Connectez-vous à vous-même

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196 pages

Description


Introduire la méditation en entreprise ? Une idée saugrenue. Et pourtant, Chade-Meng Tan, un des premiers ingénieurs de Google, l'a fait. Dans les meilleures ventes du New York Times dès sa sortie, sa méthode, absolument novatrice, ludique et concrète, testée avec succès sur les employés les plus stressés du géant du web, est maintenant à la disposition des lecteurs du monde entier.

Qui a dit que la méditation était une lubie de babas en quête de zénitude ? Et si vous la pratiquiez là où vous passez certainement le plus clair de votre temps : au travail ? Absurde ? C'est pourtant l'idée qu'a eue Chade-Meng Tan, un des premiers ingénieurs recrutés par Google, qui nous livre une méthode absolument novatrice, ludique et concrète, testée avec succès sur les employés les plus stressés du géant du web et enfin à disposition des lecteurs du monde entier.


Partant du principe qu'un bon employé est un employé bien dans sa peau, Chade-Meng Tan a élaboré une série d'exercices simples et parfaitement adaptés à notre rythme de vie pour nous apprendre à méditer en pleine conscience. Et surtout en tirer tous les bénéfices : sentiment de relaxation, capacité de concentration aiguisée, développement de la créativité et de l'empathie, construction de relations saines et fructueuses...


Porté par la gouaille charismatique de l'auteur, un guide inestimable pour atteindre votre meilleur potentiel dans votre vie professionnelle et personnelle et vous sentir, enfin, connecté à vous-même.



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Publié par
Ajouté le 24 avril 2014
Nombre de lectures 155
EAN13 9782714457400
Licence : Tous droits réservés
Langue Français
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couverture
CHADE-MENG TAN
CONNECTEZ-VOUS
À VOUS-MÊME
Une nouvelle voie vers le succès,
le bonheur
(et la paix dans le monde)
Illustrations de Colin Goh
Préfaces de Daniel Goleman et de Jon Kabat-Zinn
Traduit de l'américain
par Katia Holmes
Il était une fois un expert en intelligence émotionnelle de renommée internationale doublé d’un auteur de talent, que son ami encourageait à écrire un livre sur la pleine conscience et sur l’intelligence émotionnelle. Il en avait l’envie mais jamais le temps, si bien que ce fut l’ami qui écrivit le livre à sa place.
L’ami, c’était moi. Le livre, le voici.
 
Merci, Danny, de m’avoir fait confiance.
Préface
de Daniel Goleman
 
Je dois ma première impression de l’entreprise Google à Chade-Meng Tan, généralement connu sous le nom de Meng. Meng est l’hôte d’accueil officieux de la société, l’irrésistible joyeux luron de service (« C’est incontestable1 ! », proclame sa carte de visite).
Or, en apprenant à le connaître, je me suis rendu compte que Meng n’était pas n’importe qui. Premier indice : un panneau d’affichage aperçu en passant devant son bureau, près de la porte. Des rangées et des rangées de photos de Meng en compagnie de célébrités mondiales. Meng avec Al Gore. Meng avec le dalaï-lama. Avec Muhammad Ali, avec Gwyneth Paltrow. Par la suite, un article à la une du m’a appris que Meng était un personnage connu : le « type de chez Google », ce singulier ingénieur doué d’une intelligence sociale telle qu’il sait mettre n’importe quel visiteur parfaitement à l’aise... et l’amener à se faire tirer le portrait à son côté.New York Times
Pourtant, ce n’est pas ce qui rend Meng si spécial, mais bien plutôt l’alliance magique d’une brillante capacité d’analyse systémique et d’un cœur d’or.
Commençons par l’analyse.
Venu parler d’intelligence émotionnelle dans le cadre de la série de conférences « Auteurs@Google », je me faisais un peu l’impression d’être l’un des innombrables avantages annexes dont bénéficient proverbialement les employés maison. Quelque chose entre un massage et du soda à volonté...
J’appréhendais un peu l’événement : qui aurait envie d’entendre parler de compétences « molles » dans cette société d’ingénierie de l’information pure et dure, ce bastion de l’intellect ? (Il faut avoir obtenu d’excellentes notes aux examens d’entrée à l’université pour pouvoir ne serait-ce que postuler chez Google). Quelle ne fut donc pas ma surprise en entrant dans la salle de conférences, la plus grande pièce de cette partie du Googleplex2 : elle était pleine à craquer et les gens continuaient d’arriver en masse. Le sujet suscitait manifestement un vif intérêt. L’auditoire auquel j’allais m’adresser chez Google était sans doute le plus riche en gros QI que j’aie jamais eu devant moi. Or, de tous les supercerveaux venus m’écouter ce jour-là, c’est Meng qui a été assez futé pour démonter la mécanique de l’intelligence émotionnelle. Il l’a mise en pièces avant de la reconstruire avec brio, comprenant que la connaissance de soi se trouve au cœur de l’intelligence émotionnelle et que la meilleure « application » mentale permettant d’y accéder est la méthode d’entraînement de l’esprit qu’on appelle « la pleine conscience ».
Telle est la notion qui sous-tend le programme développé par Meng, celui qu’il a présenté à l’Université Google sous le nom de Search Inside Yourself – on ne peut plus approprié pour une société qui gère un moteur de recherche sur la Toile ! De nombreux participants à cet atelier Google l’ont vécu comme une expérience transformatrice, ainsi que vous le lirez dans ces pages.
Meng s’est montré également très avisé dans le choix de ses collaborateurs, notamment le maître zen Norman Fischer et mon amie et collègue de longue date Mirabai Bush, fondatrice et directrice du Center for Contemplative Mind in Society (Centre pour un esprit contemplatif dans la société). Il a aussi fait appel à l’expertise de Jon Kabat-Zinn – encore un de mes vieux amis –, qui a joué un rôle pionnier dans l’utilisation de la pleine conscience en milieu médical dans le monde entier. Meng sait reconnaître la qualité et il ne s’est pas arrêté là : aidé de son équipe, il a examiné l’ensemble des méthodes éprouvées qui permettent d’accéder à une vie plus riche par la conscience de soi, le bien-être, la bonté et le bonheur, et il a sélectionné ce qu’il y avait de mieux.
Maintenant, venons-en à son cœur d’or.
Constatant l’ampleur des bienfaits de cette quête intérieure, Meng a eu d’instinct envie de les partager avec quiconque voudrait s’y essayer, et pas seulement avec les privilégiés qui ont la chance de pouvoir accéder à une formation Google. En fait, la toute première fois que j’ai rencontré Meng, il s’est enflammé en me racontant que son but dans l’existence était de promouvoir la paix dans le monde en répandant la paix intérieure et la compassion. (Je notai cependant avec un rien d’embarras que l’enthousiasme de Meng semblait se teinter d’une certaine véhémence...)
Il explique sa vision en détail dans ce récit très agréable à lire : tester en avant-première chez Google un programme d’intelligence émotionnelle fondée sur la pleine conscience, puis le proposer à quiconque serait susceptible d’en bénéficier. Ce qu’il exprime ainsi : « Le mettre gracieusement à la disposition de tous, comme un des cadeaux de Google au monde. »
En apprenant à mieux connaître Meng, j’en suis venu à comprendre qu’il ne correspond guère au personnage de l’ingénieur classique. Ce serait plutôt un bodhisattva caché – qualificatif que ce livre m’incite d’ailleurs à laisser tomber.
 

1 Les plus brillants ingénieurs au sommet de la hiérarchie de Google reçoivent le titre de fellow (membre éminent). Meng a détourné ce titre en jolly good fellow : joyeux luron, chic type. Pourquoi se borner à devenir un fellow quand on peut être un chouette bonhomme ? La formule jolly good fellow vient d’une chanson incontournable en pays anglophone pour fêter ou honorer quelqu’un, par exemple en portant un toast. Meng se base ici sur la version américaine : « For he (she) is a jolly good fellow [ter], which no one can deny », « Car il (elle) est drôlement chouette [ter], c’est incontestable ». (Toutes les notes de bas de page sont de la traductrice.)

2 Siège de Google à Mountainview, en Californie, situé dans un vaste campus avec quantité de bâtiments, des installations de sport, vingt-cinq cafétérias, cinq centres de fitness, etc. Des scooters et des vélos en accès libre permettent de se déplacer d’un bout à l’autre du campus.

Préface
de Jon Kabat-Zinn
 
La première fois que j’ai rencontré Meng, je me suis dit : « Mais qui est donc ce gars-là, qui se présente comme le joyeux luron de chez Google ? » (C’est le titre qui figure sur sa carte de visite, assorti de la mention : « C’est incontestable ! »)
Meng m’avait invité chez Google pour donner une conférence plutôt technique sur la pleine conscience. À peine étais-je arrivé qu’il m’entreprit sur la pleine conscience et la paix dans le monde, tout en lançant des blagues en rafale. Son sens de l’humour était un rien sidérant. Il m’emmena faire un tour des lieux. Premier arrêt : un panneau dans le hall d’entrée du bâtiment principal du Googleplex, sur lequel étaient affichées des photos de lui avec plus ou moins tout ce que la planète compte de personnalités connues et de puissants. « Mais qui est donc ce bonhomme qui accueille chez Google des chefs d’État, des prix Nobel et des célébrités ? Puis-je le prendre au sérieux ? Puis-je croire tout ce qu’il me raconte ? »
Car il me racontait des tas de choses, par exemple qu’il avait pour but ultime de créer les conditions de la paix dans le monde de son vivant. Il estimait que le meilleur moyen d’y parvenir était de rendre la méditation et ses bienfaits accessibles à l’ensemble de l’humanité. Et que la société Google pouvait jouer un rôle spécial, vu sa situation.
Vous pouvez imaginer ce qui se passait dans ma tête : Google, la quintessence de l’accessibilité universelle (sauf dans les pays qui s’efforcent de l’empêcher ou de la contrôler) s’intéresserait à l’idée de jouer un tel rôle dans le monde !? – ou, du moins, un visionnaire de chez Google... Stupéfiant. Mais peut-être fait-il seulement semblant d’être déjanté, et peut-être est-ce la seule personne saine d’esprit de la boîte ? Sachant qu’il est l’employé numéro 107, il doit être très fort dans le boulot pour lequel il a été recruté à l’origine, c’est évident. Et je doute que ç’ait été simplement pour jouer le joyeux luron de service pendant que les autres s’échinaient à pondre des lignes de code pour le prochain truc devant succéder à la dernière nouveauté.
Voilà le genre de pensées qui me trottaient dans la tête lors de ma première visite. Si Meng y croyait sérieusement, au-delà de ses plaisanteries, cela pouvait avoir un impact et une importance infinis. Je fus dûment impressionné par le visuel spectaculaire qu’il me montra dans le grand hall : un globe terrestre en rotation qui émettait des rayons de lumière colorée dans le noir de l’espace, à chaque endroit de la Terre où quelqu’un lançait une recherche avec Google à ce moment précis.
Les couleurs représentaient les différentes langues utilisées, la longueur des rayons étant proportionnelle au nombre de recherches effectuées à partir du lieu considéré. Parallèlement, les sujets des demandes s’affichaient sur un autre écran géant.
Ensemble, ces deux panneaux vous inspiraient le sentiment émouvant et très viscéral de l’interconnexion de notre monde, avec un peu le même genre d’impact émotionnel que la première image de la Terre vue de la Lune, dans le noir de l’espace. Ils illustraient également le « pouvoir de chercher », dirait-on en langue Google. Et le pouvoir de Google.
Je ne vous parlerai pas des cours que j’ai fini par donner chez Google, ni de mes collègues, que Meng mentionne dans son livre et qui ont eux aussi participé à cette série de conférences. On les trouve d’ailleurs toutes sur YouTube, qui appartient à Google. Je ne vous parlerai pas non plus des cours de Réduction du stress basée sur la pleine conscience (MBSR, Mindfulness-Based Stress Reduction) que Meng a institués chez Google et qui continuent depuis des années. Je n’évoquerai pas non plus le Programme d’intelligence émotionnelle fondée sur la pleine conscience, Search Inside Yourself, que Meng a développé parallèlement avec une équipe de gens remarquables venus là au départ parce que c’était Google. Et parce que c’était Meng. De tout cela je ne dirai mot, car c’est la matière même de ce livre.
En revanche, j’aimerais vous parler de ce que j’ai découvert sur Meng en lisant son livre et que vous voudrez peut-être garder en tête lors de votre lecture – car il ne s’agit pas d’un simple bouquin mais de tout un programme ; d’un chemin que vous pourrez suivre à l’aide d’exercices et de conseils spécifiques ; d’une façon d’aborder la relation à autrui et à soi qui repose sur la méditation et qui, pratiquée de façon systématique, est profondément transformatrice et libératrice (amusante, aussi, c’est à espérer). En fait, si vous avez sincèrement essayé la méthode et que vous constatez que ça ne vous amuse pas ou, au minimum, que ça ne vous semble pas personnellement motivant et potentiellement capable de nourrir ce qu’il y a de plus profond et de meilleur en vous, peut-être n’est-ce pas le bon moment pour vous d’entreprendre le programme dans son intégralité. Néanmoins, des graines auront été plantées en vous du simple fait d’avoir lu ces pages et d’avoir joué avec les exercices comme vous le pouviez, de la manière qui avait un sens pour vous à ce moment-là. C’est une aventure et une expérience ouvertes : expérience de fitness mental et émotionnel, qui peut s’appliquer à votre vie, à votre travail et à vos projets.Search Inside Yourself
Ce que j’ai découvert, et vous le ferez à votre tour, c’est que, au-delà de ses blagues, Meng est un type très sérieux : son engagement est absolu, comme vous le verrez bientôt. Il milite pour la pleine conscience, pour la création des conditions de la paix dans le monde et pour faire de celle-ci l’état par défaut de la planète – au sein de l’espèce humaine, tout du moins. Et il parle sérieusement quand il dit vouloir se servir de la plateforme et du pouvoir de Google pour que cela devienne une réalité. Je suppose que c’était sa stratégie dès le départ en invitant chez Google des enseignants de méditation, des bouddhistes érudits et des scientifiques qui étudient à la fois les pratiques contemplatives du point de vue clinique et neuroscientifique, et leurs applications dans le champ de la médecine, de la santé, de l’éducation et au-delà. Convier ces gens-là à donner des conférences chez Google, c’était le moyen pour Meng de jeter les bases de son projet de faire basculer le monde vers la paix. D’abord Google, puis le monde entier.
J’ai un peu l’impression que Meng tient tellement à sa vision qu’il a pris ses précautions : il sait que ce ne serait pas forcément une bonne idée de prendre un ton trop sérieux pour présenter un sujet aussi important que la pleine conscience et son potentiel de transformation du monde, alors il l’allège avec un humour mortel (ou devrais-je dire vital ?). L’humour de Meng est peut-être de ceux qui requièrent un temps d’accoutumance, mais je pense que vous y prendrez vite goût en le lisant. Surtout, le livre vous donnera un avant-goût de ce qu’il décrit. Un avant-goût de votre capacité à agir au mieux de votre intérêt supérieur, par la compréhension que la meilleure façon de servir celui-ci est de reconnaître et de promouvoir dans le même temps l’intérêt d’autrui.
Et c’est exactement en cela que consiste l’intelligence émotionnelle fondée sur la pleine conscience. Voilà pourquoi il est si important, à bien des titres, de chercher en soi, tant au sens littéral que métaphorique. Il s’agit de découvrir, ou plutôt de découvrir la totalité de la personne que vous êtes déjà, et de comprendre à quel point vous êtes intégré dans le tissu multidimensionnel de l’humanité et de la vie sous toutes ses formes. Cultiver la pleine conscience ne signifie pas viser un ailleurs, mais au contraire être pleinement présent là où vous vous trouvez ; et reconnaître la puissance de votre présence et de votre attention totales à cet instant-là. En réalité, le programme de Meng a davantage pour but de trouver que de chercher. Il s’agit de découvrir, de recouvrer, de dévoiler la pleine dimension de votre être, pour ensuite la développer et l’affiner grâce à une pratique systématique. À partir de là, quand cette plénitude s’accompagne de ce que vous aimez le plus, de votre imagination et votre créativité innée, elle se manifeste forcément dans le monde de toutes sortes de façons – intelligentes, on l’espère –, au service du bien-être et du bonheur de tous.
Cela peut vous sembler être une utopie, mais ce n’est pas le cas. Alors, serait-ce une stratégie pratique en vue d’instaurer un monde plus paisible, en soi comme en dehors de soi, à l’échelle individuelle et collective, locale et globale ? En effet. C’est exactement ainsi que Meng entend jouer ses cartes. Maintenant qu’il a développé ce programme chez Google et l’a testé dans cet environnement de travail, il est prêt (avec ce livre et ses retombées) à le mettre à la disposition du monde, dans l’esprit d’une ressource en libre accès (open source1).
Le programme Search Inside Yourself est gratuit. Il peut s’utiliser de nombreuses façons et dans des contextes différents, comme vous le verrez. À vrai dire, son utilité ou son adaptabilité n’ont d’autres limites que celles de votre imagination et des formes que vous pourrez inventer. Ce système repose sur une multitude de pratiques de la sagesse méditative qui cultivent la pleine conscience, l’amour, la compassion, la joie, l’équanimité, la présence incarnée, l’intelligence émotionnelle et bien d’autres qualités fondamentales de nos esprits, de nos cœurs et de nos corps, qui vous deviendront accessibles aussi, une fois que vous aurez ouvert cette porte. Meng explique très clairement son but : « Mettre les bienfaits de la méditation à la disposition de l’humanité » et faire en sorte qu’ils soient aussi généralement acceptés par l’ensemble de la société que le sont les bienfaits de l’exercice physique. Plus important encore : veiller à ce qu’ils soient appliqués, vécus et pratiqués par tous ceux d’entre nous que cette invitation à chercher en soi pourra avoir touchés.
À cette fin, Meng a conçu un parcours clair et éprouvé en vue du développement et de l’application de l’intelligence émotionnelle sur le lieu de travail et à la maison. Cette démarche est étayée par des données scientifiques de pointe et les résultats avérés de recherches sur les émotions et l’intelligence émotionnelle, sur l’importance de l’optimisme, sur le pouvoir de la compassion et de la bonté. Elle repose également sur un corpus croissant d’études neuroscientifiques sur la pleine conscience et la compassion. Ces recherches montrent qu’on peut observer des bienfaits significatifs après seulement huit semaines d’entraînement à la méditation. Richie Davidson et moi-même avons mené une étude en collaboration avec un certain nombre de collègues, d’où il est ressorti que ceux qui avaient pratiqué la pleine conscience dans leur milieu professionnel sous la forme de la MBSR présentaient un déplacement de leur seuil émotionnel (situé dans le cortex préfrontal) dans le sens d’une plus grande intelligence émotionnelle. Autrement dit, dans le même sens que des moines qui avaient pratiqué pendant plus de dix mille heures. Preuve que vous n’avez pas besoin d’entrer dans un monastère, de démissionner de votre boulot ou de plaquer votre famille pour goûter les bienfaits de la méditation. En fait, le cadre professionnel et la famille constituent de parfaits environnements pour travailler sur l’esprit et le corps, sur les aspects cognitifs et émotionnels de sa personne selon les méthodes décrites ici par Meng. Avant la réalisation de notre étude, on pensait généralement que le seuil émotionnel était fixé avant l’âge adulte et ne pouvait plus se modifier. Or, nos résultats ont révélé que le cerveau réagit à ce genre d’entraînement à la méditation en réorganisant ses activités dans le sens d’un meilleur équilibre émotionnel. D’autres études encore ont montré que le cerveau est également capable de réorganiser sa propre structure, ce phénomène que l’on appelle la neuroplasticité.
On s’aperçoit ainsi que Meng est en réalité un enseignant de méditation original et habile – très différent du modèle standard –, tel qu’on le voit ici croqué avec drôlerie dans de petits dessins humoristiques. Il est le premier à dire qu’il a tout appris des autres. Il a certes de grands maîtres et collaborateurs en la personne de Dan Goleman, Mirabai Bush, Norman Fisher et d’autres encore, mais c’est bien lui qui a très efficacement coordonné l’ensemble et qui s’est appliqué à trouver les sources nécessaires pour étayer son propos. Si est un peu court sur les temps de pratique recommandés pour les séances de méditation, c’est à dessein. En effet, une fois qu’on aura goûté à la pratique, on aura peut-être envie d’allonger la durée des séances ; pas dans le but d’atteindre un état spécial, mais simplement pour se reposer dans la conscience alerte, complètement en dehors du temps. Il s’agit là de la pratique du non-faire ; de l’attention intensifiée avec un cœur ouvert ; de la pure conscience, qui coïncide avec la compassion dont elle est inséparable. Ce n’est pas fuir la vie. Au contraire, la pratique de la pleine conscience est une porte ouverte sur l’expérience de l’interconnexion et de l’interdépendance, dont découlent les actes émotionnellement intelligents, de nouvelles façons d’être et, à terme, davantage de bonheur, de clarté, de sagesse et de bonté, tant dans le milieu professionnel que dans le monde. Un petit changement dans la conduite de chacun d’entre nous et le réseau cristallin qui structure le monde se voit modifié. Ainsi, nous sommes le monde et, quand nous assumons la responsabilité de notre petit coin de planète, modeste mais non négligeable, l’ensemble s’en trouve déjà différent. L’épanouissement que nous manifestons émotionnellement et de toute autre manière devient potentionnellement énorme.Search Inside Yourself(presencing)
Je vous souhaite bonne chance, vous qui êtes sur le point d’entrer dans l’univers de Meng et dans son esprit ; vous, surtout, qui êtes sur le point de découvrir votre esprit, votre cœur, votre corps et vos relations à autrui sous un jour nouveau, dont vous n’auriez peut-être même pas rêvé. Que cette aventure soit profondément enrichissante ! Et puisse-t-elle apporter la paix – en vous et hors de vous.
 

1 L’open source consiste à permettre l’accès libre et gratuit d’un programme informatique que d’autres peuvent ensuite enrichir et modifier.

INTRODUCTION
Connectez-vous à vous-même
« Regarde en toi : là se trouve la source de tout bien. »
Marc AURÈLE