La Haute Qualité relationnelle : les nouvelles clés du mieux être ensemble

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Description

Notre société est de plus en plus violente. Chaque jour, elle se trouve de nouveaux boucs émissaires.
Selon une étude de l’Observatoire national de la délinquance, les agressions physiques et verbales envers les professeurs ont augmenté de 30 % depuis 2002.
Difficile de se prémunir contre les multiples propos et situations toxiques auxquelles nous sommes confrontés quotidiennement. D’autant que l’attitude de basse qualité relationnelle (BQR) est dominante.
Pourtant, des solutions existent. Ce guide pratique a pour objectif de vous transmettre tout un éventail d’outils efficaces qui vous seront utiles pour naviguer sereinement dans l’existence.
Au sein de la famille, à l’école, dans l’entreprise et dans la rue, l’utilisation consciente et fréquente des clés du mieux-être ensemble peut changer votre vie.
Enseignants, salariés, parents, ce livre est pour vous.
Prenez la liberté d’expérimenter ces nouveaux chemins. Choisir d’adopter une attitude de haute qualité relationnelle (HQR), c’est à la fois s’inscrire dans une démarche de résistance tout en préservant sa santé...
Christophe MÉDICI est psycho-sociologue, formateur/coach en communication et développement personnel, spécialisé en écologie relationnelle. Il est également porte parole du collectif COUP DE JEUNE.
Ce collectif, créé en 2005, regroupe des citoyens de tous âges, de tous horizons qui ont le désir d’expérimenter et de promouvoir l’écologie relationnelle.

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Publié par
Date de parution 01 janvier 2008
Nombre de visites sur la page 12
EAN13 9782849240854
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0158 €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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La Haute Qualité Relationnelle
Les nouvelles clés du mieux-être ensemble
ou HQR®© Éditions du Cygne, 2008
editionsducygne@club-internet.fr
www.editionsducygne.com
ISBN : 978-2-84924-085-4Christophe Médici
La Haute Qualité Relationnelle
Les nouvelles clés du mieux-être ensemble
ou HQR®
Éditions du Cygnedu même auteur :
La HQR à l’école : pour un établissement sans viloence, Éditions du Cygne, 2008
Lettre à Ségolène, Éditions du Cygne, 2007
Fin de parti, YCE Éditeur, 2005
Frère de sans. Pour un nouvel esprit politique, YCE Éditeur, 2001L’humanité a suffisamment de ressources
pour répondre aux besoins de tous.
En revanche, elle n’en a pas assez s’il s’agit de satisfaire
le désir de possession ou bien la cupidité de chacun.
Gandhi
À mon fils Axel
À Aimé CésaireSOMMAIRE
Préface de Claire Philips 9
Préambule – Peur sur la France 13
Chapitre 1 – Le développement relationnel durable 19
À chacun son relationnel 19
Le quotient relationnel (QR) : 29
le grand oublié des programmes éducatifs
Les conflits : risques ou opportunités 33
Chapitre 2 – Les cercles de qualité relationnelle (CQR) 39
Les manifestations d’une attitude basse qualité relationnelle (BQR) 39
Les manifestations d’une attitude haute qualité relationnelle (HQR) 41
Les cercles de qualité relationnelle (CQR) 44
La soutenable ambivalence de l’être 50
Chapitre 3 – Mentir, une attitude BQR ou HQR ? 55
L’homme est un menteur qui dit toujours sa vérité 58
L’homo politicus : l’ambiguïté en bandoulière 62
La fabrique du consentement 70
Chapitre 4 – HQR et économie : l’univers macro-relationnel 77
La compétition 78
La coopération 83
Les amplificateurs de la défiance 91
Chapitre 5 – Pratique de l’écologie relationnelle 97
en entreprise (Peren)
Où en est la relation des salariés français avec leur entreprise ? 97
La dimension amorale du capitalisme 107
Les us et coutumes du cercle des relations imposées (Cri) 109
S’inscrire dans une démarche HQR en entreprise 113
7Chapitre 6 – Pratique de l’écologie relationnelle
en situation d’enseignement (Perse) 135
La vie scolaire : entre violence et résilience 135
La relation professeur-élève : une relation en souffrance 141
S’inscrire dans une démarche HQR en classe 150
Chapitre 7 – Pratique de l’écologie relationnelle en famille (Perf) 173
Le Cri primal : La vie familiale entre tendresse et détresse 173
Les relations parents-enfants : des relations complexes 183
S’inscrire dans une démarche HQR en famille 194
Chapitre 8 – Quand l’enfant intérieur blessé, 213
étouffé, triste, éteint (Eibété) s’en mêle
L’inconnu du grand public 213
De l’ombre à la lumière 217
S’inscrire dans une démarche HQR avec son enfant intérieur 223
Chapitre 9 – Pratique de l’écologie relationnelle 229
au quotidien tranquille (Perqut)
Le cercle des mini-relations 229
Les relations virtuelles : tous voisins 235
La relation de voisinage : une relation à cultiver 242
La commune HQR 252
La charte HQR 257
S’inscrire dans une démarche HQR au quotidien tranquille 262
Épilogue – La HQR, une démarche de résistance : 275
cent ans d’« altertitude »
Annexe 281
Bibliographie 287
Remerciements 289PRÉFACE
La pratique du coaching en entreprise me montre à chaque fois la
véritable soif des individus pour une méthode telle que celle que vous allez
découvrir Quand une personne rentre en séance de coaching, toute son
attitude reflète « la peur » : peur de perdre son travail, peur de se faire mal
voir, peur des autres si elle fait ceci ou cela ou si elle ose demander qu’on
la respecte tout simplement dans une situation bien spécifique ou
habituelle. La respiration est rapide, saccadée, les gestes sont protecteurs
visà-vis de soi, petits, repliés.
Au fur et à mesure de la séance de coaching, une fois le calme, la
sérénité et la confiance installées entre le coaché et le coach vient le temps de
la découverte de la solution par le coaché lui-même à la situation difficile
qu’il avait exposée en début de séance.
C’est là que les outils proposés par la haute qualité relationnelle (HQR)
ont leur importance. En accompagnant la personne, en la guidant à son
rythme vers la découverte en elle des solutions proposées par la HQR et
de ses différents trousseaux de clefs, on constate vraiment que la
respiration se fait plus calme, ample, que le corps s’ouvre et s’ancre davantage
dans le sol.
La personne peut enfin se reconnecter à sa propre puissance et se
libérer de la peur qui la contraignait à adopter des comportements qui
l’enfermaient finalement dans un système dont il devenait difficile de
sortir.
L’avantage de ces clefs est qu’elles sont intégrées très rapidement par
les personnes qui en ont besoin et appliquées quasi instantanément au
sortir d’une séance. Le bénéfice est vraiment immédiat et durable. Et les
commentaires reçus longtemps après certaines séances montrent
combien la personne a fait un véritable travail de transformation
intérieure qui est bien ancré.
Bien sûr, l’usage de certaines clefs peut parfois s’avérer plus difficile
pour certaines personnes, comme la clef « Fermeté » par exemple. Dans
ce cas, une séance de coaching plus spécifiquement basée sur « la
Fermeté » avec mise en situation par des jeux de rôle suffit bien souvent
à régler le problème. Le manuel en lui-même regorge d’ailleurs de
pratiques d’auto-coaching très efficaces et novatrices qui vont aider la
9personne à pouvoir s’entraîner chez elle seule ou avec des amis mais sans
autre aide extérieure.
En entreprise, les DRH mesurent maintenant parfaitement les
conséquences de tous ces petits jeux toxiques en terme de démotivation du
personnel, d’absentéisme, de recrudescence des plaintes pour
harcèlement moral, de violence et dans les cas extrêmes de suicides sur le lieu de
travail !
La Haute Qualité Relationnelle donne de réels outils pratiques et
particulièrement efficaces qui permettent à la personne coachée de sortir du
triangle dramatique et de sa position de victime. La HQR offre de vrais
moyens à la personne en souffrance de se respecter elle-même, de
s’émanciper de ces jeux de pouvoir aussi bien en entreprise, qu’à l’école
et qu’en famille.
L’usage et la pratique de la HQR re-positionne l’individu au centre de
la relation avec l’autre, il voit ses valeurs qui, pensait-il, le maintenaient en
état de faiblesse devenir une véritable force. Cela lui permet de retrouver
une saine estime de soi et de pouvoir poser ses limites sans avoir
l’impression de trahir son « bon fond » et donc de se trahir lui-même. Il peut enfin
s’émanciper de ces autorités qui ne sont pas toujours respectables et
devenir par la pratique de la HQR au quotidien un véritable modèle pour
les autres.
La HQR nous permet également de prendre conscience lorsque nous
avons une attitude de basse qualité relationnelle (BQR) faite de fermeture,
d’irrespect, de surdité qu’il y a d’autres moyens, plus écologiques, moins
énergétivores et plus respectueux de nous-même et des autres de nous
faire entendre.
La HQR me paraît également le moyen le plus efficace et le plus sûr
pour désamorcer à la base et une fois pour toutes des comportements
négatifs et toxiques qui devenant répétitifs amèneraient à coup sûr les
personnes à être victimes de harcèlement moral ou de violence. C’est dire
la puissance de cet outil !
L’énorme intérêt de cette méthode, c’est qu’elle peut se pratiquer
ailleurs qu’au travail. J’ai fait le test également dans ma vie privée, lors
d’une soirée où se trouvaient principalement des ex-collègues que je ne
connaissais pratiquement que de vue. J’ai exposé de manière très ludique
et très simple les règles de la HQR en début de repas et leur ai proposé
de passer une soirée très HQR sans qu’aucune pique, ni message toxique
ne soit proféré mais simplement en accueillant les autres, en les
respectant, en restant souple et en faisant preuve d’empathie et d’une extrême
gentillesse. Non seulement la soirée fut mémorable à notre table, mais
10l’humour et l’énergie extrêmement positive qui y régnaient furent plus
que communicatifs car les autres tables sont petit à petit venues
s’incruster dans notre bulle HQR. De 9 personnes en début de repas, nous
formions finalement un cercle de plus de 60 personnes en fin de soirée !
Nous sommes finalement tous repartis chez nous avec le profond
sentiment d’avoir été nourri par les autres et nous avions eu la certitude d’avoir
vécu une expérience très forte et assez unique.Je suis certaine que cette
expérience peut être reproduite à l’infini !
À l’heure du développement durable où l’écologie est si prisée, à
l’heure de l’instantané en terme de communication au niveau mondial, à
l’heure du jetable et du « tout à l’ego », Christophe Médici nous donne des
clefs importantes pour le développement des relations durables entre les
humains et surtout il nous montre la voie vers une vraie écologie
relationnelle positive et saine.
Et tout ce qui peut apporter un peu plus d’humanité, de convivialité et
d’écologie à l’heure actuelle dans notre monde est plus qu’important.
Pratiquer la HQR, c’est aussi sortir de la zone de stress et donc du
« non-vivre » et par conséquent du « non-savoir-vivre » et décider de faire
consciemment un grand pas vers le bonheur.
C’est une vraie démarche de résistance face à ceux qui ne veulent pas
changer, qui sont en attitude de fermeture quasi constante, ceux qui ne
fonctionnent que par le JE+/Tu-.
C’est la seule démarche qui convienne pour sortir de la peur, des peurs,
des manipulations de toutes sortes, de notre prison intérieure pour
retrouver une respiration calme, ample, pour s’émanciper et émanciper l’autre
et retrouver toute sa puissance d’Homme libre.
C’est la seule démarche qui convienne pour amener le véritable
changement dans les mentalités et dans les attitudes de la vie de tous les jours.
Claire Philips
Coach International et Praticienne HQRPRÉAMBULE
PEUR SUR LA FRANCE
Mieux vaut se battre qu’avoir peur.
Gandhi
« La France a peur » C’est par ces mots que Roger Gicquel ouvrit le
journal télévisé de 20 heures le 8 février 1976, suite à l’assassinat d’un
petit garçon de 8 ans par Patrick Henry. Cette accroche a frappé les
esprits. Elle est symptomatique de l’état d’esprit français ambiant. La
France a peur, c’est manifeste. Elle a peur d’elle-même, de son présent
pénible, de son avenir incertain et de son passé si brillant.
En 1900, sur le fronton du Grand Palais, construit au coeur de Paris
pour l’Exposition universelle, l’État français fit graver : « L’avenir sera fait
des outils que nous aurons créés ». À cette époque, notre nation se
classait première dans quasiment tous les secteurs scientifiques.
Aujourd’hui, notre recherche nationale fait grise mine. Le 5 mars 2008,
un front uni de chercheurs en colère se réunissait au Collège de France.
Parmi eux, les plus grands directeurs de laboratoires ainsi que la
présidente du CNRS. Motif de la grogne : sauver la recherche française.
La France au passé prestigieux a peur d’être devenue une puissance
économique moyenne.En 2002, l’essayiste Nicolas Baverez, un des chefs de file des
« déclinologues », publiait un ouvrage intitulé La France qui tombe. Qu’en est-il
au juste ? La France tombe-t-elle vraiment, ou a-t-elle peur de tomber ?
Si l’on entre dans la complexité, on dénombre une pluralité de peurs.
Classons-les en deux familles : les peurs intrinsèques et les peurs
extrinsèques à l’individu selon que le danger, réel ou imaginaire, se situe à
l’intérieur ou à l’extérieur de la personne. Dans la seconde catégorie, l’on
constate que les Français ont peur de la paupérisation, de perdre leur
emploi ou de ne pas en retrouver quand ils sont au chômage. Les actifs
craignent, à terme, de ne pas percevoir de retraite. Les retraités aux
maigres pensions craignent de vivre des fins de mois toujours plus
difficiles. Une enquête de janvier 2008 montrait que, parmi tous les pays de
l’OCDE, la jeunesse française était la plus pessimiste. Le moral des
Français est au plus bas depuis trente ans. Selon l’Insee, il s’installe dans
des profondeurs inconnues jusqu’alors. Le phénomène de déclassement
13est avéré. La population française, dans son immense majorité, pressent
que la mondialisation et son corollaire, l’ultralibéralisme, vont continuer à
lui être, en grande partie, préjudiciables. Quand d’autres populations
acceptent de travailler pour quelques sous, de vivre comme des «
soushommes » sous le joug de patrons voyous qui sont les fournisseurs de
certaines grandes firmes internationales auxquelles nous achetons les
produits, le peuple français voit ses acquis sociaux rétrécir comme peau
de chagrin. Comment pouvons-nous concurrencer cela ? Deux logiques
s’affrontent.
D’un côté, celle des peuples qui, dans l’Histoire, sont allés très loin
dans la défense des intérêts des plus faibles de leurs pays ; de l’autre, des
masses qui vivent un présent moyenâgeux, acceptant de vivre asservis.
Comment est-ce possible ? Prenons conscience que ce qui est perçu, à
juste titre, comme une régression pour nous, constitue réellement un
progrès pour eux. Gagner 120 euros par mois en travaillant quatorze
heures par jour, sept jours sur sept, sans vacances ni protections sociales,
représente pour certains Chinois une amélioration de leurs conditions de
vie. Les taux de croissance de la Chine, de l’Inde et d’autres pays
émergents, avoisinant les 10 % l’an, nous feraient pâlir d’envie. Juste retour des
choses, diront certains. Les empires coloniaux occidentaux ont prospéré
durant des siècles, en maintenant sous le boisseau tous ces pays. Ironie de
l’Histoire, c’est un industriel indien qui a racheté Arcelor en 2007...
Certains Français ont peur de l’étranger, et alimentent ce bon fond de
xénophobie auquel aucun peuple du monde n’échappe. Ils projettent sur
l’autre leurs plus mauvaises pulsions. Ils réclament des politiques
sécuritaires que certains dirigeants s’empressent de leur servir sur un plateau. Il
règne ainsi dans notre pays un climat de défiance peu propice aux
échanges apaisés. À présent, les générations se regardent en chiens de
faïence. Les baby boomers ont peur des jeunes, leurs propres enfants. Les
jeunes étudiants ont peur d’avoir fait le mauvais choix de filière, d’obtenir
des diplômes dévalorisés, de ne pas décrocher un emploi, que la société
ne leur offre pas de place. Ils ont peur de ne pas trouver de logement,
d’être obligés de vivre aux crochets de leurs parents très longtemps, trop
longtemps. C’est la génération Tanguy, le héros du film éponyme
d’Étienne Chatiliez. Ces jeunes qu’un sociologue avisé a nommé «
adultolescents » ont peur de ne pas pouvoir s’assumer financièrement ni
devenir pleinement adultes avant longtemps. « J’ai trente ans, et je ne sais
pas ce que je ferai quand je serai grand », pensent-ils. Ils sont nombreux,
au terme de leurs études, à vivoter de stage en stage, bien souvent non
rémunérés : génération précaire ! Toutes les études de sociologie du travail
14l’attestent : Un grand nombre de 20-30 ans se ruent sur les concours de
la fonction publique, non par vocation mais principalement pour se
rassurer en optant pour la sécurité de l’emploi, apaiser ses angoisses de
lendemains qui déchantent.
La France a peur. C’est comme une maladie sournoise, insidieuse qui
gangrène le tissu social. Intrinsèquement, l’homme ressent trois émotions
toxiques : la tristesse et tous ses dérivés, de la nostalgie jusqu’au désespoir
profond ; la colère et tous ses dérivés, de l’irritabilité jusqu’à la violence
furieuse, destructrice, parfois assassine ; enfin, la peur et tous ses dérivés,
de la timidité à l’angoisse. Tous ces facteurs ont une incidence sur le degré
de qualité relationnelle perçu au sein d’une population. Il oscille sur une
échelle allant de la basse qualité relationnelle, ou BQR, et la haute qualité
relationnelle, ou HQR. Par commodité, tout au long de cet ouvrage, nous
emploierons ces abréviations – BQR et HQR – pour désigner ces deux états.
De même qu’en économie, les experts distinguent entre ce qui relève
de la macroéconomie et ce qui relève de la micro-économie, nous
proposons d’effectuer une différenciation entre les univers du
macro-relationnel et du micro-relationnel. Ce dernier englobe les relations que tout
un chacun vit dans les divers environnements humains qu’il fréquente au
quotidien : famille, travail, cercles d’amis, activités de loisirs. Le
macrorelationnel regroupe deux phénomènes : primo, l’état des relations d’une
population avec les grandes entités – par exemple, le peuple et l’État, le
peuple et l’alimentation, le peuple et le système éducatif national, le
peuple et les banques, le peuple et le système de santé, le peuple et la
classe politique ; secundo, tout ce qui touche aux messages généraux
passés à la population d’un pays via les différentes médiatisations
possibles. Ces deux alliages génèrent l’ambiance apaisée ou agitée d’une
société.
On pourrait parler de météo macro-relationnelle qui nous éclaire sur
le climat d’un peuple. Le profil des dirigeants du pays, leurs
comportements, la manière dont ils investissent leurs fonctions, leur façon de
travailler ensembles, les décisions qu’ils prennent : tout ceci exerce une
influence conséquente sur cette météo. Les leaders d’opinion, les
personnalités publiques, toutes les personnes ayant une visibilité médiatique,
dont on parle, que l’on entend et que l’on voit, qui jouissent d’une
luminance, d’un droit de cité, qui ont voix au chapitre et qui, volens nolens,
font partie du capital social par procuration de toute la population,
influent également sur ce climat macrorelationnel.
La France a peur. Cette « peur » constitue un des analyseurs principaux
de la victoire de Sarkozy sur Ségolène aux élections présidentielles de
152007. Les Français, apeurés, ont cherché un protecteur, un chef capable
de les protéger. Les Français, effrayés par la menace de l’appauvrissement,
ont cru celui qui leur a dit : « Avec moi, vous pourrez travailler plus pour
gagner plus. » En politique, on fait campagne en poésie et l’on gouverne
en prose. Un an après l’élection présidentielle, les Français ont peur de ne
pas avoir élu un président mais plutôt un sujet de conversation. Il y a péril
en la demeure.
Pour éliminer ce péril, nous devons oeuvrer pour l’alliance des sans
peur. La peur diffuse accentue le phénomène de repli sur soi. La France
s’apparente de plus en plus à « l’egoland », le pays de l’individualisme
forcené. Voici venu le temps du chacun pour soi. Notre société est devenue
une société composée d’une majorité d’individus égocentrés. Le sociologue
Edgar Morin affirmait ceci : « Il existe en l’homme deux logiciels. Un
logiciel égoïste et un logiciel altruiste. La potentialité altruiste, qui s’actualise à
des moments critiques, est généralement sous-développée. »
En novembre 2007, le philosophe Régis Debray affirmait avec raison
au micro de France Inter que « nous vivons une crise du symbolique au
profit du diabolique ». Le symbolique est l’exact inverse du diabolique. En
grec, le dia bolos, c’est à la fois ce qui divise et nous dépasse ; et le sym
bolein, à la fois ce qui rassemble et nous dépasse. Notre époque souffre
d’un déficit criant de symbolique. Un événement peut rassembler
symboliquement. Il fait référence à une « autre chose » qui nous dépasse, nous
rassemble, nous unit. Quelque chose de plus grand que nos simples vies.
C’est Mai 68 pour toute une génération, celle des baby boomers. C’est la
guerre de 39-45 et la Résistance, ou la guerre d’Algérie pour d’autres. Mais
pour les autres générations ? Nous n’avons plus de point d’englobement,
plus de transcendant. Il nous faut retrouver du liant, de la cohésion. Un
point de fuite, un horizon collectif.
En ce début de siècle, la fraternité est en crise. C’est dans l’optique
d’oeuvrer pour la fraternité et pour une réémergence du symbolique
contre le diabolique que nous proposons d’explorer la voie de l’écologie
relationnelle. Elle va nous permettre de déceler tout ce qui, dans nos
comportements et nos propos, relève de la basse qualité relationnelle et
d’expérimenter une multitude d’outils nous permettant de nous hisser
vers la haute qualité relationnelle. À l’heure du « tout à l’ego », il est grand
temps de former tout un chacun à l’écologie relationnelle. C’est un
processus d’éducation, qui doit s’amorcer dès l’école et se poursuivre en
formation continue pour les adultes.
En octobre 2007, sous l’impulsion de Nicolas Hulot, eut lieu le
Grenelle de l’environnement. À présent, les Français sont sensibles aux
16dangers qui pèsent sur la planète, et conscients de la nécessité de protéger
la biodiversité. Dans le même esprit, nous souhaiterions les sensibiliser à
l’écologie relationnelle et proposer à chacun la possibilité de s’inscrire
dans une logique de développement relationnel durable.
Comment définir l’écologie relationnelle ? C’est l’acte d’éduquer sa
manière de communiquer tant avec l’autre qu’avec soi, afin de ne pas
envoyer de messages toxiques qui polluent une relation. Il s’agit d’éviter
d’utiliser la « voix du chacal » en l’être et de privilégier la « voix de la
biche ». Chacun dispose de ces deux voix en soi.
L’écologie relationnelle est une pratique quotidienne. Elle mène à
cultiver la haute qualité relationnelle, ou HQR. Entendons-nous bien.
L’écologie relationnelle que nous allons exposer ici est une pédagogie, et
non une thérapie. Elle se transmet en groupe ou en individuel. Il s’agit
d’une posture humaniste, et d’une pratique qui nécessite des outils.Tout
au long de cet ouvrage, nous vous en proposerons un certain nombre.
L’écologie relationnelle étant une voie à explorer, il est temps à présent de
parcourir les chemins de cette praxis, cette méthode, – meta odos en grec,
– le chemin qui mène au loin, qui mène sur les voies de la haute qualité
relationnelle. Et il est urgent pour le peuple français de s’engager sur la
voie de l’écologie relationnelle...CHAPITRE 1
LE DÉVELOPPEMENT RELATIONNEL DURABLE
À chacun son relationnel
Nous sommes tous en relation. Étymologiquement, le terme «
relation » vient du latin relatus, qui a donné en français moderne, le verbe
relater qui signifie raconter, rapporter. À l’origine, c’était un terme de
procédure juridique. La relation est donc un rapport. Et l’on vit toujours un
« rapport à, rapport à soi, rapport à l’autre. Nous sommes tous des
rapporteurs. Dans nos mémoires infantiles, à l’école, le rapporteur c’était celui qui
dénonçait son petit camarade auprès du maître. Rapporter c’était « cafeter »,
« balancer », « Ce n’est pas bien de rapporter », pensait-on. Ce que nous
comprenons à présent, c’est que toute relation est un rapport. Bien
évidemment, ces rapports sont évaluables tant en termes quantitatifs que
qualitatifs. Deux amoureux vont se dire : « Toi et moi, nous avons d’excellents
rapports. » De deux ex-époux, on dira : « Ils avaient de très mauvais
rapports » ou encore : « Leurs rapports s’étaient dégradés au fil des mois ».
C’est également ainsi que l’on dénomme parfois l’acte sexuel. « As-tu eu
des rapports avec lui ? », demande une jeune femme au sujet de la nouvelle
rencontre amoureuse de son amie. Bref, la relation est un rapport. Le
rapport tisse du lien. Nous sommes tous des tisserands. Cette instance du
lien est un des fils d’Ariane de l’existence. La vie ne tient qu’à un fil. Elle
est aussi constituée d’une myriade de fils. Mis bout à bout, ils constituent
notre tapisserie intérieure. Cette tapisserie est unique. Au cours de la vie
intra-utérine, le rapport du petit d’homme à la mère passe par un lien de
chair et de sang. Puis vient l’instant de la naissance et l’on coupe le cordon
ombilical qui le sépare pour toujours du corps maternel. Sonne l’heure des
liens qu’il va tisser tout au long de sa vie : liens parentaux, liens d’amitié,
liens sociaux. Pour le fou, on parle d’aliénation. Il existe des liens
libérateurs, sains, et des liens qui emprisonnent, toxiques.
De deux amants qui s’aiment d’une passion dévorante, on dit qu’ils
sont liés ; de deux amis, on dit également qu’ils sont très liés. En politique
ou en temps de guerre, nous avons des alliés, nous créons des alliances.
Bref l’homme est un être de lien. Quand nous communiquons, nous ne
sommes pas deux, nous sommes au minimum trois : il y a soi,
l’interlocu19teur et la relation. Toute l’oeuvre du psychosociologue Jacques Salomé
expose ce qui se joue à ce niveau-là. Il considère la relation comme un canal
que nous co-créons, dans lequel passent les messages verbaux et non
verbaux qui vont la rendre lumineuse ou opaque, l’enlaidir ou au contraire
l’embellir. À chaque fois que nous communiquons, nous sommes
coresponsables, co-créateurs et co-auteurs de cette relation : c’est comme une
partition à plusieurs mains. Cette relation invisible existe bel et bien.
Dans ce qui se trame entre deux êtres humains, il convient d’effectuer
une distinction fondamentale entre sentiment et relation. Le sentiment
nous est propre. Nous le nourrissons dans notre for intérieur. Il se niche
au creux de l’intime de l’être. La relation est toujours binaire. Il est tout à
fait possible de ressentir un très beau sentiment d’amour pour un être, et
d’entretenir avec lui une relation désastreuse, tellement toxique qu’elle est
en est laide. Il est tout à fait possible de se sentir nourri par ce sentiment
et que, dans le même temps, cette relation nous détruise. Il en va ainsi
dans ces histoires d’amour qui nous font mal. Combien se sont trouvés
dans les relations amoureuses qui les abaissent ? Ils aiment très fort leur
partenaires, et d’un façon sincère. Dans le même temps, ils sentent bien
que cette relation, pour des kyrielles de raison que nous allons détailler,
ne les épanouit pas. Dans certains cas, elle les détruit. Ils se trouvent pris
au piège. Ils ressentent un sentiment sincère d’amour, et quoi de plus
respectable qu’un homme amoureux ? Dans le même temps, ils vivent
une relation dans laquelle ils ne se respectent pas. Tout l’enjeu est là : se
respecter soi-même. Cruel dilemme : quelle voix en eux vont-ils écouter ?
Celle du sentiment, ou bien celle de la relation ? Que nous le sachions ou
non, que nous le voulions ou non, le degré de qualité de la relation influe
sur notre existence au quotidien. La première étape dans un processus
d’évolution vers la haute qualité relationnelle (HQR) consiste à faire le
point sur l’état de ses relations en cours. Une sorte de check-up de son
paysage relationnel, d’auscultation au scalpel de sa constellation
relationnelle, afin d’établir une autoévaluation de son degré de satisfaction ou
d’insatisfaction en la matière.
Autodiagnostic
On dit d’un individu ouvert, liant, qu’il a un bon relationnel. On dit
d’un autre qu’il est doté d’un mauvais relationnel. Que recouvrent ces
évaluations ? Il est très intéressant d’évoquer où nous en sommes
vis-àvis du « sens relationnel » dont nous faisons preuve au quotidien. À cet
effet, nous vous proposons trois dispositifs d’autodiagnostic. Évaluez
d’abord votre indice de satisfaction relationnelle : l’ISR. Détendez-vous
20en écoutant une musique relaxante. Prenez un temps de réflexion. Pensez
à votre existence, à la façon dont vous entrez en relation, à vos
camaraderies, à vos amitiés, à vos liens familiaux ainsi qu’à vos relations de
travail. Pensez à la façon dont elles ont évolué dans le temps.
Diriez-vous aujourd’hui que votre degré de qualité relationnelle est :
7 – Très satisfaisant.
6 – Satisfaisant.
5 – Assez satisfaisant.
4 – Moyen.
3 – Assez insatisfaisant.
2 – Insatisfaisant.
1 – Très insatisfaisant.
Nos représentations relationnelles
Nous avons tous un ressenti de l’autre, même si nous ne l’avons côtoyé
que quelques secondes, même si nous n’avons fait que l’observer. C’est, en
partie, ce qui donne du sens à nos relations et ce qui motive le choix de nos
« affinités électives ». On dit : « Cet individu, je le sens », ou, au contraire :
« C’est impressionnant comme je ne sens pas cette personne ». Les
AngloSaxons appellent cela le feeling. Ce ressenti se sédimente en une
représentation qui va s’ancrer dans notre psyché. A fortiori, nous construisons
d’autant plus de représentations sur les membres de notre famille que nous
côtoyons tous les jours, ainsi que sur nos collègues de travail. Les autres
font de même à notre endroit. Nous ne savons pas toujours comment les
autres nous perçoivent. Ce test peut aider à y voir plus clair.
Évaluez votre échelle de qualité relationnelle (EQR)
Demandez à une personne de votre entourage en qui vous avez une
grande confiance de soumettre le questionnaire suivant à diverses
connaissances de votre entourage. Sur le plan relationnel, diriez-vous de
cette personne (vous) qu’elle est plutôt :
8 – Délicieuse (un amour).
7 – Très agréable.
6 – Agréable.
5 – Ni agréable, ni désagréable.
4 – Plutôt désagréable.
3 – Désagréable.
2 – Très désagréable.
1 – Odieuse.
21Troisième dispositif d’autodiagnostic
Il s’agit d’évaluer votre indice de qualité relationnelle : l’IQR. Pour cela, il
convient de distinguer entre notre relation aux autres et celle que l’on vit
avec soi. Une publicité pour un parfum de luxe, ciblant la gent féminine,
affirmait : « N’oubliez jamais que vous êtes la femme de votre vie ». Au-delà
du slogan accrocheur, il émane de cette pensée une vérité qui frise le truisme,
mais qu’il est bon de rappeler : la seule et unique personne avec laquelle nous
sommes certain de passer toute notre existence, c’est nous-même. Pour les
autres, c’est l’aléa qui prime. Autant savoir où nous en sommes dans notre
relation à nous-même et, le cas échéant, l’améliorer pour la hisser vers les
cimes de la haute qualité relationnelle. Nous vous proposons donc deux
questionnaires. Le premier est destiné à évaluer votre indice de qualité
relationnelle envers soi : l’IQRS. Et le second vous permettra d’évaluer votre
indice de qualité relationnelle envers l’autre : l’IQRA.
Évaluez votre IQRS
1) Vous accordez-vous du temps pour vous détendre ?
a – Très souvent.
b – De temps à autre.
c – Rarement.
d – Jamais.
2) Après un entretien important (professionnel, concours, etc.)
avez-vous plutôt une propension à :
a – évaluer ce qui s’est bien passé, et ce qui s’est moins bien passé ;
b – être dans l’autodénigrement et à ne voir que ce qui s’est mal passé
selon vous ;
c – à vous féliciter d’y avoir au moins participé, quelle qu’en soit l’issue ;
d – Vous ne vous dites rien et vous passez immédiatement à autre chose.
3) Comment recevez-vous un compliment ?
a – Je n’y crois pas.
b – Assez bien.
c – Avec toute ma gratitude.
d – Avec indifférence.
e – Je ne supporte pas les compliments.
4) Que faites-vous le jour de votre anniversaire ?
a – Une grande fête en conviant mes proches pour célébrer l’événement.
22b – Je le célèbre tout seul.
c – Je ne le vis pas bien et je l’exprime aux autres.
d – Je ne le vis pas bien et je m’isole pour que nul ne s’en rende compte.
5) Êtes-vous quelqu’un qui vous faites des cadeaux ?
a – Fréquemment.
b – De temps à autre.
c – Rarement.
d – Jamais.
6) Le fait d’être né, vous en pensez quoi ?
a – Quel merveilleux cadeau, la vie !
b – La vie vaut la peine d’être vécue.
c – Je n’ai pas demandé à venir au monde.
d – Quel cauchemar !
7) Comment voyez-vous la vie ?
a – Comme une aventure palpitante.
b – Comme une sacrée histoire à rebondissements.
c – Ce n’est pas une sinécure, mais je fais avec.
d – C’est un vrai chemin de croix quotidien.
8) Quand vous recevez un cadeau, que vous dites-vous ?
a – Il ne fallait pas.
b – Je suis touché(e) par cette attention et je l’exprime.
c – Tout dépend du cadeau et de qui il provient.
d – Rien. Je m’en fiche.
e – Cela me met mal à l’aise.
9) Quel regard portez-vous sur votre vie passée ?
a – Je suis fier de chaque période de mon existence.
b – Je me dis que j’ai eu de la chance.
c – Je me dis que j’ai manqué de chance.
d – Je ressens de la culpabilité, du remords, des regrets.
e – J’ai un regard lucide et pondéré.
10) Quel regard portez-vous sur votre vie présente ?
a – Je suis très satisfait(e) de ma vie présente.
b – Je me dis qu’elle est insatisfaisante.
c – Je ne supporte pas ma vie présente.
2311) Que vous évoquent les extraits de cette chanson : « C’est ta force
de penser que le plus beau reste à venir » ?
a – J’en suis persuadé(e).
b – Si ça pouvait être vrai. Parfois, j’ose y croire.
c – J’aimerais y croire.
d – C’est du n’importe quoi.
12) Un ami vit un événement très favorable pour sa vie. Que pensez-vous ?
a – J’en suis très heureux pour lui.
b – Je me dis qu’il a bien de la chance.
c – Je m’en fiche.
d – Jamais une telle chose ne m’arriverait.
13) Un individu vous envoie un message toxique. Comment vous
comportez-vous une fois rentré(e) chez vous ?
a – J’évacue la contrariété en me défoulant sur un punching-ball ou en dansant.
b – Je me dis que ce n’est pas grave. Je relativise.
c – Je suis très en colère.
d – Je suis désespéré(e).
14) Êtes-vous inquiet au sujet de votre santé ?
a – Toujours.
b – Souvent.
c – Rarement.
d – Jamais.
15) Vous réussissez à atteindre un objectif que vous vous étiez fixé.
Comment réagissez-vous ?
a – Je me félicite chaleureusement.
b – Je suis assez content de moi.
c – Cela m’indiffère.
d – Je me prends pour le phénix de ces lieux.
e – Je me dis que je n’y suis pas pour grand-chose.
16) Vous ne parvenez pas à atteindre un objectif que vous vous
étiez fixé. Comment réagissez-vous ?
a – Je questionne cet objectif en me demandant s’il était réaliste et
réalisable, et j’évalue les erreurs que j’ai pu commettre.
b – Je me dis que je suis décidément un(e) bon(ne) à rien.
c – Cela me mets hors de moi.
24d – Je me dis que ce sera pour la prochaine fois.
e – Je m’y remets tout de suite en étant persuadé que cette fois sera la
bonne.
17) Vous en voulez à un de vos proches pour ce qu’il a fait. Cet état
émotif va-t-il durer ? Se transformer ? S’estomper rapidement ?
a – Il s’estompe très rapidement.
b – Il s’estompe avec le temps.
c – Il va durer, car je suis très rancunier(ère).
18) Vous avez l’impression d’être dans une impasse. Que faites-vous ?
a – J’agis immédiatement pour m’en sortir.
b – J’y reste bien longtemps, car je ne m’en suis pas rendu compte.
c – Je m’y sens mal à l’aise et je me dis que je devrais en sortir.
d – Je prends un rendez-vous avec un thérapeute ou un coach pour me
faire accompagner et m’aider à en sortir.
19) Avez-vous tendance à vous envoyer des messages toxiques ?
(Autodévalorisation, messages négatifs, chantage affectif, etc.)
a – Tous les jours.
b – Souvent.
c – Rarement.
d – Jamais.
20) Quel regard portez-vous sur l’enfance que vous avez vécue et
l’enfant que vous avez été ?
a – Un regard idéalisé.
b – Je ne veux plus le voir.
c – Un regard lucide et pondéré.
d – Un regard plein de compassion.
e – Un regard indifférent.
f – Un regard attristé.
(Résultats page 281)
Évaluez votre IQRA
1) Vous arrive-t-il d’échanger avec un inconnu dans un lieu public ?
a – Fréquemment.
b – Parfois.
c – Rarement.
d – Jamais.
252) Lors d’une discussion, laissez-vous votre interlocuteur aller jusqu’au
bout de son raisonnement, quoi que vous pensiez au fond de ses propos ?
a – Toujours.
b – Souvent.
c – Rarement.
d – Jamais.
3) Vous êtes assis dans le métro ou dans le bus. Une personne veut
s’installer à la place libre à côté de vous. Vous déplacez-vous pour
lui faciliter le passage sans même qu’elle vous l’ait demandé ?
a – Toujours.
b – Souvent.
c – Rarement.
d – Jamais.
4) Mettez-vous souvent en relation plusieurs personnes qui ne se
connaissent pas ?
a – Souvent.
b – Rarement.
c – Jamais.
5) Vous avez convié des amis à une réception. Ceux-ci arrivent très en
retard. Ils n’ont pas pris la peine de vous prévenir et, une fois chez
vous, s’excusent à peine. Comment vous comportez-vous vis-à-vis
d’eux à leur arrivée ?
a – Comme si de rien n’était.
b – Je le leur fais remarquer gentiment.
c – Je suis très en colère, mais je n’exprime rien.
d – Je suis très en colère et je l’exprime.
6) Lorsqu’un inconnu vous fait une réflexion désagréable,
comment réagissez-vous ?
a – Je l’insulte à mon tour.
b – Je suis touché et je ne parviens pas à répondre immédiatement.
c – Cela m’indiffère et je passe mon chemin.
d – Je lui réponds du tac au tac sans dévalorisation de ma part.
7) Lorsqu’un ami vous envoie une pique toxique (message),
comment réagissez-vous ?
a – Je lui demande ce que je dois entendre dans ses propos.
26b – Je l’insulte à mon tour.
c – Je suis touché et je ne parviens pas à répondre immédiatement.
d – Cela m’indiffère et je passe mon chemin.
e – Je lui réponds du tac au tac sans dévalorisation de ma part.
8) Lorsqu’un membre de votre famille vous envoie un message
toxique, comment réagissez-vous ?
a – Je lui dis que je n’ai pas envie d’entendre cela.
b – Je l’insulte à mon tour.
c – Je suis touché et je ne parviens pas à répondre immédiatement.
d – Cela m’indiffère et je passe mon chemin.
e – Je lui réponds du tac au tac sans dévalorisation de ma part.
9) Une personne inconnue que vous croisez dans une soirée
souffre. Elle s’épanche auprès de vous. Comment réagissez-vous ?
a – Je lui fais bien comprendre que je ne suis pas disponible pour cela.
b – Je lui demande ce qu’elle attend de moi.
c – Je fais semblant d’écouter, mais mon esprit est ailleurs.
d – Je lui conseille d’aller consulter un thérapeute.
e – Je lui dis que son cas est grave.
10) Dans lequel de ces espaces temps vous sentez-vous le plus en
ouverture à l’autre ?
a – En famille.
b – Au travail.
c – Entre amis.
d – Dans une activité de loisir.
e – Lors d’une activité de loisir avec des connaissances.
11) Un membre de votre famille proche n’a pas tenu une de ses promesses.
La prochaine fois que vous le croisez, comment réagissez-vous ?
a – Je le lui fais remarquer gentiment.
b – Je ne dis mot, mais je n’en pense pas moins.
c – J’ai oublié.
d – Je lui exprime vertement ce que j’ai ressenti.
e – Je ne lui dis rien, mais je lui fais subir la même chose.
12) Vous avez vécu une situation que vous ressentez, à juste titre,
comme une injustice notoire. Vous en connaissez le responsable.
Sur le coup, vous n’avez rien dit et après coup vous le regrettez.
27Vous venez à le recroiser. Comment vous comportez-vous à son
égard ?
a – Je pose un cadre. Je remets de la loi et le rappelle à l’ordre.
b – Je réagis très fortement, avec émotion.
c – Je ne fais rien. Je laisse passer.
d – Je perds tous mes moyens.
13) Dans une soirée, une personne éclate de rire en vous regardant.
Comment réagissez-vous ?
a – Je me dis que je dois avoir quelque chose qui cloche.
b – Cela m’indiffère complètement.
c – Je l’apostrophe en lui demandant ce qui le fait rire ainsi.
d – Je suis décomposé(e) et je passe une soirée exécrable.
14) Un ami vous dit qu’il est d’accord avec ce que vous exposez.
Vous lisez, en observant sa posture et tout son langage non verbal,
qu’il est radicalement d’un autre avis. Comment réagissez-vous ?
a – Je lui fais remarquer le décalage que j’ai repéré.
b – Je ne dis rien mais j’en prends bonne note.
c – Je lui demande s’il est sincère ?
d – Je ressens de la colère en percevant tous ces non-dits.
15) Vous êtes invité(e) à un dîner où il y a de nombreuses personnes
dont la plupart vous sont inconnues. Un des convives vous
interpelle en vous agressant radicalement. Comment réagissez-vous ?
a – Je l’agresse à mon tour.
b – Je ne relève pas.
c – Je fais de l’humour (dérision, ironie).
d – Je lui exprime de l’empathie.
16) Répondez-vous volontiers à des étrangers qui vous demandent
leur chemin en ville ?
a – Toujours.
b – Souvent.
c – Rarement.
d – Jamais.
17) Vous êtes à l’étranger et vous relevez les différences de styles de
vie, de modes de vie. Quel type de voyageur êtes-vous ?
a – Critique sur tout.
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