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Ma cure d'eau pour la guérison des maladies et la conservation de la santé

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DANS la première partie du livre j’explique les diverses applications d’eau, telles que je les pratique. Je dis donc que l’eau s’emploie : 1° en compresses, 2° en bains, 3° en vapeurs, 4° en affusions, 5° en lotions, 6° en emmaillotements, 7° en boisson.

Les divisions et les subdivisions de chacune de ces applications se trouvent indiquées au cours des chapitres. Les dénominations et les procédés moins connus seront expliqués en temps et lieu.

Fruit d’une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.


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À propos deCollection XIX
Collection XIXest éditée par BnF-Partenariats, filiale de la Biliothèque nationale de France.
Fruit d’une sélection réalisée au sein des prestigieux fonds de la BnF,Collection XIX a pour amition de faire découvrir des textes class iques et moins classiques de la littérature, mais aussi des livres d’histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou livres pour la jeunesse…
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Sébastian Kneipp
Ma cure d'eau pour la guérison des maladies et la conservation de la santé
Allez vous laver sept fois dans le Jourdain, et votre chair sera guérie et deviendra pure.
(4. Reg. V, 10.)
PRÉAMBULE DU TRADUCTEUR
MGR KNEIPP, né le 17 mai 1821, à Stephansried, peti t hameau faisant partie de la paroisse d’Ottobeuren, en Bavière, s’est pieusement endormi dans le Seigneur, le 17 juin 1897, comme curé de Wœrishofen, diocèse d’Augsbourg. Il est mort victime de son dévouement et de sa char ité. Ne sachant se ménager, il voulait tout faire et servir tout le monde. Ce trav ail était au-dessus de ses forces, et depuis longtemps son entourage voyait avec anxiété la catastrophe approcher à grands pas. Depuis une dizaine d’années le nom de KNEIPP retentit dans tous les pays, et tout le monde le prononce avec vénération : il a été un gra nd bienfaiteur de l’humanité et un grand réformateur social. Ses mérites seront appréciés par l’histoire. Sans doute, KNEIPP n’a pas inventé l’hydrothérapie, mais il est l’auteur d’une méthode particulière, mise à la portée de tout le monde et de toutes les bourses. De plus, il était un vulgarisateur sans pareil : par ses livres, par ses conférences, par ses consultations il a répandu l’usage de l’hydrothérapie dans toutes les classes de la société. Il va sans dire que le traitement par l’eau froide ne préserve pas de la mort ; car il y a un proverbe qui dit : „Il y a remède à tout, fors à la mort.il est constaté Néanmoins qu’un très grand nombre de malades, abandonnés par tous les médecins, ont été sauvés par le curé KNEIPP. Les résultats de ses applications d’eau ont été souvent surprenants, merveilleux. Une célébrité médicale disait de lui : „ Je souhaite que tous les hommes civilisés fassent usage de cette nouvelle médication ; car je considère M. l’abbé KNEIPP comme un génie et un médecin né. Sa conviction était que, si le monde observait les principes qu’il ne cessait d’enseigner sur la manière de vivre, de se nourrir et de s’habiller, les haines sociales disparaîtraient et que les classes se rapprocheraient de beaucoup. Même ceux qui ne partagent pas l’admiration général e pour le talent du curé de Wœrishofen, ceux-là même s’inclinent devant cet hom me qui aurait pu faire une fortune colossale, mais qui a vécu et fait le bien simpleme nt, avec un désintéressement admirable. Jamais, au moment même où des princes du sang, des rois de la finance, l’aristocratie des deux mondes se pressaient dans son humble cabinet, il ne s’est départi un instant de sa bonhomie affable et courtoise, de sa modestie et de son détachement, qui du premier coup lui gagnaient tous les cœurs et inspiraient à tous une confiance illimitée. Il n’a point cherché la gloire, la gloire est venue à lui. Le premier et le principal ouvrage médical de KNEIP P estMa cure d’eau pour la guérison des maladies et la conservation de la santé,traité d’hydrothérapie populaire, qui a paru (en allemand) vers la fin de l’année 1886. R arement une publication a obtenu un succès aussi prompt et aussi universel. Ce succès, du reste, s’explique aisément par le mérite et l’opportunité de l’œuvre, qui, dans un style simple et compris de tout le monde, expose une méthode facile et admirable de guérir les maladies et de conserver la santé. Tout ce que l’auteur y a consigné par écrit, il l’avait essayé, expérimenté, pratiqué cent et mille fois depuis une quarantaine d’années. Ce livre a des qualités si éminentes qu’il ne devra it faire défaut dans aucune bibliothèque, dans aucune famille : c’est un ami et un guide pour l’homme du peuple comme pour les médecins eux-mêmes. Le prix réduit d e cette édition populaire le rend accessible à toutes les bourses. KNEIPP était non seulement un médecin de l’âme, il guérissait aussi les maladies du corps. Cela fait que Wœrishofen, gros village bavar ois, où il exerçait les fonctions de
curé, est devenu une célèbre station balnéaire, fré quentée par toutes les classes de la société, par les riches et par les pauvres. Naturellement les médecins ne sont pas restés étran gers à ce mouvement, à cette nouvelle évolution de la science médicale. Beaucoup d’entre eux se sont rendus à Wœrishofen, pour examiner-par eux-mêmes le système KNEIPP et pour s’initier aux applications d’eau, telles que le maître les pratiq uait. Et quel était le résultat de leurs études ? Ils s’en allaient fonder des établissement s hydrothérapiques et mettre en pratique ce qu’ils avaient appris à Wœrishofen. Le désir de KNEIPP était que Wœrishofen, berceau de sa méthode thérapeutique, restât le centre du mouvement kneippien. Pour ce motif il a pris, : il y a cinq ans, le R.P. REILÉ pour son secrétaire particulier. Ce disciple, qui connaît parfaitement la nouvelle méthode, est maintenant son digne successeur : de m ême qu’il possédait la confiance du maître, il possède aussi celle des malades et de tout Wœrishofen. KNEIPP est mort trop tôt pour sa méthode ; mais son œuvre lui survivra. Ses disciples, à Wœrishofen et ailleurs, continueront à répandre autour d’eux le culte de l’hygiène et de l’hydrothérapie. J. BECHTOLD.
AVANT-PROPOS DE L’AUTEUR
COMME prêtre je m’intéresse avant tout au salut des âmes : pour elles je vis et pour elles je veux mourir. Néanmoins, durant les quarante dernières années, les corps aussi, les corps sujets à la corruption, m’ont imposé du travail, des sacrifices, des soucis. Cette occupation, je ne l’ai jamais recherchée ; au contraire, l’arrivée des malades m’a toujours été et m’est toujours (naturellement parlant) à cha rge. Tenté de me soustraire indistinctement à toutes les consultations, je ne c édais qu’en pensant à Celui qui est descendu du ciel pour guérir les maladies de chacun de nous, et aux promesses faites en faveur des cœurs généreux et du moindre verre d’eau (Matth. V, 7 ; Marc IX, 40). Cette tentation m’obsédait d’autant plus que mes honorair es ne consistaient ni dans le gain matériel, ni dans la gloire, ni dans la reconnaissance ; au contraire, ce qui constituait ma récompense, c’était une perte de temps incalculable , parfois la calomnie et la persécution, souvent l’ingratitude, l’insulte et le mépris. Cela fut pour moi une preuve que je faisais bien ; aussi me résignai-je volontiers à mon sort. Mais après ces mésaventures, on comprendra mon peu d’inclination à écrire, d’autant plus que l’âge me fait déjà sentir son poids et que mon corps et mon esprit inclinent vers le repos. Les instances continuelles de mes amis, qui me représentaient que c’était mal agir que de laisser un jour enterrer avec mon corps les fruits de mon expérience ; les sollicitations innombrables des personnes guéries ; surtout les su pplications de malades pauvres et abandonnés — voilà ce qui m’a décidé, malgré moi, à saisir la plume d’une main déjà défaillante. J’ai consacré de tout temps mon attention et mes so ins aux classes indigentes, aux malades délaissés et oubliés de la campagne. C’est à eux de préférence que je dédie mon livre. Pour ce motif j’ai proportionné mon styl e à leur intelligence, en m’exprimant d’une façon simple et claire, en évitant toute phra séologie savante et en parlant le langage de la conversation, au lieu de présenter un squelette sans suc et sans vie. En raison de ma bonne intention et du but charitable q ue je poursuis, l’on me pardonnera sans doute certaines redites et l’un ou l’autre récit quelque peu diffus. Je n’avais nullement la pensée d’entrer en campagne contre quelque doctrine courante de la science ou d’attaquer, en quoi que ce soit, l ’érudition et la réputation d’une personnalité quelconque. Je sais fort bien qu’il ne sied qu’à un homme de l’art de faire un livre de ce genre ; je suis néanmoins convaincu que les hommes de la science verront avec intérêt un profane publier le résultat de sa longue expérience. C’est d’ailleurs avec reconnaissance que je serai toujours prêt à entendre raison, à accepter t out conseil loyal, à tenir compte des observations amicales ; mais, dussé-je passer pour un savetier et un charlatan, je ne ferai nul cas de la critique aisée et du blâme superficiel, inspirés par l’esprit de parti. Mon vœu le plus cher a toujours été de trouver un m édecin qui voulût, à ma place, se charger de ce travail qui m’est un fardeau, et je d ésire très sincèrement qu’enfin les hommes de l’art veuillent, sur une plus vaste échelle, étudier sérieusement et mettre en pratique la méthode hydrothérapique. Que mon travail d’amateur ne soit pour eux qu’un humble auxiliaire, je le veux bien. Je puis, au res te, leur certifier que, malgré mes manières rudes et répugnantes, le bâtiment le plus vaste n’eût pas suffi à loger tous les malades et tous les souffrants qui m’arrivaient : i ls se comptent par milliers et par dizaines de milliers. Je serais riche, très riche, si j’avais voulu accepter une partie seulement des honoraires qui m’étaient offerts pour ma peine. Bien des patients venaient me dire : „Je vous donnerai 100 francs, 200 francs, si vous me rendez la santé. Le
malade cherche du secours là où il en trouve, et il paie volontiers celui qui le guérit ; que cette guérison s’effectue par le moyen des drogues ou par le moyen de l’eau, peu lui importe. Des célébrités médicales ont courageusement commencé à appliquer l’hydrothérapie, et ils ont eu de grands succès. Mais leurs connaiss ances et leurs conseils sont, le plus souvent, descendus avec eux dans la tombe. Puisse e nfin à l’aurore succéder un jour serein et durable ! J’assume la responsabilité de chaque nom que je cit e ou que je laisse deviner dans mon livre, et je n’hésiterai pas, si on le désire, à le livrer à la publicité. Certaines expressions peut-être trop dures, on voudra bien le s mettre sur le compte de mon tempérament un peu rude et âpre. J’ai vieilli avec ce tempérament, et il m’est difficile, à mon âge, de le renier et de m’en séparer. Que la bénédiction de Dieu repose sur ce livre et l’accompagne dans sa pérégrination ! Si un jour les amis de l’hydrothérapie apprennent que j’ai fait voyage pour l’éternité, ils voudront bien être assez complaisants pour me faire arriver, moyennant un bonPater,un jet d’eau réfrigérant dans le purgatoire, où le médecin par excellence guérit et épure par 1 le feu la pauvre âme pour la vie éternelle. er Wœrishofen, le 1 octobre 1886.
SÉB. KNEIPP.
1 Mgr KNEIPP est pieusement décédé à Wœrishofen, après une longue maladie, le 17 juin 1897.