Essec Business School et référente
égalité H-F, identifée comme une des dix femmes en France réputées
sur le sujet « Gender » ;
Alain Bechade, directeur de l’ICN national, professeur du CNAM,
ancien chef d’entreprise ;
Docteur Dan Bensadoun, directeur médical Europe et moyenne Afrique
chez General Electric ;
Hélène Bidard, maire adjointe chargée de l’égalité femmes-hommes,
de la lutte contre les discriminations et des droits humains à Paris ;
Cyril Bladier, fondateur et directeur associé de B2B eMarketing ;
Jacky Bontems, conseiller au CESE (Conseil économique, social
et environnemental), conseiller scientifque au Commissariat France
Stratégie, président du réseau R812 ;
Hamid Bouacid, directeur de Dynamic’Emploi ;
Valère Braban, responsable peinture automobile ;
Agnès Bricard, directrice scientifque du Guide du routard du fnancement
d’entreprise 2016, présidente d’honneur du Conseil supérieur de l’Ordre
des experts-comptables, présidente fondatrice de la fédération Femmes
administrateurs, cabinet d’expertise comptable Bricard, Lacroix & Associés ;
Sylvie Brunet, présidente de la section de travail et de l’emploi au CESE,
Groupe des personnalités qualifées au CESE, vice-présidente de l’ANDRH,
professeur à Kedge Business School dans le domaine de la RSE,
de l’évaluation de la performance sociale ;
Christine Canay, assistante de direction d’une PME ;
Thierry Cheminant, directeur pédagogique de la Fnaim ;
Christine Collin, past présidente du Lions Club International ;
Valérie Coural, assistante administration des ventes ;
Armelle Danet, co-présidente d’Elles aussi ;
Caroline Delmotte, responsable de formation à Aidil ;
Dolorès Desclavelière, dirigeante de Outsourcing Consulting Services
(OCS) ;
Gnanki Dokoto, vice-présidente de Working Girl Paris (WGP) et dirigeante
de GDB Consulting ;
Jeanette Duboys, Regional Development Policy Division au sein de l’OCDE ;
Claude Dudoignon-Perret, ex-DRH de plusieurs entreprises dont l’AFP,
consultant en stratégie RH ;
XIIRemerciements
Emmanuelle Duez, fondatrice du réseau WoMen’Up et de Boson Project ;
Didier Durandy, consultant et coach, auteur de L’audace pour réussir ;
Christine Dusapin, chargée de mission en matière de réinsertion
professionnelle chez Dynamic’ Emploi ;
Elvire Esseba, professionnelle du tourisme ;
Françoise Fabrer, étudiante à l’Institut d’études religieuses de la faculté
catholique de Paris ;
César Faucheur, responsable du développement de Gerep Prévention
Santé (GPS) ;
Marik Fetouh, maire adjoint chargé de l’égalité et de la citoyenneté à
Bordeaux ;
Brigitte Grésy, secrétaire générale du Conseil supérieur de l’égalité
professionnelle et auteure de Petit traité contre le sexisme ordinaire
et La vie en rose. Pour en découdre avec les stéréotypes ;
Jean-Baptiste Gruet, senior vice-président de WorkPlace Options ;
Cécile Hakim-François, directrice du département administration générale
du CIG grande couronne ;
Emmanuel Hamon, responsable développement commercial à Verspierien,
directeur associé dans Fright House Pictures, réalisateur de courts
métrages et créateur du groupe musical « Rock Anti-D » ;
Xavier Hauret, secrétaire général adjoint CGPME 75 ;
Jean-Baptiste Horvat, responsable de mission au sein de Dynamique
Emploi ;
Harry Ifergan, psychologue et écrivain ;
Alexandre Jardin, écrivain et pamphlétaire, fondateur du mouvement
citoyen « Bleu, blanc, zèbre » ;
Alexandre Jost, fondateur et délégué général de la Fabrique Spinoza,
think-tank du bonheur citoyen ;
Marie-Joséphine Kollmannsberger, maire de Plaisir (Yvelines), présidente de
la Communauté de communes de l’Ouest Parisien, vice-présidente du Conseil
départemental, secrétaire générale de l’Union des maires des Yvelines ;
Claire Kowaleski, présidente de Business & Professional Woman (BPW)
International ;
Géraldine Krempa, responsable du programme « Talent » au sein
de l’IÉSEG School of Management ;
Cécile Laligan, attachée de presse ;
Valérie Lalo, auteure d’un pamphlet ;
Jean-Claude Lamoureux, responsable formation à l’Afpa ;
Hervé Lassalas, co-dirigeant du réseau Pluriclub ;
XIIILe grand livre de l’égalité femmes-hommes
Éric Lenoir, chef de mission au Commissariat général à l’égalité des
territoires (CGET) ;
Reine Lépinay, co-présidente d’Elles aussi ;
Deborah Levy, actrice ;
Olivier de Lisle, directeur du développement chez Firmenich ;
Dominique Loiseau, présidente du Groupe Bernard Loiseau ;
Cristina Lunghi, présidente fondatrice d’Arborus, créatrice du label Égalité
pour le ministère des Droits des femmes ;
Anna Marchlewska, photographe et présidente des Amazones ;
Anne-Marie Marmier, vice-présidente d’Elles aussi ;
Emna Marsoui, diplômée d’un master 2 en management chez Weller
International Business School (WIBS) ;
Sandrine Melet, infrmière ;
Blandine Metayer, actrice ;
Abdellah Mezziouane, ex secrétaire général de la CGPME et maître de
conférence à l’université Paris 1 sur entrepreunariat et gestion d’entreprise ;
François Michalon, éditeur sous la marque Fortuna et chef d’entreprise ;
Virginie Michel-Paulsen, maire de Vaucresson (Hauts-de-Seine) ;
Helen Monnet, psychologue et coach ;
Édouard Moradpour, ex publicitaire, auteur de romans ;
Éric Motillon, directeur de Human First, cabinet d’outplacement et créateur
d’un programme d’accompagnement ciblé auprès des femmes avec l’École
supérieure de gestion (ESG) ;
Julia Mouzon, fondatrice et présidente de Femmes & Pouvoir ;
Laurence Neveu-Lassalas, co-dirigeante du réseau Pluriclub ;
Arnaud Nicolas, avocat ;
Anne-Sophie Panseri, co-dirigeante de la société Mavifex, membre
de l’association Femmes chefs d’entreprises (FCE) ;
Alexandra Pasquer, directrice de la communication chez Solendi
et auteure d’un roman Les Tamalous ;
Valérie Perruchot-Garcia, directrice des affaires publiques, de la
communication et de la RSE chez Janssen ;
Jacques Petit, journaliste ;
Frédérique Pétorin, fondatrice de « Vies de couleurs », karmathérapeute
et peintre ;
Agathe Philippart, créatrice de la marque Quenotte, gamme de vêtements
pour enfants ;
Anne-Marie Pinsolle, directrice de COM4 Partner, administratrice
de Cobaty Rive Gauche et présidente de l’ANSAIMB (Assocation nationale
des seniors actifs de l’immobilier et du bâtiment) ;
XIVRemerciements
Brigitte Plou, vigneronne dans le Val-de-Loire ;
Sébastien Ramos, coach et chef de marché chez Comundi ;
Florence Rapinat, graphiste et artiste peintre ;
Bernard Riquier, consultant et secrétaire général de l’association Café
de l’avenir ;
Murièle Roos, fondatrice et éditrice de Femme Majuscule ;
Willem Rooyards, directeur associé de 3R Consultants ;
Céline Roussel, contrôleur de gestion chez Dassault Aviation ;
Stéphane Roussel, directeur général des opérations et membre
du directoire de Vivendi ;
Sophie Sadeler, directeur de communication chez Colas ;
Paule Salord, manager du groupe musical TROUSS ça ;
Chantal Schoder, past gouverneur d’un district du Rotary International ;
Philippe Sersot, directeur général adjoint de Silca ;
Olivier Sicard, grand maître d’arts martiaux, instructeur mondial Kukkiwon ;
Nathalie de Suremain, pédiatre à l’hôpital Trousseau ;
Paul Émile Taillandier, journaliste et consultant ;
Lydia Victor, directrice du développement et de l’innovation chez Vinci
Énergies ;
Damien Viellard-Perron, directeur général de Gerep ;
Carolina Vincenzoni, co-dirigeante de Signos, coach de l’équipe française
féminine de basket handisport ;
Pierre Violo, vice-président du Réseau Entreprendre, en charge
des programmes thématiques ;
Candice Zarka, présidente de Working Girl Paris (WGP) ;
Marie-Jo Zimmermann, députée de la Moselle et membre
de la commission des lois à l’Assemblée nationale.
Nous souhaitons remercier tous nos clients, nos partenaires et nos élèves
qui nous ont fait confance depuis dix ans dans nos missions de conseils et
d’accompagnements au changement, de formations et de coachings et avec
qui nous avons plaisir à co-construire de nouvelles méthodes ou nouveaux
outils pour innover et se différencier.
Nous souhaitons aussi remercier toutes les femmes qui ont choisi nos
coachings, nos conférences, nos ateliers, nos cours et nos formations et qui
ont pris des engagements pour améliorer leur confance en soi, leur image,
leur marketing et communication, leur positionnement, leur talent, leur
management, leur prise de parole en public, leur leadership. Elles viennent de
toute la France et occupent des fonctions très variées allant de l’accueil à des
postes de direction et chefs d’entreprise.
XVLe grand livre de l’égalité femmes-hommes
Nous avons pris ce projet d’écriture comme un voyage.
Un voyage, à la recherche de notre propre vérité à ce sujet. Nous étions, au
quotidien, animées par cette question de la parité qui résonne à la fois dans
nos vies personnelles et professionnelles et ce depuis toujours.
Un voyage pour découvrir des acteurs incontournables et récolter leur point
de vue.
Un voyage pour écouter des femmes et des hommes d’origines et de
localisations géographiques variées, d’éducations diverses, de multiples statuts
sociaux et d’âges allant de 10 à 81 ans avec des métiers, des loisirs, des
sports, des plaisirs différents. Leur vision, si riche par sa diversité, a nourri
notre réfexion.
Un voyage avec la découverte de réseaux de femmes et de réseaux mixtes
qui contribuent, comme nous, à vouloir faire avancer la parité.
Merci à toutes celles et ceux qui, de près ou de loin, ont contribué à ce carnet
de voyage.
Valérie Pascal et Catherine Sexton
XVISommaire
Les auteures ......................................................................................... VII
L’illustrateur .......................................................................................... IX
Remerciements .................................................................................... XI
Préface La parité : un choix stratégique gagnant
et un déf transnational ....................................................................... XIX
Préface Valorisons les TPE et PME,
pionnières de l’égalité professionnelle ............................................. XXIII
Avant-propos ........................................................................................ XXV
À qui s’adresse ce livre ? ................................................................. XXXIII
1 L’évolution de la place des femmes dans l’histoire ................. 1
1.1 L’évolution de la femme depuis Adam et Ève ................................. 2
1.2 Des modèles de femmes extraordinaires au cours du temps ........ 13
1.3 Les lois et les actions au secours des inégalités ........................... 30
2 Le rôle et l’image de la femme dans la société......................... 37
2.1 Le genre et le rôle social ................................................................ 38
2.2 Les stéréotypes et la discrimination ............................................... 47
2.3 Le genre et le vocabulaire .............................................................. 56
2.4 L’image de la femme et ses codes ................................................. 60
3 La parité : où en sommes-nous ? .............................................. 71
3.1 Égalité, parité, mixité, de quoi parle-t-on exactement ? ................. 72
3.2 Les chiffres sur les inégalités en France ........................................ 72
3.3 Des visions croisées ...................................................................... 94Le grand livre de l’égalité femmes-hommes
4 Les solutions pour une parité consentante .............................. 111
4.1 Les solutions légales et citoyennes ................................................ 113
4.2 La gouvernance et la culture d’entreprise ...................................... 141
4.3 Le développement de l’intelligence individuelle ............................. 171
4.4 Le renforcement de l’intelligence collective ................................... 200
5 Le SWOT de l’égalité femmes-hommes .................................... 243
5.1 Les opportunités et les menaces ................................................... 244
5.2 Les forces et les faiblesses ............................................................ 259
Conclusion ............................................................................................ 261
Annexes ................................................................................................ 267
Annexe 1. Sondage CGPME .................................................................. 269
Annexe 2. Recueil des bonnes pratiques de la CGPME ........................ 271
Annexe 3. Plan d’action pour féminiser les équipes dirigeantes ............ 273
Annexe 4. Plan d’action 2015
pour l’égalité entre les flles et les garçons à l’école ............. 276
Annexe 5. Parité dans les intercommunalités.
Enquête nationale menée par le réseau Elles aussi en 2015 . 279
Annexe 6. Cahier des charges « Label diversité »
et « Label Égalité professionnelle
entre les femmes et les hommes » ....................................... 285
Bibliographie ........................................................................................ 305
XVIIIPréface
La parité : un choix
stratégique gagnant
et un déf transnational
En France, c’est la loi : l’égalité professionnelle entre hommes et femmes
est une obligation. Une obligation, mais pas une réalité. Impossible de
refaire l’histoire, nous devons d’abord transformer des mentalités héritées
de siècles de tradition. Je me suis toujours investie dans la promotion du
professionnalisme et de la compétence des femmes dans la vie économique,
tant à la tête des entreprises que j’ai créées, qu’à celles des organisations
professionnelles que j’ai présidées. La promotion de la parité professionnelle
est capitale. Elle va dans le sens de l’intérêt commun et, surtout, de la réussite
économique générale.
Selon l’Organisation de coopération et de développement économiques
1(OCDE) , l’égalité professionnelle en France serait source de 0,4 point de
croissance par an. La convergence des taux d’activité des hommes et des
femmes contribuerait à accroître de 10 % l’économie de notre pays d’ici à
2030. La parité est donc un choix stratégique gagnant pour la compétitivité des
entreprises. Mon combat n’est pas féministe, il est avant tout entrepreneurial.
Les entreprises les plus rentables comptent des représentantes féminines
dans leurs tops managers. Le succès optimal naît de l’alliance réussie
des hommes et des femmes. Nous sommes complémentaires, mais pas
opposés ! Les hommes sont d’ailleurs nos meilleurs mentors. À nous de leur
donner envie de nous faire confance. J’en ai l’expérience, la clé du succès
est de travailler ensemble pour réussir ensemble.
1 Rapport de 2013.Le grand livre de l’égalité femmes-hommes
Pierre Gattaz, président du Medef, en est convaincu. Il a d’ailleurs fait de la
2parité une de ses priorités, en proposant des actions concrètes dès 2014
et en créant un comité « Égalité professionnelle et parité ». Les entreprises
ne peuvent se priver de la moitié des talents disponibles, d’autant que
leur croissance dépend plus que jamais de l’engagement de tous leurs
collaborateurs. Le choix de la parité contribue à leur réputation et, donc, à
leur rayonnement et à leur attractivité. Pour les accompagner sur ce chemin,
le Medef a créé un programme spécifque en trois étapes clés : diagnostic,
sensibilisation et accompagnement, valorisation de l’engagement et de la
participation des femmes aux postes à responsabilités. C’est une première
avancée à laquelle toutes les individualités doivent participer. La parité ne se
décrète pas. Elle se gagne !
Au sein des entreprises, c’est un enjeu pour chacun d’entre nous. Un enjeu pour
les hommes, qui ont intérêt à favoriser l’émergence d’approches, de points de
vue différents, facteurs d’innovation, de créativité et, donc, de développement.
C’est un enjeu pour les femmes, qui doivent se mobiliser, s’unir, se fédérer
et trouver l’audace nécessaire pour relever les défs managériaux de notre
temps. La course à la parité n’est pas un sprint, mais une course de fond,
un véritable marathon. C’est d’autant plus vrai, que le cadre de demain sera un
manager international. Les frontières de l’intelligence et de la compétence ne
sont plus nationales. Les entreprises choisissent les collaborateurs dont elles
ont besoin pour croître dans des viviers de formation mondiaux. Le mélange
des cultures se fait dès la formation dans les grandes écoles. Venus de tous
horizons, les meilleurs sont d’origines variées, mais encore trop peu souvent
de sexe féminin.
La parité de l’avenir se construit dès aujourd’hui en misant sur les carrières
transnationales. Les jeunes doivent se poser rapidement la question de leur
mobilité et bâtir une stratégie de carrière individuelle et familiale le plus en
amont possible. Les dirigeants et les directeurs des RH ne pensent pas
spontanément à une femme lorsqu’un poste s’ouvre à l’étranger. Et nous,
femmes, ne pensons pas forcément à postuler ou n’en avons connaissance
que tardivement, ce qui ne laisse pas le temps suffsant pour être convaincues
et déterminées. Nous pouvons accompagner cette transformation et faire que
la décision d’expatriation ne soit plus celle des hommes à 80 %.
À l’aune d’un monde qui transforme chaque jour ses repères, ses modes
d’organisation et de collaboration sous l’impulsion permanente des révolutions
2 « Égalité professionnelle et parité : enjeux et opportunité pour la compétitivité des entreprises
françaises », Les propositions du Medef, février 2014.
XXPréface – La parité : un choix stratégique gagnant et un déf transnational
digitales, trois souhaits me viennent aujourd’hui à l’esprit pour accompagner
mes contemporaines.
Le premier est d’inciter les femmes à être actrices des transformations. Il faut
agir pour obtenir la parité, nous ne pouvons pas seulement attendre que la
société prenne conscience de ce phénomène profond. Il y a des ancrages
ancestraux à faire évoluer et c’est de notre responsabilité d’y participer.
Mon deuxième souhait est d’appeler à la vigilance, à la mobilisation, à la
solidarité, car dans un contexte économique fragile, la tentation est forte
d’écarter encore davantage celles qui n’étaient pas les mieux positionnées
dans toutes les strates de l’entreprise. La devise des femmes chefs
d’entreprises est pour moi d’une ardente actualité : « Seules nous sommes invisibles,
ensemble nous sommes invincibles. » À nous de nous en emparer et de la
mettre en pratique.
Enfn, mon troisième souhait est de conserver notre âme et notre féminité.
Les femmes n’ont rien à gagner à tenter de se transformer en hommes, de
s’imposer en adoptant leurs codes. Nous le ferons toujours moins bien qu’eux
et ne gagnerons pas notre légitimité ainsi. Pour réussir, nous devons miser
sur nos atouts professionnels, notre expérience, nos expertises, tout en
conservant notre réalité qui est de représenter la moitié de l’humanité.
C’est dans cette perspective que je suis heureuse de préfacer aujourd’hui
cet ouvrage. Il donne un éclairage historique et prospectif intéressant sur la
parité, et montre que c’est un véritable enjeu de performance. Nous avons
tous à y gagner, alors je vous invite à « pariter » ensemble désormais !
Marie-Christine Oghly
Présidente d’honneur du Medef IdF
Vice-présidente du Pôle international du Medef
Vice-présidente et secrétaire générale des femmes chefs d’entreprise mondiales
Vice-présidente de Professional Women Network Paris
Présidente de Solendi, Micado, Enginsoft
Présidente du club Les Femmes de l’économie
Administrateur du Laboratoire de l’Égalité
Dans le cadre du projet lancé par le Medef par la direction Entrepreneuriat
et Croissance « Patrons, champions du changement », plusieurs dirigeants
cautionnent le fait que la mixité est un levier de performance, un
accélérateur de modernisation.
Gérald Karsenti, engagé depuis longtemps sur ce thème rapporte que les
équipes mixtes sont plus créatives et plus pertinentes.
XXIPréface
Valorisons les TPE et PME,
pionnières de l’égalité
professionnelle
Répondre à l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes,
c’est d’abord suivre un impératif démocratique. La Confédération générale
du patronat des petites et moyennes entreprises (CGPME) et les autres
partenaires sociaux se sont conjointement engagés à agir pour inscrire ce
principe constitutionnel au cœur des relations de travail, en accompagnant la
mise en place de réformes. Nous répondons ainsi aux nouvelles exigences
sociétales, afn de favoriser la prise en compte de la parentalité et une
meilleure conciliation des temps de vie.
Cet engagement pour l’égalité professionnelle s’inscrit dans la volonté
de la CGPME Île-de-France de défendre l’entrepreneuriat responsable.
Notre réseau est constitué de dirigeants de très petites entreprises (TPE) et
de petites et moyennes entreprises (PME) capables de créer de la valeur et de
l’emploi et conscients de leur rôle décisif dans la lutte contre les inégalités
sociales et la valorisation de la diversité.
Nous sommes convaincus que l’égalité professionnelle représente un
bénéfce économique indiscutable pour une entreprise. Elle apporte de la mixité
professionnelle, qui diversife les profls et les compétences présentes dans
l’entreprise. Elle oblige à renouveler les sources de recrutement et à prendre
en compte de nouveaux parcours. Elle dynamise les équipes au travail et
constitue un facteur de croissance économique. Enfn, elle valorise l’image
de l’entreprise auprès des clients et fournisseurs.Le grand livre de l’égalité femmes-hommes
Les dirigeants de TPE et PME sont conscients de ces effets bénéfques.
Cela a été démontré lors de notre Enquête sur l’égalité professionnelle
femmes-hommes, menée auprès de responsables de PME en février 2015,
qui ont jugé ce thème très ou plutôt important pour près de 73 % d’entre eux.
Mais une large majorité reconnaissait également que des inégalités persistent
notamment dans l’accès aux fonctions de responsabilité. Les entreprises
avouent elles-mêmes un manque d’outil pour promouvoir l’égalité.
Comment combler ce fossé entre bonnes intentions et actions concrètes ?
La CGPME Île-de-France s’est engagée à mener et soutenir un ensemble
d’initiatives ciblant les TPE et PME et s’adaptant aux marges de manœuvres
de ces entreprises, ne disposant pas nécessairement de services RH ou de
marges fnancières importantes.
Notre premier rôle est de continuer à sensibiliser et convaincre un noyau dur
d’entreprises minoritaires pour qui la question de l’égalité femmes-hommes
ne relèverait pas du domaine de l’entreprise. À nous, par exemple, de remettre
en cause les stéréotypes écartant les femmes de certains métiers ou des
postes de gouvernances.
Nous devons ensuite former la très grande majorité des TPE/PME sur l’adoption
de nouvelles pratiques de management plus structurées et mesurables dans
leur effet. Il faut faciliter l’accès aux plans d’action aidés fnancièrement ,
susceptibles d’être soutenus par des politiques et des dispositifs publics.
Nous proposons également des guides et des formations s’appuyant sur le
témoignage de dirigeants et proposant des évolutions crédibles et effcaces
pour une TPE/PME.
Enfn, il nous paraît essentiel de valoriser des initiatives menées par des
entreprises pionnières : attention portée aux outils de communication,
sensibilisation des jeunes femmes aux métiers dans des secteurs où elles
sont minoritaires, organisation des temps et des postes de travail, prévention
des troubles musculosquelettiques (TMS) et du burn-out… Ces exemples
expliquent concrètement comment, au quotidien, le dirigeant peut transformer
à son avantage ces impératifs.
À de nombreuses reprises, les TPE et les PME ont démontré qu’elles étaient
porteuses de changement dans la société française. À nous donc d’apporter
notre contribution pour que l’égalité professionnelle femmes-hommes s’ancre
durablement dans nos entreprises à taille humaine.
Pierre Kuchly
Président délégué-Trésorier
CGPME IdF
XXIVAvant-propos
© Illustration de Donatien Guillon.Le grand livre de l’égalité femmes-hommes
En quoi le sujet « parité et égalité femmes-hommes » pose encore question
aujourd’hui ?
Un jour par an, le 8 mars, exercice obligé, est dédié à la femme inter
nationalement. Ce jour, la femme est couverte de feurs, tellement couverte que
ce sont plutôt les enseignes de produits dédiés à la femme qui utilisent le
créneau. Le discours marketing est bien huilé, cela apaise les consciences
de certains, cela permet à des organisations de le célébrer, à d’autres de
mettre en place de belles initiatives pas toujours suivies sur l’année…
Par déduction, les autres jours de l’année sont-ils dédiés aux hommes ?
Les femmes représentent un peu plus de 50 % de la population mondiale,
er 351,6 % exactement en France, le 1 janvier 2014 .
Et de larges fossés subsistent en termes d’égalité entre les hommes et les
femmes dans :
► les salaires (24 % d’écart en France, ce qui correspond pour une femme à
environ trois mois travaillés en plus pour obtenir le même salaire) ;
► les possibilités d’accéder à des postes à responsabilité ;
► les instances gouvernantes ;
► la répartition des tâches domestiques ;
► les rôles attribués par la société.
Dans le monde et en France, dans les milieux éduqués ou non, à tous les
niveaux de la hiérarchie, dans la vie privée, publique, professionnelle, politique,
beaucoup de femmes s’estiment victimes d’inégalités et de sexisme !
L’Equal Pay Day est un combat international signé par les plus grands de ce
monde pour que femmes et hommes accèdent à un salaire équivalent par
jour, et à des droits égaux.
Les dirigeants dans notre pays sont encore trop rarement des dirigeantes, les
maires de grandes villes très rarement des femmes… La faible représentation
féminine dans les parlements nationaux des pays développés (23 % en
moyenne, 27 % en France) et dans les instances de direction des entreprises
(24 %) donne la mesure du chemin à parcourir.
Tant que les femmes ne pourront pas partager le pouvoir de manière équitable,
infuer sur les lois et les dirigeants, elles peineront à faire entendre leur voix
et à faire évoluer les cultures.
3 Source : HCE/fh.
XXVIAvant-propos
Les contraintes pour les femmes qui désirent accéder au pouvoir sont
multiples : les conditions de travail à haut niveau de responsabilités sont peu
compatibles avec des horaires de mère, les chances et opportunités rares…
Plus on monte dans la hiérarchie, moins il y a de place pour les femmes.
Et prendre un peu de recul pour pouvoir voir grandir ses enfants écarte une
femme immédiatement du chemin menant vers les hautes sphères. À l’heure
où les hommes sont en quête de plus de pouvoir dans leur vie professionnelle,
les femmes se consacrent souvent à la maternité.
Injustice ou réalité des différences et des envies : besoin de s’accomplir
dans la maternité d’un côté, besoin de nourrir une ambition qui permettra à
l’homme de subvenir correctement aux besoins de sa famille de l’autre côté ?
Les modèles ont changé et se sont diversifés. On ne peut plus généraliser en
disant que les femmes veulent et doivent s’épanouir dans la maternité ou, au
contraire, que les femmes préfèrent se consacrer à leur carrière. Quant aux
hommes, ils ne désirent pas tous sacrifer leur vie familiale au proft de leur
carrière. Beaucoup aiment consacrer du temps à leur rôle de père et à leur vie
privée. Les générations Y et Z le prouvent et cassent la tête des managers X
avec leur besoin de temps pour leur vie privée. Fini les sacrifces pour les
jeunes de 20 à 30 ans !
Et surtout, rien n’est défnitivement gagné en matière des droits des femmes.
Certaines batailles que l’on croyait derrière ressurgissent ponctuellement.
Les lois en faveur de l’égalité femmes-hommes se font et se défont, les
sanctions prévues pas vraiment appliquées. Les ministres se succèdent et
mettent ce combat en haut de leurs priorités… ou non. Aujourd’hui, quand
nous écrivons ces lignes, il est envisagé de revenir sur la loi sur l’égalité
d’août 2014 par souci de simplifcation, en supprimant l’obligation pour les
entreprises de plus de trois cents employés de produire un Rapport de
situation comparée (RSC) sur la situation des hommes et des femmes au
sein de la société.
Tout comme les Risques psychosociaux (RPS), cette règle impose aux
entreprises de mesurer leur parité. Et de mettre en œuvre de vraies politiques pour
l’égalité femmes-hommes.
L’amendement à la loi a été revu a minima sans satisfaire pleinement les
féministes.
Si rien n’est engagé de manière proactive et solidaire, l’égalité réelle entre
femmes et hommes serait atteinte dans quatre-vingts ans, tellement la
XXVIILe grand livre de l’égalité femmes-hommes
4progression est lente . « Voire jamais… » selon la dirigeante de l’agence
5de publicité BETC, Mercedes Erra , «… si les femmes n’arrachent pas cette
égalité. Les femmes portent cette part de responsabilité dans l’évolution vers
l’égalité femmes-hommes, en conservant et faisant encore vivre de vieux
schémas mentaux. »
Face à ces constats, il est urgent de faire évoluer la situation des femmes,
pas seulement pour des questions d’égalité mais parce qu’elles constituent
un impératif pour la compétitivité. En Europe, une pénurie de 24 millions de
personnes actives est à prévoir en 2040 et donc les femmes constituent un
vivier de talents. Les accompagner à gravir les échelons du pouvoir permet
d’anticiper cette pénurie.
La loi du 4 août 2014 vise à renforcer l’égalité femmes-hommes dans les
sphères privées, publiques, médiatiques et professionnelles. Sa mise en
œuvre est laborieuse, maintenant qu’elle a été votée ; elle est ambitieuse
et contrai gnante pour les entreprises, et les échéances sont rapprochées.
Pour combattre la non-mixité dans certains secteurs, comme les assistantes
maternelles ou les programmeurs informatiques, l’État s’est fxé qu’en 2025,
un tiers des métiers doit avoir dans ses effectifs au moins 40 % du sexe le
moins représenté (contre 12 % en 2015).
Aujourd’hui, les directions générales enjoignent leur direction des ressources
humaines et leur direction de la mixité ou de la parité, si elle existe, à trouver
des réponses précises pour assurer l’égalité hommes et femmes dans
les entreprises et répondre aux quotas imposés par la loi. Les grandes
entreprises lancent donc des programmes de diversité, comme chez Google,
et s’efforcent plus ou moins de rattraper le temps perdu. L’enjeu n’est pas
de donner de la « représentativité » au beau sexe, avec des quotas, il s’agit
de business.
Le changement de culture par lequel devra passer la France pour y arriver
pose de larges questions où les débats sur le genre sont virulents. La société
résiste de peur de lâcher ses vieilles croyances et stéréotypes bien ancrés
encore dans les mentalités, et aussi certains avantages. En effet, cela impose,
par exemple, un partage du pouvoir par les hommes qui ne sont pas toujours
prêts à céder la place.
4 Source : « Rapport mondial sur la parité entre les hommes et femmes », Forum économique
mondial, The Global Gender Gap Report, 2014.
5 Source : CLES. Des raisons d’espérer, article, juin-juillet 2015.
XXVIIIAvant-propos
Les femmes et les hommes sont-ils dotés des mêmes capacités ? Selon les
stéréotypes courants, la femme est sensible et humaine. L’homme est viril,
ce qui signife fort et courageux.
Les femmes sont jugées d’abord sur leur image, les hommes sur leurs
compétences. Et les perceptions des capacités de la femme par rapport à
celles de l’homme sont différentes.
Les femmes sont-elles capables d’assumer les mêmes responsabilités que
celles des hommes ? Ont-elles les qualités pour diriger, imposer, négocier à
haut niveau ? Sont-elles douées pour les jeux de pouvoir ? Ont-elles la même
ambition que celle des hommes ? Leur émotivité n’est-elle pas un frein à leur
carrière ?
Clichés ou réalités ? Les stéréotypes ont la vie dure et conduisent encore à
une forte discrimination.
Comment se fait-il que dans certains secteurs, peu de femmes soient
candidates : que ce soit dans les nouvelles technologies, les métiers plus
scientifques… beaucoup d’entrepreneurs se plaignent de ne pas trouver de
profls féminins pour venir travailler dans leur secteur. Les flles seraient-elles
peu douées pour les mathématiques et les sciences ? Ou juste conditionnées ?
Aujourd’hui encore, la société et ses messages subliminaux déterminent
que la femme se doit avant tout d’être « une bonne mère », ce qui « contraint
cette bonne mère » à certains sacrifces, en l’occurrence sa carrière.
Mais pour les femmes qui se sont affranchies de ces culpabilités et rôles
imposés par la société, le chemin vers le pouvoir et les responsabilités est
long et chaotique. Elles se sentent vite « pas compétentes », n’osent pas
s’affrmer, communiquer sur leurs réussites, dire « Je » plutôt que « Nous »
et rencontrent le plafond de verre. Qui en détermine la hauteur de ce fameux
plafond de verre ? Les entreprises et leurs dirigeants, ou les femmes
ellesmêmes ? Ou les deux conjugués ?
Pour opérer ce changement de culture, l’image de la femme et son rôle
dans la société doivent évoluer. Que ce soit dans l’éducation, le monde
politique, fnancier et économique, les médias, les flms, la société en général,
la discrimination doit disparaître et être condamnée.
Très récemment encore, un opérateur de télécommunications vantait la
rapidité de son débit comparable « au temps mis par votre femme pour
changer d’avis ».
XXIXLe grand livre de l’égalité femmes-hommes
En mars 2015, la première adjointe à la mairie de Bordeaux, Virginie Calmels,
dans la même journée, introduisait le salon de la mixité à Bordeaux et
subissait des remarques sexistes et méprisantes d’Henri Guaino qui estimait
qu’il n’était pas question « d’investir Loana aux régionales », Virginie Calmels
ayant été présidente d’Endémol, première société de production télévisuelle
française. Et ce machisme est monnaie courante en politique, beaucoup de
femmes en ayant fait les frais.
Pour exemples : Cécile Dufot, en juillet 2012, huée à l’Assemblée nationale
par des députés jugeant sa robe trop… excentrique, voyante… féminine ?
Le député caquetant pour imiter une élue vert lors de son intervention en séance
parlementaire, Axelle Lemaire, secrétaire d’État chargée du numérique, à qui
un conseiller à Bercy demande si elle est la nouvelle secrétaire, Rachida Dati
réduite à ses tenues vestimentaires, Fleur Pellerin traitée de « pot de feurs »
et, avant elles, Ségolène Royal à qui l’on prêtait une victoire au primaire
grâce à son image, Édith Cresson traitée de Pompadour, Simone Veil en
1974 malmenée sur son projet de loi pour l’avortement défendu devant un
parterre d’hommes (9 femmes pour 421 hommes). Elle représentait, selon
ses dires, « le triple défaut d’être une femme, d’être favorable à la légalisation
de l’avortement et, enfn, d’être juive » (extrait de son livre autobiographique
Une Vie).
Et des exemples de ce genre sont encore très présents dans la société, dans
les entreprises, dans les médias.
eMême si les choses ont largement évolué depuis le début du xx siècle,
surtout depuis 1944, le droit de vote des femmes et le mouvement féministe, le
sentiment partagé par beaucoup d’entre elles est d’être traitées différemment
et en inférieures et sur des critères plus physiques que professionnels.
Pourtant, les études, et notamment celle de McKinsey conduite depuis de
nombreuses années sur le rôle des femmes au sein des instances dirigeantes
des entreprises, tendent à prouver que plus les conseils d’administration et
comités de direction sont féminisés, plus les entreprises sont performantes.
Et les résultats prouvent que les entreprises qui comptent peu
d’administratrices et de directrices au Comex sont moins performantes.
L’enjeu est de taille puisque la mesure de ce critère d’égalité a un impact
sur le bilan social et donc sur la cotation en bourse. Il leur manque aussi en
termes de compétitivité commerciale, la vision et les attentes d’une partie non
négligeable de leur clientèle : les femmes.
XXXAvant-propos
L’étude Women Matter de McKinsey a montré, qu’une fois défnie comme
priorité stratégique, la progression de la mixité passait par la mise en place
d’un véritable « écosystème à trois dimensions » :
► l’implication visible du management et de la direction générale ;
► le développement de programmes de formation pour les femmes visant à
renforcer leur leadership ;
► la mise en place d’une politique RH adaptée aux besoins spécifques des
femmes.
Les solutions pour une parité performante et consentante existent et sont
testées dans les pays scandinaves, et dans certaines entreprises françaises.
Elles sont imposées par la loi dans certains pays et plus innées dans d’autres.
Par exemple, le Canada, la Suède, la Norvège semblent avoir complètement
intégré dans leur culture profonde la mixité, et proftent pleinement des
bienfaits de la complémentarité des sexes. Les femmes et les hommes sont
représentés sans discrimination et à égalité sans que les quotas viennent les
imposer.
En France, qui impose par la loi des quotas, des entreprises ont mis au centre
de leurs préoccupations la parité et l’égalité femmes-hommes. Elles mettent
en place des mesures pour éliminer la discrimination envers les femmes et
faciliter la vie privée et familiale des femmes en leur permettant d’être plus
disponibles pour leur carrière.
Des réseaux de femmes ont feuri partout pour créer de la solidarité, partager
et offrir l’accès à des informations et formations, par exemple, les aidant
dans leur vie professionnelle et leur vie personnelle. Elles prennent de fait
conscience de l’importance pour elles de développer leur confance en soi
et leur leadership en « osant » juste être elles-mêmes, sans « projection
idéalisée ». Travailler sur « ce syndrome d’imposture » qui fait qu’elles se
sentent obligées de toujours faire plus. Et apprendre à se promouvoir même
si elles n’ont pas accompli l’escalade du Mont Blanc !
La loi et les quotas permettent de faire bouger les choses, mais elles
n’apportent pas de solutions aux croyances et comportements discriminants
ancrés depuis des siècles.
Il est du devoir des politiques de continuer à faire évoluer les lois pour une
égalité pleine et entière, de contrôler et de faire appliquer les pénalités.
En mai 2015, seules quarante-huit entreprises ont été sanctionnées depuis
2013, pour non-égalité salariale entre les femmes et les hommes. Et la liste
des entreprises condamnées n’est pas publiée.
XXXILe grand livre de l’égalité femmes-hommes
Il est du devoir de tous les acteurs impliqués : les directions régionales,
départementales ou locales, les syndicats, les observatoires comme l’OCDE,
les centres pour les insertions et les aides à l’emploi… de décliner ces
politiques et de véhiculer une communication positive, active et contributive.
Il est du devoir des entreprises de toutes tailles, de la TPE aux grands comptes,
d’adopter une démarche volontariste pour un changement de culture en
agissant activement sur les stéréotypes sur le genre et en aidant les femmes
à prendre le pouvoir en conciliant vie personnelle et vie professionnelle.
N’oublions pas que le paysage économique de la France est basé sur les PME.
Il est du devoir de l’éducation de modifer les schémas mentaux des flles et
des garçons et de favoriser la mixité des métiers dès l’enfance : en agissant
très en amont, dès l’école primaire voire maternelle, sur les représentations
des rôles et des métiers selon le genre. Les projets de la ministre de
l’Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, vont dans ce sens et ses
outils pédagogiques pour l’égalité entre les flles et les garçons visent à
éviter la reproduction des stéréotypes par les enseignants. En subissant
une discrimination inconsciente, les flles se freinent dans leurs ambitions,
se ferment des portes, surtout des flières scientifques, et des métiers qui
pourraient les passionner aussi !
Il est du devoir des médias de promouvoir l’image de la femme en lui donnant
des rôles où le personnage principal féminin a une histoire par elle-même
valorisante et sans stéréotypes, et en contrôlant cette image de la femme
objet qui met en valeur le produit dans un rôle stéréotypé de femme sexy,
belle et aguicheuse.
Il est du devoir des réseaux de continuer leurs actions pour valoriser, soutenir
et défendre l’égalité femmes-hommes, qu’ils soient mixtes, masculins ou
féminins.
Il est du devoir des réseaux sociaux de contrôler et éliminer le sexisme
ordinaire et de contribuer à l’égalité des genres.
Il est du devoir de chacun de réféchir autrement… et d’agir pleinement à son
niveau, dans l’éducation transmise à nos enfants et dans notre comportement
social. La parité est l’affaire de tous dès le plus jeune âge. Et les parents sont
les premiers acteurs pour véhiculer les bons messages à leurs enfants ; des
messages où la notion de genre n’est pas limitante pour l’enfant et basée sur
des stéréotypes. Éduquer, c’est être à l’écoute des besoins, des motivations
et des talents de chacun.
Il est du devoir des femmes de prendre leur juste place à côté de celle des
hommes.
XXXII