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Le marketing. Pour quelle autonomie épistémologique ?

De
142 pages
Cet ouvrage illustre le dynamisme du marketing. Le garder dans son seul domaine qu'est l'économie, c'est pécher contre sa révolution. Il s'est immergé d'abord, dans le domaine marchand, puis dans le domaine non marchand. Dans ce sens, il est compris actuellement comme une science de la totalité. L'auteur tente de le faire migrer des sciences économiques vers une science autonome en proposant des bases théoriques justifiant cette migration.
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Prosper M M M N MLE MARKETING
Cet ouvrage illustre le dynamisme du marketing. Le
garder dans son seul domaine de prédilection qu’est
l’économie, c’est pécher contre sa révolution. Il s’est
immergé d’abord, dans le domaine marchand, puis
dans le domaine non marchand. Dans ce sens, il est
compris actuellement comme une science de la
totalité. L’auteur tente de le faire migrer des sciences
économiques vers une science autonome en proposant
des bases théoriques justifant cette migration. LE MARKETING
Pour quelle autonomie épistémologique ?
Doctorant en marketing et Diplômé d’Etudes
Approfondies en marketing de l’Université Pédagogique
Nationale (UPN), Prosper M M M N M
est chercheur-Enseignant à l’Institut Supérieur de
Statistique de Kinshasa (ISS/KIN). Il est consultant
dans plusieurs enquêtes socio-économiques, sociodémographiques
et Etudes statistiques à vocation nationale pour la collecte des
données.
Préface de Nzenza Mpangu
Postface de Vincent Mavinga Maleka
ISBN : 978-2-343-06661-5 9 782343 066615
15,50 €
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Prosper MAMBU Mpudi Ndombasi
LE MARKETING











LE MARKETING
Pour quelle autonomie
épistémologique ?







Prosper MAMBU Mpudi Ndombasi









LE MARKETING
Pour quelle autonomie
épistémologique ?




Préface de Nzenza Mpangu
Postface de Vincent Mavinga Maleka











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EPIGRAPHE

L’absence de référence systématique à un corps
théorique conduit souvent à percevoir le marketing dans une
perspective très différente, c’est-à-dire comme un ensemble
disparate de moyens de vente utilisés pour plier la demande aux
exigences de l’offre.
Ce malentendu concernant le marketing reste très répandu et
nuit à la cohérence de son action dans la mesure où la finalité
du marketing est mal comprise et acceptée.

Jean-Jacques LAMBIN.






















REMERCIEMENTS

Le présent ouvrage ne souffre d’aucun doute de la
contribution de beaucoup de personnes. Je leur suis redevable.
En effet, de prime abord nous gardons une pensée pieuse à
l’égard de feu ZANGA Dia Matondo qui nous a imprimé les
premiers rudiments qu’on nous reconnaît aujourd’hui en
marketing. Bien plus, nous continuons de bénéficier de la
rigueur scientifique du professeur MUHINDO Gyenano de
l’Université de Kinshasa, actuellement Directeur Général de
l’Institut Supérieur de Statistique de Kinshasa.
Nous ne saurons taire les encouragements de nos
collègues et collaborateurs qui, à tout instant, ont eu à réfléchir
avec nous sur le marketing, sur son éclosion et sur sa
révolution. Parmi eux, il est de bon aloi de citer, notamment :
- le professeur KITONDUA Lubanzadio de l’Université
Pédagogique Nationale et le professeur NZENZA Mpangu
de l’Institut Supérieur de Commerce. Avec eux, les
échanges d’expérience sur l’enseignement, les questions
épistémologiques et l’autonomie du marketing ont souvent
alimenté les frais de nos discussions, des heures durant.
- Messieurs NGAMBI Mwanza et TABARO KAHASHA, tous
deux assistants à l’Institut Supérieur de Statistique de
Kinshasa, pour avoir apporté leur pierre à l’édifice.
Le chargé de cours Vincent MAVINGA Maleka de
l’Institut Supérieur de Statistique de Kinshasa et Directeur de la
Documentation, Publication et Diffusion à l’Institut National de
la Statistique a aussi droit au chapitre. Nous avons bénéficié de
son encadrement et avons eu l’honneur de collaborer avec lui
dans la mise en chantier de la première mouture du cours de
Marketing documentaire dispensé en Sciences et Techniques
Documentaires de l’Institut Supérieur de Statistique de
Kinshasa. C’est ce même chercheur avisé qui a assuré la
relecture de notre manuscrit. Je lui suis reconnaissant pour ses
contributions et ses observations pertinentes.
Dans le même ordre d’idée, nous avons bénéficié de l’appui
scientifique du professeur Emérite, Monsieur l’Abbé Hyppolyte
NGIMBI Nseka, actuellement curé –doyen du doyenné de
9 Kisantu. Il a apporté de l’éclairage sur la construction de
l’épistémologie dans le domaine des sciences.
Monsieur IPONO Ibal’kol de la Bibliothèque Centrale
de l’Université Protestante au Congo mérite des éloges, du fait
d’avoir disposé en notre faveur un espace de recherche en temps
réel et de s’être investi pour la relecture de notre manuscrit.
Nous pensons que Monsieur Victor NGAIE mérite également
notre éloge : Il a servi à la correction de la dernière mouture de
notre texte.
Nous ne pouvons guère passer sous silence de bons
services rendus par Mademoiselle Nadine NSUMBU
Bayundukila qui, avec une patience de fourmi et abnégation, a
assuré la saisie de ce texte en un temps record. Elle mérite notre
reconnaissance.
Que Clarisse MAVITIDI Tukana, notre épouse, et nos
enfants, Bonel MAMBU Mpudi, Agape MAMBU Tukana et
Coel MAMBU Ndombasi trouvent à travers cet ouvrage le
ferment de notre détermination d’aller toujours de l’avant grâce
à leur encouragement et aux sacrifices librement consentis.
Qu’ils daignent accepter de graver dans leurs cœurs notre
profond merci inscrit en lettres d’or.
A tous ceux qui ont contribué d’une manière ou d’une
autre à la réalisation de cet ouvrage, nous témoignons aussi
notre marque de reconnaissance.
Prosper MAMBU MPUDI Ndombasi
10
PREFACE
Les questions que soulève l’évolution récente du
marketing englobant tous les aspects de la vie quotidienne se
situent au cœur des préoccupations quotidiennes, à telle
enseigne qu’économistes, gestionnaires, sociologues,
psychologues, historiens, statisticiens ou mathématiciens
doivent se sentir interpellés.
Ces questions concernant à la fois les aspects théoriques
et pratiques du marketing touchent, depuis une décennie, à la
nature, voire à l’essence première de son statut en tant que
domaine du savoir.
En effet, pour l’heure, il est clairement établi que
l’évolution fulgurante que connaît le marketing l’institue
comme discipline autonome dans le domaine du management.
A ce premier statut ab origine, de science économique ou de
management, est venue se greffer une reconnaissance
indéniable du marketing en tant qu’une science transversale,
voire une science de la totalité.
Il est essentiel de relever que sa transversalité est d’une
remarquable quintessence simple et complexe à la fois : simple,
lorsqu’il s’agit de le replacer dans un contexte d’économie de
marché (économie marchande) où l’offre et la demande se
croisent, où les cycles de vie des produits se raccourcissent, où
les gammes de produits prolifèrent, où les chaînes de
distribution se modifient et la technologie ne cesse d’évoluer.
Complexe parce que lorsque l’on aborde les aspects « Meta
marketing », « Méga Marketing » et « Marketing sociétal », le
marketing devenant alors objet de curiosité dès lors qu’il quitte
sa sphère de prédilection pour aborder tous les domaines de la
vie et des organisations dans leurs aspects « non-marchand »,
devient tout simplement tentaculaire, pour ne pas prendre
l’expression de ses détracteurs. Il est alors au carrefour des
sciences, incluant l’économique, le social, le psychologique, le
religieux, le culturel, le politique, le philosophique … Il devient
alors une science de la totalité, d’une transversalité indéniable,
11
avec une praxéologie et une approche étymologique à la fois
diachronique et synchronique.
Dans cet environnement sans cesse mouvant et en
perpétuelle mutation, la maîtrise et la reconnaissance du
marketing, comme discipline à part entière et dont
l’interconnexion avec les disciplines connexes évoquées plus
haut, sont devenues un élément essentiel dans l’acquisition et la
conservation d’un avantage concurrentiel au moyen de la
connaissance des marchés, leur analyse et la satisfaction des
besoins de la clientèle afin d’en tirer profit.
L’originalité de l’ouvrage que j’ai l’honneur de préfacer
se trouve dans la compréhension de ces thématiques de la
recherche, pour donner au marketing une autonomie
incontestable et intemporelle en tant que discipline voire
science pour lui reconnaître une scientificité indéniable.
« Le marketing : pour quelle autonomie
épistémologique », contribue, sans doute, et c’est là l’essentiel,
dans une quête de systématisation, de conceptualisation et de
théorisation du Marketing comme une science, qui ne demande
sans cesse que d’autres apports et contributions dans une
dynamique de synergie contributive et cinétique, pour que la
flamme ainsi allumée atteigne d’autres dimensions.
Prof. NZENZA Mpangu
Professeur à
l’Institut Supérieur de Commerce/Kinshasa






12
AVANT-PROPOS

Il va sans dire qu’écrire une thématique interrogative
pose des jalons sur le questionnement d’un problème ou d’une
situation donnée. En effet, s’interroger sur l’autonomie
épistémologique en marketing nous convie à une recherche
fondamentale, dans la mesure où l’exégèse du
marketing démontre que celui-ci est passé, de prime abord,
comme un art. Chemin faisant, il devient, tour à tour, une
technique, puis une science.
De nos jours, la scientificité du marketing s’affirme à
travers ses approches épistémologiques qui lui confirment son
autonomie comme outil de gestion et de management des
organisations et des entités par excellence.
Cet ouvrage, par rapport à nos devanciers, voudrait
replacer le marketing, grâce à sa révolution dans le domaine des
« affaires », comme une science transversale dans tous les
domaines de la vie humaine, même si son champ de
prédilection est l’économie.
Ici, notre préoccupation principale consiste à enrichir le
débat autour de la problématique axée sur :
1. L’acceptabilité de la transversalité du marketing ;
2. Son autonomie vis-à-vis de l’économie pour un
meilleur recadrage des domaines marchands et non
marchands ;
3. L’orientation des recherches et de la conceptualisation
dans les deux domaines précités.

Au demeurant, le marketing illustre bien un métier qui
traduit la nouvelle modernité dans les relations d’affaires, inter
et intra organisationnelles, voire interpersonnelles.
Son savoir-faire se formalise, s’enseigne et se transmet. Enfin,
il reflète la modernité dans la compréhension des marchés, des
affaires, des relations et de l’organisation.
Trois chapitres composent cet ouvrage :
Le premier traite de l’ambivalence du marketing et construit la
fondation théorique de cette nouvelle science. Le deuxième
chapitre porte sur l’épistémologie du marketing et ses aspects
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