Savoir Investir - Guide pratique pour particuliers avisés

Savoir Investir - Guide pratique pour particuliers avisés

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Livres
242 pages

Description



L’objectif de cet ouvrage est de proposer aux particuliers investisseurs non professionnels une grille d’audit des multiples possibilités d’investissement qui leur sont désormais accessibles.


Les principes de base qui régissent les performances financières de chaque classe d’actifs (actions, obligations, produits structurés, opcvm, immobilier, capital investissement, matières premières, placements « passion »...) sont rappelés de façon synthétique et les questions préliminaires à toute décision d’investissement sont passées en revue.


Le livre présente ensuite les stratégies les plus utiles dans chacun des domaines d’investissement.


Grâce à ces plans d’action à suivre dès lors qu’une opportunité d’investissement se présente, le lecteur sera à même de prendre les bonnes décisions en toute connaissance de cause.


Conçu pour que chaque thème traité puisse être lu indépendamment, ce guide de l’investisseur avisé est un complément indispensable à la littérature publicitaire, aux sollicitations commerciales et au discours rarement dénués d’intérêt des banquiers.


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Publié par
Date de parution 25 juin 2015
Nombre de visites sur la page 113
EAN13 9782818806043
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page  €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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Couverture

Image couverture

4e de couverture

Bcover

 

Gérald Autierconseille depuis bientôt 10 ans des particuliers dans la gestion de leurs intérêts privés. Diplômé du Master en Gestion de Patrimoine de l’Université de Clermont-Ferrand, il a étudié à l’institut du Private Equity de l’Université d’Oxford. Professeur à l’Académie Présidentielle Russe (www.ranepa.ru) où il dispense un cours sur les stratégies d’investissements personnels, il dirige également une société de formation (www.audacistraining.com) où il enseigne les stratégies d’investissements aux particuliers et à des institutions financières.

Au fil de ses rencontres, Gérald Autier a conseillé plus de 500 particuliers de professions et de situations différentes (cadres dirigeants de multinationales, banquiers, entrepreneurs, hauts fonctionnaires, restaurateurs, héritiers, sportifs inter­nationaux). Autant de parcours différents, de situations personnelles et professionnelles ­particulières et de planifications de projets de vie uniques.

Il peut être joint à l’adresse gerald.autier@maxima.fr

 

 

www.maxima.fr

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8, rue Pasquier – 75008 Paris

Tel + 33 1 44397400 – infos@maxima.fr

 

© Maxima, Paris 2015.

EAN Epub : 9782818806043

 

Tous droits de reproduction, de traduction et d’adaptation réservés pour tous pays.

Sommaire

Préface

Introduction – À qui s’adresse cet ouvrage ?

Ière PARTIE :
DE LA NÉCESSITÉ D’INVESTIR

ITrois bonnes raisons d’investir + une

Investir parce que vous n’avez pas le choix

Investir pour gagner de la productivité

Investir pour réaliser ses projets

Investir pour bénéficier d’avantages fiscaux

II –Les premiers pas dans le monde des investissements

Une indispensable préparation

L’horizon d’investissement

Les différentes classes d’actifs

L’orientation des actifs

Création d’un plan stratégique d’investissement

III– La Valorisation et la détermination du prix

Notion de valeur

Valorisation des classes d’actifs

Catégories de plus-values

Plus-value à l’acquisition

Addition de valeur ajoutée

Plus-value à la revente

Réflexion sur les plus-values

IVL’intérêt de la diversification

Pourquoi diversifier ?

Diversification et Théorie Moderne du Portefeuille

Diversifier pour optimiser la disponibilité des capitaux

Diversifier pour solidifier son allocation globale d’actifs

Quelques dimensions de la diversification

Diversifier ses sources de revenus

V –Le Risque et La rentabilité

Le Risque : notion centrale de tout investissement

Le taux sans risque et les notations financières

Notion de taux sans risque

Classification des agences de notation

Prime de risque

...

Préface

Gérer un patrimoine nécessite de faire une multitude de choix.

Évoluant dans un avenir par essence incertain, la prise de décision est engageante et facteur de stress pour nombre ­d’investisseurs.

La première réaction de l’investisseur néophyte peut être de se décharger de cette tâche. Il peut souhaiter en effet en confier cette responsabilité à un professionnel. Néanmoins, l’investisseur doit ­préalablement se poser la double question de savoir comment choisir ce professionnel qui va le conseiller ? Quelle mission lui confier ?

Pour répondre ne serait-ce qu’à cette double question de manière pertinente, il doit posséder un minimum de culture en matière ­d’investissement.

C’est l’objet de l’ouvrage de Gérald Autier de donner cette culture générale en matière d’investissement indispensable à tout investisseur. Gérald Autier a su répondre au défi d’exposer de manière très simple et claire tous les principes et règles à connaître pour investir de manière éclairée.

Il nous fait bénéficier de son expérience et de sa grande pratique ­d’investissement. Il conseille en matière d’investissement des ­Français résidant à l’étranger qui ont aussi bien des petits que des grands ­patrimoines.

Son exposé intéressera en premier lieu tous les investisseurs qu’ils aient 1 ou 1 000 à investir. Mais il concerne également tous les conseillers privés et banquiers spécialisés. Nul doute que le livre de Gérald Autier leur sera à tous indispensable. Cet ouvrage est aussi une mine d’informations et de réflexions pour la gestion de patrimoine. A ce titre, il intéressera les enseignants en gestion de patrimoine et leurs étudiants.

Patrice Bougon
PDG de GA Investissements
Ancien expert-comptable et avocat fiscaliste
Créateur du groupe EFE (aujourd’hui Abilways)

Introduction
À qui s’adresse cet ouvrage ?

Au cours de mes nombreuses rencontres avec des particuliers souhaitant être conseillés pour l’organisation de leurs intérêts privés, j’ai eu l’occasion de faire plusieurs constats.

Le premier de ces constats est que toute situation patrimoniale est par nature unique puisqu’elle est la résultante d’expériences, d’aspirations, d’objectifs et même d’aversion au risque propres à chaque individu.

Cette singularité des situations n’empêche pourtant pas de remarquer que les erreurs en matière de décision d’investissement sont toujours les mêmes quelle que soit la profession des interlocuteurs et quelle que soit la taille des actifs investis. Certaines de ces erreurs peuvent être bénignes et sans conséquence, d’autres, au contraire, peuvent être plus dommageables : de la surexposition à certaines classes d’actifs à l’absence de vision patrimoniale globale, en passant par des conseils donnés par des amis oscillant entre le hasardeux et le dangereux, ou bien encore des décisions hâtives guidées par les nombreuses idées fausses mais répandues sur certains investissements.

J’ai également constaté beaucoup d’incompréhension face à des phénomènes qui, il faut bien le reconnaître, peuvent être parfois obscurs. Le monde a priori rationnel et froid des investissements est en fait l’un des derniers à entretenir des mythes au caractère occasionnellement incantatoire qui relèvent du domaine de la foi : « Ca va monter, j’en...

DE LA NÉCESSITÉ D’INVESTIR

I

Que faire de l’épargne que l’on a patiemment accumulée sur son compte bancaire ? Nombreux sont ceux qui se posent la question de la meilleure façon d’investir leurs capitaux. Les crises économiques récentes ont attiré l’attention des médias sur des investissements dont le risque avait été mal évalué. Les évolutions a priori chaotiques des marchés financiers ont amené les particuliers à la conclusion que laisser leur épargne sur un compte bancaire était peut-être la meilleure des solutions. N’entend-on d’ailleurs pas, régulièrement, qu’« investir est risqué » ? D’autres utilisent les investissements comme un paravent contre une fiscalité confiscatoire. Ils se sentent forcés d’investir afin d’économiser des impôts.

Investir c’est décider d’allouer une partie de ses capitaux dans un projet avec l’espérance d’en tirer un revenu ou un profit additionnel à terme.

Une stratégie d’investissement est donc un processus d’allocation de ressources propres (le capital initial) sur plusieurs projets dans le but de réaliser des objectifs personnels prédéterminés. Une allocation d’actifs globale est l’ensemble des allocations de capitaux de l’investisseur. Il s’agit d’allocation financière si ces actifs sont uniquement financiers ou d’allocation immobilière si les actifs sont uniquement immobiliers.

Investir est nécessairement un choix puisque les ressources des investisseurs sont limitées.

L’investissement, tel que nous l’avons précédemment défini, est un moyen de faire une utilisation optimale de ressources rares. Les ressources dont on dispose sur son compte bancaire ne sont pas ­illimitées et une utilisation optimale paraît appropriée sinon nécessaire. Un investissement doit procurer soit un gain de temps, soit un gain d’argent.

Il y a naturellement diverses raisons qui peuvent inciter à investir, réaliser un projet personnel ou professionnel, acquérir une résidence principale ou secondaire, mais au-delà des raisons pragmatiques, il existe une raison majeure : vous n’avez tout simplement pas le choix. Il n’existe pas d’autre issue.

1 – Investir parce que vous n’avez pas le

...

II

La préparation préalable à l’investissement est une étape incontour­nable avant de se décider à investir. Cette préparation concerne tant la définition de l’utilité de l’investissement dans l’organisation patrimoniale de l’investisseur que les modalités d’investissement ou l’évaluation économique de celui-ci au regard de standards prédéfinis.

1 – Une indispensable préparation

Il est entendu qu’un investissement n’a pas de finalité intrinsèque. Sa finalité est définie par un objectif propre à tout investisseur, comme nous l’avons vu précédemment : la création de revenus à terme, le finance­ment d’un projet de voyage ou l’acquisition d’une résidence, etc.

La première question à se poser est d’évaluer l’utilité de l’investissement envisagé par rapport à ses objectifs personnels.

Exemple : Si vous souhaitez acquérir un bien immobilier pour vous loger, votre principal critère de sélection sera très certainement sa localisation eu égard à vos habitudes quotidiennes.

Une fois l’objectif établi, il est nécessaire de se pencher sur les qualités intrinsèques de l’investissement et sur les facteurs externes agissant sur son prix. Ces éléments seront déterminés par le « due diligence » de l’investissement : une étude sur les forces et les faiblesses de l’investissement, une comparaison avec des investissements similaires ainsi que l’évaluation des perspectives de valorisation étant données les conditions actuelles et connues du marché (cf. chapitre 6).

Le célèbre investisseur américain Warren Buffett a pour maxime qu’il ne faut pas investir dans ce que l’on ne comprend pas. C’est le...

III

Comme le dit l’adage, on peut investir sur tout, mais pas à ­n’importe quel prix. Il est donc nécessaire de déterminer le meilleur prix pour investir et inévitablement comprendre ce que l’on entend par valorisation et valeur.

1 – Notion de valeur

Notons d’abord que le prix et la valeur sont deux concepts différents. La valeur est nécessairement subjective, elle exprime l’intérêt que porte un individu à un certain objet. Cet intérêt se trouve être différent pour chaque individu puisque nous avons tous des expériences et des aspirations uniques. Le prix sur lequel s’accordent des individus pour échanger un bien est le reflet comptable de sa valeur.

On peut aisément comprendre que certaines personnes donnent à une maison familiale une valeur inestimable : peu importe le prix qu’un potentiel acheteur leur en proposera, ils ne la céderont pas. Cela ­signifie que pour ces propriétaires et pour des raisons qui leur sont propres, la maison est inestimable, elle n’a pas de prix. Il n’existe donc pas de valeur « vraie » d’une chose mais toujours une valeur subjective liée à l’utilité que des individus lui attribuent.

Exemple : Une personne se trouvant déjà en possession d’une bouteille d’eau ne donnera que peu de valeur à une autre bouteille d’eau. Une autre personne, perdue au milieu du Sahara en plein soleil, la gorge sèche, trouvera « bon marché » une bouteille d’eau à 15 euros. Cette même bouteille d’eau voit sa valeur radicalement modifiée.

Le prix est un accord sur la valeur d’un...

IV

La diversification générale des actifs a ses partisans et ses adversaires. Ces derniers sont en général des investisseurs qui s’occupent directement de chacun de leurs placements. Faut-il, comme le conseille la sagesse populaire « ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier » ou, comme le dit Warren Buffett, l’un des plus grands investisseurs de tous les temps « mettre tous ses œufs dans le même panier mais surveiller le panier de très près » ?

1 – Pourquoi diversifier ?

Avant de répondre à cette question, il faut préalablement préciser que la diversification des actifs n’est pas un objectif en soi. On n’investit pas pour diversifier, on investit pour atteindre un objectif, en diversifiant.

Diversification et Théorie Moderne du Portefeuille

La théorie moderne du portefeuille part de l’hypothèse d’Harry Markowitz6 que les investisseurs recherchent le risque le plus faible possible pour le retour sur investissement le plus élevé possible. Il est question ici du risque de volatilité, c’est-à-dire des déviations possibles de la valeur d’un actif par rapport à une moyenne historique. En combinant plusieurs investissements (en diversifiant), Harry Markowitz a démontré que l’on obtient une performance moins risquée et plus stable dans le...

V

La notion de risque est centrale dans le domaine des investissements. Le risque exprime l’aléa futur dans la réalisation de l’objectif de rentabilité. C’est une notion fondamentale dans la mesure où tout investissement comprend une part d’incertitude et donc de risque. Il existe plusieurs formes de risques que nous aborderons dans ce chapitre. La rentabilité se définit comme la rémunération du risque que l’investisseur est prêt à prendre.

L’aversion au risque d’un individu exprime sa tolérance aux risques, et donc aux incertitudes, dans l’espérance de gain. À cette fin, il est nécessaire d’évaluer l’aversion au risque de chaque investisseur et le profil de risque de chaque investissement afin de s’assurer de leur concordance. Les sensibilités humaines étant différentes, chaque individu a une tolérance au risque qui lui est propre.

1 – Le Risque : notion centrale de tout investissement

Si le risque est la notion centrale de tout investissement, cela ne signifie pas que tout investissement est risqué au sens que l’on accorde communément à cet adjectif (degré de risque important). Nous pouvons comparer cela avec un piéton qui traverse une rue : le faire présente un risque, cela ne signifie pas pour autant que traverser une rue est risqué.

La nuance est fine. Il existe un risque d’être renversé par une voiture en traversant la rue. En revanche, traverser la rue n’est pas un acte risqué. Les investisseurs emploient généralement l’un et l’autre terme de manière indistincte en posant la question « Y-a-t-il un risque à investir ? » Cette question appelle à une réponse ­systématiquement positive. Cela n’implique pas nécessairement que l’investissement soit risqué (au sens où l’adjectif l’entend « degré de risque ­important »)

L’investisseur devra s’efforcer non pas d’éviter les risques mais ­d’essayer de les définir, de les comprendre et de les évaluer. Il pourra être nécessaire et judicieux de mettre en place des stratégies permettant de maîtriser en partie les risques inhérents aux investissements. Nous aborderons cela par la suite dans le chapitre consacré aux ­stratégies de maîtrise des risques.

Le risque peut refléter diverses incertitudes ou inquiétudes potentiellement réalisables par différents types d’investissement : évolution négative de la valorisation de l’investissement, indisponibilité, diminution des flux financiers, défaut ou faillite de la contrepartie, augmentation de la fiscalité, annulation des gains par un phénomène d’érosion monétaire.

Les actions sont généralement considérées comme les actifs les plus risqués. Pourtant, en observant l’éventail des risques existants, on s’aperçoit que cette réflexion fait surtout référence au risque de volatilité. Les actions sont en effet très sensibles à la variation de leur valorisation, mais beaucoup moins à l’absence de liquidité. Un investisseur dont la principale inquiétude serait le risque d’inflation pourrait avoir une réflexion inverse et se dire que les actions sont des actifs moins risqués que les titres de dettes, par exemple, dont l’érosion de la valorisation est conséquente en période d’inflation.

2 – Le taux sans risque et les notations financières

Notion de taux sans risque

Afin de connaître le degré de risque d’un investissement, il est nécessaire d’avoir un référent, et donc un taux, avec un risque nul. C’est ce que l’on appelle le taux « sans risque ». Le taux sans risque, comme son nom de l’indique pas, n’est pas totalement dénué de risque. C’est, dans le monde de la finance et des investissements, le référentiel de base qui sert à comparer des rendements entre eux. Ce taux est toujours exprimé dans une devise déterminée.

Le taux sans risque est une notion financière qui permet d’évaluer le degré de risque d’un investissement. Si je compare deux investissements, l’un dont le rendement est de 10 % et l’autre dont le rendement est de 8 %, je ne peux pas les comparer sans comparer le taux sans risque. Imaginons en effet qu’il s’agisse de titres de dettes d’entreprises situées dans deux pays différents et que dans le premier pays, le taux sans risque soit de 5 % alors qu’il est de 2 % dans le second. Le premier investissement offre alors une prime de risque de 5 % alors que le second de 6 %. Le second est considéré, d’une manière générale, plus risqué, alors que sans la notion de taux sans risque, je ne pouvais le dire.