Un cours pour maigrir

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Français
149 pages
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Description

Un cours pour maigrir aborde la véritable cause du surpoids: votre intérieur qui a oublié la perfection divine. Cet oubli a troublé non seulement votre esprit, mais aussi votre corps, et vous fait choisir ce qui ne peut vous sustenter… et rejeter ce qui serait bon pour vous. Au fur et à mesure que votre esprit retrouve sa spiritualité, votre corps reprendra son état naturel.
Les 21 leçons de ce livre vous amèneront au coeur d’un voyage sacré et profond. Une étape à la fois, vous apprendrez à passer d’une relation de peur à une d’amour avec vous-même et votre corps. Vous apprendrez à rassembler toutes les parties qui vous constituent – votre âme, votre corps et votre esprit – afin de redevenir la merveilleuse personne en paix avec elle-même que vous êtes né pour être. Tout comme Marianne écrit: «En ce qui a trait au plaisir de manger, le meilleur reste à venir!» Alors, soyez prêt à commencer une nouvelle relation avec la nourriture… et vous-même!

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Informations

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Date de parution 01 octobre 2012
Nombre de lectures 30
EAN13 9782896833498
Langue Français
Poids de l'ouvrage 3 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0172€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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Copyright © 2010 Marianne Williamson
Titre original anglais : A Course In Weight Loss
Copyright © 2012 Éditions AdA Inc. pour la traduction française
Ce livre est publié avec l’accord de Hay House, Inc.
Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme
que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire.
L’auteure ne donne pas de conseils médicaux ni ne prescrit l’utilisation d’une quelconque
technique en tant que forme de traitement pour des problèmes physiques, émotionnels ou
médicaux, directement ou indirectement. L’auteure offre seulement des informations de
nature générale pour vous aider dans votre quête du bien-être émotionnel et spirituel.
L’auteure et l’éditeur réfutent toute responsabilité pour vos actions si le présent livre est
autrement utilisé.
Syntonisez Radio Hay House à hayhouseradio.com
Éditeur : François Doucet
Traduction : Antonia Leibovici
Révision linguistique : Féminin pluriel
Correction d’épreuves : Nancy Coulombe, Suzanne Turcotte
Conception de la couverture : Tho Quan
Photo de la couverture : © Thinkstock
Mise en pages : Sébastien Michaud
ISBN papier 978-2-89667-517-3
ISBN PDF numérique 978-2-89683-348-1
ISBN ePub 978-2-89683-349-8
Première impression : 2012
Dépôt légal : 2012
Bibliothèque et Archives nationales du Québec
Bibliothèque Nationale du Canada
Éditions AdA Inc.
1385, boul. Lionel-Boulet
Varennes, Québec, Canada, J3X 1P7
Téléphone : 450-929-0296
Télécopieur : 450-929-0220
www.ada-inc.com
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Canada : Éditions AdA Inc.
France : D.G. Diffusion
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Suisse : Transat —  23.42.77.40
Belgique :D.G. Diffusion —  05.61.00.09.99
Imprimé au Canada
Participation de la SODEC.
Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du
Programme d’aide au développement de l’industrie de l’édition (PADIÉ) pour nos activitésd’édition.
Gouvernement du Québec —  Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres —  Gestion
SODEC.
Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et
Bibliothèque et Archives Canada
Williamson, Marianne, 1952-
Un cours pour maigrir : 21 leçons spirituelles pour perdre à jamais votre surpoids
Traduction de : A course in weight loss.
Traduction de : Witches’ Key to Terror.
ISBN 978-2-89667-517-3
1. Perte de poids. 2. Perte de poids - Aspect religieux - Christianisme. I. Titre.
RM222.2.W5414 2011 16.3’9806526 C2011-942454-1
Conversion au format ePub par:
www.laburbain.comPour Oprah
Ce livre est le résultat d’une discussion entre amies.
Oprah Winfrey m’a inspiré cet ouvrage, a guidé son développement et sa vision.
Spirituellement et littéralement, ce livre est né d’une coopération. Chaque page reflète
l’affection et la gratitude que j’éprouve à son égard ; j’espère que ce livre la
réconfortera comme il a réconforté tant d’autres.
À toute personne pour qui ce livre est un cadeau,
sachez qu’il vient d’elle.AVANT-PROPOS
Dans ce livre merveilleux et inspirant, Marianne Williamson aborde non seulement les causes
profondes de notre surpoids, mais également de notre souffrance.
Pendant plus de 30 ans, mes collègues et moi avons mené une série d’études au
Preventive Medicine Research Institute, organisation sans but lucratif, révélant que lorsque
nous nous attaquons aux causes sous-jacentes d’un problème, notre corps montre souvent
une remarquable capacité d’entamer la guérison bien plus rapidement qu’on l’aurait cru
possible. Pour démontrer le pouvoir de ces interventions simples, peu coûteuses et ayant
passé l’épreuve du temps, nous avons utilisé des mesures de pointe.
Nos études ont prouvé que même la progression des maladies cardiaques graves peut être
souvent freinée grâce à des changements complets de notre mode de vie, tout comme les
premiers stades du cancer de la prostate, du diabète, de l’hypertension, de
l’hypercholestérolémie, de l’arthrite et de la dépression. Nous avons publié des études
montrant que lorsque vous changez votre mode de vie, vous modifiez vos gènes — en
activant ceux qui enraient la maladie et en désactivant ceux qui la favorisent — et élevant
même le taux d’une enzyme qui rallonge les télomères (extrémités naturelles des
chromosomes contrôlant le vieillissement), accroissant par le fait même la longévité. Ainsi,
des gens ont perdu une moyenne de 12 kg la première année, dont seulement la moitié a
repris ces kilos cinq ans plus tard.
Toutefois, même si nous éludons littéralement ou figurativement les causes sous-jacentes
au surpoids, le même problème réapparaît souvent — nous regagnons le poids perdu, nos
artères coronaires ayant subi un pontage se rebouchent, et nous reprenons une médication à
vie — ou bien d’autres problèmes surgissent et nous devons affronter des choix douloureux.
Lorsque je donne des conférences, je projette souvent une diapositive de médecins affairés à
éponger le plancher autour d’un évier débordant, sans penser cependant à fermer le robinet.
Les choix que nous faisons tous les jours quant à notre nourriture et à la manière dont
nous vivons sont parmi les raisons inhérentes les plus notables de l’obésité et d’autres
maladies chroniques. Mais un motif encore plus profond affecte fortement nos choix de vie :
la séparation de qui nous sommes véritablement — la perception erronée que nous sommes
des êtres séparés de la Source. C’est ce que Marianne décrit avec une telle éloquence et
intelligence dans ce livre.
Pour motiver des modifications durables dans une diète ou un mode de vie, l’information
est importante mais souvent insuffisante. Sinon, nous serions tous minces et en bonne santé,
car la plupart des gens savent quels aliments sont sains et lesquels ne le sont pas. Et
personne ne fumerait. Tout fumeur sait que le tabac est dangereux pour la santé — chaque
paquet de cigarettes porte une mise en garde. Néanmoins, beaucoup n’abandonnent pas
pour autant. Clairement, nous devons travailler sur un plan plus profond.
La véritable épidémie n’est pas seulement l’obésité, les affections cardiaques ou le cancer
— c’est la solitude, la dépression et l’isolement. Si nous nous attaquons à ces questions plus
profondes, il devient plus facile de procéder à des changements durables du comportement.
Dans le cadre de nos études, j’ai passé beaucoup de temps avec les participants sur une
période de plusieurs années. Nous avons fini par bien nous connaître, et une grande
confiance s’est installée entre nous. Je leur ai demandé de m’expliquer pourquoi ils
mangeaient à l’excès ; fumaient et buvaient trop ; travaillaient comme des forcenés ;
abusaient des drogues ; passaient trop de temps devant la télé, sur Internet ou avec les jeuxvidéo ? Ces comportements ne me semblaient pas très judicieux.
Ils m’ont répondu : « Dean, vous ne comprenez pas. Ces comportements ne sont pas peu
judicieux, ils sont au contraire très judicieux : ils nous aident à traverser la journée. Ils
engourdissent notre douleur émotionnelle. »
Donc, réussir à passer à travers une journée devient plus important que vivre une longue
vie, lorsqu’on est seul, déprimé ou isolé. Comme me l’a dit un participant : « J’ai 20 amis dans
ce paquet de cigarettes. Ils sont toujours là pour moi. Vous voulez me priver
de mes 20 amis ? Que me donnerez-vous à la place ? »
D’autres patients se réfugient dans la nourriture : « Quand je me sens seul, je mange
beaucoup de gras — cela enrobe mes nerfs et engourdit ma douleur. Je peux remplir le vide
avec de la nourriture. » Les aliments gras sont souvent appelés « aliments de confort » à
juste titre. Nous avons bien des manières de nous engourdir, de contourner la douleur ou de
nous en éloigner.
En avoir conscience est le premier pas de la guérison. La douleur offre toutefois un
avantage : celui d’attirer notre attention ; ce qui nous aide à établir un lien entre cette
souffrance et sa cause, et ainsi faire des choix bien plus agréables et plus sains.
L’expérience de la douleur émotionnelle et de la déprime peut être un puissant catalyseur
pour changer notre comportement, non seulement par rapport à la nourriture et à l’exercice
physique, mais aussi pour faire face aux questions plus profondes qui nous motivent
véritablement. Lorsqu’une personne est rendue au point où la souffrance est telle qu’elle est
prête à tout pour changer ; dans ce cas, si elle est correctement guidée, elle sera plus à
même de faire des choix favorisant la vie plutôt que l’autodestruction.
Comme les mécanismes qui affectent la santé sont très dynamiques, lorsque nous
travaillons à un niveau plus profond, nous sommes plus susceptibles de nous sentir
rapidement beaucoup mieux, ce qui recadre les raisons de changer, les faisant passer de la
peur de la mort à la joie de vivre.
Ce qui est durable, ce sont la joie, le plaisir, la liberté et l’amour. Encore plus que la santé
et la perte de poids, la plupart des gens veulent se sentir libres et en contrôle. Voilà pourquoi
les régimes alimentaires ne réussissent pas : ils dictent ce que vous ne pouvez avoir et ce
que vous devez faire. Si vous entamez une diète, tôt ou tard vous l’abandonnerez. Si vous
commencez un programme d’exercice, tôt ou tard vous laisserez tomber.
Les régimes alimentaires reposent souvent sur la peur qu’un danger — crise cardiaque,
AVC, cancer — risque d’arriver autrement. Les efforts pour motiver les gens à changer leur
mode de vie en faisant appel à la peur échouent, car nul ne veut croire qu’un danger le
guette, si bien qu’il n’y pense pas.
La peur n’est pas un motivateur durable. Pourquoi ? C’est trop effrayant. Nous savons que
nous allons mourir un jour — le taux de mortalité est toujours de 100 % sans exception —
mais qui veut y penser ? Même les personnes ayant subi une crise cardiaque reprennent
souvent leurs anciennes habitudes de vie et d’alimentation après un certain temps.
Le langage du changement comportemental a fréquemment un aspect moralisateur qui
rebute beaucoup de gens (comme « tricher » avec une diète). Il n’y a qu’un petit pas entre la
perception des
aliments « bons » ou « mauvais » et la perception de vous-même comme étant une personne
« bonne » ou « mauvaise » si vous les mangez ou pas, et cela crée un cercle vicieux dont la
spirale s’enlise de plus en plus.
En outre, le fait que le patient doive « se conformer » a une connotation presque fasciste,car il suggère une manipulation de la volonté. Autrement dit, je vais sans doute réussir à ce
que vous changiez votre régime alimentaire, mais tôt ou tard (d’habitude tôt), une partie de
vous se rebellera. (Rappelez-vous : « Ne mangez pas la pomme » n’a pas marché, et c’était
Dieu qui parlait…)
La volonté n’est qu’une autre façon de dire que vous vous forcez à faire quelque chose, et
vous forcer à faire quelque chose ne dure jamais. Répétons-le, ce qui est durable, ce sont
l’amour, la joie, le plaisir et la liberté.
Lorsque, de guerre lasse, nous abandonnons un régime pour maigrir, nous nous blâmons
généralement nous-mêmes. Ainsi, l’humiliation, la culpabilité, la colère et la honte finissent par
devenir inhérentes à la plupart des diètes et programmes de vie, et ces émotions sont les plus
toxiques qui soient.
Au lieu de cela, en prenant Marianne pour guide, nous pouvons remonter à la cause
première de nos souffrances : nous avons oublié qui nous sommes réellement. Le mot santé
a une connotation de « rendre complet », de retrouver son intégralité. Le mot yoga vient d’un
mot sanskrit signifiant « unir », joindre ensemble. La science aide à étayer la sagesse des
traditions anciennes.
L’intimité est synonyme de guérison. La confiance est tout,
car nous pouvons être intimes uniquement dans la mesure où nous nous rendons
émotionnellement vulnérables. Une relation totalement engagée permet à deux êtres
d’éprouver une confiance mutuelle plénière. La confiance nous permet de nous sentir en
sécurité. Lorsque nous nous sentons en sécurité, nous pouvons ouvrir notre cœur à l’autre et
être complètement vulnérables — physiquement, émotionnellement et spirituellement. Quand
notre cœur est entièrement ouvert et vulnérable, nous pouvons faire l’expérience des niveaux
plus profonds de l’intimité qui sont curatifs, joyeux, puissants, créatifs et intensément
extatiques. Nous pouvons nous abandonner à l’autre grâce à la force et à la sagesse, et non
par peur, faiblesse ou soumission.
Si cette confiance a été transgressée à cause de maltraitance physique, sexuelle ou
émotionnelle — spécialement si cela vient d’un parent ou membre de la famille censé nous
protéger — l’intimité peut paraître dangereuse et effrayante. La boulimie devient souvent un
moyen de nous protéger contre les éventuels mauvais traitements, mais elle nous isole aussi
de l’intimité thérapeutique que nous souhaitons le plus.
Les valeurs de communauté, de compassion, de pardon, d’altruisme et de service font
partie de presque toutes les traditions religieuses et spirituelles, ainsi que de beaucoup de
traditions séculières — ce que le philosophe allemand Leibniz appelait « la philosophie
pérenne » — les éternels piliers communs à toutes les religions une fois que nous allons
audelà des rituels et des formes servant trop souvent à diviser plutôt qu’à unifier.
L’altruisme, la compassion et le pardon peuvent s’avérer thérapeutiques tant pour celui qui
donne que pour celui qui reçoit, car donner aux autres avec un cœur ouvert aide à guérir
l’isolement et la solitude qui séparent les gens. Lorsque nous pardonnons aux autres, nous
n’excusons pas leurs actions — mais nous nous libérons de notre propre stress et souffrance.
Ceci nous permet d’atteindre des niveaux d’intimité et d’affinité extrêmement thérapeutiques.
Lorsque vous remplacez la haine par l’amour, et la peur par l’espoir, cela vous transforme,
ainsi que votre entourage.
Les anciens svâmis et rabbins, moines et nonnes, mollahs et maharishis n’utilisaient pas
les pratiques spirituelles uniquement comme de puissantes techniques de gestion du stress,
même si elles l’étaient effectivement. Ces techniques étaient également des outils efficaces
de transformation et de transcendance, offrant une expérience directe de ce que signifie êtreheureux et serein, si nous arrêtons simplement de perturber notre état naturel de paix
intérieure.
Ces techniques n’apportent pas la paix et le bonheur ; elles nous aident simplement à
redécouvrir et à ressentir notre paix intérieure qui est déjà là, une fois que nous cessons de la
troubler. Comme l’enseignants spirituel œcuménique le disait souvent « Je ne suis pas un
Hindou, je suis inaction. »*
La prière et la méditation nous permettent d’accéder à notre sagesse intérieure de façon
plus intentionnelle. Vous êtes-vous jamais réveillé au milieu de la nuit avec la réponse à un
problème qui vous tracassait ? Toutes les traditions spirituelles parlent d’une « petite voix
intérieure », une voix qui parle très clairement mais très doucement. Cependant, elle est
facilement enterrée par les bruits et les préoccupations de la vie quotidienne. Pour bien des
gens, le seul moment où leur esprit est suffisamment calme pour qu’ils puissent entendre leur
voix intérieure est au milieu de la nuit. Parfois, cette voix murmure : « Écoutez, faites
attention. J’ai quelque chose d’important à vous dire. »
* Dans la version originale anglaise c’est le jeu de mots suivant : « I’m not a Hindu; I am an
Un-do. »
À la fin d’une séance de méditation — que ce soit une minute ou une heure — mon esprit
est beaucoup plus calme, de sorte que je peux mieux entendre ma voix intérieure. Je me
pose alors la question : « Pourquoi je ne fais pas attention à ce que je dois entendre ? » Puis
j’attends et j’écoute.
Avec le temps, j’ai appris à me fier à ma voix intérieure et à la reconnaître. Tout un chacun
le peut. Lorsque nous pratiquons l’écoute de notre voix intérieure dans des moments
paisibles, nous pouvons apprendre à y accéder lors des moments stressants quand nous en
avons le plus besoin. Ainsi, si nous faisons attention à notre sagesse intérieure, nous pouvons
souvent identifier les problèmes à leur stade initial, quand ils sont plus faciles à corriger.
Comme Oprah Winfrey l’a déjà dit : « Écoutez le murmure avant qu’il ne devienne un cri. »
La méditation, la prière et d’autres pratiques spirituelles peuvent offrir l’expérience directe
d’une interconnexion à la vie. Sur un certain plan, nous sommes tous séparés et différents les
uns des autres. Vous êtes vous et je suis moi. Sur un autre plan, les pratiques spirituelles, à
un niveau suffisamment profond, nous permettent de sentir que nous sommes une part de
quelque chose de bien plus grand, qui nous relie tous, quel que soit le nom que nous lui
donnons (même en lui donnant un nom, nous limitons ce qui est une expérience infinie). Nous
sommes une part de cet ensemble, non pas à part de ce dernier. Nous sommes cet
ensemble. Dans ce contexte, l’amour n’est pas quelque chose que nous obtenons, c’est ce
que nous sommes.
Lorsque nous arrivons à maintenir cette « double vision » — autant la dualité que l’unité
sous-jacente — nous pouvons profiter plus pleinement de la vie et accomplir davantage avec
moins de souffrance et de stress, à partir d’un endroit de complétude plutôt que d’un endroit
de manque, d’un sentiment d’interconnexion plutôt que de séparation. Notre vie devient alors
une manifestation d’amour, un acte d’amour — la force la plus puissante de l’Univers. En ce
sens, vous êtes plus susceptible de perdre du poids et de ne pas le regagner, car maintenir
une perte de poids est le résultat d’une guérison plus profonde. Le livre de Marianne illumine
brillamment ce cheminement hors des ténèbres.
— Dean Ornish, M.D., fondateur et président du Preventive Medicine Research Institute,
professeur en médecine clinique, université de Californie, San Francisco • www.pmri.or*INTRODUCTION
Ce livre est un programme spirituel comportant 21 leçons. Il est différent de tout ce que vous
avez pu faire à propos du régime alimentaire ou de l’exercice. C’est une reconversion de votre
conscience dans le domaine du poids.
Peut-être avez-vous fait de grands efforts pour perdre du poids par le passé — depuis un
régime alimentaire drastique à des prouesses pratiquement surhumaines quant à l’exercice —
et pourtant, vous n’avez pas réussi à garder un poids constant. Bien
que vous ayez réussi à changer votre comportement pendant un temps, vous n’avez pas
encore fait l’expérience du degré de changement nécessaire en vue de régler vraiment le
problème.
Vous avez peut-être modifié votre pensée consciente par vous-même, mais vous ne
pouvez changer seul votre subconscient. Et si votre subconscient n’est pas engagé dans vos
efforts de perte de poids, il trouvera une manière de reconstituer ce surpoids, quoi que vous
fassiez.
Seul l’esprit a le pouvoir de reprogrammer positivement et de façon permanente vos
pensées conscientes et inconscientes. La guérison holistique de tout état implique l’utilisation
de pouvoirs tant internes qu’externes, et la boulimie n’est pas différente. Ce cours est un
programme de leçons visant à harmoniser votre réflexion avec les principes spirituels qui vous
libéreront.
Les principes dirigeant ces leçons ne sont pas difficiles, mais ils sont différents de la
manière dont vous pensez normalement. Les voici :
1. Votre corps est complètement neutre. Il ne fait rien : il est un effet, pas une cause.
2. Ni un mauvais régime alimentaire ni un manque d’exercice ne sont la cause de votre
surpoids. L’esprit en est la cause, le corps en est l’effet. La cause de votre surpoids est
dans votre esprit.
3. La cause de votre surpoids est la peur, zone de votre esprit où l’amour est bloqué.
4. La peur s’exprime sous forme d’envies inconscientes, qui se manifestent à leur tour soit
comme des habitudes alimentaires excessives et/ou malsaines, soit comme une
résistance à un programme d’exercice approprié. L’effet ultime —
le surpoids — ne sera guéri de façon fondamentale et permanente qu’au moment où la
peur sera extirpée.
L’objectif de ce cours est d’extirper votre peur et de la remplacer par un amour inestimable.
Il peut sembler bizarre de considérer que la peur est la source de votre problème pondéral,
pourtant c’est la vérité. À mesure que votre esprit s’habitue à laisser aller sa peur, votre corps
laissera aller ses kilos superflus. Ce passage mental de la peur à l’amour est un miracle : la
reprogrammation de votre conscience se passe sur le plan causal, permettant au plan
corporel de transformer une dysfonction en une guérison. Ce cours ne concerne pas votre
relation avec la nourriture, mais votre relation avec l’amour. Car l’amour est votre véritable
guérisseur. Et les miracles se produisent naturellement en présence de l’amour.
L’amour est ce qui vous a créé et ce qui vous soutient. C’est en même temps votre
connexion avec votre véritable réalité et votre alignement avec le courant positif de l’Univers.Garder à l’esprit cette vérité divine — l’amour est ce que vous êtes — c’est la clé
de votre guérison, car votre relation avec la nourriture est un domaine où votre système
nerveux a perdu le souvenir de son intelligence divine. À mesure que vous vous rappelez
votre propre vérité divine, les cellules de votre corps se rappelleront la leur.
Le corps a une intelligence naturelle lui permettant de créer et de maintenir un poids parfait
aussi longtemps que l’esprit est en harmonie avec sa propre perfection. Votre poids parfait est
codé dans le schéma naturel de votre véritable moi, tout comme votre intégralité parfaite.
Votre véritable moi sait exactement comment habiter son corps de la manière la plus saine et
la plus heureuse, et il le fera automatiquement lorsque vous rétablirez une connexion
consciente avec votre réalité spirituelle. En retournant à la vérité de ce que vous êtes
réellement, vous atteindrez un lieu où tous vos problèmes de poids auront disparu.
La reconnexion à votre réalité spirituelle s’accomplit à travers une force que nous appelons
ici l’Esprit divin. C’est un cadeau de Dieu qui rétablira votre équilibre mental chaque fois que
vous déciderez de l’invoquer. Votre compulsion est un lieu où, dans votre égarement spirituel,
vous devenez temporairement insensé, ne serait-ce qu’un instant — juste assez pour ouvrir
un sac de croustilles qui déclenche votre envie de manger compulsivement. Perdue dans cet
égarement, votre pensée devient confuse et vous êtes incapable de dire « non » quand
quelque chose de réellement nuisible à votre bien-être se fait passer pour un ami affectueux
et protecteur. L’Esprit divin est la force opposée à cette folie temporaire : lorsque vous êtes
perdu dans ces moments d’égarement spirituel, l’Esprit divin est là pour vous rappeler qui
vous êtes.
La conscience de la race humaine est dominée par la peur, qui a pénétré dans votre vie
sous la forme d’un schéma comportemental particulier : la boulimie. En pratiquant ce cours,
vous enjoignez à l’esprit de peur de s’en aller.
Le pouvoir de l’amour est parfait, créatif, organisé, tonifiant, curatif et abondant. Le pouvoir
de la peur est fou, destructeur, violent, provoquant la maladie et le manque. Il s’exprime
comme un moi imposteur, pervertissant votre vraie nature et vous incitant à vous comporter
d’une manière incompatible avec ce que vous êtes vraiment. Il est spirituellement immature
de sous-estimer le pouvoir de l’une ou de l’autre de ces forces. Ces deux forces sont actives
et les deux vous surveillent : l’une vous veut du bien, l’autre souhaite votre mort.
Lorsque des forces inconscientes conduisent une personne à un comportement
autodestructeur chronique, où son conscient n’a pour ainsi dire pas de contrôle, nous parlons
ici de dépendance. Une simple réaction psychologique n’a pas d’emprise sur la dépendance. Il
y a dépendance lorsque vous êtes incapable de vous arrêter, quand une sorte de folie
s’empare de vous et vous incite à ruiner chaque situation, vous prive du bonheur et réduit
votre vie au désespoir. C’est la vie vécue sous les ordres d’une méchante sorcière qui a
envahi votre cerveau et s’en sert comme d’une salle de contrôle, vous poussant à faire des
choses des plus autodestructrices, puis s’amuse en gloussant lorsque vous gisez sur le sol en
vous tordant de douleur.
Vous seul pouvez dire si vous êtes ou non dépendant de la nourriture. Toute personne
dépendante de la nourriture est boulimique, mais chaque boulimique n’est pas une personne
dépendante. Les principes de ce cours s’appliquent aux deux.
L’amour qui vous libère est un amour qui vient d’au-delà de votre esprit mortel. C’est une
intercession divine venant d’un système de pensée au-delà du nôtre. En plaçant vos
problèmes entre les mains de Dieu, la situation qu’ils représentent sera recréée. Ce qui est
imparfait deviendra alors parfait.
La compréhension intellectuelle de votre corps, la connexion corps-esprit, la physiologie del’exercice ou les réalités du métabolisme de la nourriture, tout cela ne signifie rien si vous
souffrez d’une dépendance. Comme le disait Sigmund Freud : « L’intelligence sera utilisée au
service de la névrose. » Le fait que vous n’avez rien compris n’a pas d’importance. Peu
importe votre intelligence ou la quantité de travail que vous avez fait sur vous-même ; tout
seul vous n’arrivez pas à vous montrer plus malin que la force psychique de la compulsion et
de la dépendance, sinon vous l’auriez déjà fait. Pour ce problème, ancré et pernicieux, il n’y a
que les forces spirituelles qui puissent vous aider. Pour cela vous avez besoin de Dieu.
Ce cours ne concerne pas la nourriture, mais la spiritualité — la quête d’un pouvoir
dépassant le vôtre. Ce cours ne traite pas de votre dépendance, mais d’une force plus
puissante. Mon objectif n’est pas d’analyser votre obscurité, mais d’allumer une lumière qui,
ayant été piégée en vous, est maintenant prête à émerger.
L’esprit de peur est l’antithèse de l’amour, où votre propre pouvoir mental est retourné
contre vous-même. Vous êtes-vous jamais retrouvé à dire quelque chose que vous savez
instinctivement
être le contraire de ce que vous éprouviez réellement ? Dans un moment de haine de soi,
votre esprit est capable de vous convaincre que vous agissez par amour de soi. « Je mange
tous ces gâteaux pour me réconforter. » « Je mange tout ce pain parce qu’il me nourrit
émotionnellement. » Ce n’est pas seulement votre esprit qui risque de devenir fou mais aussi
votre corps. Compulsion et dépendance rendent temporairement inopérantes les propensions
soutenant la vie de l’esprit et du corps. Dans ce cas, il ne s’agit pas d’une guerre que la raison
peut gagner.
Posez-vous donc la question : Acceptez-vous de considérer, ne serait-ce qu’un moment, la
possibilité que Dieu puisse dépister votre folie ? Si vous vous sentez incapable de mettre seul
fin à cette guerre menée à votre encontre — une guerre qui, en se poursuivant, finira par
vous tuer — permettez-vous de vous abandonner à un espoir fervent et de penser, ne
seraitce qu’un instant, que l’aide pour laquelle vous avez prié est arrivée.
Si vous n’étiez pas déjà rendu à ce stade, vous ne seriez pas en train de lire ce livre.
Parfois, nous devons admettre l’obscurité qui est en nous, à d’autres moments, nous devons
accepter la lumière. Au niveau le plus profond, ce n’est pas votre obsession pour la nourriture
que vous devez admettre le plus, mais le souvenir de votre lumière divine… la lumière de
Dieu qui vit en vous, à l’instar du bienfait qu’elle procure : la solution à tout problème, même
celui-ci.
Cher Dieu,
S’il te plaît, libère-moi
des faux appétits
et élimine ma douleur.
Éloigne de moi le moi compulsif
et montre-moi qui je suis.
Cher Dieu,
de grâce, offre-moi un nouveau départ.
Délivre mon cœur
pour que je puisse enfin vivre
une vie plus libre.
Amen.* * *
ENTAMEZ LE VOYAGE
Vous êtes sur le point d’entamer un voyage particulier et, comme pour toute autre chose,
vous avez deux choix : l’effectuer superficiellement ou aller plus loin.
Le boulimique a une relation fantasmatique avec la nourriture, la chargeant d’un pouvoir
qu’elle ne possède pas en réalité. Peut-être souscrivez-vous à cette pensée magique :
manger offre confort et force, même quand vous mangez des aliments (ou des quantités
d’aliments) qui ne peuvent que vous faire du tort. La personne boulimique idolâtre la
nourriture, relation où des pouvoirs n’appartenant qu’à Dieu ont été associés à quelque chose
d’autre.
Commencez par en avoir conscience.
La croissance spirituelle est un processus fascinant si vous la laissez prendre place. C’est
un voyage intérieur d’une intuition à une autre, où des prises de conscience salutaires se
mettent en place à mesure que vous êtes prêt à les recevoir. Une fois que vous appréhendez
la véritable nature de vos pensées, vous pouvez alors les démêler. Votre parcours, depuis
votre aveuglement à une vision spirituelle, précède votre parcours d’une alimentation
dysfonctionnelle à une relation saine avec la nourriture ; en fait, c’est une condition
préalablement nécessaire. À mesure que vous comprenez mieux les raisons de votre
faiblesse, vous posez les bases d’une culture fondée sur des forces nouvelles.
La première prise de conscience concernant votre
cheminement vers la liberté est que vous avez cru en un mensonge. Ainsi, à travers la force de votre
foi en ce mensonge ou cette illusion, vous lui avez conféré une authenticité. L’illusion est que
la nourriture nuisible a le pouvoir de vous réconforter, de prendre soin de vous et de vous
soutenir. Votre tâche est de corriger ce mensonge.
Les derniers mots du Notre Père, « Car c’est à toi qu’appartiennent le règne, la puissance
et la gloire », signifient en fait « seul Dieu a le pouvoir de me réconforter, de prendre soin de
moi et de me soutenir. » Ce n’est pas là une supplication mais une affirmation qui, exprimée
avec conviction, a le pouvoir de pénétrer au plus profond de votre subconscient. Vous réalisez
que la nourriture ne peut pas vous entretenir émotionnellement, mais que Dieu, et seul Dieu,
le peut.
En remettant tout pouvoir à l’Esprit, vous réalignez les énergies de votre subconscient et
enjoignez à chacun des aspects de vous-même — y compris votre corps — de revenir à
l’Ordre divin. Votre corps est censé être une image de votre esprit. Vos pensées et vos
cellules réagiront au rappel de leur perfection divine.
L’objectif de ce cours est de rappeler à votre corps sa perfection en rappelant à votre esprit
la sienne. En remettant l’un au point, l’autre le sera également.
*
Ce cours est cumulatif. Chaque jour vous aurez une leçon, et même si vous aurez à vous
concentrer sur le contenu spécifique de cette leçon, son énergie subsistera invariablement
dans votre psyché au fil des jours. La boulimie implique deux choses : compulsion et
nourriture. Vous ne mettrez pas fin à votre boulimie en la remplaçant par une autre pratique
compulsive. En conséquence, il ne s’agit pas d’un cours à parcourir en vitesse, mais plutôt