Panser  l
112 pages
Français

Panser l'impensable

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Description

« L’abus sexuel, c’est comme de la glue : ça vous colle à la peau, au cœur et à l’âme. Et si vous essayez de vous nettoyer seul, vous risquez de vous embourber davantage, de vous y noyer. Alors l’angoisse monte, vous submerge, et vous n’en pouvez plus... pour ne plus souffrir, il vous prend l’envie de mourir. »

À travers ces pages, vous découvrirez les conséquences de l’abus sexuel sur le développement psycho-affectif de l’enfant, et vous en constaterez les ravages sur une vie d’adulte.

Mais vous découvrirez aussi qu’il y a des voies pour s’en sortir. En particulier, grâce à une psychothérapie, vous pourrez retrouver votre joie de vivre et vos richesses enfouies.

Dans ce livre, Fernande Amblard décrit les étapes que la personne abusée devra dépasser pour se retrouver : la reconnaissance de son état de victime, puis la sortie de la victimisation pour reconquérir sa sensibilité, ses émotions, sa capacité à savoir où est son désir et à savoir dire non. Une liberté intérieure retrouvée lui permettra alors de créer des relations d’amitié et d’amour satisfaisantes et de s’épanouir dans une sexualité librement assouvie.

Enfin, l’auteur présente la Gestalt, cette approche thérapeutique née il y a cinquante ans et dans laquelle l’implication du thérapeute et la qualité du lien thérapeute-client constituent le moteur de l’acte thérapeutique.


Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 21 janvier 2015
Nombre de lectures 153
EAN13 9782889052523
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Couverture

Cover

Titre

FERNANDE AMBLARD

 

 

 

 

 

Panser l’impensable

 

 

 

Vivre pleinement sa vie d’adulte

malgré un abus sexuel dans l’enfance

 

 

 

 

 

images1

 

Copyright

Catalogue gratuit sur simple demande.

ÉDITIONS JOUVENCE

Avenue Adrien-Jeandin 1, 1226 Thonex — Suisse

Site internet : www.editions-jouvence.com

E-mail : info@editions-jouvence.com

 

© Copyright 2003, Éditions numérique Jouvence

ISBN 978-2-889-05252-3

 

Mise en pages : Éditions Jouvence

Couverture : Dynamic 19, Thonon-les-Bains (France)

    • Un point de vue juridique
      • Rappel de la loi
      • Enfant en danger
  • Conséquences de l’abus sexuel sur le développement psychoaffectif de l’enfant
    • La violence sensorielle
    • La destruction de l’imaginaire
    • Il n’a plus de place, il n’est personne
    • L’enfermement dans la solitude
    • Quelles sont les conséquences de ces destructions ?
      • De la confusion à la psychose
      • En passant par la culpabilité et la honte
      • L’incapacité à s’opposer, à dire non
  • Un chemin pour s’en sortir
    • L’accompagnement thérapeutique
      • La révélation du secret : un moment précieux
      • Reprendre contact avec l’émotion : travail sur l’awareness
      • Incontournable : la période de victimisation
      • Replacer l’abus dans l’histoire familiale
      • La reconstruction
      • La fin de la thérapie ?
  • Vous dites Gestalt-thérapie ?
    • Mais qu’est-ce que c’est ?
    • Le cycle du contact
    • Une thérapie holistique
    • Une thérapie de l’ici et maintenant
    • L’implication du thérapeute
    • La relation thérapeutique dialogale
    • Thérapie individuelle ou en groupe ?
    • Y a-t-il une thérapie spéciale pour les personnes abusées sexuellement ?
    • J’accuse… L’inceste thérapeutique
  • Les pathologies approchantes
    • Le maternage intempestif
    • L’excision et la circoncision ?
    • L’inceste en creux ou l’inceste fantôme
  • En conclusion
  • Annexes
    • Témoignage
    • Les infractions et les peines applicables en France
    • Et en Suisse ?
  • Bibliographie
  • Quelques adresses

 

Dédicace

Ce travail est l’aboutissement de nombreux mois de recherche et d’expériences partagées.

 

Merci à vous, mes amis :

Ursula Baumgartner, Catherine Bolgert,

Daphné Luzui Stampli, Jean Mollon,

Geneviève Morel, Christine Oddoux,

Marie-Noëlle Salathé, Fatima Savory.

 

Merci à Jean-Pierre Mendiburu,

À Eliza Le Moigne-Prost,

À Lydie Ventre et à Agnès Cart-Lamy,

À Claude Gaule et à André Diwine.

 

Merci à vous, femmes et hommes,

qui avez eu assez confiance en moi

pour me faire partager

vos blessures impensables.

 

Et merci à ceux dont l’amour m’est raison de vivre.

Avant-propos

« Vous l’avez assommé avec un bâton ? »

« Non, avec un secret. »

René CHAR.

 

Elle est assise là, en face de moi, un peu raide, très digne. Ses grands yeux bleus sont embués quand elle me dit : « Vous êtes mon rayon de soleil. » Je n’ai pourtant pas dit grand-chose à cette jeune femme, venue confier son désespoir et sa dépression insurmontable après une interruption de grossesse. Au cours de ce premier entretien, elle a évoqué, avec retenue et « comme si de rien n’était », le vrai drame de sa vie : des attouchements incestueux pendant plusieurs années au cours de son enfance. Je l’ai écoutée avec respect et j’ai juste dit que je savais à quel point ce qu’elle avait subi était destructeur. Mon écoute, sans doute la première depuis le drame, a illuminé sa vie.

Depuis de nombreuses années une histoire semblable se répète dans mon cabinet et ce livre vient, après bien d’autres, dénoncer la violence de l’abus sexuel, mais surtout, il vient dire aux victimes de ne pas désespérer. Comme de toute épreuve, on s’en sort et on en sort victorieux.

Je parlerai donc de l’abus sexuel et de l’inceste, de qui sont les abuseurs et les familles incestueuses. Je parlerai surtout des personnes abusées, de leur souffrance et je leur indiquerai un chemin à suivre pour s’en sortir. Si mes propos devaient choquer ou être violents, pour vous lecteur, je vous demande de me pardonner. Plus que les mots qui le dénoncent, c’est l’abus sexuel sur un enfant ou sur un adolescent qui est une intolérable violence.

 

« L’inceste ça tue l’âme, ça tue toute possibilité d’avoir accès au registre symbolique. »

« L’inceste est un assassinat psychique qui empêche toute croissance affective. Les enfants qui ont subi l’inceste ne jouent plus. La vie affective s’arrête. »

« L’enfant incesté n’a plus la possibilité de se faire du monde sa propre représentation. La représentation des sensations n’est plus possible : on lui a enlevé son âme. »

« Le traumatisme de l’inceste est trop effroyable pour être pensé. Et quand penser devient impossible, la psychose est toute proche. »

« L’assujettissement de l’enfant est obtenu par la terreur. Alors, il intériorise ou plutôt, il introjecte1la culpabilité de l’adulte incesteur. La conséquence en est un manque d’estime de soi, la dégradation de l’image de son corps perçu comme souillé, mutilé. »

« Si, quand j’entends que tu m’aimes, j’entends aussi que tu me désires, une telle violence se réactualise que je m’enfuis en courant.

À moins que je ne clive2complètement besoins instinctuels et affectivité. »3

Voilà ce qu’écrivent ceux qui ont accompagné les personnes abusées sexuellement dans leur enfance.

 

L’abus sexuel, c’est comme de la glu, ça vous colle à la peau, au cœur et à l’âme ; et si vous essayez de vous nettoyer seul vous risquez de vous embourber davantage, de vous y noyer. Alors l’angoisse monte, vous submerge et vous n’en pouvez plus, et pour ne plus souffrir il vous prend l’envie de mourir.

Et si l’abus sexuel ne peut pas être pensé, s’il ne peut pas être parlé – c’est difficile quand la parole de l’enfant a été désavouée (souvent par les proches) –, alors il risque de se reproduire à la génération suivante : c’est le sens du mythe du vampire.

Alors que faire si vous avez eu le malheur d’être souillé(e), meurtri(e) par un adulte qui a satisfait son besoin de jouissance, pris un plaisir à travers votre corps sans penser à ce qu’il faisait au petit être fragile, sans défense, que vous étiez ?

 

Surtout ne restez pas dans la solitude de votre secret. Parlez ! oui, parlez mais choisissez à qui vous parlez, soyez vigilant à ne pas vous faire abuser une nouvelle fois. Choisissez une personne qui saura vous accompagner sur le long chemin que vous avez à parcourir pour vivre votre vie à vous, pour devenir pleinement qui vous êtes.

Ils ne sont pas nombreux ceux qui pourront accueillir votre parole, dénoncer la violence qui vous a été faite. Ceux qui vous aideront à poser les actes nécessaires pour retrouver votre dignité (et parfois la dénonciation à la justice sera salutaire). Ces personnes doivent aussi vous aider à ne pas rester un éternel « abusé », mais à retrouver votre vraie place, vos forces vives, votre créativité.

Pour moi, psychothérapeute gestaltiste, mon rôle sera de vous permettre de vous réunifier car, pour survivre à votre blessure, vous avez dû cliver cette partie de vous, explosée, détruite, indicible parce que sans mot pour la dire, sans sens pour la vivre. Mon rôle sera de vous « ranimer », de vous rendre l’âme que l’abuseur vous avait volée en violant votre corps.


1  Introjecter signifie que l’on « gobe » comme étant évident ce que l’on nous dit sans prendre le temps de réfléchir, mettre en doute et accepter ou rejeter la proposition.

2  Cliver signifie que l’on enfouit au fond de soi le traumatisme ; on fait comme s’il n’avait pas existé ; parfois même, on l’oublie. Mais les effets du traumatisme persistent.

3  Ces citations sont inspirées d’un article de Pierre Coret dans les n° 95 et 96 d’ActuaPsy et du livre de Frédérique Gruyer et al. : La violence impensable. Inceste et maltraitance, Paris, Nathan, 1991.

De l’abus sexuel à l’inceste

Ce travail a été possible grâce à trois années de réflexion d’un groupe de psychothérapeutes gestaltistes ; il a été inspiré par notre expérience auprès de nos clients, par nos lectures, nos documentations et notre implication personnelle dans la relation thérapeutique.

J’ai choisi délibérément de ne pas traiter de l’abus des enfants mais bien de l’accompagnement des adultes qui ont été abusés dans leur enfance. Parce qu’il n’y a pas eu, à cette époque, un adulte capable de vous entendre et de vous aider, vous avez mis toute votre énergie à oublier, à enfouir ce secret. Vous avez affronté votre vie avec tout le courage dont vous disposiez, vous avez avancé aussi bien que possible sans toujours réaliser que vos difficultés à vivre, vos échecs affectifs, familiaux et même professionnels n’étaient autre que l’expression aujourd’hui du secret et de la souffrance enfouis hier.

Nous reviendrons plus loin sur la Gestalt et le travail de Gestalt-thérapie.

Les définitions de l’abus sexuel et de l’inceste

En 1986, l’O.M.S. (Organisation mondiale de la Santé) a défini l’abus sexuel comme suit :

 

« L’exploitation sexuelle d’un enfant implique que celui-ci est victime d’un adulte ou d’une personne sensiblement plus âgée que lui, aux fins de satisfactions sexuelles de celle-ci. Le délit peut prendre plusieurs formes : appels téléphoniques obscènes, outrage à la pudeur et voyeurisme, images porno-graphiques, rapports ou tentatives de rapports sexuels, viol, inceste ou prostitution […]. »

 

Pour Kempe, fondateur de la Société internationale pour la Protection de l’Enfant abusé et maltraité, c’est : « La participation d’un enfant ou d’un adolescent mineur, dépendant ou immature du point de vue de son développement psycho-sexuel, à des activités sexuelles qu’il n’est pas en mesure de comprendre. Ces activités sont inappropriées pour son âge et à son niveau de développement psycho-sexuel et sont exercées sous la contrainte, par la violence ou la séduction, ou transgressent des tabous sociaux en ce qui concerne les rôles familiaux. »

 

Définition du Dictionnaire étymologique : « Inceste vient de la même racine que châtier. Incestus est ce qui est impur, ce qui manque de pureté. Ceste a la même racine que chaste. Inceste : non chaste, et par extension amour coupable, entendu dans le sens qu’il survient entre deux personnes dont le lien interdit cet amour, y compris si ce lien est spirituel. »

 

Définition du Petit Robert : « Inceste : relations sexuelles entre un homme et une femme parents ou alliés à un degré entraînant la prohibition du mariage. »

Cette définition ne fait pas apparaître la notion de différence de générations, ni celle de relations homosexuelles.

Et que disent les victimes d’abus ?

« Je t’aime, et tu as envahi mon corps, et je ne voulais pas. »

« Et je ne savais pas si je voulais ou non. »

« Je ne savais pas si ce qui m’arrivait était normal. »

« Et j’avais peur de perdre ton amour si je refusais. »

« J’ai pris la place de Maman, et je devais m’occuper de toi. »

« ça a arrêté ma vie. »

« Demain, je le dirai à Maman, et jour après jour je ne peux riendire. »

« Le dire sera pire. »

« Je me sens sale. »

« J’ai toujours peur que ça recommence. »

« Mais c’est bien fait pour moi, je suis mauvais(e). »

 

Ces quelques phrases définissent l’abus sexuel à partir du ressenti des abusés. On pourrait aller jusqu’à dire qu’il y a abus sexuel ou inceste quand un traumatisme est perçu, vécu, souffert comme tel, par une personne.

Qu’est-ce qui est le plus grave ?

L’inceste et l’abus sexuel sur un enfant ont des conséquences très proches, avec une gravité supplémentaire pour l’inceste puisque le crime est commis par celui en qui l’enfant a mis son amour et sa confiance : sa mère ou son père, le plus souvent, ou un substitut parental. S’il s’agit d’un inceste perpétré mère-fils, les conséquences sont toujours gravissimes, le plus souvent, c’est la psychose, la folie chez le fils. L’inceste mère-fille est peu étudié ; la fille est alors un prolongement de sa mère, la mère ne fait pas de sa fille une personne différente d’elle-même et dans cette relation symbiotique, la structuration de la personnalité de la fille devient très difficile.

Est-ce fréquent ?

Un sondage BVA de 1989, en région Rhône-Alpes fait état d’une personne sur dix. Sachant que la définition de l’abus sexuel est extensive, qu’une quantité impressionnante d’abus et de mal-traitance ne sont pas reconnus comme tels, ou simplement inavoués, ces chiffres sont très sous-estimés. Une recherche récente au Québec fait état d’une personne sur trois.

D’après mon expérience personnelle, c’est cette proportion que l’on retrouve parmi les personnes qui font de la thérapie en groupe.

Il faut savoir que plus de 80% des abus sexuels sont perpétrés par un proche de la victime : parents, amis, voisins, personnes ayant en charge l’éducation de l’enfant.

Si la victime se repère assez bien quand il y a eu attouchements, frottements ou pénétration, d’autres pratiques ne sont pas dénoncées comme incestueuses mais n’en demeurent pas moins traumatisantes et déstructurantes. Les conséquences sur le développement de ces personnes sont très proches de celles engendrées par un abus identifiable.

Par exemple, la promiscuité sexuelle intrafamiliale, qui rend l’enfant témoin obligé de la sexualité des adultes, constitue un traumatisme incestueux.

Certaines pratiques s’apparentent à l’inceste quant aux conséquences sur le développement psycho-sexuel de l’enfant. Ce sont par exemple, les excès de maternage avec stimulation des zones érogènes dans le but de stimulations sensorielles mais qui, en réalité, sont des stimulations sexuelles. Il n’est pas exceptionnel et même fréquent dans certaines cultures, que des mères endorment leur bébé en pratiquant une fellation. On peut se demander comment le bébé métabolise (c’est-à-dire assimile et se construit avec) les sensations que procure cette « caresse ».

Ce sont aussi les soins d’hygiène inadaptés comme les toilettes intravaginales, le décalottage intempestif du gland pour lutter contre un supposé phimosis.

C’est aussi le contrôle sphinctérien par l’usage du thermomètre, de suppositoires, de lavements, voire d’objets comme une carotte : certaines mères ne supportent pas que leur petit n’aille pas régulièrement à la selle ou bien elles décident à quel moment il doit s’exonérer. Les moyens utilisés pour obtenir ce que veut la mère (ou son substitut, la nourrice par exemple) – une selle – peuvent être des intrusions dans le corps de l’enfant.

C’est aussi le prolongement anormal dans le temps des soins d’hygiène pour lesquels l’enfant devrait être autonome. (La mère d’une cliente exigeait de lui laver la vulve quand elle avait ses règles, cette autre ne laissait pas son fils partir en sortie scolaire car elle l’essuyait après défécation, il avait seize ans !).

Qui sont les abusés ?

On a longtemps pensé que, l’enfant abusé sexuellement était majoritairement une fille. Mais de même qu’il a fallu attendre la fin du XXe siècle pour reconnaître la fréquence et la nuisance de l’abus sexuel, de même nous avouons-nous seulement maintenant que l’abus sur des petits garçons et sur des adolescents a été et est encore fréquent, en particulier dans les institutions (écoles, pensionnats).

À quel âge l’enfant est-il abusé ? On a cru longtemps que c’était près de l’adolescence que se produisait ce traumatisme. Mais nous savons que des enfants très jeunes et même des nourrissons ont subi des abus. Les journaux américains ont fait état d’un enfant mort subitement alors qu’il était gardé par un baby-sitter. À l’autopsie, on a découvert des bronches inondées de sperme !

Les scandales qui éclatent actuellement avec la pédophilie sur Internet ont révélé que des nourrissons étaient abusés et photographiés pendant l’abus.

La configuration autour de l’abus sexuel

Un regard systémique

On pourrait replacer l’abus sexuel dans trois configurations :

 

 L’enfant est abusé par un inconnu. C’est le cas le plus rare, mais aussi le plus dramatique, lorsqu’il est accompagné de violences mortelles. Mais c’est aussi le cas où l’enfant peut en parler le plus facilement. On pourra intervenir rapidement : dénonciation à la police, prise en charge médicale et psychologique.

Parfois pourtant, et le plus souvent si l’enfant est adolescent, il a tellement honte qu’il a du mal à en parler. Une cliente me disait qu’elle avait été violée à l’âge de quatorze ans, à la sortie d’un bal de village et n’a jamais osé le dire à sa famille.

Plus souvent actuellement, les enfants osent parler d’un exhibitionniste qui est venu les surprendre à la sortie de l’école et dès qu’ils ont pu en parler, le traumatisme s’estompe. D’où l’importance d’apprendre à l’enfant à dire ce qui ne lui convient pas, ce qui le gêne. D’où l’importance aussi, pour les adultes, d’être à l’écoute des enfants. Car si l’enfant ne se sent pas estimé, il n’osera pas parler de cela.

 

 L’enfant est abusé par un proche, voisin, instituteur, prêtre, moniteur de colonie de vacances, etc. La victime aura beaucoup de mal à en parler si la famille a une réticence à le...