Le concept du risque (collection SRD)

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Depuis 1986, l'année de Tchernobyl et de la publication de La Société du risque d'Ulrich Beck, notre rapport au risque s'est modifié au point de soulever un certain nombre de questions inédites.

Quelles sont les conditions qui ont favorisé le développement du concept de risque et qui lui ont conféré une telle importance au sein de nos sociétés ? Par quels processus la perception " profane " du risque, malgré ses fluctuations, a-t-elle pu être reconnue comme rationnelle et légitime ? Quels sont les statuts respectifs du danger, du risque et de sa perception ? Par ailleurs, le risque correspond-il à une entité " réelle ", indépendante de l'esprit qui le conceptualise, ou bien à la mesure d'un danger, ou encore à une construction – collective ou non ? La manière dont on conçoit et connaît le risque implique-t-elle des conséquences sur le plan de l'éthique et de la politique ? Quels sont, en définitive, les enjeux axiologiques associés au risque ?

Ce sont autant de questions que le bilan philosophique dressé dans Le concept de risque. De l'épistémologie à l'éthique permet de mieux cerner, à travers l'analyse du concept de risque selon trois axes : sa généalogie, ses statuts ontologiques et épistémologiques, ainsi que les problèmes éthiques qu'il soulève.

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Date de parution 08 février 2011
Nombre de visites sur la page 21
EAN13 9782743017866
Langue Français

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Le concept de risque
De l’épistémologie à l’éthique
Le concept de risque
De l’épistémologie à l’éthique
Céline Kermisch Ingénieur, docteur en philosophie Chargée de recherches du FNRS (Université libre de Bruxelles) Fondation Wiener-Anspach (University of Cambridge)
11, rue Lavoisier F-75008 Paris
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DAN GER LE PHOTOCOPILLAGE
TUE LE LIVRE
© LAVOISIER, 2011 ISBN : 978-2-7430-1321-9 ISSN : 1962-6037
Toute reproduction ou représentation intégrale ou partielle, par quelque procédé que ce soit, des pages publiées dans le présent ouvrage, faite sans l’autorisation de l’éditeur ou du Centre français d’exploitation du droit de copie (20, rue des Grands Augustins – 75006 Paris), est illicite et constitue une contrefaçon. Seules sont autorisées, d’une part, les reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective, et, d’autre part, les analyses et courtes citations justifiées par le caractère scientifique ou d’information de l’œuvre dans er laquelle elles sont incorporées (Loi du 1 juillet 1992 – art. L. 122-4 et L. 122-5 et Code pénal art. 425).
Pour Yann
Remerciements
Je tiens à adresser mes remerciements les plus chaleureux à Michaël Manalis et à Robert Stroobants.
Je n’aurais pu rédiger cet ouvrage sans l’aide du Fonds de la Recherche Scienti-fique et de la Fondation Wiener-Anspach.
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Remerciements . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . VI
Introduction. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
Chapitre 1. Généalogie du concept de risque. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3 1. La fortune d’un mot . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3 2. L’histoire d’un concept . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5 2.1. Les anciens face au risque . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5 2.2. De la laïcisation du « mal » à l’introduction du calcul probabiliste . . . . . . . . . . . . . . 7 2.3. Le risque et les théories des jeux. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10 2.4. De l’économie à la psychologie cognitive. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12 2.5. La maîtrise des risques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14 2.6. La perception des risques. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15 2.6.1. L’émergence du paradigme psychométrique16. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2.6.2. La théorie culturaliste . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19 2.6.3. L’extension du paradigme psychométrique. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22 2.6.4. Évolution de la notion de perception des risques. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23 2.7. L’amplification sociale du risque. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23 2.8. La sociologie du risque . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24 2.8.1. Ulrich Beck etLa société du risque. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25 2.8.2. Anthony Giddens et la « culture du risque » . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25 2.8.3. François Ewald et l’assurantialisation des risques au sein de l’État-Providence. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26 2.9. Conclusion : une évolution en trois temps. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28 3. Les multiples définitions d’un concept polymorphe. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28 4. Conclusion : polyvalence du concept de risque . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
Chapitre 2. Statuts ontologique et épistémologique du risque. . . . . . . . . . . . . . . 35 1. Comment concevoir le risque ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35 1.1. Conception réaliste du risque . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35 1.2. Conception « hybride » . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36 1.3. Conceptions représentationnelles du risque . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37 1.3.1. Conception quantitative . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37 1.3.2. Conception subjectiviste . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38 1.3.3. Conception constructiviste. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38 1.4. Pertinence des conceptions représentationnelles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39 2. Risque et danger . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39 2.1. Le danger comme objet de mesure du risque . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40 2.2. Danger et risque dans le paradigme culturaliste. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41 © Lavoisier – La photocopie non autorisée est un délit
VIII
Le concept de risque. De l’épistémologie à l’éthique
2.3. Le danger dans une perspective postmoderne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43 2.4. Quel statut pour le danger ?. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43 3. Risque et incertitude. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44 3.1. Knight et la notion d’incertitude. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44 3.2. Incertitude, ambiguïté et ignorance. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46 4. Conclusion : le risque, une catégorie épistémologique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48
Chapitre 3. Éthique du risque. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51 . 1. Le risque, un concept indissociable de la notion de valeur51. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1.1. Insuffisance de la conception quantitative du risque . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 52 1.2. La question de l’« objectivité » du risque . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53 1.3. Risque « réel », risque perçu. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53 2. Éthique et analyse de risques. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55 2.1. L’identification des dangers . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55 2.2. L’estimation des risques. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56 2.3. L’évaluation des risques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57 2.3.1. La méthode des standards naturels. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57 2.3.2. La méthode des préférences révélées. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58 2.3.3. La méthode des préférences exprimées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 59 2.3.4. L’analyse risques-coûts-bénéfices. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 59 2.3.4.1 Un critère utilitariste . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 60 2.3.4.2 Une réponse possible : le contractualisme rawlsien . . . . . . . . . . . . . 61 2.4. La notion de risque acceptable . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 62 2.5. Pertinence d’une conception positiviste de l’analyse des risques ? . . . . . . . . . . . . . 63 3. De l’éthique à la politique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64 3.1. Pour sortir de l’« ère du soupçon » : la concertation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 65 3.2. Risque et responsabilité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 68 3.2.1. La responsabilité dans la société du risque. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 68 3.2.2. La responsabilité du point de vue juridique. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 69 3.2.3. Hans Jonas et le principe responsabilité. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 70 3.3. Le principe de précaution . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 71 3.3.1. De la prévoyance à la précaution . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 71 3.3.2. L’institution du principe de précaution . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 72 3.3.3. Principe de précaution et principe responsabilité. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 73 3.3.4. Controverses. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 73 3.4. Le risque, entre liberté et sécurité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 75 4. Conclusion : le retour des valeurs. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 77
Conclusion. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 81 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Bibliographie générale. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 83
Index des notions. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 91
Index des noms propres. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 95
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