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Macroéconomie moderne

De
178 pages
La macroéconomie s'intéresse à la vision globale des performances économiques des pays. Pourquoi certains pays s'en sortent mieux que d'autres ? Comment l'inflation et le chômage s'installent-ils dans une économie ? Pourquoi le franc guinéen baisse-t-il tous les jours ? La compréhension des réponses à ces questions nécessite des pré requis. Un des objectifs de ce manuel est de familiariser les apprenants avec le vocabulaire économique et les outils conceptuels de base d'une manière précise et méthodique.
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MACROECONOMIE MODERNE

L.HARMATTAN GUINÉE Almamya Rue KA 028 En face du restaurant le cèdre OKB agency BP 3470 Conakry (00224) 60 2085 08 harmattanguinee@yahoo.fr

@ L'Harmattan, 5-7, rue de l'Ecole

2007 polytechnique; 75005 Paris

http://www.1ibrairieharmattan.com diffusion. harmattan @wanadoo.fr harmattan 1@wanadoo.fr

ISBN: 978-2-296-03016-9 EAN : 9782296030169

Dr Ousmane KABA
Fondateur de l'Université

MACROECONOMIE MODERNE

L'Harmattan

PRESENTATION

... ...

...

13

1ERE PARTIE:

LES NOTIONS

DE BASE

15
17 17 17 18 19 20 20 20 22 23 23 24 25 26 27

CHAPITRE 1 : INTRODUCTION A LA MACROECONOMIE I. EcONOMIQUE, MICRO ET MACROECONOMIQUE II. LES OUESTIONS MACROECONOMIOUES III. POLITIQUE, POLITIQUE ECONOMIQUE ET ECONOMIE POLITIQUE IV ECONOMIE DE MARCHE, ECONOMIE PLANIFIEE V MACROECONOMIE CLASSIQUE ET MACROECONOMIE KEYNESIENNE VI. EQUILIBRE ECONOMIQUE EX ANTE ET EQUILIBRE COMPTABLE EX POST VII. MODELISATION EN MACROECONOMIE VIII. POUROUOI EXISTE-T-IL DES DIVERGENCES ENTRE LES ECONOMISTES? CHAPITRE 2 : LES PRINCIPALES OPERATIONS MACROECONOMIQUES I. FLUX ET STOCK II. FACTEURS DE PRODUCTION, FONCTION DE PRODUCTION III. PRODUCTIVITES MOYENNE ET MARGINALE IV FONCTION DE PRODUCTION DE COBB-DOUGLAS V CONSOMMATION ET EPARGNE

-

-

VI.

INVESTISSEMENT

ET CAPITAL

...

...
ECONOMIQUE

...... 28
28 28 29 29

VII. RECETTES ET DEPENSES PUBLIQUES VIII. ExPORTATIONS ET IMPORTATIONS CHAPITRE 3 : LES INDICATEURS DE PERFORMANCE I. CIRCUIT ET EOUILIBRE ECONOMI OUES..

1. Circuit économique 2. La notion d'équilibre économique 3. Production marchande et non marchande,
Il. OPERATIONS DE LA COMPTABILITE NATIONALE

-

-

valeur ajoutée

29 31 31
32

1. Secteurs institutionnels 2. Les différentes catégories d'opératbns économiques 3. Comptes intégrés, le T.E.E et le T.E.S

III.

LES AGREGATSDE LA COMPTABILITE NATIONALEETLA CROISSANCE

1. Les trois approches du produit intérieur brut (PIB) 2. Autres agrégats de la CN 3. Le défia te ur du PIB et l'indice des prix à la consommation 4. Les insuffisances de la CN... ... 5. Définition et indicateurs de la croissance 2EME PARTIE: LA MACROECONOMIE CLASSIQUE
INTRODUCTION ..
... ... CHAPITRE 1 : LE MARCHE DU TRAVAIL I. OFFRE INDIVIDUELLE ET OFFRE DE MARCHE II. DEMANDE INDIVIDUELLE ET DEMANDE GLOBALE III. LA FLEXIBILITE DES SALAIRES ET LE RETOUR AL 'EOUILIBRE IV L 'EXPLICA TION CLASSIOUEDU CHOMAGE ...

32 33 34 34 35 36 37 38 38 41
41 43 43 44 46 47

1~ Le 2~ Le 3~ Le 4~ Le
V LA

chômage frictionnel chômage structurel taux de chômage naturel chômage classique ou chômage d'attente
LOI

48 48 48 48

D OK UN.. . . . . . . . . . . .. . . .. . . . . . . . . . . . . . ... . . . .. .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . . . . . .. . . .. . . . . . . . . . . .. . . .. ... . . . . . . . .. . . . . . . . . . . . . . .. 50 '

ANNEXE: LES MOUVEMENTS LONGDELA COURBEET LESDEPLACEMENTS LE DE LA COURBEELLE-MEME CHAPITRE 2: LE MARCHE FINANCIERET LE TAUXD'INTERET I. NOTIONSDE BASE 1 ° Emprunteurs et prêteurs

51 53 53 53

2° Multitude des taux d'intérfi, taux nominal et ta ux réel 3° Le taux d'intérêt unique de la macroéconomie : II. OFFRET DEMANDE DE FONDS PRE BLES E TA 1. L'éPéJf'ge 0u 1'0ffr'ede fonds n 2. L'investissement ou la demande de ..fonds 3. L'équilibre du marché financier,
III. EOUILIBRESURLE MARCHE

1. Offreglobale y 2. La demande globale

DES BIENS ET SERVICES

54 54 55 55 56 57 58

58 59
60
61 61

IV. LALOIDEJEANBAPTISTE SAY
CHAPITRE 3 : EQUILIBRE MONETAIRE I. DEFINITIONSET FONCTIONSDELAMONNAIE

1. Economie de troc et économie ..monétaire

61

2. Les trois fonctionsde lamonnaie
II. DEMANDE ET OFFRE DE MONNAIE. '"

61
62

1. Demande de monnaie de transactions et équation quantitative 2. Offre de monnaie 3. L'inflationet la théorie quantitativede la monnaie 4. L'effet Pigou ou l'effet d'encaisses réelles 5. L'approd1e monétéJf'iste la demande et le revenu permanent de
ANNEXE 2 : UNE BREVE HISTOIRE DE LA MONNAIE 1. MONNAIE -MARCHANDISE ET MONNAIE METALLIOUE

62 63 64 65 65
67

:

67
68
69 69

II. L 'OR/GINE

DES BILLETS DE BANQUE

III. LA MONNAIESCR/PTUMLE IV. LA MONNAIEELECTRONIQUE

3EME PARllE: LA MACROECONOMIE
INTRODUCTION

KEyNESiENNE

71 71
73 73

......

CHAPITRE 1 : LE MARCHE DES BIENS ET SERVICES I. LA DEMANDE GLOBALE ET SES COMPOSANTES

1. La fonction de consommation 2. La fonction d'épargne 3. La fonction d'investissement. 4. Le principe de l'acc;élérateur 5. La demande extérieure II. LADETERMINATION DUREVENU D'EOUILIBRE 1. La notion de demande effective Logique classique 2. Equilibre épargne-investissement ... 3. L'équilibre keynésen et le diagramme à 45° III. EOUILIBRE DE SOUS-EMPLOI ET AJUSTEMENT DES OUANTITES
1. Equilibre sur le marché des biens et services 2. Sous-emploi et écart inflationniste IV LA COURBED'OFFREGLOBALE V LA COURBEDEPHILLIPS CHAPITRE 2 : L'ETAT ET LES EFFETS MULTIPLICATEURS I. LE MULTIPLICATEURDE L'INVESTISSEMENT Il. LES MULTIPLICATEURS BUDGETAIRES.

-

-

73 74 75 75 76 76 76 77 78 79 79
79 81 81 82 83 83 85

...

8

1. 2. 3. 4. 5.
Ill. 1. 2. 3.

Multiplicateurdes dépenses publiques Multiplicateursdes impôts et des .transferts Théorème de Haavelmo ou le multiplicateurd'un budget équilibré Les multiplicateursavec impôts induits ou endogènes Incidence des politiques de relance sur le solde budgétaire
DEFICIENCES DUMARCHE ETROLE DEL'ETAT Promotion de J'efficacité économique L'équité dars la distribution des revenus Croissance et stabilité économique

86 86 87 87 88
89 89 90 90
93 93

CHAPITRE 3: LE MARCHE MONETAIRE I. LES MOTIFSDE DETENTIONDE LA MONNAIE

La notion de préférence pour la liquidité 1. Motifde transactioos 2. Motifde précaution 3. Motifde spéculation Le mécanisme boursieret le taux ..d'intérêt

...

...

...

93 93 93 94 95
96 97 97 97 98

Il. LA DEMANDE ET L'OFFRE DEMONNAIE CHAPITRE 4 : L'EQUILIBRE DUMARCHE DUTRAVAIL 1. LA DEMANDEDE TRAVAIL. Il L'OFFRE DE TRAVAILET EQUILIBREDE SOUS-EMPLOI Ill. EXPLICATIONSTHEORIQUES LA RIGIDITEDESSALAIRES DE

1. La théorie du salaire d'efficience, « insiders» et « outsiders»

98

2. La théorie des contratsimplicites
3. La théorie du capitalhumain 4. L'informationimparfaite
RESUME ET CONCLUSIONSDE L'APPROCHE KEYNESIENNE

99
99 99
101

1. RESUME Il. CONCLUSIONS Ill. REPRESENTATION GRAPHIQUE DUMODELE EYNESIEN K SIMPLIFIE IV. LESEOUATIONS STRUCTURELLES DUMODELE EYNESIEN K SIMPLE CHAPITRE : LEMODELE 5 IS-LM ETLAPOLITIQUE ECONOMIQUE 1. MARCHE DESBIENS ETLACOURBES I 1. Définition de la courbe IS 2. Construction de la courbe IS 3. Interprétation mathématique et économique de IS 4. Pente et déplacement de la courbe IS
II. MARCHE DELA MONNAIEET LA COURBELM

101 101 102 103 105 105

105
105 106 107
109

1. 2. 3. 4.

Définitionde la courbe LM Constructionde la courbe LM. Equation de LM,pente et interprétationéconomique Déplacement de la courbe LM

... 109 109 110 112
112 113

Ill. L 'EOUILIBREGLOBALOUSIMULTANEIS-LM IV. L 'EOUILIBREINTERNEET EXTERNE IS-LM-BP

1. Définitionde la courbe BP 2. Déplacement de la courbe BP
CHAPITRE 6 : OFFRE DE MONNAIEET AGREGATSMONETAIRES I ACTEURSET CONTREPARTIES OUSOURCESDELA CREATIONMONETAIRE Il. L'EXEMPLE D'UNE BANQUEUNIQUE 1. Créances sur l'économie
2. Créa n ces nettes s ur

113 113
115 115 115 115

l'E ta t. . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . .. 116

3. Avoirs extérieurs nets

116

Ill. LESLIMITES LACREATION ONETAIRE A M ETLEROLE DELABANQUE CENTRALE 118 1. La préférence du public pour les billets et celle des banques pour la monnaie centrale.. 118 2. Le contrôle de la banque centrale 118 3. La demande de monnaie de ..J'économie 119

9

IV. LE PROCESSUSDE CREATIONMONETAIRE

120

Approche canptable et intuitive...
V. THEORIEDUMULTIPLICATEUR

121
124

1. L'approche par les banques: le multiplicateurdu crédit 2. Approche par la Banque Centrale: le multiplicateurde base monétaire
VI. LESAGREG ATSMONETAIRES SMI ETU 1. Les agrégats monétaires.. 2. La situation monétaire intégrée ou SMI 4EME PARTIE:
INTRO D U CTI 0 N

124 126
126 126 127

LA MACROECONOMIE

EN ECONOMIE

OUVERTE

131
131 133 133

..

...

CHAPITRE 1 : LA BALANCE DES PAIEMENTS 1. DEFINITION

1. Schéma de la balance des ..paiements 2. Exemple de la balance de paiements d'un pays A 3. Remarque sur les erreurs statistiques
11. INTERPRETATION DESSOLDESDEU BAUNCE DESPAIEMENTS

135 135 136
136

1. Le solde courant (BC) 2. Solde du compte capital(BK) 3. Solde global (SG), réserves en devises et création monétaire
CHAPITRE 2 : LE MARCHE DES CHANGES

136 138 138
... 141 141 141

1. PRESENTA TIONDUMARCHE
Il. LE TAUXDE CHANGE

1. Le taux de change nominal 2. Le taux de change réel, indicateurde compétitivité
Il. LES DETERMINANTS TAUXDE CHANGE DU

141 143
144

1. 2. 3. 4. Ill.

La balance des paiements La parité absolue et relative des pouvoirs d'achat (PPA) La parité du taux d'intérêt (PTI) Autres déterminants de nature finandère: surajustement, spéculation et régulation LERISQUE DECHANGE TLESTECHNIQUES E DECOUVERTURE

145 146 147 147 149

1. La notion de risque de change 2. Les opérations à terme des devises 3. Les futures ou contrats à terme de devises 4. Les options surles marchésde devises 5. Autres techniques: avances en devises et le Swap de devises CHAPITRE : REGIMES DE CHANGE ET AJUSTEMENT INTERNATIONAL 3
1. LES REGIMES DE CHANGES FIXES ET ..FLEXIBLES

149 149 151 152
153

152
153

1. Définitions 2. Le marché parallèlede devises
11. L'EXPERIENCEDUSYSTEMEDE BRETTON
WOODS

....... ...

... ... ....

............ 153 155
155

1. Contexte... ... ......... 2. Le système des changes fixes de Bretton Woods 3. Les institutions: le FMIet la Banque Mondiale
CHAPITRE 4 : L'INTEGRATION 1. L'INTEGRA TION Il ZONE MONETAIRE ECONOMIQUE

.......................

155 156 157
161 161

ET INTEGRATION

MONETAIRE

...

162

1. Généralités 2. L'Euro et le franc CFA 3. La Z-MAO et l'ECO
ANNEXE 2 MACROECONOMIE APPLIQUEE: INFLATION, G UINE E ... ... ... I CREATION MONETAIRE ABUSIVE, SOURCE D 'INFUTION DEPRECIATION DU FG ET CHOMAGE EN

162 163 166
... ... ... ... 169
169

10

Il. DEFICITBUDGETAIREET FINANCEMENT MONETAIRE III. EVICTIONDUSECTEURPRIVE IV. POUROUOILE FRANCGUINEENBAISSE-T-ILDE VALEUR? V. CONSEOUENCES L'INFLATION: LA PAUVRETE DE VI. FAIBLE TAUXDE CROISSANCE FORTTAUXDE CHOMAGE ET VII. UN PLANSTRATEGIOUE: GUINEE VISION 201 O 1. Objectifs

169 171 172 174 175 175 176

2. Forces et faiblesses de /a Guinée 3. La démarche stratégique 4. Cohérence sectorielle et rationalité budgétaire

176 176 177

BIBll OGRAPHI E

...

179

Il

Présentation
Ce livre reprend les cours de macroéconomie tels qu'ils sont enseignés au 1er
cycle de Sciences économiques de l'Université Kofi Annan de Guinée depuis plusieurs années. Toutefois, elle pourra être utilisée avec profit par les étudiants du second cycle universitaire et par tous ceux qui veulent s'initier avec rigueur à la connaissance économique, indispensable pour comprendre le monde dans lequel nous vivons. Par opposition à la microéconomie qui s'intéresse aux agents individuels, à l'allocation des ressources et aux prix relatifs, la macroéconomie s'intéresse à une vision globale des performances économiques des pays. Malgré cette distinction, l'économique est une science unifiée qui utilise les mêmes principes aux décisions économiques avec des différences dans les niveaux d'agrégation. La macroéconomie repose sur des fondements microéconomiques. Les étudiants viennent en économie pour trouver des réponses à des questions telles que: pourquoi certains pays s'en sortent mieux que d'autres? Comment l'inflation et le chômage s'installent ils dans une économie? Pourquoi le franc guinéen baisse t-il tous les jours? La compréhension des réponses à ces questions nécessite des pré-requis. Un des objectifs de ce document est de familiariser les apprenants avec le vocabulaire économique et les outils conceptuels de base d'une manière précise et méthodique. L'objet de la théorie macroéconomique, comme toutes les autres théories, est d'expliquer la réalité et d'orienter l'action c'est-à-dire les décisions de politique économique. Dans la mesure où la politique économique influence les conditions de vie des millions de personnes, mieux maÎtriser les concepts économiques est d'une importance capitale. Les apprentis sorciers dans le domaine économique font plus de dégâts que les mauvais médecins. Ne nous y trompons pas, les décisions économiques sont prises, comme les autres décisions, par les hommes politiques et non par des économistes. Même si, parfois, il arrive que des économistes soient des hommes politiques (président ou ministre). Cette brochure a deux particularités que nous aimerions souligner. 1. Bien que la macroéconomie ait été initiée réellement par J.M.Keynes, nous avons commencé l'analyse par la macroéconomie classique. En effet la connaissance des fondements économiques classiques est d'autant plus importante que Keynes luimême y fait constamment référence pour souligner l'originalité de son approche. On ne peut mieux saisir « la macroéconomie rigide» que par rapport à la « macroéconomie de la concurrence pure et parfaite et de la flexibilité des prix». 2. Nous avons tenu compte du contexte africain et guinéen. En effet les lois et les forces fondamentales de l'économique sont universelles. Toutefois, les contextes institutionnel, historique, social et politique ainsi que les préoccupations majeures sont particuliers à chaque pays. Ceci nous rappelle que l'économique est d'abord et avant tout une science sociale, même si nous utilisons de plus en plus la formalisation mathématique. C'est pourquoi nous avons insisté sur les institutions de Bretton Woods (FMI et Banque Mondiale), vue leur importance dans la gestion publique en Guinée et en Afrique. Nous avons également terminé ces cours par l'application des outils macroéconomiques que nous avons appris pour éclairer les problèmes économiques actuels de la Guinée c'est-à-dire la crise économique profonde, l'inflation galopante, la hausse du taux de change et la paupérisation générale.

ère partie les notions de base
1

I

Chapitre 1 : introduction à la macroéconomie
I. Economiaue9 micro et macroéconomiaue
l'Economique est la science qui étudie la façon dont les sociétés humaines utilisent les ressources rares dont elles disposent pour produire des biens et
services et les répartir entre les individus pour la satisfaction de leurs bes oins. Par définition les biens sont rares parce qu'ils existent en quantités limitées par rapport à nos besoins. Les Hommes font alors nécessairement des choix imposés par la rareté. C'est pourquoi l'Economique est aussi la science des choix. Toutefois chaque décision comporte un coût d'opportunité. le coût d'opportunité est la valeur de la meilleure des options auxquelles on a renoncée. L'analyse économique permet d'aborder les problèmes d'un point de vue microéconomique ou macroéconomique. la microéconomie étudie les comportements individuels du consommateur, du producteur ainsi que les mécanismes de détermination du prix sur un marché particulier comme celui du riz, le l'automobile ou du pétrole. Elle étudie également l'effet des taxes prélevées par le gouvernement sur les prix et les quantités échangées d'un bien ou d'un service donné. A l'inverse la macroéconomie s'intéresse à la performance de l'économie dans sa globalité. Au lieu d'étudier un bien unique, elle regroupe (ou agrège) l'ensemble des biens et services créés dans une économie, cet agrégat s'appelle production nationale ou globale. Toutes les consommations individuelles sont additionnées en une consommation unique C ainsi que les investissements l, le revenu global Y ou le prix moyen P. La macroéconomie est l'étude de la performance de l'économie nationale, de l'économie mondiale et de la croissance des agrégats économiques. Toutefois microéconomie et macroéconomie partagent les mêmes méthodes d'analyse économique et la résolution de certains problèmes requiert la prise en compte des deux dimensions. Ainsi, à la microéconomie, vision individuelle d'un consommateur ou d'une entreprise productrice s'oppose la macroéconomie, vision globale d'un pays.

Il. Les auestions macroéconomiaues
Les questions macroéconomiques . La croissance économique essentielles à long terme ont trait à : et au développement. En effet il ne faut

pas oublier que l'objectif ultime conditions de vie de la société.

de l'économique

demeure

l'amélioration

des
et de

.

Les

fluctuations

économiques

et en particulier

la baisse

de la production

l'emploi, le chômage étant une des préoccupations essentielles dans la gestion des économies modernes. . La stabilité des prix c'est-à-dire la maÎtrise de l'inflation. Toutefois la macroéconomie ne s'intéresse pas uniquement à l'interdépendance simultanée de ces variables précitées, mais également à l'interrelation entre l'économie nationale et le reste du monde. Le commerce international et les mouvements de capitaux influencent directement la prospérité des nations. Les problèmes douaniers, d'importation et d'exportation sont au cœur de la

macroéconomie. L'ouverture des économies est telle que de nos jours on parle de plus en plus de mondialisation et de «village planétaire». Les analyses macroéconomiques se font sur quatre principaux marchés que so nt : . Le marché des biens et services . Le marché du travail . Le marché de la monnaie . Le marché des changes ou des devises III.

Politiaue" Politiaue

économiaue et Economie Dolitiaue

La politique est l'art de diriger la cité ou simplement de prendre les décisions publiques. Elle comprend, entre autres, la politique culturelle, la politique diplomatique, la politique sociale et la politique économique. Cette dernière est l'ensemble des décisions de l'Etat dans le domaine économique. La politique économique s'intéresse aux différentes façons dont l'Etat influence la prospérité globale du pays par les politiques budgétaire, monétaire et structurelle. Donc la politique économique est une partie de la politique. Mais en même temps, comme son nom l'indique, elle est l'une des nombreuses branches de l'Economie politique ou Sciences économiques. La politique économique est à l'intersection de la politique et de l'économie. La révolution philosophique libérale du 18ème siècle avait réduit le rôle de l'Etat dans la sphère économique. Des physiocrates aux économistes classiques dont le père fondateur Adam Smith, David Ricardo, John S. Mill ou Jean Baptiste Say ont insisté sur le principe de la liberté économique et du «laissez faire». Le rôle de l'Etat devait se limiter à assurer la sécurité intérieure et extérieure, la justice et quelques travaux publics nécessaires à la collectivité. Pourtant, à écouter les débats politiques contemporains, ils sont complètement dominés par l'importance des questions économiques. Cette irruption envahissante de la performance économique dans le débat politique est un phénomène relativement récent. Il ne date que de la fin de la Seconde Guerre mondiale, suite à la grande crise de 1929 et à la légitimation de l'intervention étatique par la révolution keynésienne. De nos jours, les responsables politiques sont rendus responsables de la prospérité économique de leur pays et sont, en conséquence, sanctionnés par les électeurs dans les pays démocratiques. La macroéconomie dont l'ambition est d'expliquer le monde économique doit nécessairement déboucher sur des propositions et recommandations de politique économique dont l'objectif est d'améliorer le monde. La politique économique a quatre objectifs essentiels: . La croissance ou l'accroissement de la production; . La lutte contre le chômage; . La maîtrise de l'inflation; . L'équilibre extérieur. Pour atteindre ces objectifs, les décideurs publiques, c'est-à-dire les hommes politiques utilisent les instruments de la politique budgétaire par le maniement des dépenses publiques et de la fiscalité, la politique monétaire en manipulant les taux d'intérêt, et les reformes structurelles en agissant sur l'environnement institutionnel. Les économistes ne décident pas, ils ne sont que les conseillers des princes. 18

IV. Economie de marché. économie Dlanifiée

.
.

.

Comme le fait remarquer Paul Samuelson, toute société doit répondre à trois questions fondamentales: Que produire? Quels sont les types de biens que la société va produire (pantalons, voitures ou fusils) et en quelles quantités? Comment utiliserles ressources pour produire ces biens? Pour qui produire ces biens et services?

Dans une économie de marché, les décisions de production sont prises par les entreprises qui cherchent le maximum de profit. Pour cela, elles utilisent les techniques de production les moins onéreuses c'est-à-dire les plus efficaces (2ème question). Les décisions de consommation sont déterminées par des individus qui sont libres de dépenser leurs salaires et leurs revenus (3ème question). Une économie de marché est donc guidée par un système de prix et de profit où les décisions de consommation et de production sont prises librement par des individus et les entreprises privées. On parle alors de libéralisme comme le système dans lequel la coordination des décisions individuelles est assurée par le marché. Les prix assurent l'ajustement c'est-à-dire réalisent l'adéquation ou l'équilibre entre l'offre et la demande. A l'inverse, dans une économie dite centralisée, planifiée ou socialiste, la coordination est assurée par l'Etat. Ce dernier, propriétaire des moyens de production, décide le type de biens à produire et les quantités, et assure la distribution des revenus. Les expériences historiques du 20ème siècle (Union Soviétique, pays de l'Est européen ou pays africains) se sont révélées désastreuses en termes économiques. Deux raisons nous paraissent fondamentales dans cet échec de l'utopie socialiste: . La multitude des décisions économiques à prendre qui dépasse la compétence de la bu reaucratie ; . Le manque de sanctions et d'incitations, donc l'irresponsabilité des décideurs. En réalité, la plupart des économies sont mixtes car à côté du secteur privé où se prennent les décisions de production et de consommation, existe un secteur public plus ou moins important selon les pays. L'Etat joue un rôle économique majeur en : . Garantissant l'efficacité économique par l'application des lois qui préservent la concurrence, la réglementation des effets externes comme la pollution et la production des biens publics comme les infrastructures de base(routes, énergies, télécommunication...), l'éducation de base ou la santé publique. . Favorisant l'équité ou la justice sociale par les prélèvements obligatoires ou impôts payés par les riches et l'octroi des subventions aux pauvres. . Préservant la stabilité macroéconomique et la croissance. Le rôle de l'Etat dans un système d'économie mixte se justifie ainsi par les insuffisances ou carences du marché dans un certain nombre de domaines cidessus indiqués.

19