Communiquer avec bienveillance en famille

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138 pages
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Description

Tous les parents rêvent d’une vie de famille où chacun trouve sa place et où l’on peut dialoguer avec bienveillance. Mais comment y parvenir sans s’oublier ou culpabiliser ? Quels sont les mécanismes et les outils pour réussir ?

Éduquer nos enfants avec bienveillance, ne pas fonder nos relations sur les rapports de force, préserver nos liens au quotidien : tout cela n’est pas si simple. Il ne suffit pas de savoir que les neurosciences ont démontré les bienfaits de ce mode d’éducation pour réussir à en appliquer les principes au jour le jour.

Conçu comme un véritable programme avec des cas pratiques et des exercices, ce livre vous aidera à tenir le cap que vous vous êtes fixé, sans jugement ni injonction. L’auteure, coach formée à la Communication Non Violente et très investie sur les sujets de la parentalité et de la pédagogie, partage ici son expérience et met à votre disposition une boîte à outils pour les situations et les échanges du quotidien.


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Informations

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Date de parution 25 février 2019
Nombre de visites sur la page 8
EAN13 9782317021824
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0075 €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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À Valentine et Aurore. Dans cet ouvrage, pour faciliter la lecture, le parti a été pris de privilégier l’emploi du masculin. Mais il s’adresse bien sûr à tous celles et ceux qui souhaitent avancer sur le chemin de la bienveillance en famille. J’espère qu’au delà de la grammaire chacun – et chacune ! – pourra se retrouver dans ces pages.
« Il n’est qu’un luxe véritable, et c’est celui des relations humaines » Antoine de Saint-Exupéry,Terre des hommes
TABLE DES MATIÈRES
Avant-propos Décider chaque jour de prendre soin de nos relations Une intention avant toute chose Ni laxisme ni baguette magique Tenir compte de chacun Et dans les cas d’urgence ? Mémo : Un choix personnel Redécouvrir les émotions Comment faire pour accueillir et identifier une émotion ? Une solution : enrichissons notre vocabulaire des émotions ! Mémo : À l’écoute de nos ressentis Mémo : Les sentiments Choisir le bon moment pour échanger Notre cerveau est organisé en trois parties Et entre les enfants ? Ralentir le rythme Mémo : Savoir faire une pause Comprendre que l’on peut ressentir et vouloir plusieurs choses à la fois Une situation déroutante Ne pas opposer les ressentis Mémo : Plusieurs parties de soi Prendre la responsabilité de ce qu’on ressent Retrouver notre responsabilité Sortir du jugement pour identifier les besoins Une base saine pour engager le dialogue Mémo : Passer du « Tu » au « Je » Mémo : Les besoins Apprivoiser notre colère Aimons nos colères, et apprenons à les transformer ! Notre colère ne prévient pas : elle peut nous surprendre Chercher ce qui se cache derrière D’abord : se taire Aider notre enfant à apprivoiser sa colère Mémo : Attention… colère à l’approche ! Apprendre à se ressourcer Un même besoin, des stratégies différentes pour y répondre Prendre soin de notre corps Respirer ! Prendre conscience de notre posture Prendre soin de notre monde intérieur Les bienfaits de la méditation Se ressourcer seul, à deux, et en famille
Mémo : Prendre soin de notre énergie Faire face à des mots « durs » Nous ne sommes pas « responsables » des émotions des autres Face à une émotion forte de notre enfant : ne pas confondre les mots et la réalité En premier lieu : occupons-nous de nous-mêmes Dans un second temps : branchons le décodeur A posteriori : reprendre avec notre enfant les principes qui nous semblent importants Mémo : Adopter un nouveau décodeur Apprendre à écouter… juste écouter On a parfois seulement besoin d’être écouté Quelle méthode pour être à l’écoute ? Sachons nous-mêmes demander de l’écoute Mémo : Allô, j’écoute ! Être créatifs, élargir nos perspectives Dire non à une demande de notre enfant, ce n’est pas dire non à son besoin La créativité pour passer du « ou » au « et » Distinguer demande et exigence Passer par le jeu et la joie, un moyen de sortir des luttes de pouvoir Mémo : Tout est possible ! Donner un cadre et du sens Construire le cadre Donner du sens, montrer le chemin Mémo : Encadrer pour protéger et permettre Exprimer ma gratitude et ma joie Pensons à nous réjouir des petites choses Partageons notre joie Remercier et complimenter sans juger Mémo : Diffuser le positif Boîte à outils 1. La carte des émotions 2. À l’écoute du corps 3. Le moment de respiration 4. Le coussin des émotions 5. Le fauteuil de l’écoute 6. L’espace de paix 7. Des regards différents sur les choses 8. La discussion intérieure 9. Le jeu du miroir 10. Le jeu du « Je rêverais d’être » 11. Le jeu de cartes des besoins 12. Le jeu de l’« objet magique » 13. Le conseil de famille 14. Le contrat 15. Le jeu du rire 16. Le carnet des petits bonheurs 17. La boîte à « mercis » Pour aller plus loin : lectures, ressources et liens utiles
Conclusion Remerciements Dans la même collection Page de copyright
AVANT-PROPOS
Faire preuve de bienveillance dans l’éducation de nos enfants, et dans notre communication en famille, est de nos jours un conseil que nous entendons fréquemment. Les neurosciences ont notamment mis en lumière les bienfaits d’une telle approche pour la construction du cerveau des plus jeunes, ainsi que de leurs capacités intellectuelles et affectives. Or la vie de famille est une aventure semée d’embûches, et être parent n’est pas chose facile. Il peut être bien agaçant d’entendre des « injonctions à la bienveillance », qui nous semblent parfois culpabilisantes. En effet, on ne nous dit pas toujours qu’il ne s’agit pas d’un simple choix (réglé en un claquement de doigts !) mais d’un chemin, qui demande de la volonté et de l’entraînement. Un tel mode de communication, souvent, ne correspond pas aux repèr es dont nous disposons depuis notre propre enfance ni aux normes de notre vie sociale et professionnelle actuelle. Le monde dans lequel nous vivons est encore loin d’être bienveillant : chaque jour nous sommes confrontés aux jugements de nos semblables et à des formes de violence relationnelle auxquelles nous sommes si bien habitués qu’elles nous semblent parfois normales. J’ai par exemple le souvenir d’une petite fille en pleurs à la sortie de sa classe de maternelle : l’assistante de la maîtresse avait commenté son dessin en soulignant qu’on aurait dit un dessin de bébé et qu’elle aurait pu davantage s’appliquer. J’ai également ent endu la réaction, plus tard, de la personne qui était venue chercher l’enfant :« Ce n’est pas gentil de dire ça ! Mais enfin, autant qu’elle s’habitue tout de suite à entendre ce genre de choses, car dans la vie c’est comme ça ! Il faut s’endurcir. » Personnellement, je me sens triste en entendant une telle parole. Décider pour nos enfants que la seule solution est de « s’endurcir », et de s’adapter le plus vite possible à la violence du monde, c’est il me semble renoncer à construire un autre avenir, et leur apprendre de fait à utiliser ces mêmes codes pour se faire une place dans la société. Je crois au contraire que nous pouvons tous, dans nos familles, apporter une petite pierre à un monde qui ne serait pas fondé sur des rapports de force, en faisant entrer la bienveillance dans notre façon d’échanger et de vivre en famille, sans pour autant que cela signifie rendre nos enfants moins « solides ». Nous pouvons en effet permettre à nos enfants de construire une confiance en eux d’autant plus stable qu’elle ne sera pas fondée sur le regard des autres et leurs jugements. Pour autant, « bienveillance » est un mot derrière lequel nous ne savons pas toujours ce qui se cache concrètement. Il est important de ne pas la confondre avec la « gentillesse ». Car nous aurions tôt fait de nous oublier totalement. Certes au début au profit du bien-être de nos proches, mais pour peu de temps, car nous risquons d’« exploser » un jour ou l’autre à force de ne pas tenir compte de nous-mêmes. Si nous nous faisons violence à nous-mêmes, cette violence rejaillira tôt ou tard dans nos relations familiales… or ce n’est pas ce que nous voulons. Elle n’est pas non plus un moyen de « faire faire ce que nous voulons à nos enfants, mais dans la douceur ». Il ne s’agit pas de manipuler nos proches, par un discours positif, pour obtenir un résultat. Il s’agit plutôt deprendre soin de la relation qui nous lie à ceux qui nous sont chers, en ayant pour cela comme outils : l’empathie pour ce qu’ils peuvent vivre; et lasincérité dans ce que nous vivons nous-mêmes. Nous allons ainsi essayer de sortir des rapports de force, des injonctions et des jugements, et de nous reconnecter à nos émotions, à nos besoins, pour parler à partir de ces derniers plutôt que nous cacher derrière des « il faut… » ou des « tu dois…/je dois… ». Il s’agit là d’un chemin qui n’est pas toujours simple pour la plupart d’entre nous, parents. Notre « langue maternelle » n’est souvent pas celle de la bienveillance : il peut être long d’apprendre une nouvelle langue, cela nécessite de travailler, s’entraîner… et nous n’y parviendrons pas tous les jours !
Les thématiques que vous allez découvrir dans ce livre ont pour but de partager quelques points clés de changement, découverts au cours de cet apprentissage, en particulier grâce à la pratique de la Communication NonViolente. Présentées à la fois sous forme détaillée et sous forme de mémos, assorties de questions personnelles pour aller plus loin et d’astuces à essayer avec les enfants, elles pourront, je l’espère, contribuer à commencer ou à soutenir au sein de nos familles des chemins vers une communication bienveillante.
LA COMMUNICATION NONVIOLENTE
Créée par Marshall Rosenberg, elle est aussi appelée CNV. C’est un processus de communication qui nous invite à reconsidérer notre façon de nous exprimer, d’écouter et d’entrer en relation. Elle fait l’objet de formations dispensées par des formateurs certifiés par le CNVC (Centre pour la Communication NonViolente, voir en bibliographie).