Éternelles déesses

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Quel âge avez-vous ? Quel âge avez-vous l’impression d’avoir ? Nous sommes programmées pour nous attendre au déclin inévitable de notre santé, de notre apparence, de nos relations sexuelles et même du plaisir que nous prenons à vivre; pourtant, les centenaires représentent le segment le plus en hausse dans la population. Et si en réalité nous ne faisions que laisser nos pensées quant au «nombre» de nos années nous pousser vers la vieillesse? Comme nos vies pourraient être différentes si nous renoncions à notre obsession pour les chiffres pour la remplacer par une philosophie d’intemporalité ou de vie hors du temps. C’est ce que fait l’auteure et médecin visionnaire Christiane Northrup.

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Date de parution 21 juin 2016
Nombre de visites sur la page 15
EAN13 9782897672461
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0120 €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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rCopyright © 2015 D Christiane Northrup
Titre original anglais : Goddesses Never Age
Copyright © 2016 Éditions AdA Inc. pour la traduction française
Cette publication est publiée en accord avec Hay House Inc.
Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que
ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire.
Syntonisez radio Hay House à www.hayhouseradio.com
Éditeur : François Doucet
Traduction : Sylvie Fortier
Révision linguistique : L. Lespinay
Correction d’épreuves : Nancy Coulombe et Féminin pluriel
Montage de la couverture : Matthieu Fortin
Mise en pages : Catherine Bélisle
Conception de la couverture : Matthieu Fortin
ISBN livre : 978-2-89767-244-7
ISBN PDF : 978-2-89767-245-4
ISBN ePub : 978-2-89767-246-1
Première impression : 2016
Dépôt légal : 2016
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Bibliothèque et Archives Canada
Éditions AdA Inc.
1385, boul. Lionel-Boulet
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Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et
Bibliothèque et Archives Canada
Northrup, Christiane
[Goddesses never age. Français]
Éternelles déesses : l'ordonnance secrète assurant éclat, vitalité et bien-être
Traduction de : Goddesses never age .
ISBN 978-2-89767-244-7
1. Northurp, Christiane. 2. Femmes - Santé et hygiène. 3. Femmes âgées - Santé et hygiène.
4. Condition physique. 5. Vieillissement - Prévention. I. Titre. II. Titre : Goddesses never age.
Français.
RA778.N6714 2015 613'.04244 C2016-940577-XConversion au format ePub par:
www.laburbain.comL’auteure de ce livre ne dispense aucun avis médical ni ne prescrit l’usage d’aucune technique
en guise de traitement médical. Le seul but de l’auteure est d’offrir une information générale afin
de vous guider dans votre quête de bien-être émotionnel et spirituel. L’auteure et l’éditeur ne
doivent être tenus responsables d’aucune manière que ce soit de tout usage personnel des
informations contenues dans ce livre.À la déesse sans âge qui vit en chaque femme — et à Gaïa Sophia, la Terre elle-mêmeINTRODUCTION
Une de mes amies que je connais depuis une vingtaine d’années m’a dit un jour : « Tu es un
vrai mystère. Tu n’es pas jeune, tu n’es pas vieille. Je ne sais pas diable ce que tu es. Tu n’es
pas comme les autres. Reste ainsi, ça marche ! »
— TOSHA SILVER, AUTEURE DE OUTRAGEOUS OPENNESS
J e me suis rendue récemment dans un magasin d’articles de sport pour faire ajuster les
fixations de mes bottines de ski, et le vendeur, de toute évidence plus jeune que moi, m’a
demandé mon âge. Apparemment, après un certain âge, on présume que vos fixations doivent
pouvoir se défaire rapidement puisque votre équilibre n’est plus ce qu’il était et que vous tombez
plus facilement. Je suis active physiquement, plus que dans mes jeunes années, et comme je
danse régulièrement le tango argentin, mon équilibre est très bon. J’ai répondu au vendeur, qui
cherchait à déterminer par une formule comment ajuster mes fixations : « Mettez-les
simplement à 40 ». Je fais la même chose lorsque j’utilise des appareils d’exercice. Je n’ai pas
besoin que l’escalier d’exercice soit aux petits soins avec moi, comme si j’étais une vieille dame
frêle, susceptible de se blesser si le programme lui en demande un peu plus. Si jamais je ne me
sens pas bien, j’arrêterai l’appareil et je modifierai les réglages. Je ne me laisse pas gagner par
la gêne ou la honte parce qu’il faut que je passe à un réglage inférieur. De plus, je ne laisse
personne d’autre étiqueter l’image qu’il se fait de moi par des chiffres tels que « 40 », « 50 », «
60 ».
Lorsqu’on vous demande votre âge, vous en souvenez-vous seulement ? Ou est-ce tellement
sans importance pour vous que vous l’oubliez, à moins qu’un anniversaire « marquant » se
profile ? L’âge n’est qu’un chiffre, et vivre sans âge veut dire ne pas souscrire à l’idée qu’un
chiffre détermine tout, de votre état de santé à votre charme, en passant par votre valeur. Vous
pouvez être plus jeune à 60 ans que vous l’étiez à 30 ans, parce que vous avez changé votre
attitude et votre façon de vivre. Vivre sans âge consiste à défier les règles de ce qu’est censé
signifier avoir tel ou tel âge. Il s’agit tout simplement de ne jamais « vieillir », c’est-à-dire de ne
jamais avoir le sentiment que vos meilleures années sont derrière vous et que ce sera la
dégringolade à partir de maintenant.
Permettez-moi de faire une mise au point ici : nous commençons à vieillir dès notre
naissance. Cependant, dans notre culture, nous n’utilisons pas le mot « vieillissement » avant
d’arriver à 50 ans environ, et la plupart le voient comme un synonyme de « dégénérescence ».
À dire vrai, en termes d’âge, certains individus dans la vingtaine ou même plus jeunes montrent
déjà des signes de « vieillissement » : détérioration de la masse musculaire, glycémie instable et
perte d’équilibre. En même temps, d’autres, devenus septuagénaires, sont l’image même de la
santé. Selon Joan Vernikos, chercheure scientifique et autrefois directrice de la division des
sciences de la vie à la NASA, qui a préparé John Glenn à retourner dans l’espace à 77 ans, le
vieillissement n’est rien de plus qu’une forme lente d’apesanteur. C’est ce qui se passe dans
votre corps lorsque vous n’avez plus envie de bouger de votre siège, que vous ne menez plus
une vie active et que vous ne ressentez plus l’attraction de la gravité terrestre. Vieillir ne mènep a s nécessairement à un déclin inévitable de la santé ou à un lent glissement vers
l’obsolescence culturelle.
Cet ouvrage parle de vie intemporelle ou de vivre hors du temps : c’est ce qui vous arrive
quand vous faites corps avec votre vie sans avoir peur de décliner — ou de perdre vos moyens.
Il y a longtemps que nous sommes dus pour changer le paradigme entourant nos croyances sur
le vieillissement. Les centenaires représentent aujourd’hui le segment de la population dont le
nombre augmente le plus rapidement aux États-Unis (au rythme de 75 000 personnes par
1année ). On compte en ce moment à peu près 53 000 centenaires aux États-Unis et d’ici 2050,
il y en aura 600 000. Vous avez bien lu : dans deux générations, dix fois plus d’Américains
auront dépassé les 100 ans. Ce n’est qu’un des éléments de l’histoire planétaire de
l’augmentation de la longévité humaine. Si la longévité vous intéresse, je suis certaine qu’en
même temps, vous ne voulez pas passer les dernières années de votre vie à être malade et à
vous sentir « vieille ». Vous pouvez changer votre avenir dès aujourd’hui en adoptant une
nouvelle perspective intemporelle qui vous aidera à vous épanouir tant physiquement,
émotionnellement, mentalement que spirituellement.
Le vieillissement est l’occasion qui vous est offerte d’accroître votre valeur et votre
compétence, à mesure que les circuits neuraux de votre hippocampe et de votre cerveau se
multiplient, tissant dans votre cerveau et votre corps la sagesse d’une vie bien vécue, vous
permettant ainsi de ne plus craindre de décevoir les autres et d’être imparfaite. Vivre hors du
temps, c’est vivre avec courage. Cela veut dire ne pas se laisser distraire par les drames futiles
de la vie, car vous avez assez d’expérience pour faire la différence entre ce qui est futile et ce
qui devrait faire partie de vos priorités. Cela veut aussi dire avoir une nouvelle relation face au
temps, qui fait que vous cessez de le craindre ou d’essayer de le distancer. Dans un sondage
récent, lorsqu’on a demandé à des personnes de plus de 100 ans ce qu’elles ressentaient
devant le fait d’avoir cumulé un siècle, les trois réponses les plus fréquentes étaient « bénie », «
heureuse » et « étonnée » — étonnée parce que lorsque vous vivez dans l’intemporel, vous ne
2pensez pas à votre âge, quel qu’il soit .
L’âme n’a pas d’âge : c’est une expression de la force féminine divine et créatrice de
l’univers. La tradition a associé le féminin sacré à l’obscurité, au corps, au mystère, à la fertilité,
au réceptacle et à la soupe primordiale — la matrice, là où toute vie commence et est nourrie.
Chaque femme est une déesse sans âge, une expression dans la forme du féminin sacré.
Hélas, nous l’oublions souvent, bombardées que nous le sommes par les messages d’une
culture obnubilée par l’âge. Nous devons devenir plus conscientes des messages négatifs que
notre culture véhicule sur le vieillissement et nous efforcer de les rejeter consciemment.
Mario E. Martinez, psychologue, neuroscientifique clinicien et fondateur du Biocognitive
Science Institute, a écrit sur les attentes culturelles ou ce qu’il appelle les « portails culturels »
rque nous intégrons — par exemple, avoir 30 ans, 50 ans ou 65 ans. Le D Martinez dit que vous
devriez toujours refuser les réductions consenties à l’âge d’or, parce que cette déduction ne fait
que renforcer la fausse croyance que vous vieillissez et devenez plus fragile, que vous ne
3pouvez pas travailler et qu’il faut que d’autres prennent soin de vous . Mon frère a récemment
vérifié la véracité de cette assertion, quand il a décidé d’accepter une réduction sur un billet
d’avion afin d’économiser 25 $. Une fois à l’aéroport, il a été obligé de faire la queue une
deuxième fois pour prouver qu’il faisait bel et bien partie de l’âge d’or. Il a dit qu’il a fini par se
sentir comme un citoyen de seconde zone, ce qui ne valait certainement pas une économie de
25 $.On a reproché à ma mère, qui a près de 90 ans, de ne pas s’être inscrite à un régime public
d’assurance médicaments. Elle ne voyait pas l’utilité de le faire puisqu’elle ne prend pas de
emédicaments et n’a pas l’intention de le faire. Voulez-vous passer votre 65 anniversaire à
penser aux maux et maladies que vous risquez d’avoir pour pouvoir choisir le régime
d’assurance médicaments qui vous conviendra le mieux ? Pourquoi devriez-vous adopter cette
enorme culturelle ? C’est probablement parce qu’au XIX siècle, on a choisi 65 ans comme âge
de la retraite pour les individus qui se qualifiaient pour une rente d’État, car c’était alors
l’espérance de vie moyenne. Depuis ce temps, les statistiques et les graphiques actuariels ont
fixé l’âge de la retraite autour de 65 ans avec un écart de plus ou moins 5 ans, mais l’espérance
de vie après 65 ans est à présent de 24 ans ! Alors, pourquoi continuer de penser qu’on décline
à partir de 65 ans ? Ou 75 ans, ou 85 ans, ou n’importe quel âge ?
Si vous ne pensez pas à l’âge que vous avez en ce moment, alors un anniversaire important,
la maladie d’une amie ou d’une parente de votre âge, ou un bouleversement dans votre vie,
pourraient vous faire réfléchir à la façon de changer votre mode de vie afin de vieillir sans
décliner. Beaucoup de femmes téléphonent à mon émission de radio pour que je les conseille
parce qu’elles viennent subitement de développer un trouble auto-immun, une condition
précancéreuse ou cancéreuse, ou des allergies. Mais si ce n’est pas un grave problème de
santé qui les déroute, alors c’est une rupture, la perte de leur emploi ou d’une illusion. Elles me
disent parfois qu’elles viennent de se rendre compte que leur mari les trompe, ou que leur fils ou
leur fille d’âge universitaire souffre d’une maladie mentale ou est alcoolique ou toxicomane.
Parfois, pour attirer notre attention, notre âme doit faire appel à des stratagèmes souvent
redoutables.
Bien entendu, « le retour d’âge », comme on appelait autrefois la ménopause, est une
période de transformation naturelle dans la vie d’une femme. Nous sommes censées
recommencer notre vie à partir du marqueur biologique que constitue notre dernière
menstruation. Notre corps le sait, même si notre esprit n’est pas au courant. Quand je pratiquais
encore activement la médecine, des professionnelles brillantes venaient me consulter pour un
test de grossesse et s’exclamaient, lorsque je leur disais que le résultat était positif : « Je
n’arrive pas à y croire. Comment ça se fait ? » Croyez-moi, elles connaissaient bien les moyens
de contraception et le cycle de fertilité de l’organisme. Elles étaient simplement dans le déni d’un
désir inconscient de vivre un changement radical — un désir qui leur avait fait négliger les
contraceptifs. C’est beaucoup plus facile si nous sommes conscientes de notre désir de donner
naissance à quelque chose de neuf et nous rappeler qu’il y a de nombreux moyens de le faire
sans tomber enceinte encore une fois.
Lorsqu’elles entrent en périménopause, ce passage menant à la ménopause qui dure
généralement de 6 à 12 ans, bon nombre de femmes s’aperçoivent qu’elles ne sont plus
disposées à mettre leurs rêves de côté et à vivre en fonction des désirs de leur entourage. Vous
avez peut-être le sentiment très fort que vous devriez changer de carrière, déménager ailleurs,
mettre un terme à une relation ou explorer votre sexualité d’une nouvelle manière. Soyez
attentive à cette aspiration. Vos sucs créatifs affluent ! La force de vie vous traverse. La vie
nouvelle dont vous accouchez doit inclure votre propre vie.
Sinon, vous n’êtes peut-être pas encore consciente du désir de changer. Le changement
naturel d’orientation que les femmes vivent peut souvent se produire à
l’improviste — exactement comme la périménopause. Une femme à qui j’ai parlé m’a confié que
sa première bouffée de chaleur avait été tellement intense et inattendue qu’elle a morigéné son
mari de lui avoir servi un café avec de la caféine au lieu d’un décaféiné — elle pensait que c’étaitce qui avait provoqué cette sensation. Elle est restée bouche bée de stupéfaction quand il lui a
répondu : « Tu as peut-être une bouffée de chaleur. Tu as à peu près l’âge, non ? » Les
femmes ne pensent pas fréquemment à la périménopause jusqu’à ce qu’elles y soient, ou
qu’une amie ou une sœur à peu près de leur âge y arrive. Est-ce que j’ai déjà l’âge ?, se
demandent-elles. Vraiment ? Puis : Qu’est-ce que ça signifie pour moi ? Qu’est-ce que je vais
créer dans le prochain chapitre de ma vie ? En quoi suis-je en train de me transformer ?
Vous êtes en train de vous transformer en une déesse puissante, affriolante, fertile et sans
âge que vous étiez censée être — une expression de la divine force de vie féminine, libérée des
attentes culturelles qui vous maintiennent dans la petitesse, la prudence excessive et la crainte
de déranger tout le monde. Vous êtes sur le point de découvrir votre véritable déesse sans âge,
qui a de multiples façons d’exprimer sa créativité, de jouir des plaisirs de la vie, de se sentir bien
dans sa peau et de redécouvrir sa sexualité, que ce soit en entamant une nouvelle relation ou
un nouveau projet, ou en adoptant une nouvelle façon de vivre.
Cet ouvrage s’adresse aux femmes de tous âges qui aiment leur vie actuelle et sont
impatientes de voir comment la vie peut être encore meilleure. Je ne voulais pas écrire un livre
sur la santé des femmes qui leur ferait craindre la vieillesse et leur expliquerait comment se
préparer à toutes ces choses terribles susceptibles de leur arriver : du cancer du sein en
passant par les maladies de cœur et de l’utérus. Je ne voulais pas découper le corps féminin en
morceaux et dire aux femmes de mettre 10 conseils en pratique pour s’assurer que telle « pièce
» ne se disloque pas ou que leur organisme ne se détraque pas. Je suis bien au-delà de cette
approche de la santé. Si vous voulez des conseils sur les moyens à prendre pour avoir des
seins en santé, nourrir votre organisme d’aliments sains et d’avoir l’air fabuleuse année après
année, vous trouverez tout cela dans ce livre. Cependant, vous y trouverez aussi des idées qui
exigeront que vous renonciez aux mythes sur les femmes et les relations que nous avons entre
nous, avec notre corps et avec la Terre — mythes que les femmes ont assimilés et qui les font
vieillir.
En fait, ce livre a été écrit pour vous aider à sortir du vieux paradigme pour entrer dans le
nouveau. Il s’efforce de souligner tout ce qui peut bien aller dans votre corps et comment
incarner l’équilibre et la santé, quel que soit votre état de santé et de bien-être actuels — même
si vous avez déjà une maladie chronique. Peu importe votre diagnostic, l’approche présentée
dans ce livre peut contribuer à votre guérison. Le chapitre 1 déboulonne les mythes sur le
vieillissement et vous aide à comprendre ce que veut dire être sans âge et être une déesse. La
réalité est que notre corps n’est pas séparé de nos pensées ou de nos émotions. Il n’est pas
séparé de la planète Terre, notre Mère, ou du ciel et des étoiles. En le comprenant, vous verrez
pourquoi il est si important de vous défaire des croyances et des sentiments toxiques qui vous
empêchent d’être en santé et bien dans votre peau. Étant donné que la première chose que
vous pouvez faire pour votre santé est de vivre dans la joie en vous offrant un plaisir durable, le
chapitre 2 se consacrera alors à ce sujet.
Dans les chapitres 3 et 4, je vous offre un point de vue très différent sur les préoccupations
habituelles des femmes face à leur corps et à leur santé physique au moment de la ménopause
et de la postménopause. Dans le chapitre 5, vous apprendrez comme faire pour vous libérer
des vieilles émotions susceptibles de mener à la maladie, soit le chagrin, la colère et la honte.
Le chapitre 6 vous aidera à vous réapproprier votre sexualité — votre nature
d’Aphrodite — pour cesser de penser que vous n’êtes pas sexy juste parce que vous n’avez
plus le corps svelte d’une jeune femme de 22 ans. Dans le chapitre 7, vous continuerez de vous
libérer des émotions toxiques en vous délestant de la honte et du perfectionnisme qui sabotentla relation que vous avez avec vous-même et avec les personnes importantes de votre vie. Le
chapitre 8 propose d’établir une nouvelle relation avec la nourriture et avec votre corps en
faisant la paix avec votre « ventre ». Le chapitre 9 vous invite à bouger avec joie au lieu de vous
obliger à « faire de l’exercice ». Dans le chapitre 10, il est question de voir votre véritable beauté
et de la parer avec assurance au cas où vous souhaiteriez changer d’apparence. Dans le
chapitre 11, vous trouverez des conseils pour apprendre à écouter votre sagesse de déesse,
ainsi que les signaux de votre détecteur de sottises, parfaitement calibré. Vous apprendrez
aussi comment établir une nouvelle relation avec la Terre et ses habitants en entrant pleinement
dans votre nature de déesse sans âge. Enfin, dans le chapitre 12, vous aurez un modèle
pratique pour appliquer les idées de ce livre, grâce à un programme de 14 jours pour la déesse
sans âge, suivi d’une liste de ressources utiles pour nourrir votre déesse intérieure.
Donc, vous voilà rendue à la croisée des chemins, où vous devez prendre une décision quant
à ce que sera votre vie dans les années à venir. Le fait que vous êtes en train de lire ces lignes
est bien la preuve que la divine déesse en vous aimerait que vous lui laissiez maintenant
prendre les rênes. Je le dis avec beaucoup d’assurance parce que j’ai vécu assez longtemps
pour savoir qu’il n’y a pas de coïncidences uniquement dues au hasard. Si vous ne pensiez pas
sérieusement changer votre approche de la vie, vous ne seriez pas en train de me lire en ce
moment.
Alors, allez-vous vieillir avec enthousiasme ou vous détériorer avec l’âge ? Vous
rangerezvous du côté du vieux paradigme, à savoir qu’il faut dompter son corps pour obtenir de lui qu’il
se conduise correctement ? Continuerez-vous de faire passer les besoins des autres avant les
vôtres et de vous nourrir d’aliments raffinés, de sucre, de caféine, d’anxiété et de votre simple
volonté ? Ou bien, quitterez-vous la voie menant à la maladie, à la fragilité et à une qualité de
vie diminuée, pour entreprendre de vivre courageusement, comme si vous en aviez vraiment
l’intention ?
Le vieillissement n’est pas une chose à craindre. Ce livre n’est pas un ouvrage pour lutter
contre le vieillissement afin de vous armer dans la guerre contre les années — de toute façon,
la métaphore guerrière ne convient pas. Chaque fois que vous condamnez quelque chose, vous
lui donnez du pouvoir. Au lieu de craindre le vieillissement et d’y résister, invoquez le principe
magique selon lequel le simple fait de nommer une chose suffit à vous conférer du
pouvoir — non pas sur cette chose mais avec elle, comme le dit l’auteure Starhawk. Vous
pouvez alors devenir une force neutralisante. Vous pouvez alors vivre votre vieillissement
autrement. Ainsi, vous ne serez plus vieille et vous ne serez plus jeune. Vous serez « différente
des autres » : une déesse sans âge.CHAPITRE 1
LES DÉESSES SONT SANS ÂGE
Nous ne sommes pas partisans d’une longue vie. Nous sommes partisans d’une vie joyeuse et
lorsque vous êtes dans la joie, d’ordinaire la longévité s’ensuit. Nous ne mesurons pas la
réussite d’une vie à sa durée ; nous la mesurons à sa joie.
— ABRAHAM
M a mère a près de 90 ans et elle aime toujours conduire. Elle sillonne encore sa
propriété sur son tracteur à gazon au moins une fois par semaine, sans faire d’accrocs à
l’aménagement paysager de son terrain de trois quarts d’acre. Au volant de sa fourgonnette de
camping, elle a déjà manœuvré dans les rues de Boston afin de me rejoindre pour le dîner. Elle
a aussi conduit cette même fourgonnette il y a quelques étés, quand elle est partie en voyage à
travers les États-Unis avec son amie Anne, qui était un peu plus âgée qu’elle (et qui est
décédée récemment à 91 ans). Elles voulaient voir les séquoias géants. Elles n’ont pas eu peur
de s’arrêter dans un terrain de camping pour la nuit. Je préfère laisser à d’autres la tâche de
tondre la pelouse et de circuler dans le tohu-bohu des villes, mais je sais que lorsque j’aurai
l’âge de ma mère, je serai aussi active qu’elle. Maman et moi sommes différentes sous bien des
aspects, mais elle n’en reste pas moins mon modèle pour ce qui est de vivre pleinement avec
un sentiment de joie et d’aventure. C’est d’elle que j’ai appris l’importance de faire de l’exercice
et de prendre soin de mon corps, pour que je puisse passer mon âge d’or à faire ce que j’aime
au lieu de réagir à un problème de santé après l’autre. Pour citer Esther Hicks et Abraham, ma
1devise pour les années qui me restent est « le bonheur, la santé, puis la mort ». Vous n’êtes
donc pas condamnée à passer vos derniers mois avec une canule à oxygène dans le nez. Vous
pouvez réécrire ce scénario !
En tant que médecin et éducatrice en santé, je sais que vous pouvez minimiser la possibilité
de maladie dégénérative et de vieillissement prématuré en faisant des choix judicieux dans votre
mode de vie. Vous n’êtes pas obligée de vivre la santé comme si c’était un répit passager. C’est
votre droit de naissance. Vous pouvez sortir de cet état d’hyper vigilance et cesser de craindre
que votre corps soit sur le point de vous trahir d’une minute à l’autre. À la place, vous pouvez
vous réapproprier une relation naturelle et harmonieuse avec votre corps et faire l’expérience du
plaisir, de la joie et d’un bien-être comme une réalité de tous les jours. Vous vivrez alors une vie
sans âge avec la vitalité d’une déesse, et votre corps et votre esprit le reflèteront.
VIEILLISSEMENT CELLULAIRE, RÉGÉNÉRATION CELLULAIRE
Bien que la plupart des gens ne s’en rendent pas compte, l’organisme est constamment en train
de se réinventer. Les cellules mêmes se régénèrent régulièrement. Les vieilles cellules meurent
pour laisser la place à de nouvelles. De tous vos organes, votre épiderme est celui qui se refait
le plus rapidement, mais ils se régénèrent tous. Vous n’avez pas le même corps que vous aviez
il y a seulement quelques années. Toutes vos cellules ont été remplacées.
En un sens, nous avons une « durée de conservation ». Les télomères, ces structures aux
extrémités de nos chromosomes qui rappellent les mèches des bâtons de dynamite,raccourcissent au moment de la division cellulaire. Quand la mèche est rendue trop courte, les
cellules ne reçoivent plus le message de se reproduire et meurent. Néanmoins, les télomères ne
sont pas obligés de raccourcir aussi rapidement. La recherche montre qu’une enzyme, la
télomérase, les répare et les rallonge légèrement, ce qui offre la promesse que nous avons
vraiment le pouvoir de renverser le vieillissement en améliorant notre capacité à réparer et à
2allonger nos télomères . La méditation consciente, l’exercice et le fait de penser autrement,
3sont des avenues prometteuses pour ralentir le processus du vieillissement . Les études par
des chercheurs comme Richard Davidson de l’université du Wisconsin montrent que les
4pratiques de la pleine conscience « recâblent » le cerveau, en renforçant l’immunité et en
5améliorant la capacité à gérer le stress et les émotions . Par ailleurs, une étude longitudinale
récente, faite sur une période de huit ans auprès de personnes de plus de 50 ans, a montré que
vous pouvez diviser par sept votre risque de développer une maladie chronique en faisant aussi
peu qu’une heure par semaine d’exercice modéré. Faire de l’exercice « modéré » peut vouloir
dire aussi peu qu’une heure par semaine consacrée à la danse, à laver votre voiture ou à
marcher. Même les personnes qui étaient sédentaires jusqu’à leur participation à cette étude ont
6obtenu des résultats semblables à celles qui faisaient déjà de l’exercice . Donc, si vous voulez
de nouvelles cellules dynamiques dans votre organisme, nourrissez-les en faisant de bons choix
pour votre façon de vivre, ce qui implique également de maintenir une attitude positive à votre
égard, à l’égard de votre bien-être et de votre valeur.
C’est la dégénérescence cellulaire qui est à l’origine des changements physiques que nous
associons au vieillissement : allant des rides aux petits maux et malaises. La détérioration
physique se produit en grande partie à cause d’une accumulation de toxines qui entraîne la
détérioration et les dommages cellulaires, ainsi que la dégénérescence tissulaire et organique.
L’effet de cette accumulation toxique sur le corps est exacerbé par l’apparition de fascias «
densifiés », c’est-à-dire de tissu cicatriciel consécutif à un stress physique, émotionnel et mental
(j’y reviendrai plus loin). Par ailleurs, comme je l’ai mentionné dans l’introduction, le fait de
passer trop de temps assis et couché accélère le processus de vieillissement. C’est pourquoi
vous devez bouger et sentir l’attraction de la gravité terrestre en marchant, en poussant, en
tirant et en bougeant. Une raison qui explique l’importance vitale du mouvement est que vos
fluides corporels peuvent plus facilement véhiculer les toxines jusqu’aux organes qui s’en
chargent, si vous n’êtes pas assise à longueur de journée. En fait, l’incontinence urinaire est
exacerbée par une trop longue station assise (tout comme la dysfonction érectile, ce qui
explique pourquoi les hommes doivent bouger, eux aussi). Si les toxines de l’organisme ne sont
pas traitées, alors la dégénérescence cellulaire s’ensuivra.
Il y a dans notre nourriture et notre environnement des toxines que nous devrions éviter le
plus possible, mais bon nombre de celles qui contribuent au vieillissement sont produites par
notre organisme. Les hormones de stress, comme le cortisol et l’adrénaline, devraient servir à
l’organisme en cas de menace immédiate à sa sécurité physique. Elles nous apportent une
énergie rapide qui nous permet de déplacer des montagnes et d’affronter les combats de notre
vie. Lorsque les taux de ces hormones sont chroniquement élevés à cause d’un stress physique
et émotionnel incessant, elles provoquent l’inflammation des cellules, qui est la principale cause
de toutes les maladies chroniques et dégénératives, y compris le cancer.
Un de mes amis a eu une défaillance et je l’ai emmené à l’urgence où je suis restée avec lui
des heures pendant que médecins et infirmières le traitaient et lui faisaient passer des examens.
Ses analyses sanguines étaient toutes normales ; et après de longues heures anxiogènes àl’urgence, on l’a renvoyé chez lui avec des analgésiques. Le lendemain matin, j’avais pris plus
d’un kilo. Mon corps faisait de la rétention d’eau, contribuant ainsi au processus inflammatoire
qui s’efforçait de réduire la quantité de cortisol et d’adrénaline dans mon organisme après le
stress de la veille. Avec le temps, les facteurs de stress émotionnels et physiques, comme un
sommeil de piètre qualité, peuvent être assez puissants pour nous faire prendre du poids et le
garder, ralentissant par le fait même notre métabolisme. En un sens, beaucoup de femmes
portent le poids du monde dans leur corps en absorbant par empathie le stress émotionnel de
leur entourage, comme Colette Baron-Reid l’a souligné dans son livre Weight Loss for People
Who Feel Too Much (2013).
Le stress oxydatif est un autre processus qui, avec le temps, sème la pagaille dans nos
organismes. Les radicaux libres, sous-produits du métabolisme intracellulaire, sont des
molécules auxquelles il manque des électrons ; ils voyagent donc à travers l’organisme pour
trouver des cellules auxquelles dérober ces électrons manquants. Ils endommagent ces cellules
et celles-ci partent à leur tour en quête d’électrons qui leur redonneront leur stabilité. Si votre
corps n’a pas suffisamment d’antioxydants pour contrecarrer régulièrement les dommages
causés par les radicaux libres, il finira un jour par ne plus être capable de se restaurer par
luimême.
Vous exacerbez l’inflammation et le stress oxydatif quand vous vous tournez vers des
aliments sucrés pour soulager temporairement l’anxiété, la colère, la tristesse, la douleur et le
déplaisir qui vous habitent. Je ne parle pas des fruits frais, qui contiennent des fibres, ainsi
qu’une foule de nutriments et d’antioxydants. Vous ne noyez probablement pas vos soucis en
vous offrant un plein bol de bleuets fraîchement cueillis. Les sucres que nous consommons
quand nous sommes stressées tendent à être très raffinés. Ce sont les sucres des aliments
dépourvus des protéines ou des fibres qui ralentiraient leur impact biochimique sur l’organisme.
L’énergie rapide du sucre pourra vous rendre euphorique sur le moment, mais la friandise, le
petit gâteau ou le verre de vin, peut faire monter votre insuline en flèche, affectant du même
coup votre cholestérol LDL (lipoprotéine de faible densité). Visqueux et dégradé, le LDL voyage
à travers vos vaisseaux sanguins et exacerbe encore davantage l’inflammation jusqu’à ce qu’il
se retrouve collé aux parois de vos vaisseaux, formant des plaques qui entraînent des
limitations et finissent par augmenter le risque de maladie d’Alzheimer, de diabète, d’arthrite, de
crise cardiaque et d’accident vasculaire cérébral. De plus, le stress glycémique consécutif à des
niveaux, même légèrement élevés de sucre dans le sang, déclenche la sécrétion de composés
chimiques inflammatoires, comme les cytokines des cellules immunes, qui endommagent les
parois de vos vaisseaux sanguins.
En excès, la graisse viscérale (abdominale) cause aussi de l’inflammation, ce qui se traduit
par le genre de maux et de douleurs qui font que vous avez plutôt envie de vous affaler sur le
canapé avec un bol de crème glacée, au lieu de faire votre promenade du soir. L’ingestion de
sucres raffinés déclenche une réaction bêta-endorphine qui atténue la douleur et la soulage
temporairement, mais l’habitude sucre-et-vie-sédentaire crée des cycles vicieux d’inflammation
et d’oxydation. La bedaine ronde n’a rien à voir avec l’âge, mais avec la consommation de sucre
et l’inflammation, qui ont fini par vous rattraper. C’est le signe que vous devez accoucher d’une
nouvelle version de vous-même : une déesse sans âge qui a tellement de plaisir qu’elle n’a pas
besoin de succomber à la tentation des piètres plaisirs éphémères du sucre et de l’alcool.
Bien que les effets vieillissants de la consommation régulière d’alcool finissent par devenir
visibles, la plus grande partie des dommages se produit plus profondément dans l’organisme.
Les voies que le cerveau emprunte pour métaboliser la dopamine — un analgésique naturel quiprocure du plaisir —, cessent de fonctionner correctement. Avec le temps, vous commencez à
vous sentir moins sobre qu’avant d’avoir pris l’habitude de boire. « Juste un verre » de bière ou
de vin améliore un moment votre humeur et votre sentiment de bien-être, mais le cycle reprend
ensuite du début. Bon, céder à l’occasion à la tentation du sucre, des douceurs et de l’alcool ne
vous tuera pas. En fait, les rituels sains qui procurent du plaisir (comme manger du chocolat fin
ou savourer un verre de bon vin) font partie du bien-vivre. Par contre, s’empiffrer
machinalement pour soulager la souffrance que vous ne voulez pas ressentir, est une autre
paire de manches. Voulez-vous vraiment une douceur, ou une vie plus douce ? Tentez-vous de
reprendre vos esprits dans une bouteille de vodka ou voulez-vous trouver l’Esprit ? Vous
adonnez-vous à l’automédication afin de refouler des sentiments pénibles, voire «
embarrassants » ? Il vaut beaucoup mieux vous détoxiquer de tout cela et vous en libérer pour
pouvoir vivre une joie durable, comme une petite fille heureuse !
La détoxification est formidable. Elle favorise la santé et nous rappelle à quel point il est bon
d’évacuer les détritus de notre organisme et de revenir à notre état naturel de bien-être.
Cependant, la plupart l’abordent comme une sorte de punition pour avoir été « mauvaise », ce
qui est loin d’être une attitude saine. Cette pensée va comme suit : J’ai été « mauvaise » et j’ai
mangé trop de sucreries aux Fêtes, alors il faut que je me punisse par une détoxification
éprouvante. Vous n’êtes pas obligée de faire une détoxification de quatre jours pour finalement
vous retrouver avec une migraine et des symptômes analogues à la grippe. Vous pouvez
simplement commencer le processus en revenant à une alimentation plus saine et une vie plus
agréable, tout en sachant que vous pourrez peut-être vous sentir un peu incommodée durant
quelques jours, pendant que toutes ces toxines sont évacuées de votre organisme. Durant cette
période de léger inconfort, vous pouvez anticiper de passer de la sensation d’être ballonnée,
souffrante et sans énergie, à un sentiment de dynamisme retrouvé. Oubliez l’idée que la
détoxification est une punition, et concentrez-vous plutôt sur le plaisir de prendre soin de vous,
d’être à l’écoute de vos besoins et de manger des aliments frais et sains. Pensez à quel point on
se sent bien lorsqu’on décide de ranger une penderie encombrée, puis d’apprécier l’espace ainsi
libéré et aéré. La même chose se produit dans votre organisme lorsque vous faites sortir tout
les détritus.
Tous les aliments malsains que vous mangez et tous les messages et comportements
récurrents qui érodent la santé finiront par laisser des traces, si vous n’admettez pas qu’il est
grand temps de prendre soin de vous-même et de vous aimer assez pour renoncer à votre
habitude de carburer à l’adrénaline. Vous constaterez alors que vous avez beaucoup plus
d’emprise sur votre santé que vous le croyiez. Le médecin et gérontologue Michael F. Roizen a
mené une recherche qui montre que vous pouvez améliorer votre qualité de vie et accroître
votre longévité en adoptant une attitude positive, ne serait-ce que la simple utilisation de la soie
7dentaire ! Certains changements pourront vous sembler difficiles à mettre en œuvre lorsque
vous essaierez de cultiver de nouvelles habitudes et d’inscrire de nouvelles activités à votre
horaire chargé, mais les récompenses peuvent être extraordinaires.
FINIE, LA SÉNILITÉ
Tout le monde veut rester en santé toute sa vie. Beaucoup de femmes ne craignent pas
seulement de perdre leur santé, leur endurance ou leur beauté, elles craignent aussi la
démence, c’est-à-dire la dégénérescence physique de leur cerveau. On dirait que chaque jour
apporte un autre rapport effrayant qui conclut que beaucoup d’aînés en bonne santé physique
vivent un déclin cognitif ou ont développé la maladie d’Alzheimer. Ce qui est moins souligné,c’est que nous pouvons apporter une foule de changements à notre mode de vie pour protéger
la santé de notre cerveau. Beaucoup de recherches sur la démence sont en cours ; mais au lieu
d’attendre un traitement, pourquoi ne pas adopter d’entrée de jeu un mode de vie qui la prévient
?
Ce que nous appelons couramment le stress — mental, physique, émotionnel ou
spirituel — crée en réalité des composés chimiques inflammatoires dans le cerveau et le corps,
lesquels entraînent la dégradation de la mémoire. Que le stress soit le résultat d’un excès de
sucre dans l’alimentation, d’une anxiété chronique ou d’un manque de sommeil, il conduit
invariablement à la dégénérescence cellulaire. Heureusement, vous avez la capacité de
renverser ce processus. Bien sûr, vous pouvez lire sur les méthodes de « gestion » du stress,
mais le simple fait de lire sur la question et d’avoir l’intention de gérer votre stress un jour ne
vous sera d’aucune utilité. Vous avez besoin de saines habitudes quotidiennes qui stimulent
votre immunité, diminuent vos taux de cortisol et d’inflammation, contribuent à la santé de votre
cerveau et vous amènent à incarner le bien-être et la joie. Ces habitudes peuvent inclure de
bouger régulièrement, vous lever régulièrement de votre chaise durant la journée, savourer des
repas entre amies, danser, respirer profondément, étirer vos fascias (les tissus conjonctifs) par
le yoga ou d’autres formes d’exercice, calmer vos émotions et votre activité mentale par la
méditation, prendre des suppléments d’antioxydants, ou autre chose. Par ailleurs, une foule
d’autres moyens existent pour favoriser la santé du cerveau (j’y reviendrai plus loin).
S’il vous arrive de chercher pour la énième fois votre téléphone cellulaire, je vous en prie, ne
dites pas : « Je deviens sénile. » Le déclin cognitif n’est pas un aspect normal du processus de
vieillissement. Vous avez probablement l’esprit surchargé à force de jongler avec un trop grand
nombre de tâches et de ne pas avoir assez bien dormi (je reviendrai aussi sur ce point plus
loin). Les mots sont très puissants. N’essayez pas de vous convaincre que votre cerveau est en
train de ramollir uniquement parce que vous avez plus de 40 ans ! Adoptez plutôt un état
d’esprit sain et intemporel, et ainsi, vous pourrez programmer vos cellules à être également
saines et intemporelles.
MENTALITÉ INTEMPORELLE
Les habitudes mentales jouent un rôle crucial dans notre santé et notre longévité. La célèbre
étude longitudinale sur le vieillissement et la retraite (OLSAR – Ohio Longitudinal Study of Aging
and Retirement) menée dans l’Ohio par la gérontologue et épidémiologiste Becca Levy, Ph. D.,
a constaté que les personnes qui perçoivent le vieillissement d’un œil positif vivent en moyenne
sept ans et demi de plus que celles qui n’ont pas cette croyance. En fait, la perception qu’ont les
gens du vieillissement a plus d’impact (qu’il soit positif ou négatif) sur une longévité en santé,
qu’un faible taux de cholestérol et une pression sanguine basse (qui accroissent la longévité de
quatre ans), ou un faible indice de masse corporelle (IMC). Cette perception avait même un
8effet plus important que le fait de ne pas fumer (ce qui ajoute trois ans à votre vie) .
Autrement dit, croire aux aspects positifs du vieillissement influe fortement sur votre biologie
et donc, sur votre survie. Si cette information était un médicament, il serait contraire à l’éthique
de ne pas le prescrire ! Une autre étude a été menée sur des individus de 60 à 90 ans pour
déterminer leur « temps de passage », c’est-à-dire le moment où le pied quitte le sol dans le
mouvement de marche. Le temps de passage mesure l’équilibre et peut donc détecter la
fragilisation progressive d’un individu. Dans le cadre de cette étude, on a d’abord demandé à
deux groupes de sujets de marcher pour établir la mesure de base de leur temps de passage.
Puis, tout en marchant, les sujets ont été invités à jouer à un jeu d’ordinateur simple, sanssavoir que le jeu du premier groupe contenait des messages subliminaux positifs comme « sage
», « astucieux » et « accompli », alors que celui du second groupe contenait des messages
subliminaux négatifs comme « sénile », « dépendant » et « maladif ». Or, après la séance de
jeu, dans le second groupe, le temps de passage avait diminué. Les sujets marchaient comme
s’ils étaient réellement « séniles », « dépendants » et « maladifs ». Au contraire, le temps de
passage du premier groupe avait augmenté. Cette transformation semblait venir uniquement de
9leurs pensées inconscientes et de l’effet immédiat de celles-ci sur leurs fonctions corporelles .
Quel poids ont nos attitudes face au vieillissement et au fait de vieillir ? Ellen Langer,
docteure et professeure à Harvard, raconte dans son ouvrage classique, L’esprit en éveil
(1990), comment s’est déroulée l’étude qu’elle a faite sur une cohorte d’hommes septuagénaires
et octogénaires. Elle a demandé à un groupe d’hommes de vivre comme s’ils étaient encore
dans les années 1950, quand ils étaient dans la force de l’âge — c’est-à-dire regarder des
émissions de télé de l’époque, afficher sur les murs des photos d’eux à cet âge, lire des
magazines de l’époque, etc. Pour ce qui est du groupe témoin, ils ont aussi été coupés de leur
routine habituelle, mais sans rappel de ce qu’avait été la vie dans leur jeunesse. Avant de
commencer l’étude, tous ces hommes ont été examinés pour vérifier leur ouïe, leur pression
sanguine, leur vision et leur fonction pulmonaire. On les a aussi pris en photo, puis après deux
semaines, on a refait les mêmes tests. Les hommes ayant vécu comme lorsqu’ils étaient dans
la force de l’âge, avaient l’air en moyenne 10 ans plus jeunes. Leur ouïe, leur vision, leur
fonction pulmonaire, ainsi que d’autres fonctions et mesures, s’étaient également radicalement
améliorées. Ils se sentaient beaucoup mieux. De plus, lorsqu’ils ont quitté l’endroit où ils avaient
vécu durant l’étude, ils ont tous porté eux-mêmes leurs bagages — comme les hommes
dynamiques et en santé qu’ils se rappelaient avoir été. En revanche, on n’a noté aucun
changement dans le groupe témoin.
Voici un autre exemple de recherche à l’appui d’une mentalité intemporelle. La célèbre étude
longitudinale de l’université du Minnesota sur les religieuses, qui a commencé en 1986 et se
poursuit encore aujourd’hui, a étudié des femmes qui avaient choisi le cloître au début de la ‐
vingtaine, pour déterminer ce qui distinguait celles qui avaient développé la maladie d’Alzheimer
une fois octogénaires de celles qui avaient conservé une bonne santé cérébrale. Chaque
religieuse avait écrit un essai autobiographique en entrant au couvent au début de la vingtaine.
Seulement 10 % de celles qui avaient écrit des essais riches en métaphores, en descriptions
évocatrices, avec une syntaxe plus complexe, ont développé la maladie d’Alzheimer, alors que
80 % de celles qui avaient écrit des essais ordinaires en ont été atteintes. Cette étude suggère
donc que la vivacité d’esprit, et le fait de s’investir pleinement dans nos expériences et de mettre
10à profit notre créativité protège la santé de notre cerveau . C’est merveilleux de savoir que
nous pouvons avoir une telle emprise sur notre santé et notre bien-être ! Et maintenant, voici
une découverte vraiment inattendue qui a été tirée de cette étude : les autopsies ont montré
que les religieuses qui aimaient la vie et ne montraient aucun signe de démence avaient autant
de plaques au cerveau que celles qui étaient moins exubérantes et visiblement démentes de
leur vivant. Relisez cette dernière phrase, s’il vous plaît. C’est la preuve qu’un intellect et un
esprit sains peuvent exister dans un corps qui est loin d’être parfait. Tel est le pouvoir d’une
attitude sans âge.
CROYANCES ET BIOLOGIE
Ce qui est important de savoir concernant votre santé est que la santé de votre corps et de ses
organes n’est pas distincte de votre bien-être émotionnel, de vos pensées, de vos influencesculturelles et de votre conception spirituelle. Vos pensées et vos croyances sont l’indicateur le
plus important de votre état de santé. C’est vraiment une bonne nouvelle, car ainsi vous pouvez
maîtriser consciemment vos pensées et vos croyances et, au besoin, les confier au pouvoir
guérisseur de l’Esprit (j’y reviendrai en détail plus loin). C’est l’aspect de la santé que la
médecine occidentale a toujours négligé, mais croyez-moi, c’est là que se trouve votre véritable
pouvoir, sans exception. Vos croyances et vos pensées sont configurées dans votre biologie.
Elles deviennent vos cellules, vos tissus et vos organes. Il n’y a pas de supplément vitaminique,
de régime, de médecine et de programme d’exercices susceptibles de se comparer au pouvoir
de vos pensées et de vos croyances. C’est le tout premier endroit où vous devez regarder
quand quelque chose va mal dans votre corps.
Permettez-moi d’être bien claire ici. Si dans votre corps quelque chose s’est transformé en
problème de santé, il est fort probable que vous ne connaissez pas consciemment la raison de
sa présence. Si vous aviez été consciente du problème ou de l’émotion, cette chose ne se serait
pas manifestée physiquement, parce que vous vous en seriez déjà occupé. Je vous prie de ne
pas faire fi de cette vérité. Ayez le courage d’entrer profondément en vous et de vous poser les
questions suivantes : « Que puis-je apprendre d’une telle situation si je pense à mon mode de
vie, à mes pensées et à mes croyances ? Quelle leçon mon âme peut-elle en tirer ? Comment
puis-je grandir à partir de ceci ? »
Les praticiens des médecines ayurvédique et orientale connaissent bien les liens
énergétiques entre les différents systèmes organiques, mais de leur côté, les praticiens de la
médecine occidentale ont tendance à étudier un seul système isolément. En fait, ce clivage
entre le corps et l’esprit est inscrit directement dans le tissu social. Aucun podiatre n’étudierait la
façon dont vous répartissez votre poids sur vos pieds, tout en vous demandant si vous n’auriez
pas de l’anxiété ou des émotions non résolues qui vous rendent triste ou en colère. S’il le faisait,
vous seriez probablement sur la défensive ou vous vous sentiriez coupable, ce qui fermerait par
le fait même l’accès à ce champ d’investigation. Et pourtant, même si vous avez des problèmes
aux mains que vous pouvez associer au manque d’ergonomie de votre poste de travail, ou si
vous vous êtes blessée accidentellement à une main, le fait d’entrer en contact avec les
émotions que vous avez refoulées et que vous retenez peut-être dans les tissus de votre bras
et de votre main, pourra probablement soulager votre douleur et permettre à cette partie de
votre corps de guérir par elle-même. Par ailleurs, rappelez-vous que vous ne connaîtrez
probablement pas la vraie nature de la leçon avant d’avoir résolu le problème.
Au fil des ans, les leçons les plus profondes de mon âme — celles qui ont vraiment fait entrer
la lumière et, au final, la joie — ont pris plusieurs formes. J’ai déjà eu un gros abcès disséquant
au sein, sur la paroi de ma cage thoracique, qui a presque liquéfié la moitié inférieure de mon
sein droit, exigeant une chirurgie d’urgence. La leçon était d’apprendre à prendre soin et à
m’occuper de moi, tout en essayant d’allaiter un bébé et de travailler 80 heures par semaine.
Une autre fois, j’ai développé une tumeur fibrogénique de la grosseur d’un ballon de soccer à
l’utérus ; son ablation a nécessité une chirurgie. Cela m’a fait comprendre que j’avais investi
mon énergie créatrice dans un emploi sans avenir et une relation qui n’en avait pas non plus. Un
jour, j’ai aussi eu une infection rare à la cornée gauche, qui a failli me rendre aveugle. Selon la
médecine traditionnelle chinoise (MTC), l’œil se trouve sur le méridien du foie (un méridien est
un canal d’énergie à travers lequel circule la force vitale), lequel est associé à la colère. Le
problème s’est manifesté alors que j’étais en train de régler ma colère d’enfant face à ma mère.
Ces souvenirs ont remonté tandis que j’écrivais Mother-Daughter Wisdom (2005), si bien qu’un
traitement médical dans un grand hôpital ophtalmologiste a échoué. L’infection a disparuseulement une fois que j’ai commencé à prendre de grosses doses de vitamine C, ou comme
1j’aime le dire, de vitamine See . J’étais tellement en colère contre ma mère à cause des
souvenirs d’enfance que j’avais refoulés que je ne voyais littéralement « plus clair ».
Parce que notre corps possède des systèmes interconnectés qui s’équilibrent mutuellement, il
n’est pas logique de focaliser sur tel ou tel problème, comme s’il existait dans le vide en dehors
de nos émotions, ou de chercher un remède ou une intervention miracle. Nous avons appris à
craindre certaines maladies en fonction de notre génétique, mais c’est une façon dépassée de
considérer la santé, basée sur une science elle aussi dépassée. Il est indispensable de savoir
que notre immunité et notre résilience sont stimulées par des émotions nobles que sont la
compassion, l’amour et l’honneur, qui augmentent considérablement notre capacité à combattre
les germes et les virus. En outre, la colère justifiée et la défense de nos intérêts sont aussi
associées à la santé ! Une fois que vous aurez recouvré votre santé et votre bien-être en
constatant que vous avez le pouvoir de ressentir vos émotions et de changer vos pensées, vos
croyances et enfin vos actions, vous découvrirez que vous pouvez améliorer votre santé et
votre immunité en vivant des émotions comme la joie, l’exaltation, la compassion, le plaisir et la
colère justifiée. Vous pourrez en même temps diminuer l’inflammation cellulaire qui, comme je
l’ai dit, est la cause de toutes les maladies chroniques dégénératives comme le cancer, les
maladies du cœur, l’arthrite et le diabète. Le bien-être et la vitalité viennent d’abord de votre lien
avec votre esprit. Je souhaite que le programme proposé dans ce livre vous serve de modèle de
vitalité.
rDans l’introduction, j’ai expliqué le modèle des portails culturels du D Mario Martinez,
c’est-àdire ces attentes que nous intériorisons par rapport au sens des différentes étapes de la vie.
Les portails culturels peuvent aussi avoir une influence positive. Une de mes patientes est allée
en Chine et m’a confié que sa douleur aux hanches, qu’elle associait au fait de vieillir, avait
disparu pendant son séjour là-bas. Elle croit que c’est parce que les aînés sont très respectés
en Chine, si bien que l’image qu’elle avait d’elle-même s’est modifiée durant son séjour, en
rmême temps que sa biochimie. À cet effet, le D Martinez a comparé l’idée que les Péruviens
avaient des bouffées de chaleur dues à la ménopause, par rapport à celle des Japonais. Au
Pérou, le terme pour désigner les bouffées de chaleur veut dire « honte », alors qu’au Japon,
les bouffées de chaleur et la ménopause sont considérées comme les signes d’un second
printemps, quand la femme acquiert plus de sagesse. Ainsi, il y a plus d’inflammation chez les
Péruviennes, provoquée par les bouffées de chaleur, que chez les Japonaises à cause de cette
association négative. Dans le même ordre d’idées, en Afrique, la tribu des !Kung n’a pas de mot
pour désigner les bouffées de chaleur ; en outre, le statut de la femme dans la tribu s’accroît
quand elle arrive à la ménopause. En Occident, nous devons recontextualiser le phénomène de
la ménopause dans une perspective positive au lieu de la considérer comme le signal d’un
11déclin .
DÉESSES ALPHA
Nous sommes à l’ère de la déesse alpha, c’est-à-dire la femme périménopausée ou
postménopausée devenue économiquement indépendante. Les publicitaires commencent à se
rendre compte que les femmes dans la cinquantaine et la soixantaine dépensent leur argent
pour elles et leurs proches, sans excuse, sans gêne ni hésitation. Les femmes de plus de
50 ans ont été les premières à adopter les liseuses électroniques, changeant ainsi le visage du
monde de l’édition du livre, et constituent toujours le premier groupe de consommateurs delivres. Elles savent ce qu’elles veulent, elles sont ouvertes à la nouveauté et leur pouvoir d’achat
12a un effet majeur sur l’économie . Dans un éditorial récent intitulé L’argent intelligent est entre
les mains des 50 ans et plus, Robert Love, éditeur en chef de AARP : The Magazine, a écrit : «
Nous qui avons plus de 50 ans sommes plus de 100 millions d’individus. Nous contrôlerons
bientôt plus de 70 % du revenu disponible dans ce pays. Nous achetons les deux tiers de toutes
les nouvelles voitures, la moitié de tous les ordinateurs et le tiers de tous les billets de cinéma.
Nous dépensons 7 milliards chaque année à magasiner en ligne. Pour ce qui est des voyages :
plus de 80 % de toutes les remises en dollars viennent de nos cartes de crédit. Faites le total…
les Américains de plus de 50 ans représentent la troisième économie au monde, juste derrière le
13produit national brut des États-Unis et de la Chine . »
De leur côté, les femmes qui ne sont pas aussi à l’aise financièrement ne sortent peut-être
pas leur argent pour s’acheter une tablette électronique ou un parfum griffé, mais elles
n’hésitent pas à prendre soin d’elles-mêmes. Quand la femme entre dans son second
printemps, prendre soin de soi et de sa croissance personnelle devient une priorité. Les femmes
viennent en foule dans les salons sur la santé pour explorer les nombreux moyens grâce
auxquels elles peuvent améliorer leur bien-être. Elles s’offrent des massages et des séances
d’acuponcture, et deviennent massothérapeutes et acuponctrices. Elles vont au centre de
méditation avec leurs amies le dimanche matin, ou louent un condo dans un endroit de
villégiature pour une fin de semaine d’échanges, de randonnées pédestres et de dégustation de
vins. Les déesses alpha sont en train de former leurs tribus. Elles savent que même si elles
n’ont rien en commun avec les femmes qu’elles croisent chaque jour à la piscine du quartier,
elles peuvent simplement se réjouir d’avoir quelqu’un avec qui bavarder dans le vestiaire et
agrandir ainsi leur tribu d’amies en rencontrant d’autres personnes par toutes sortes de moyens.
Comme on avait l’habitude de le chanter dans les camps d’été, les déesses alpha savent « se
faire de nouvelles amies tout en conservant les anciennes », mais elles ne conservent ces
amitiés de longue date que si elles sont stimulantes plutôt qu’épuisantes. Les déesses alpha
sont des déesses sans âge.
En outre, les déesses alpha pensent que « leur tour est arrivé ». Elles prennent conscience
qu’elles doivent donner au monde, sans pour autant négliger leurs propres besoins, et qu’elles
peuvent s’exprimer sans craindre de blesser les sentiments d’autrui. Elles se sentent interpelées
par leurs désirs et leurs passions. Elles connaissent leurs forces, parce qu’elles ont vécu de
grandes épreuves et s’en sont sorti. La crainte de ne pas pouvoir se fier à elles-mêmes a
disparu, en même temps que leur premier mari ou le premier emploi dont elles ont été
congédiées. Elles connaissent leurs faiblesses et sont parvenues à les accepter, car elles ont
appris à composer avec leur TDAH, leur impatience, leur timidité, leur mépris pour les
conversations oiseuses, ou tout ce qu’elles ont entendu à l’adolescence susceptible de les
empêcher d’être aimées, acceptées ou de dénicher un mari. Comme l’a déjà dit une femme : «
J’ai découvert que même les femmes grincheuses baisent. »
Certaines déesses alpha sont aux prises avec de sérieux problèmes financiers qu’elles
devront régler ; malgré tout elles se sentent plus que jamais en mesure de se prendre main.
Elles constateront sans doute que d’autres femmes sont mieux loties financièrement et se
rendront compte que même s’il serait agréable d’avoir une maison et une voiture payées, ainsi
qu’un fonds de pension, elles se sentent plus indépendantes, plus intelligentes et plus capables
que jamais. Le fait de pouvoir concrétiser leurs besoins et leurs désirs ne leur apparaît plus
comme un rêve impossible. Elles entrent en pleine possession de leur pouvoir et se rendent
compte qu’elles n’ont pas besoin de réussir selon la norme afin de se sentir bien dans leur peauet aimer leur vie. Elles constatent souvent qu’elles ont raté des occasions et qu’en rétrospective,
les pertes qui semblaient énormes sur le coup n’ont pas été aussi dévastatrices qu’elles le
croyaient. L’amant infidèle, qui a choisi une femme plus jeune qui lui rappelle aujourd’hui de
vérifier sa glycémie, en plus de supporter son irritabilité et son besoin d’attention. Notre second
printemps nous amène à voir autrement notre passé — de même que notre présent et notre
avenir.
Les déesses alpha sont capables de faire la part des choses, qu’il s’agisse d’une voiture
endommagée ou volée, ou d’une personne dans leur milieu professionnel ou familial qui cherche
à créer un conflit pour attirer leur attention. Les choses qui d’habitude leur faisaient empoigner le
téléphone pour se défouler auprès d’une amie ou écrire rageusement dans leur journal intime,
ne les décontenancent plus. Elles ont adopté l’attitude que « c’est la vie » ou que « ça aussi
2passera », ou mon préféré, ce vieux proverbe : « Pas mon cirque. Pas mes singes . » Il y a
plusieurs années, j’ai perdu ma sœur dans un accident. Depuis ce temps, quand on m’appelle
pour m’annoncer une mauvaise nouvelle, je réagis en me disant : « Bon, personne n’est mort
dans la famille. Ce n’est pas si terrible. » Quand nous avons plus de 50 ans, nous avons assez
d’expérience pour savoir sur-le-champ ce qui est grave et ce qui ne l’est pas.
Avec les années, nous apprenons à mettre au point un détecteur de sottises finement calibré.
Nous savons reconnaître quand une personne manque d’honnêteté et cherche à se créer des
problèmes. Si elle insiste pour que nous venions à son secours ou si elle cherche à nous
culpabiliser parce que nous refusons de changer nos plans pour accommoder sa dernière crise,
nous constatons qu’il est plus facile que jamais de ne pas céder à un tel chantage. Les déesses
alpha comprennent alors que le mot « non » est un terme définitif. Quelle libération !
Je vois beaucoup ce phénomène chez les femmes avec des parents vieillissant, qui leur
imposent beaucoup trop d’exigences déraisonnables. Cette période est celle où vous apprenez
qu’être une bonne fille ne veut pas dire vous laisser drainer par vos parents. Oui, ils vous ont
accueillie en ce monde et ont pris soin de vous ; en revanche, il n’est ni sain ni nécessaire, pour
vous ou pour eux, que votre vie tourne autour de leurs besoins. Très souvent, les parents âgés
veulent en réalité se sentir indépendants et utiles. Quand vous leur dites non et que vous leur
demandez de vous aider, même de façon anodine, vous ramenez l’équilibre dans la relation.
Choisir de cheminer sur une voie distincte de celle de vos parents devient alors une bénédiction.
Vos chemins se croisent, mais vous ne pouvez pas être responsable de leur vie. C’est la même
chose avec vos enfants adultes.
Les déesses alpha reconnaissent la valeur de la « tribu ». Même si dans notre culture,
l’âgisme est moins prononcé qu’il ne l’était voilà une ou deux générations, le vieux message
selon lequel la valeur d’une femme diminue à la ménopause, parce qu’elle n’est plus féconde
physiquement, est encore trop puissant. Ce message nous a été seriné tout au long de notre vie
et vient de la croyance selon laquelle une femme est semblable à un réceptacle vide, conçu
uniquement pour incuber et nourrir la génération suivante. Une fois que nous ne pouvons plus le
faire, à quoi servons-nous ? Aujourd’hui, pour la plupart, nous n’associons plus notre valeur à
notre capacité d’ovuler, mais nous sommes plusieurs à intérioriser le message selon lequel
notre valeur tient à ce que nous pouvons faire pour les autres. En conséquence, nous
commençons à nous sentir coupables de ne pas consacrer plus de temps, d’énergie et d’argent
à nos enfants adultes qui ont du mal à arriver, ou à nos adolescents qui peinent à affronter les
turbulences émotionnelles à l’école. Ainsi, les problèmes des autres demeurent en haut de notre
liste, car nous essayons de prouver notre valeur, à nous-mêmes comme aux autres. Sans cet
équilibre que procurent le repos et l’aide d’autrui, nous nous épuisons. Il n’y a pas de meilleur​
moyen pour vous vider de votre énergie vitale que d’essayer de prouver à tout le monde que
vous êtes une bonne mère, une bonne voisine, une bonne fille, etc. Comme Tosha Silver,
auteure de Outrageous Openness, le dit : « Acceptez-vous absolument et inconditionnellement.
C’est un des actes les plus radicaux que vous puissiez faire dans une culture démente qui
14profite en réalité de la haine que vous vous portez. »
Alors que nous entrons dans nos années intemporelles, nous pouvons enfin nous libérer
aussi du besoin de faire nos preuves. Avec du recul, nous constatons que nous n’avons pas
trop mal réussi après tout. Nous avons peut-être quelques regrets et avons sans doute déçu
certaines personnes, mais cela fait partie de la condition humaine. Le moment est venu de nous
accorder plus d’attention, au lieu de nous en faire pour tout le monde. Selon les anciennes
médecines chinoise et ayurvédique, les femmes mettent un terme à leur vie de gardienne du
foyer à 60 ans, puis elles commencent à cultiver leur âme. Ainsi notre fertilité n’est plus liée à
l’enfantement, elle commence à porter sur ce que nous créons, qui est bénéfique tant pour nous
que pour notre entourage.
DÉESSES CRÉATRICES
Cette nouvelle forme de créativité permet d’entrevoir de nouvelles possibilités en tout temps.
Les déesses sans âge ne s’ennuient jamais. Elles reconnaissent qu’il y a toujours quelque chose
de nouveau à apprendre et à découvrir et de nouvelles relations à établir. Elles accueillent la vie
avec exubérance et donnent libre cours à leur curiosité et à leur allégresse. Une de mes amies
a été en croisière sur une île tropicale où il y avait un lagon turquoise et elle a pratiquement été
« transportée d’allégresse », comme elle l’a dit. C’est avec enthousiasme qu’elle est montée sur
un bateau qui emmenait son groupe faire de la plongée en apnée près d’un récif de corail. Il y
avait cependant deux femmes près d’elle, plus jeunes qu’elle d’une vingtaine d’années, qui ne
cessaient de se plaindre du bruit du moteur, du vent qui était trop fort et des vagues qui seraient
difficiles à négocier une fois dans l’eau. Eh les filles ! Vous êtes au beau milieu d’un lagon
spectaculaire qui vous invite à communier avec les poissons ! Si vous n’êtes pas capables de
savourer cette expérience, il vous faut renouer avec votre esprit et avec les joies de la nature, et
ainsi, vous pourrez participer au processus créateur de la terre elle-même.
L’intemporalité est une affaire de vitalité, cette force créatrice qui donne naissance à une
nouvelle vie — ce divin féminin qui orchestre toutes choses. Les brins d’herbe pousseront
toujours entre les dalles d’un patio, même s’il y a 30 centimètres de gravier sous les dalles,
parce que la nature a besoin d’émerger vers l’extérieur, vers le haut, dans un acte de création.
La vitalité est notre état naturel. Même si vous prenez les meilleurs suppléments alimentaires ou
des cachets miracles, ou que vous suivez la procédure prescrite, cela ne constitue pas une
ordonnance contre le vieillissement. C’est la vie intemporelle, sans âge, qui nous procure la
sensation d’éclat et de jeunesse.
Je suis entièrement en faveur de l’exercice et d’une saine alimentation. Mais le fait de vous
forcer à faire de l’exercice dans un gym mal éclairé au sous-sol, en transpirant sur un elliptique
les yeux fixés sur un mur de béton ou sur une chaîne d’information déprimante, tout en vous
privant des aliments que vous adorez, ne vous rendra pas pour autant intemporelle. Ne «
combattez » pas le vieillissement alors que vous pouvez danser avec la vie, en bougeant votre
corps avec allégresse. Même la combinaison parfaite de la musculation, de l’exercice aérobique
ou d’un entraînement adapté, ne vous rendra pas intemporelle. Si vous voulez à tout prix
améliorer votre programme d’entraînement, allez-y, mais ne croyez pas que vous avez trouvé la
formule magique. La vraie fontaine de jouvence est la fontaine du bonheur, du bien-être et ducontact avec ce que Tosha Silver appelle le « Divin bien-aimé » (ou tout autre nom qui interpelle
votre cœur et votre esprit : Dieu, Déesse, Source, Puissance supérieure, Univers,
Tout-Ce-QuiEst). L’ordonnance pour ne pas vieillir est d’aimer la vie, d’essayer des choses nouvelles et de
savourer vos expériences. La joie provient du contact que l’on établit avec la force de vie.
Votre peau n’aura peut-être pas le même éclat qu’à 20 ans, mais vous pouvez rayonner de
vitalité si vous vous voyez comme une expression du Divin et une créature à travers laquelle
agit le Divin bien-aimé. Pour vous, vivre hors du temps pourra vouloir dire avoir le courage de
cesser de vous teindre les cheveux pour cacher vos cheveux gris, ou commencer plutôt à les
teindre parce que vous vous sentez mieux ainsi, et ce que les autres en pensent vous indiffère
totalement. Au final, c’est vous qui décidez ce qui vous fait sentir sans âge et comment vous
voulez vous exprimer. Si votre fille vous dit : « Maman, tu es trop vieille pour porter ça »,
répondez-lui : « Non, je ne le suis pas ! » Apprenez à vous tenir debout et à refuser les
supposées normes culturelles qui rabattent votre joie et votre liberté — surtout dans votre
propre famille. Nous devons enseigner à nos filles à devenir intemporelles à leur tour. Il faut
qu’elles rejettent l’idée qu’à partir d’un certain âge, leur valeur commence à décliner. Toutefois,
ces leçons doivent d’abord commencer avec vous.
Vous pouvez toujours revoir vos critères de santé et de vitalité physique en étant ouverte à la
nouveauté, sans craindre de conserver vos vieilles habitudes si elles sont encore bonnes pour
vous. Si vous vous sentez comme un dinosaure face à l’ère numérique et que vous détestez
l’idée d’apprendre le fonctionnement d’un nouvel appareil technologique, consolez-vous en
pensant que vous en avez vu bien d’autres, et que vous pouvez vous fier à votre jugement pour
savoir si vous avez besoin d’acquérir cette habileté ou non. Si vous avez envie d’essayer
quelque chose de nouveau, essayez-le simplement parce que vous le voulez, non parce que
vous craignez d’être démodée. Par ailleurs, le fait d’écouter de nouveaux groupes musicaux et
de nouvelles musiques vous aidera à rester intemporelle, tout comme fréquenter des personnes
ayant 20, 30 et même 40 ans de moins que vous vous aidera à rester en contact avec la
jeunesse. Vous découvrirez aussi que l’intérêt pour certaines choses comme l’art et la musique
n’a pas d’âge non plus. Je connais des jeunes de 20 ans qui adorent la musique de Jimi Hendrix
et de Bruce Springsteen et qui sont passionnés des disques vinyles. Mon groupe de tango
rassemble des gens de 25 à 75 ans : l’âge ne pourrait pas avoir moins d’importance. Vivre hors
du temps veut dire que vous prenez vos décisions, non à partir de la peur d’avoir l’air ridicule,
mais en vous sentant à l’aise dans votre corps et en étant pleinement intéressée par le monde
qui vous entoure.
ÉNERGIE FÉMININE SACRÉE
Recevoir et accepter est une énergie qui contrebalance celle de donner et d’agir, dans laquelle
nous nous laissons beaucoup trop facilement emporter. Une crise ou un urgent appel à changer
peut nous faire réaliser que nous ne pouvons plus continuer à dépenser toute notre énergie
vitale sans la renouveler, toujours dans l’agir et rarement dans le recevoir. J’appelle cela «
donner de la moelle osseuse ». Sur le plan énergétique, c’est vraiment ce qui se passe !
Ce n’est pas seulement les femmes qui sont en transition. Partout sur la planète, les
populations sont conscientes que la vie est en train de changer. Sur le plan astrologique, nous
vivons ce qu’on appelle un « changement d’ère », quand la planète Terre revient dans la
onzième maison du zodiaque. C’est un moment où le féminin fait corps avec le masculin — tant
en nous-mêmes qu’entre les hommes et les femmes. Même si vous ne suivez pas l’astrologie,
vous pouvez voir que l’humanité vit en ce moment un changement majeur et se détourne des