Mon cahier poche : Je rééquilibre mon alimentation

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74 pages
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Description

• J’identifie mes habitudes alimentaires.
• Je déchiffre les étiquettes des produits que je consomme.
• Je rééquilibre mon alimentation selon mon mode de vie, mes besoins, mes objectifs, mes dépenses énergétiques quotidiennes, mes contraintes budgétaires.
• Je mange en conscience pour maintenir durablement le poids souhaité.


Votre cahier de poche vous accompagnera partout pour vous coacher et vous encourager ! Dans votre sac, sur votre table, consultez-le pour faire vos courses et offrez-vous le corps dont vous rêvez : vous le méritez.


Pour Céline Provost, maman de deux garçons sportifs, la nourriture est un sujet quotidien. Elle a souhaité compléter ses connaissances par une formation de plusieurs mois en nutrition avancée et sportive. Cela lui a permis d’accompagner beaucoup de personnes à retrouver du plaisir dans la nourriture et à apprécier leur corps à travers le rééquilibrage alimentaire plutôt que le régime.

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EAN13 9782889056156
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0034 €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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Dédicace À Jessica Cote et Jessica McCarthy, qui sont les meilleures cheerleaders qu’une fille peut espérer avoir.
Chapitre 1
ans les heures hostiles qui précédaient l’aube, une brume épaisse et humide s’était Dposée au-dessus des pelouses verdoyantes de Central Park. Une lune déclinante surplombait la ville tel le sourire énigmatique du chat du Cheshire. L’air printanier était assez froid pour qu’un souffle se transforme en un nuage éphémère. En suivant ces nuages avant qu’ils ne disparaissent, on pouvait retracer le parcours d’un promeneur dans la nuit noire, à travers le parc. Le long de la célèbre Grande Pelouse, à l’intérieur de la forêt anguleuse, face à une rangée d’immeubles brillants, décor lumineux qui se détachait du paysage sombre, on pouvait voir ces nuages saccadés se déplacer précipitamment entre les branches déployées et encore dépourvues de feuilles. À quelques centimètres de ces traînées brumeuses, une jeune femme courait comme si sa vie en dépendait. Je n’étais pas la femme en question, mais je courais aussi. Comme une idiote, j’avais cru pouvoir faire une jolie ballade, tranquille dans Central Park, pour profiter du calme qui régnait avant l’aube, chose presque impossible dans une ville comme New York. D’habitude, les seuls moments de répit que je m’accordais étaient lorsque ma douche me fournissait un minimum de solitude. Et même dans ces moments-là, la tuyauterie de l’immeuble grinçait à chaque utilisation. La douche n’était silencieuse que lorsque l’eau était froide. Cette nuit-là, j’avais voulu être seule dans la pénombre avant de glisser dans mon sommeil matinal habituel, mais c’était trop espérer dans une ville qui ne dormait jamais. Même si, pour moi, une nuit calme signifiait généralement me faire agresser par un sale type ou mener la vie dure à des drogués qui essayaient d’effrayer des lycéennes rebelles, j’aurais encore préféré ça à ce que j’étais obligée de faire en ce moment. Malheureusement pour moi, et plus encore pour la fille après qui je courais, elle était poursuivie par une chose qui n’était ni amicale ni même humaine. Elle aurait eu beau fuir à toute vitesse, les vagues de peur qui émanaient d’elle étaient si fortes que la créature qui la traquait aurait pu la retrouver n’importe où. La peur avait une odeur écœurante, pas vraiment sucrée, plutôt une odeur de vieux clou de girofle et de cuivre. Je le savais parce que je pouvais la sentir, moi aussi. Et cette odeur me provoquait des frissons qui se propageaient jusque dans ma colonne vertébrale. En moi, il y avait un prédateur qui comprenait ce que son agresseur ressentait en la traquant, une part primitive qui reconnaissait ce désir de fondre, victorieuse, sur une proie terrifiée. Je pouvais le sentir, lui aussi, et je pouvais à présent déterminer avec certitude qu’il s’agissait
d’un mâle. Je n’irais pas jusqu’à dire que c’était un homme, car il ne restait plus rien de ce qu’il avait été autrefois. Il avait l’apparence d’un être humain, mais sous ce costume de chair se trouvait quelque chose de monstrueux. Je ne sentais que sa faim irrépressible. La fille n’avait pas eu le temps de s’inquiéter : une terreur foudroyante et sauvage l’avait submergée quand il l’avait prise en chasse brusquement. C’était sa peur soudaine qui m’avait attirée. J’étais là parce que la fille était très humaine et très vulnérable, et qu’il l’avait attaquée par surprise, ce qui était contraire aux règles. Même si cette chose était sans l’ombre d’un doute morte, je savais que si je n’étais pas plus rapide que lui, la fille gonflerait bientôt leurs rangs. Et une fois qu’elle serait des leurs, cette infraction aux lois qui régissaient les vampires de ce monde deviendrait de toute façon mon affaire. Intervenir maintenant nous ferait donc gagner du temps, à moi et à quelques vampires bureaucrates. Au point où j’en étais, je me serais dit n’importe quoi pour justifier cette poursuite. La fille sortit de la forêt et piqua un sprint en boitant à travers la Grande Pelouse. C’est à ce moment-là que je me rendis compte que j’avais dépassé l’agresseur. Je continuai à les suivre à travers les bois, espérant que sa faim le distrairait assez pour qu’il ne s’aperçoive pas que je m’étais invitée à sa partie de chasse. L’odeur de sang dans l’air m’apprit qu’elle s’était blessée pendant sa fuite. Elle clopinait à travers la pelouse, car elle avait cassé le talon d’un de ses escarpins et l’autre, attaché à sa cheville uniquement par la lanière, traînait derrière elle. Elle sanglotait, étouffait ses cris, et une part de moi se nourrissait de ces bruits avec un plaisir profond. Une faim animale me poussait à être la première à l’attraper, pour pouvoir la déchiqueter et la mettre en lambeaux. Mais je ne pouvais pas. Je n’avais jamais tué un être humain, du moins pas un être humain au sang pur, et je n’allais pas commencer cette nuit-là. Je n’étais pas une machine à tuer comme lui. J’étais tout autre chose. Il était encore plus difficile de croire à l’existence d’un être tel que moi, que de croire à celle des vampires. Ma nature me permettait malgré tout de conserver assez d’illusions sur l’humanité pour considérer que tuer des gens, du moins des gens qui ne l’avaient pas mérité, était mal. C’était maintenant ou jamais et je la suivis hors de la forêt, en accélérant. Sans essayer d’éviter les doigts habiles des branches rendus plus tranchants par les orages d’hiver, je fus violemment fouettée au visage, mais je continuai ma course. Je courus jusqu’à ce que chaque muscle de mon corps brûle et hurle de douleur, puis, je pressai davantage l’allure. Si j’avais été humaine, je me serais écroulée, j’aurais vomi sur l’herbe et je serais restée là, allongée pendant une heure, exténuée. Mais je n’étais pas humaine et j’étais capable de finir un marathon en conservant cette allure. Il me fallut à peine une seconde pour la rattraper, une seconde qui me parut une éternité. Il était à découvert maintenant, il était à nos trousses. Je courus encore. Je continuai ma course jusqu’à arriver à sa hauteur et l’agrippai fermement par le bras pour l’entraîner derrière moi sans ralentir. Elle cria et essaya de se débattre, me prenant pour son véritable agresseur. Alors qu’elle enfonçait ses ongles dans ma peau avec une force surprenante pour une fille aussi menue, je réalisai qu’il n’y avait qu’un seul moyen de nous en sortir tout en la gardant en vie. J’arrêtai de courir et la giflai violemment. Sidérée, elle ne prononça pas un mot, et on s’observa un moment. Cette fille ressemblait beaucoup à ce que j’aurais été si j’avais eu une vie normale. Elle était mince et petite, avec des cheveux blonds. Mais, contrairement à moi, le bronzage de sa peau
n’était pas naturel, elle le devait sûrement aux heures passées dans un cercueil de lumière ultra-violette. Elle portait également plus de maquillage que je n’aurais jamais pensé en posséder. — Tu dois m’écouter attentivement maintenant. Il approchait, et vite. Je n’avais plus que quelques secondes devant moi. — Je peux te sauver. Je peux te garder en vie. La terreur s’effaça de son visage et fut remplacée par une émotion plus terrifiante encore : l’espoir. Je lui en avais dit assez pour qu’elle comprenne que je voulais vraiment l’aider. Et tandis qu’elle commençait à intégrer ce que je lui disais, sa prise se resserra sur mon poignet. Elle me suppliait de ses yeux grand ouverts embués de larmes. L’espoir naïf que j’y lisais me noua les tripes. Garder en vie cette version mondaine et inadaptée de moi-même était devenu ma responsabilité. — Mais j’ai besoin que tu restes à l’écart. J’essayai de desserrer sa prise, elle ne se laissa pas faire. Je pouvais le voir à présent, une forme floue vibrante de rage et d’énergie qui fonçait droit sur nous. — Lâche-moi si tu veux vivre ! Lâche. Moi. Je l’écartais avec un peu trop de vigueur. Elle trébucha et s’effondra sur le sol, mais elle sembla au moins capter ce que je disais. — Maintenant, cours aussi vite que tu peux ! Elle recula en rampant et se releva. Après m’avoir lancé un dernier regard désespéré, elle se remit à courir, et j’eus tout juste le temps de me retourner avant d’être percutée violemment par un vampire qui me chargeait à pleine vitesse.
Chapitre 2
e fus aplatie au sol. Le vent me frappa dans un sifflement douloureux pendant qu’un J vampire belliqueux dirigeait ses canines nues vers ma gorge. Une journée normale au bureau. Pour l’instant, au moins, il semblait satisfait, croyant qu’il n’avait pas perdu au change en laissant filer la fille qu’il chassait avant moi. Qui pourrait lui en vouloir ? Pour lui, elle et moi étions toutes les deux des filles au sang chaud, seules dans le parc : des victimes toutes désignées. Je ne dégageai pas la même odeur intense de peur, et ma tenue était loin d’être aussi provocante, mais pour un vampire assoiffé de sang prêt à se nourrir, nous nous valions. Un vampire n’avait besoin que d’un cou et d’un pouls. Dans ma situation, j’avais un plus gros problème : mon arme était coincée à l’arrière de mon jean, ce qui signifiait que, comme j’étais épinglée au sol, l’arme s’enfonçait dans le bas de mon dos. Il fallait que je me mette sur lui. Oh, si j’avais touché un centime à chaque fois que cette position m’avait permis de résoudre un problème ! Ses dents effleurèrent ma clavicule, entaillant ma peau et me tirant brutalement de mes divagations. Par chance, j’avais raison – c’était un nouveau-né et il était maladroit. Un vampire adulte se serait jeté sur la plus petite trace de sang, mais celui-là n’avait même pas l’air conscient de ce qu’il avait fait. Malheureusement, cette plaie ouverte allait agiter l’odeur de sang frais sous son nez et il allait vite comprendre de quoi il retournait. Il arrêta de grogner et, avec un air stupide et ahuri, il regarda la plaie comme s’il ne savait pas comment elle était arrivée là. Je saisis ce qui serait peut-être mon unique chance, et j’utilisai son inattention à mon avantage en le frappant à la joue aussi fort que mon corps le permettait. Ce coup, s’il avait été infligé à un être humain adulte, lui aurait cassé les dents et aurait transformé le cartilage de son nez en purée. J’entendis la mâchoire du vampire craquer, et il recula, abasourdi, en clignant des yeux. Il grogna et se jeta une nouvelle fois sur moi, mais j’avais eu tout le temps nécessaire. J’avais dégainé mon pistolet, l’avait armé et pressé sur son front avant même qu’il n’ait eu la chance de franchir la distance minuscule qui nous séparait. Je me relevai difficilement, l’arme toujours sur lui, ne voulant pas rester à terre si la situation dégénérait. Le vampire fut obligé de loucher pour voir ce que j’avais pointé sur lui, ce que j’aurais pu trouver drôle si la suite s’était déroulée autrement. Il lâcha un petit rire rauque, un bruit qui, sans
ce côté glacial, aurait pu être humain. — Sais-tu qui je suis, petite ? Ce mépris aurait énervé n’importe qui d’autre. Sa bravade ne m’inquiétait pas réellement. Sa réaction face à mon arme m’intéressait davantage. Il n’avait pas du tout peur d’elle et là était son erreur. C’était la raison pour laquelle j’en utilisais une : les vampires ne les considéraient pas comme une menace sérieuse et baissaient la garde. Il suffisait d’exploser la tête d’un de ces vampires arrogants pour que les autres se rendent compte que cette arme pouvait tuer n’importe qui. — Éclaire-moi. Je souris avec une innocence exagérée, ouvrant mes yeux bruns, des yeux de biche que les vamps adorent. En vérité, j’avais beau crever d’envie de le tuer, je ne pouvais me le permettre. Si je devais en arriver là, il fallait que j’obtienne le plus d’informations possible pour affronter le merdier que ce geste déclencherait. Il était tellement jeune qu’il y avait une chance que je puisse en tirer quelque chose avant d’avoir à appuyer sur la gâchette. — Je suis ton pire cauchemar. Je suis ta mort. Waouh, quelqu’un avait dû lui donner un cours d’introduction sur la façon de parler comme un connard élitiste avant de l’envoyer dans le monde. Je levai les yeux au ciel en écoutant son 1 discours qui avait des relents de vieux films avec Lugosi . — Tu es un putain de bébé, dis-je, sans trembler et sans montrer la moindre trace de peur. Je réussis à capter son attention. — Je vais t’arracher la tête et me baigner dans ton sang encore chaud. Son ton n’était pas aussi arrogant cette fois, mais je devais lui reconnaître un certain mérite pour sa ténacité. — Non, tu ne feras pas ça. Je l’énonçai aussi naturellement que j’aurais pu dire « New York est une grande ville ». — Tu as quoi ? Trois ansgrand max ? Tu n’es même pas un grain de sable. Tu n’es rien. Le monde des vampires n’en a rien à cirer de toi. Parle autant que tu veux. Ce n’est pas moi qui devrais avoir peur. Il se mit debout et je me raidis. Mes doigts pressèrent davantage la gâchette. Dans sa nouvelle position, il me surplombait de presque dix centimètres, mais je ne baissai pas mon arme et je ne reculai pas. Il comprit que je savais ce qu’il était. La plupart des gens ne croyaient pas à l’existence des vampires et en parlaient encore moins avec une telle nonchalance. Il arqua un sourcil et attendit. — Pourquoi ne me demandes-tu pas ce que je suis ? J’appuyai mon arme plus fort sur son front. Il se moqua de moi. — Tu es mon dîner. Ou peut-être que je te transformerai, je te lierai à moi et je te prendrai tous les jours jusqu’à ce que tu souhaites mourir. Ce fut à mon tour d’émettre un bruit d’agacement dégoûté et de lever les yeux au ciel. S’il n’arrêtait pas cette performance ridicule et prétentieuse, j’allais finir par me froisser un muscle. — Tu ne saurais pas comment me transformer, même si tu le voulais. Tu es tellement jeune que tu serais incapable de t’arrêter de boire. Tu me viderais de tout mon sang et je mourrais avant que tu aies le temps de décider laquelle de tes artères fera l’affaire. Le soleil ferait son apparition dans quelques heures. La nuit était encore de mon côté, mais je ne tenais pas particulièrement à faire traîner les choses, ni pour lui ni pour moi.