Diane papillon de lumière

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128 pages
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Description

Diane est une femme enjouée, performante et appréciée de tous. Ses amis, ses collègues et Réjean, son mari, en témoignent. Elle travaille à la DPJ, prend tout à coeur et vit à cent mille à l’heure. Dans une quête de perpétuel dépassement de soi, aux prises avec des blessures d’enfance comme nous en
portons tous, Diane couche ses réflexions dans ses carnets intimes. Dualité oblige, elle y dévoile ses questionnements, ses angoisses, mais aussi ses bilans et ses engagements.
Une première alerte cardiovasculaire aurait dû la convaincre de vivre autrement. Elle le sait. « J’avais besoin d’arrêter le cauchemar ... Je roulais à toute vitesse, celle de l’être désespéré.
J’ai bien essayé de ralentir, mais j’avais le pied pris dans l’engrenage. »
À 47 ans, le verdit du cancer du cerveau est fatal, un Glioblastome. Un an tout au plus. Ne faisant rien comme les autres, Diane apprivoise ce « nouvel ami ».
« Il est moi. Il est en moi. Ce n’est pas mon ennemi. C’est la partie de moi qui est blessée. Ma souffrance. J’ai enfin appris à aimer autant le bon que le mauvais en moi… cessé de m’angoisser puisque je pouvais me pardonner. »
Réjean et elle font équipe et adoptent une nouvelle philosophie de vie. La leur. Étonnante et parfois dérangeante. C’est le « RESET, un de concept leur permettant de vivre l’instant présent. Chaque nouveau stade de la malade devient la normalité à partir de laquelle ils organisent leur nouvelle vie et ils en profitent durant quatre ans. Diane développe des perceptions sensorielles hors du commun.
Ressentant l’énergie divine, en communion avec l’univers, elle devient une sorte d’ange lumineux et répand autour d’elle une aura de joie et de bonheur comme en témoigne une dizaine d’amis et membres
de la famille.
L’histoire de Diane, c’est notre histoire à tous. La quête du bonheur universelle. La souffrance vient de nos attentes, des modèles qui empoisonnent notre existence et auxquels nous adhérons, dociles. La
Vie ne nous en demande pas tant.
« Un papillon s'est posé sur moi, effleurant à peine ma peau. Légèreté affolante. Il m'a adoptée. Au lieu de virevolter impatient dans la nature, il a posé ses ailes sur moi durant plus de vingt minutes. Je ne bouge pas, complètement subjuguée par ce petit miracle. Je sens la vie. Je fais partie du tout. Mes anges sont là. De petits signes, sortes de clins d’oeil, me rassurent dans ce cheminement conscient vers ma mort. »
Voici un cri de l’âme authentique. Une formidable leçon de vie.

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Informations

Publié par
Date de parution 15 février 2017
Nombre de visites sur la page 6
EAN13 9782897262631
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0120 €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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À Jérémy, mon fils adoré
À tous ceux que j’aime Diane
À Diane, mon ange, afin que ton rêve vive selon tes passions Réjean
Préface
Mon cancer sera mon ami Diane – 1963-2015 e 30 juin 2011. Tu viens d’être opérée d’une tumeur au cerveau. Il y a déjà quelques Lheures que j’attends les résultats. Ta mère et Léon ce sont partis. Je leur donnerai des nouvelles plus tard. Deux membres de l’équipe m édicale sont passés tour à tour; tout semble s’être bien déroulé. Il ne reste que la neurochirurgienne. Après une longue attente, elle arrive, s’assoit à côté de moi et m’e xplique qu’ils ont enlevé toute la tumeur. Dans ma tête, cela sonne comme une victoire, mais i l reste des questions. Elle va plus loin et répond à chacune de mes interrogations. Fin alement, j’apprends que les probabilités d’un glioblastome grade 4 sont très él evées, trop élevées. Opérable oui, guérissable non. Ouf ! Mais je devrai attendre le v erdict final dans quelques jours. Le coup lui, est immédiat et cinglant. Très fort et tr ès dur. Mais comme rien n’est certain à 100 %, je garderai le secret. Et pour toi, et pour ta mère.
Début juillet, nous rencontrons le radio-oncologue. Cela fait tellement peu de temps que tu as été opérée que j’imagine cette entrevue comme préventive. Pourtant non. Pensant que tu avais eu les résultats, il nous parle comme si nous étions au courant. Un autre coup, mais celui-ci, c’est toi qui le prends. Moi, je savais. Déjà plus de cinq ans se sont écoulés depuis cet entretien et je m’en souviens co mme si c’était hier. Je te revois très clairement. Tu pleures, tu veux comprendre. Lui, il souhaiterait remettre cette rencontre à plus tard. Négatif, tu veux vraiment savoir. Nous v oulons savoir. Alors le verdict tombe : glioblastome grade 4 avec médiane de survie de moin s de 14 mois.
Rapidement, après avoir encaissé le choc, tu as déc idé quelle sera ta prochaine mission. Celle d’aider les gens, dont ton fils et t on amie Louise. Tu t’es ouverte comme une fleur assoiffée des rayons du soleil. Tu as déc idé de faire de ton cancer ton ami. Je me souviens du jour où tu m’as dit que ton cancer é tait plus fort que toi. Lui livrer bataille le servirait lui. Au contraire, cet ami redoutable t’a permis de baisser la garde, de t’ouvrir à la vie. Ton côté guerrier s’est transformé en ouv erture, en besoin de compréhension. Tu as laissé la vie te parler, t’habiter. Tu as non seulement fait la paix avec ton père, mais tu l’as laissé venir à toi. Ainsi, tu as parti cipé aux miracles de la nature et tu as pu assister à des événements hors du commun. Par exemp le, ce beau papillon qui s’est posé sur ton corps durant vingt minutes et, par la suite, sur moi, à ta demande. Et aussi 1 ce « bambi » qui est resté près de toi et qui, à ton regard, s’ est calmé et s’est couché à tes pieds. Tu en parles d’ailleurs dans tes carnets .
Au cours de ta vie, tu as aidé beaucoup de gens. Po ur toi, qui travaillais à la DPJ, aider les enfants et leurs parents était tellement import ant. Ton cancer t’a permis de t’occuper enfin toi. De t’aider toi.
La semaine dernière, j’apprenais que ma sœur Daniel le est atteinte d’un cancer. Probablement celui des ovaires. Rapidement opérée, nous attendons encore le verdict. Je trouve ça vraiment difficile. Je suis allé à l’h ôpital, je lui ai donné le papillon qui te représente. Si tu savais ccomment elle a apprécié c e geste. Tu es encore tellement présente auprès de tant de personnes.
Dernièrement, j’écoutais Isabelle Maréchal parler d e son conjoint. Je crois qu’il était atteint d’une hépatite et qu’il a reçu une transpla ntation. À un moment donné, il m’a semblé l’entendre dire : « On faisait comme s’il n’ était pas malade… ». Eh bien, je nous ai reconnus. Nous savions que tu avais le cancer, n ous savions que tu allais mourir et nous avons vécu à fond. Chaque fois que la maladie progressait, que tu perdais une
2 partie de tes facultés, nous mettions le compteur à zéro, le « RESETS », et faisions comme si c’était une normalité, comme si tu n’étais pas malade, comme si c’était ça la vie. Et je crois que cette façon de faire nous a pe rmis de vivre positivement, beaucoup plus longtemps et sereinement en profitant de cette belle vie. Diane, cet ouvrage est pour toi, de toi. Il représe nte l’héritage que tu voulais offrir à tes proches. C’est un message de vie que tu laisses sur ton passage. Un message d’amour, de vitalité. C’est le sourire que tu offrais à tous . Merci d’avoir partagé ma vie. Les quatre dernières années aux prises avec ta maladie nous ont permis de vivre des expériences exceptionn elles. De trouver l’amour profond. De laisser derrière nous les détails anodins et de goûter à la vie. Cela, tu l’as fait jusqu’au bout même lorsque tu étais à la maison des soins pa lliatifs de Laval. Sa mission est 3 exceptionnelle et j’encourage chacun à faire un don à cet organisme . Ces derniers moments ont été d’une douceur inouïe. D’ailleurs, à l’occasion, j’y retourne saluer le personnel et les bénévoles qui t’ont permis de vivr e tes dernières heures en toute sérénité. Cet endroit même où tu as décidé du momen t où tu allais rejoindre ton père et ton fils Francis que la vie t’avait enlevé deux sem aines avant la date prévue de ton accouchement. Tous nos échanges sur la maladie, l’amour, la famil le, le travail, sur nous et aussi nos discussions sur l’après, me permettent aujourd’hui de vivre heureux. J’ai retrouvé l’amour. Il est différent et même s’il est très fort, il n’enlève rien à celui que j’avais pour toi et qui reste toujours au fond de mon cœur aujourd’h ui. Et ça, c’est merveilleux. Lorsque vous croiserez un papillon, n’oubliez pas d e lui sourire… Merci la vie !
Réjean Monette
ÀGisèle Labonté, la mère de Diane Un merci particulier à Gisèle. C’est en grande partie grâce à elle si je peux traverser ce deuil et surtout retrouver l’amour. C’est elle, la première, qui m’a rappelé que la Vie continuait et que je devais prendre soin de moi.
À Jérémy mon beau-fils De là-haut, Diane ne peut qu’être fière de toi, de ton cheminement. Au long de cette épreuve, tu as fait preuve d’une grande maturité. Tu as su développer tes talents, poursuivre tes études, entreprendre ton chemin de vie avec sérénité en démontrant un grand sens des responsabilités vis-à-vis de ton avenir.
À Serge mon ami Merci de ton soutien indéfectible tout au long de ce parcours.Réjean Monette
Dans la bataille, je me nourris de déchets. Je respire la mort.Dans la sérénité, je me nourris de fleurs. Je respire la vie. Diane Verreault Quatre années aux prises avec un glioblastome grade 4, un cancer du cerveau, Diane Verreault a choisi de transcender l’épreuve en un chemin de lumière, celle de la sérénité, du désir de vivre en semant, autour d’elle, de petites graines de sourires qui s’épanouissent en de nouveaux élans de bonheur dans le cœur des gens de son entourage. 1 Faon. 2. Ce terme créé décrit leur philosophie de vie expliquée au chapitre 2. 3. Maison des soins palliatifs de Laval.
Avant-propos
l n’y a pas de hasard dans la vie. C’est un contactLinkedInqui m’a jointe sur ce réseau I» des biographies ou tout projetoù j’annonçais mon offre de réaliser « clés en main d’écriture, parce qu’à l’écriture, je voulais dédie r une partie du reste de mon existence.
Réjean Monette me proposa donc de rencontrer son ép ouse, Diane Verreault, afin de l’aider à écrire son histoire. J’eus la chance de r encontrer Diane à quelques reprises alors qu’elle se savait condamnée. Ses yeux brillan ts transmettaient son désir d’écrire son livre. La dernière rencontre fut plus difficile . Sa capacité d’élocution s’affaiblissait. Elle me regarda d’un air intense en lâchant prise, elle qui aimait tant contrôler. Cela je ne le sus que plus tard, à la lecture de ses notes. El le me souffla : « Je vous laisse mes notes. Je vous fais confiance. » Cela me toucha en plein cœur.
Ses écrits, issus de ses carnets intimes, constitue nt la majeure partie du contenu de ce livre. Ces extraits sont indiqués en italiques.
Quelques rencontres avec Réjean Monette, des amis i ntimes, des collègues, m’ont permis de mettre en lumière la personnalité de cett e femme qui a marqué son entourage, tant au point de vue de sa carrière professionnelle que de sa vie personnelle, surtout au cours des quatre années de sa maladie fatale. Empor tée trop vite par un cancer du cerveau, ces propos, elle les voulait authentiques, tout comme elle. Par-dessus tout, elle désirait transmettre quelques-unes de ses expérienc es et réflexions. Une sorte de legs d’espoir pour sa famille et toute personne aux pris es avec un verdict fatal.
Mais le plus admirable est sans aucun doute la phil osophie tout originale qu’elle et son m ari ont conçue de manière intuitive. Je l’ai nommé e RESETS. J’expliquerai plus loin ce qui m’apparaît être une façon de vivre qui se doit d’être communiquée à un large public. Elle leur a conféré une attitude hors du commun, gé nérant ainsi, malgré la gravité d’une fin imminente et inéluctable qui aurait pu en dévas ter plus d’un, une extraordinaire qualité de vie. Et c’est bien ce qui justifie aussi l’écriture de ce livre.
D’aucuns pourraient se questionner sur la pertinenc e d’un tel ouvrage.Pourquoi écrire à propos de cette femme ? Qu’a-t-elle fait de si ex traordinaire pour qu’on lui consacre ces pages ? En fait, outre son intense désir de laisser une trace de sa vie, ce sont les amis, les collègues, son mari et surtout des inconnus qui ont témoigné de l’incroyable influence bénéfique qu’elle exerçait auprès de tous ceux qu’e lle côtoyait. Au cours de sa maladie, Diane a décidé, non pas de se morfondre ni de s’api toyer sur elle-même, mais bien de déployer son écoute et son empathie envers toute pe rsonne qui croisait son chemin. Elle irradiait une lumière particulière qui touchait tou s les gens autour d’elle. Même les préposés aux soins palliatifs en ont témoigné.
Où a-t-elle puisé cette énergie alors que la vie ph ysique s’estompait en elle, que ses forces s’amenuisaient de façon drastique ? Il aura fallu ce diagnostic de finalité pour qu’elle puisse lâcher prise sur le mental et se tou rner vers le cœur. C’est un peu comme si le fait d’avoir un pied dans l’au-delà, dans un espace où seul l’amour avait force de loi, lui donnait ce don particulier qu’elle partageait a vec qui voulait bien la côtoyer. C’est donc empreinte de lucidité et de sérénité que Diane Verreault a semé, de manière contagieuse, du bonheur autour d’elle tout au long de sa maladie.
C’est aussi pour communiquer ce bonheur possible qu ’est né ce livre. Il agira, nous l’espérons, comme un écho à la fois aux bien-portan ts, afin qu’ils apprécient davantage la vie, et également aux personnes éprouvées, afin que leur regard choisisse l’optimisme. Une manière de se convaincre de notre capacité à voir toutes les belles
choses que la vie fait vibrer autour de nous, malgr é nous. Il ne tient qu’à nous de les reconnaître et de nous les approprier pour alléger le plus dur des malheurs. En la quittant, elle me confia : «C’est grâce à la maladie que j’ai pu enfin vivre ! Il ne me restait plus qu’à apprécier chaque instant et gl orifier la Vie qui était encore en moi. Un formidable lâcher-prise. Un rendez-vous avec moi, à l’écoute de mon âme.»