//img.uscri.be/pth/dd811dd913771763582d2645a0fb25bcb6a183db
Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 12,75 € Lire un extrait

Lecture en ligne (cet ouvrage ne se télécharge pas)

S'implanter en chine : un enjeu pour le développement des entreprises françaises

De
190 pages
Depuis une vingtaine d'années, la Chine poursuit son prodigieux développement économique sur la scène mondiale, offrant du même coup un environnement économique très favorable aux investissements. La présence française, jusqu'ici modeste, tend à se renforcer sous l'effet conjugué des investissements industriels et de la coopération décentralisée. L'objet de cet ouvrage est de donner une image aussi juste que possible de la Chine actuelle tout en montrant comment lever les obstacles à l'installation des entreprises françaises sur le sol chinois.
Voir plus Voir moins

S'IMPLANTER EN CHINE: UN ENJEU POUR LE DÉVELOPPEMENT DES ENTREPRISES FRANÇAISES

2003 ISBN: 2-7475-5416-3

@ L'Harmattan,

lUll LU

S'IMPLANTER EN CHINE: UN ENJEU POUR LE DÉVELOPPEMENT DES ENTREPRISES FRANÇAISES

L'Harmattan 5-7, rue de l'École-Polytechnique 75005 Paris FRANCE

L'Harmattan Hongrie Hargita u. 3 1026 Budapest HONGRIE

L'Harmattan Italia Via Bava, 37 10214 Torino ITALIE

L'HARMATTAN Collection Emploi, Industrie et Territoire

dirigée par Gilbert BENHA YOUN, Maurice CATIN et Bernard PLANQUE

Gilbert BENHA YOUN et Steve BAZEN (sous la direction de), Salaire salaires, 1995, 400 p. Christel AL VERGNE, français, 1997, 208 p. Vingt-cinq ans d'évolution de l'industrie

minimum

et bas

et des territoires

Antje BURMEISTER et Guy JOIGNAUX (sous la directions de), Infrastructures transport et territoires Approches de quelques grands projets, 1997, 320 p.

-

de

Gilbert BENHA YOUN, Maurice CATIN et Henri REGNAULT (sous la direction de), L'Europe et la Méditerranée: intégration économique et libre-échange, 1997, 192 p. Jean BERNARD et Maurice CATIN (sous la direction de), Les conditions du changement technologique, 1998, 302 p. économiques

Gilbert BENHA YOUN, Nathalie GAUSSIER et Bernard PLANQUE (sous la direction de), L'ancrage territorial du développement durable: de nouvelles perspectives, 1999, 352 p. Maurice CATIN, Jean-Yves LESUEUR et Yves ZENOU (sous la direction de), Stratégies, concurrence et mutations industrielles, i 999, 304 p. Gilbert BENHA YOUN, Nathalie GAUSSIER et Bernard PLANQUE (sous la direction de), Économie des régions méditerranéennes et développement durable, 1999, 208 p. Jean-Pierre GILL Y et André TORRE (sous la direction de), Dynamique 2000, 304 p. Pierre-Henri DERYCKE (sous la direction marchés urbains, 2000, 240 p. Olivier GUY ADER, L'évaluation économique de), Structure de proximité,

des villes, entreprises

et

de la régulation

des pêches, 2000, 366 p. in a

Raphael BAR-EL, Gilbert BENHA YOUN et Ehud MENIP AZ, Regional Cooperation Regional Context, 2000, 320 p.

Maurice CA TIN, Bernard GUILHON et Christian LEBAS (sous la direction de), Activités technologiques, connaissances et organisation, 2001, 236 p.

Jean BROT et Hubert GIRARDIN (sous la direction de), Infrastructures développement, 200 I, 300 p.

et

Henri REGNAULT et Bernard ROUX, (sous la direction de), Relations euroméditerranéennes et libéralisation agricole, 2002, 296 p. Henri REGNAULT, (sous la direction de), Intégration stratégies économiques, à paraître, 356 p. euro-méditerranéenne et

Remerciements Je tiens à remercier chaleureusement Jean PHILIPPE pour les conseils et les encouragements qu'ils m'ont prodigués tout au long de ce travail. Je sais gré à Thibault PONSARD qui a accepté la tâche de correcteur et de critique de mon travail. Je remercie également mes parents, LU Xinhai et ZHOU Shunhua sans lesquels ce livre n'aurait pu être réalisé. Mes remerciements vont à toutes les personnes qui m'ont fait confiance et qui m'ont permis d'apprendre en faisant.

SOMMAIRE Introduction

PREMIÈRE PARTIE: LE CONTEXTE CHINOIS Chapitre 1. Situation géographique et démographique Chapitre 2. Environnement culturel et politique Chapitre 3. Environnement économique
Chapitre 4. Influence de l'entrée de la Chine à l'OMC

DEUXIÈME PARTIE: S'IMPLANTER EN CHINE: LES ENJEUX POUR LES ENTREPRISES FRANÇAISES
Chapitre 5. Les investissements directs étrangers en Chine

Chapitre 6. Portée et limite de la présence française sur le territoire Chapitre 7. Choix du mode d'implantation Chapitre 8. Fiscalité générale chinoise Chapitre 9. Les pratiques d'implantation en Chine Chapitre 10. Présentation des régions et des villes Annexes Bibliographie Table des matières

INTRODUCTION

Sortie peu affectée de la crise asiatique et ensuite du ralentissement de l'économie mondiale, la Chine est entrée dans une nouvelle ère marquée à la fois par son succès dans la course à l'organisation des Jeux Olympiques de 2008, permettant de donner une nouvelle impulsion à son essor économique, et par l'approbation de l'accord sur l'entrée de la Chine à l'OMC (l'Organisation Mondiale du Commerce), qui met fin à 15 ans de négociations sur le sujet et ouvre la voie à l'adhésion de la Chine à cet organisme. Après plus de 20 ans de politique d'ouverture et une croissance soutenue, la Chine reste un des principaux récipiendaires de l'investissement direct étranger, au premier rang parmi les pays émergents avec 52,74 milliards de USD en 2002 selon le Ministère du Commerce Extérieur de la Chine. Affichant un taux de croissance de plus de 7,3 % pour l'année 2001 et environs 8 % pour l'année 2002 malgré le ralentissem,ent économique mondial, la Chine apparaît être en début de XXle siècle comme à un nouveau tournant de sa politique économique et commerciale. L'entrée dans rOMC en 2001 doit en effet modifier les données pour l'investisseur. En premier lieu, les ouvertures sectorielles auxquelles la Chine s'est engagée devraient permettre aux opérateurs étrangers de s'implanter de manière plus massive, mais aussi plus rationnelle et dans des conditions de légalité renforcée sur le marché chinois. La modernisation concomitante des outils juridiques et la poursuite de la réforme des entreprises d'Etat contribuent, elles aussi, à la création de nouvelles opportunités. Dans le même temps, une Chine pleinement intégrée au commerce mondial laissera sans doute de côté certaines incitations, typiques des pays émergents, qu'elle faisait traditionnellement miroiter aux investisseurs potentiels. Sous la pression de ses propres entreprises, que la baisse des droits de douane va mettre face à une concurrence difficilement soutenable, elle sera conduite à abolir à terme les discriminations positives en faveur des étrangers. Il est peu probable toutefois que ce rapprochement en direction de la norme internationale gagne le pays dans son entier. Restées à

14

S'implanter en Chine

l'écart de la croissance, les provinces du centre et surtout de l'Ouest font l'objet de politiques de développement ambitieuses, destinées à préserver la paix sociale. L'investisseur étranger, a priori peu attiré par ces contrées reculées et peu équipées, est assuré d'y voir maintenues les recettes incitatives qui pourraient disparaître ailleurs. Selon les sources chinoises, la France, gème investisseur en Chine début 2002 (derrière Hongkong, le Japon, les Etats Unis, l'Allemagne, Taiwan, Singapour et le Royaume Uni), est le troisième investisseur européen derrière le Royaume-Uni et l'Allemagne. Bien que les investissements français en Chine ne soient pas à la hauteur de la position que la France occupe désormais au niveau mondial, ils sont la manifestation d'un intérêt croisant à l'égard de ce pays. Les entreprises françaises implantées, particulièrement dans les régions de Shanghai et Canton, sont souvent de grands groupes qui suivent une logique de consolidation de leurs bases. Les PME françaises s'intéressent également au marché chinois, notamment dans les secteurs de la chimie, de la pharmacie, des transports et des nouvelles technologies. Elles pénètrent le marché chinois par le biais de bureaux de représentation et bénéficient du déploiement rapide de structures d'accueil qui leur sont destinées par les collectivités territoriales et les fédérations professionnelles chinoises. Des opportunités d'approcher le marché chinois se développent. Parmi lesquelles on retiendra le soutien de Partenariat France proposé aux PME par des grands groupes français, les missions à l'initiative du réseau consulaire ou les fédérations professionnelles françaises. Même si la Chine reste marquée par un environnement difficile, où les codes culturels restent très présents, elle évolue vers plus d'ouverture, plus de transparence et plus d'efficacité économique après l'adhésion de la Chine à l'OMC. L'enquête menée par la mission économique et financière montre cependant que le nombre de filiales françaises en Chine a été multiplié par 5 environ depuis 1994, passant d'une centaine alors à plus de 500 au début 2002, tout comme d'ailleurs le nombre de bureaux de représentation. Nombreuses sont les entreprises qui hésitent encore à franchir le pas. Malgré les perspectives du marché chinois et la normalisation en cours de l'environnement de

Introduction

15

l'investissement, beaucoup d'entreprises françaises semblent manquer de moyens pour complètement pénétrer le marché chinois; celui-ci ne pouvant connaître la même approche que les marchés occidentaux. Tout est donc question d'espèce dans l'appréciation de l'opportunité de s'implanter ou non et selon quelles stratégies. Nous allons viser, tout d'abord, à retracer le contexte chinois, surtout les changements de l'environnement de l'investissement suite à l'entrée dans l'OMC ; ensuite, à analyser les principaux avantages et obstacles en matière de développement des activités fran,çaises en Chine; enfin, à proposer des stratégies d'implantation sur ce territoire - pour terminer, quelques pratiques d'implantation seront fournies afin d'identifier de manière plus approfondie le contexte local.

PREMIERE PARTIE:

LE CONTEXTE CHINOIS

Chapitre 1. Situation géographique et démographique
1.1. Territoire

Plus qu'un pays, la Chine est un continent qui s'étend sur quatre fuseaux horaires. Sa superficie est de 9 596 961 km2, c'est-à-dire, à titre de comparaison, 17 fois la surface du territoire français (550 000 km2) et le pays s'étale d'est en ouest sur 5000 km et du nord au sud sur 5500km. La topographie chinoise est complexe. La partie occidentale est composée de hautes montagnes (Tibet, environ 4000 mètres), de cuvettes arides (Xinjiang) et de plateaux désertiques (Mongolie intérieure) couvrant la moitié du territoire. La partie orientale est formée de plaines et de plateaux dans sa partie nord, de collines et de moyennes montagnes au sud. Dans les grandes lignes, le continent chinois apparaît structuré par des paliers dont l'altitude décroît au fur et à mesure que l'on progresse vers l'est. Le premier palier (mais aussi le plus élevé) est constitué par le plateau du Qinghai-Tibet, avec une altitude moyenne de 4000 m ; ce qui lui a d'ailleurs valu le nom de "Toit du monde". Sur le plateau du Qinghai-Tibet sont répartis des glaciers parmi les hauts sommets, dont voici quelques-uns des plus fameux: les monts Kunlun, les monts Gangdise et l'Himalaya. Le mont Qomolangma (Everest), point culminant de l'Himalaya, s'élève à quelque 8848 m d'altitude. C'est le plus haut sommet du monde. Avec une altitude moyenne de 1000 à 2000 m, le second palier est formé pour l'essentiel des plateaux de Mongolie intérieure, du Yunnan-Guizhou et du plateau de Loess, ainsi que par les bassins du Sichuan. De la ligne décrite par les monts du Grand Hinggan, le Taihang, le Wushan et le Xuefeng, sur la bordure orientale dudit palier, jusqu'à la côte, s'étend le troisième palier, dont l'altitude oscille entre 500 et 1000 m. Du nord au sud se succèdent la plaine de la Chine du Nord-Est, la plaine de Chine septentrionale et la plaine du cours moy'en et inférieur du Yangtsé (Chang Jiang). Ces plaines se trouvent bordées de collines ou de montagnes d'altitude moindre. A l'est du troisième palier, le souscontinent chinois se prolonge dans l'océan avec un quatrième palier. La profondeur des eaux n'y excède guère en général les 200 m.