Embellir sa vie !

Embellir sa vie !

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Français
198 pages

Description

Voici des recettes simples pour vivre plus heureux.
Tout le monde peut embellir sa vie... et celle des autres.
Les défis du quotidien sont multiples et les sources de stress se multiplient.


Christian Worth apporte dans ce livre plein d’idées faciles à mettre en œuvre, l’expérience d’une vie inhabituellement riche en défis personnels, en apprentissages et en succès.
Voici des idées, originales pour la plupart, sur comment mieux se servir de son mental, de son corps, gérer son environnement et les relations interpersonnelles.
Toutes ces recettes sont dynamiques et productives.
Ce livre sera un compagnon qui va vous embellir la vie et vous faire embellir celle de vos proches.


« Parole de coach ! » dit Christian Worth.


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Informations

Publié par
Date de parution 20 octobre 2017
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EAN13 9782414136674
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

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Cet ouvrage a été composé par Edilivre 175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50 Mail : client@edilivre.com www.edilivre.com
Tous droits de reproduction, d'adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays.
ISBN numérique : 978-2-414-13665-0
© Edilivre, 2017
Cet ouvrage est la mise a jour du livre original qui a été publié en 2006 en anglais sous le titre « Less Stress, More Success ! » par Booksurge. ISBN 1-41-96-5310
La version en Espagnol « Menos Estrés, Más Éxito ! », publiée en Espagne en 2004 par SIC Editores est épuisée. Publiée à nouveau en Colombie en 2010 Par Panamericana Editorial ISBN 978-958-30-3413-8.
Du même auteur :
« Abré el Melón » – avec José Luis Menéndez « Para Mi Estó ! » – avec Pilar Fariña Rodriguez « Pantotron » – avec Manon Vienot
Photo de couverture : Akim Zerouali
Embellir sa vie !
Enfin !
Plein d’idées simples glanées aux quatre coins du monde, pour vivre avec moins de stress.
Christian Worth
embellir, verbe intransitif Devenir beau ou plus beau.
embellir, verbe transitif Rendre beau ou plus beau.
Embellir sa vie est un art difficile. Embellir sa vie est un moment merveilleux qui dure ! Embellir sa vie tout seul est un peu triste.
Recevoir des conseils qu’on n’a pas demandé est super difficile et parfois douloureux.
Découvrir des trucs qu’on essaie à sa guise est génial, utile, bienfaisant.
‘Be my guest’ : Entrez et choisissez !
Tout pour vous !
« Le savoir non partagé est gaspillé. »
C’est dans ce sens que j’ai écrit ce livre. De nombreuses personnes m’ont demandé de m’y mettre : des amis, des compagnons de travail ici ou là, des connaissances, des personnes qui ont assisté à mes séminaires et, finalement, un éditeur qui a publié la première version de ce livre, en espagnol, en 2004.
Le savoir auquel je me réfère dans ce livre est acquis. Je ne suis pas né avec ce savoir, mais au cours de ma vie sur 3 continents des centaines de personnes de cultures très différentes ont collaboré à me l’offrir. Par leurs remarques, leurs conseils amicaux, les défis qu’ils m’ont posés… ou simplement leur manière de vivre, d’aborder leur propre vie, ils m’ont enseigné la matière de ce livre. C’est maintenant à mon tour de partager tout cela avec vous.
* * * Ça a commencé par une succession de défis peu communs. J’ai eu la chance, dès l’adolescence, de vivre des situations difficiles qui interpellent en profondeur et d’être capable de retenir les leçons de ces « montagnes russes ». La première montagne était que j’ai grandi avec un strabisme de l’œil droit. Quand on voit quelqu’un avec un strabisme, qui louche, on peut compatir mais surtout on est mal à l’aise. On ne sait pas lequel de ces deux yeux qui ne regardent pas dans la même direction nous regarde… Dans mon cas c’était l’œil gauche qui travaillait et le droit ne faisait que suivre le mouvement tant bien que mal, pour ne pas avoir trop le problème de la double image. Or il se trouve, d’après mes observations, que la plupart des gens regardent surtout l’œil droit de la personne en face d’eux et le mien regardait ailleurs puisque je les regardais avec l’œil gauche. Je ne me suis jamais habitué au fait que les gens que je regardais, en suivant la direction du regard de mon œil droit se retournaient sur leur droite pour chercher à savoir qui je regardais ! J’avais l’immense frustration de ne pouvoir établir un vrai contact avec les gens qui ne me connaissaient pas bien. Heureusement ce cauchemar cessa à 16 ans, grâce aux talentueuses mains d’un chirurgien de l’Hôtel Dieu, à Paris. Quand cette peur de ne pouvoir communiquer avec les autres a diminué, je me suis aperçu combien cette particularité m’avait affecté, handicapé durant mon enfance. Après l’opération les gens ne se tournaient plus sur leur droite quand je les regardais en leur parlant. Le monde avait tout d’un coup pris des couleurs. Peu d’années après cette libération je me suis testé en passant à la vitesse supérieure en montant sur les planches.
A 19 ans, après des études d’art dramatique en parallèle avec la fac de droit. J’ai fait mes premiers pas d’acteur au sein d’une troupe d’étudiants qui participait au « Festival International du Théâtre Universitaire » de Nancy. Nous donnions « Les Esprits » de Pierre de Larivey, une pièce dont Molière s’est inspiré pour L’Avare. Etre sur scène avec Philippe Léotard pour partenaire, dirigés par Ariane Mnouchkine me paraissait alors la chose la plus merveilleuse du monde. Grand trac, bien sûr mais aussi beaucoup de plaisir. La magie du théâtre me fascinait depuis tout petit. Je voulais, à ce tournant de ma vie vivre la situation extraordinaire de l’acteur que tout un public regarde. Pour un grand timide ex-complexé, être sur scène devant un grand public de mes pairs était un défi personnel, un grand pas très libérateur.
Le succès de cette représentation a nourri ma conviction. J’avais fait un bon choix en affrontant mes doutes, en contrôlant ma peur. Je m’attribuai une portion de ce succès et je savourai ce moment de bonheur. L’été qui suivit m’a vu faire la tournée des casinos et théâtres de province avec le Théâtre du Petit Monde qui jouait « Un bon petit diable » de ville en ville. Faire la tournée des casinos de province n’est pas une sinécure, surtout quand on cumule les fonctions de chauffeur, monteur, régisseur et acteur mais chaque soirée, qu’elle soit un franc succès ou un demi-succès, m’avait fait progresser !
Pourtant cette expérience n’a pas débouché sur une carrière dans le théâtre ou le cinéma. Après mes premiers petits succès mon père m’a prié de me trouver d’abord un métier, source plus sûre de revenus, avant de choisir d’être acteur professionnel… «et à ce moment là. »« disait-il je serai libéré de mes obligations envers ta sécurité financière et tu pourras décider de te relancer dans l’incertitude d’une vie dans le monde du spectacle à la recherche du succès ». La demande paternelle fut à la racine de ma carrière de publicitaire international pendant 32 ans, puis de coach personnel depuis 1998. Mon rêve avait été déraillé, certes, mais l’expérience des planches allait me resservir.
Una autre « grand moment » fut le service militaire qui a, lui aussi, présenté des défis inattendus. Pendant les 3 jours de présélection, je n’ai pas souhaité suivre la formation d’E.O.R. (Ecole des Officiers de Réserve) qui m’était proposée compte tenu de mon niveau d’études. Mon refus était simplement parce que les dates d’incorporation de cette promotion auraient été 2 mois plus tard et ne me convenaient pas, ce qui m’a fait décider de refuser de faire les E.O.R. Incorporé comme simple soldat au 22è Groupement de Chasseurs Alpins, à Nice, j’y ai vécu, en marge de la formation militaire, des moments d’humanité simples et puissants. Au plan physique, j’ai fait des sérieux progrès avec l’entrainement sévère typique d’un corps « d’élite », mais sur un plan social, je me suis retrouvé avec des camarades qui n’avaient pas le même niveau d’études. Le deuxième jour, j’ai été convoqué chez le colonel commandant le groupement : – « Alors Worth ! On me dit que vous avez refusé d’être officier ! » – « Non, mon colonel ! J’aurais aimé faire les EOR mais il m’aurait fallu attendre 2 mois de plus avant l’incorporation et je veux être libéré au début de l’été, pas à la fin. » Il a franchement ri de mes priorités et m’a proposé un marché : – « Worth, vous avez un diplôme pour enseigner le ski, je vois. » – « Oui mon colonel. – « Ça vous plairait de passer l’hiver comme moniteur de ski à notre Centre de Montagne ? » – « Beaucoup mon colonel ! » – « Bon, alors voilà : vous allez faire d’abord le peloton d’élèves gradés… et je compte sur vous pour être la locomotive de vos camarades qui ont fait moins d’études. Après le peloton d’élèves gradés vous ferez le peloton de sous-officiers et là aussi je compte sur votre participation active au progrès de vos camarades. Si ça se passe bien vous passerez l’hiver à skier. OK ? » – « Compris mon colonel. » C’est ainsi que je me suis retrouvé enseignant lecture et écriture à quelques uns de mes compagnons de régiment. J’y ai pris grand plaisir et le succès a été récompensé par un hiver dans la neige !
Cet hiver de 1964, nommé moniteur de ski au centre de montagne du Groupement à
Beuil, j’ai savouré d’être en montagne avec un sentiment de liberté, une autorité associée à la fonction, mais en même temps discipline et responsabilité augmentées. J’avais pour tout bagage de moniteur de ski, avant le service militaire, un diplôme de moniteur de ski pour colonies de vacances et j’ai du enseigner à mes stagiaires un sport que j’avais principalement appris empiriquement et naturellement. C’était un défi stressant puisque leur sécurité dépendait de mes décisions et de mon attention, mais ce fut un grand moment de croissance personnelle et de dépassement de moi. Une deuxième opportunité de dépassement de moi arriva à la fin Mars 65, à la fonte des neiges. Le lieutenant commandant le Centre de Montagne m’informa que désormais j’étais moniteur d’escalade. – « Mais mon lieutenant, j’ai le vertige ! » – « Eh bien, Worth ! Il va falloir vous en débarrasser »
Il donna ordre à un de mes collègues moniteurs de m’emmener en escalade et ne pas revenir jusqu’à ce que mon vertige ait été dominé. 48 heures plus tard nous étions de retour et j’étais capable de me tenir debout sur un piton rocheux de 50 cm de large à 6 m du sol pour guider les stagiaires à en faire l’escalade. Je ne me souviens plus exactement de comment ma peur avait été dominée mais deux idées maîtresses y ont participé :
1 – Ça commence toujours dans la tête.
Cette idée avait germé dans les exercices dans la cour de la caserne où on apprenait à sauter un mur apparemment trop haut pour en attraper le sommet, et aussi à marcher sur une longue poutre a 3 mètres du sol. – « D’abord croire que c’est possible ! ». Ça se travaille ! – Se fixer sur l’objectif et pas sur la difficulté. On regarde le bout de la poutre et on y va. Tout simplement. Sans s’obnubiler sur le fait qu’on pourrait mettre un pied de travers, glisser, tomber et finir estropié.
2 – « Ce sur quoi on porte son attention grandit en nous. »
– Si on s’obnubile sur le problème, on se paralyse. – Si on ressasse les difficultés, elles grandissent. – Si on recherche obstinément les solutions, elles apparaissent.
A la sortie du service militaire, je suis entré dans le monde de la publicité, au département trafic chez Publicis, puis ensuite chez Young & Rubicam, agence américaine, et les défis se sont multipliés avec les découvertes.
Le monde de l’entreprise est un microcosme à découvrir et apprivoiser, au début. Mes fonctions au sein de l’agence de publicité et la variété de mes clients m’ont amené à travailler sur tous types de produits, des matelas (Simmons) jusqu’à la bière (Kronenbourg Export et 1664) en passant par l’hygiène féminine (Modess), les produits vétérinaires (Maudor), la lingerie féminine (Playtex), les compagnies aériennes (Eastern Airlines, Air Canada, Air New Zealand), les pianos électroniques (Bontempi), les savons déodorants (Escudo), les lessives pour le sol (Spic & Span), les détergents toutes températures (Dash), les télécommunications (AT&T), les motoneiges (Bombardier / Ski-Doo) l’exportation des produits agricoles français SOPEXA, les vêtements de sport adidas, les téléphones mobiles (Siemens), le chocolat et le chewing gum (Kraft / Hollywood) et le tabac (Winston / Camel / Kool), les produits laitiers (Danone) les destinations exotiques de loisir (Club Med en Asie Pacifique, Nouvelle Zelande). La « Pub » demande beaucoup de curiosité et de souplesse car on est régulièrement confronté à des nouveaux produits, de groupes de consommateurs, de nouvelles opinions, des nouvelles attentes, de nouvelles perspectives.
Tout au long de ma carrière, il m a fallu affronter constamment des nouveaux objectifs, découvrir et m’adapter.
Pour résumer 30 ans de pérégrinations, Young & Rubicam, l’entreprise à laquelle j’ai collaboré, m’a envoyé, pour des périodes allant de 2 à 12 ans, de France au Mexique, en Italie, au Québec, au Japon, en Allemagne, à nouveau au Japon et, finalement, à Hong Kong… le temple du stress. Bien entendu, ma famille m’a accompagné tout au long de ces années, et nous avons du sortir régulièrement de notre « zone de confort » pour nous intégrer dans de nouvelles et étranges villes.
Si Milan et Francfort peuvent sembler faciles à apprivoiser pour des Français, nous y avons rencontré de sérieux et inattendus défis. À Montréal, on pourrait se croire presque chez nous, mais c’est l’Amérique et si les Canadiens français sont des gens généreux et amicaux, leurs hivers et leur langue n’en restent pas moins des sources d’apprentissage. Vivre à Tokyo et Hong Kong, enfin, ajoute une toute autre dimension de défis. Nous faisions, tous les 4 ans en moyenne, de nouvelles connaissances, essayant de maintenir un équilibre mental personnel tout en nous intégrant aux coutumes locales. Bien des choses normales et faciles pour les natifs du pays se révélaient souvent de véritables défis pour nous, parents et enfants.
Une petite anecdote toute banale en apparence illustre la difficulté de reconstruire sa « zone de confort ». Nous avions acheté une maison dans le Tarn pour y retrouver la famille pendant les vacances. Mon épouse va pour la première fois faire des courses au supermarché Mammouth près de Toulouse. Pour gagner du temps elle demande à une caissière où se trouve le rayon des produits d’hygiène : – «Comme d’habitude, madame ! »répond la caissière… … Bienvenue aux nouveaux arrivants !
Toute la famille a donc eu beaucoup l’occasion de « stresser ». En contrepartie, nous avons découvert de nouvelles manières d’être, de penser, d’agir et de réagir.
Nous avons eu pas mal de succès et presque tout le temps réussi à avoir la « pêche » et embellir notre vie.
Il paraît que les difficultés sont des moments qui nous préparent pour des temps meilleurs. Depuis ma première enfance, et mon problème de strabisme, j’avais développé un intérêt particulier pour ce qui motive les gens. Je suis curieux de comprendre pourquoi certaines choses se produisent et ce qui fait que les personnes réagissent d’une façon ou d’une autre. Pendant toutes...