Mémé Edmée

Mémé Edmée

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Français
106 pages

Description

Mémé Edmée raconte l'histoire de la rencontre entre une dame d'un certain âge à l'âge incertain, qui habite dans une petite maison en Alsace et d'une jeune femme. Mémé Edmée est mystérieuse, originale et pique la curiosité du lecteur. On peut la rencontrer le dimanche lorsqu'elle tricote avec ses aiguilles magiques près du canal, accompagnée de ses fidèles compagnons: son chat « Souris », sa souris rose « Lili » et sa mouche « Ortenz ».


L'auteur a fait connaissance avec le personnage, a sympathisé et a découvert un autre monde... Un monde magique qui ouvre la porte aux rêves d'enfants. Mémé Edmée livre petit à petit ses secrets: secrets de magie et secrets pour une vie meilleure. Cet ouvrage initiatique invite le lecteur à aller à sa rencontre, à avoir un autre regard sur soi-même et sur la vie.


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Informations

Publié par
Date de parution 27 octobre 2017
Nombre de lectures 2
EAN13 9782414093915
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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Cet ouvrage a été composé par Edilivre 175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50 Mail : client@edilivre.com www.edilivre.com
Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays.
ISBN numérique : 978-2-414-09389-2
© Edilivre, 2017
Livre à l’usage de mes garçons uniques et merveilleux Pour qu’ils gardent en eux leurs rêves d’enfants et les réalisent à l’usage de tous les rêveurs de l’univers
1 Ue rencontre telle que l’on ne l’oublie jamais ni dans le temps présent ni dans le futur de tous les temps
Je me présente, je m’appelle Martine… Titine pour les proches. Je suis alsacienne. Eh oui ! Comme cela c’est dit ! Mais je suis aussi française !! Je me suis installée en Alsace, à Bibelheim un tout petit village dont je ne soupçonnais pas l’existence et encore moins, ce que j’allais y découvrir. J’habite une toute petite maison dans ce tout petit village où il n’y a même pas de boulangerie, ni de tabac, il n’y a pas de cinéma, pas de supermarché. Par contre et ça c’est super, il y a le restaurant “la Péniche” et le petit Port, il y a les bâteaux et le canal. J’ai trouvé cela pas mal du tout dans ce “Land” de chez nous. Et donc m’y voilà.
Par un jour de non-hazard comme tous les autres où rien n’est jamais pareil, en me promenant, j’ai croisé une dame d’un certain âge à l’âge incertain, qui tricotait assise sur un banc près du petit port où s’amarrent les bâteaux à Bibelheim, donc juste à côté du canal. Il faut reconnaître que ce canal de la Marne au Rhin en voit passer des touristes sur leurs bâteaux !!! Je disais donc, que j’ai croisé une dame d’un certain âge à l’âge incertain, qui avait à côté d’elle une brouette en bois d’un rouge écarlate, toute brillante sous le soleil. Il faisait beau, c’était le printemps. Chose surprenante, cette brouette était remplie de pelotes de laines de toutes les couleurs et de toutes les épaisseurs. A côté trônait un impressionnant sac à dos en forme de coccinelle, rembourré de on ne sait quoi… Un chat noir et blanc avec un bandana rouge sur la tête, se prélassait sur les pelotes. Sur le dos du chat une énorme mouche à 5 pattes avec un nez rouge et 8 paires d’ailes aussi grandes que celles d’une libellule, sirotait une goutte d’eau tombée de l’arbre d’à côté de la dame d’un certain âge, à l’âge incertain que je n’avais jamais encore croisée. Pourtant, elle ne passait pas inaperçue. Elle avait des cheveux très épais d’un blond doré, montés en champignon sur une tête ovale. Quelques mèches éparses retombaient sur ses épaules en dessous d’un étrange bonnet “cicogne” sur le dessus de son champignon. A ses oreilles pendouillaient des boucles en forme de”bratchdale”(bretzels en alsacien) et le médaillon de la chainette à son cou, représentait un knaki ball (le “knak wurscht” c’est la saucisse alsacienne par excellence… le “knaki ball” c’est la même saucisse miniaturisée… Il vaut mieux, si c’est pour la suspendre en tant que médaillon au cou !!!) Ses joues rondes et bien rouges telle une belle pomme à croquer, brillaient de bonne humeur. Sur son nez proéminent, se dressaient des lunettes vertes en forme de cœur aux verres très lumineux. Cette dame d’un certain âge à l’âge incertain, portait une salopette en jean jaune délavé parsemée de trous. Quelques fils pendouillaient près de ses sabots en bois verts qui étaient décorés chacun, de deux yeux, un nez de clown et une grande bouche qui rigole. Sous sa salopette en jean jaune, elle avait mis une chemise de bûcheron à carreaux rouges et verts. Ses habits étaient recouverts de poches cousues et chacune d’elle était remplie de je ne sais quoi… Cela laissait supposer que cette dame d’un certain âge à l’âge incertain, avait quelques kilos en trop. Cette tenue était complétée par une écharpe rouge assortie au reste. Les manches de sa chemise repliées, laissaient apparaître sur l’un de ses avant-bras, le tatouage d’une cigogne avec marqué en dessous l’inscription “J’aime l’Alsace” et un cœur à côté. Je n’avais jamais vu quelqu’un d’aussi bizarre que cette dame d’un certain âge à l’âge incertain. Et cela, ni à Strasbourg qui est quand même la capitale européenne, ni dans le Haut Rhin, ni dans le Bas Rhin et je m’y attendais encore moins dans ce petit village de Bibelheim dont je ne connaissais pas l’existence. Ce village existe je vous l’assure, il est juste après le petit pont. J’en reviens à cette dame d’un certain âge, à l’âge incertain… Elle n’a pas levé la tête
vers moi malgré que je me sois un peu approchée, attirée par sa vision si atypique. C’est ainsi que je découvris, posée sur la table à côté d’elle, une chope de bière remplie d’un liquide avec de la mousse rose au-dessus qui faisait un bruit de glougloutement. La mousse baissa à vue d’œil dans la chope et… juste derrière sur la table était campée sur ses pattes arrières, une souris rose qui se désaltérait à l’aide d’une paillette de foin… Une fois la chope vidée, la souris tituba et tomba sur la mouche sur le chat dans la brouette. Cela effraya et la mouche et le chat et la dame d’un certain âge à l’âge incertain. Il y eu un brouhaha de cris de “maintenant ça suffit !!!” Ah tu m’as fait perdre des mailles !!! gronda la dame d’un certain âge à l’âge incertain, chiaouh chiaaaaahhhhooouuu (miaullement de chat alsacien), et pzzzpzzzzz (bruit des mouches en Alsace) “Si c’est comme cela, je vous ramène tous à la maison !!!” Et en deux temps trois mouvements, la dame d’un certain âge à l’âge incertain, rassembla ses affaires à savoir : un tonneau de bière avec marqué “Gros-Nambourg” dessus qui était attaché à une cordelette et qu’elle avait mis au frais dans le canal, une glacière, dans laquelle je la vit ranger très rapidement des knaks et des “grumbere kaechle” (galettes de pommes de terre en alsacien). Une fois tout rassemblé, et posé au dessus de la laine dans sa brouette, elle parti avec son sac à dos “coccinnelle” vers une petite maison, a “hiesele” comme on dit en Alsace, juste à l’entrée du village. Et “clop clop” firent ses sabots en marchant et “scuiiii et scuiiii” fit la roue de la brouette. Avec tout cela, elle ne s’est pas aperçue de ma présence ni même sa troupe de fidèles. Je suis restée là, bouche bée, ne sachant pas si j’avais rêvé ou pas. J’ai fait une petite promenade le long du canal, histoire de me remémorrer le tout, on ne sait jamais… avec le décalage interrégional… je me suis installée au Kochersberg en venant d’un village plus au Nord. Des fois que ma vision me jouait des tours… Ce soir là, je n’ai pas arrêté de penser à cette dame d’un certain âge à l’âge incertain, que je n’avais encore jamais croisée. J’ai donc décidé de me promener au même endroit à la même heure le lendemain, afin de satisfaire ma curiosité naissante. Le lendemain matin, c’était un lundi ensoleillé de printemps, je me suis levée guillerette, pas le temps de lézarder au lit. Après un rapide petit déjeuner, et une tout aussi rapide toilette, je me suis rendue près du petit port comme la veille. Je me suis promenée en long et en large, espérant que la dame d’un certain âge à l’âge incertain vienne avec son bric à brac de brouette rouge en bois, et ses animaux de compagnie, s’installer pour tricoter. J’ai attendu et patienté du matin au soir et du soir au matin. Personne. Elle n’a pas montré le bout de son nez. Me voilà déçue et désappointée. Que faire ? J’ai réfléchi et il me vint un éclair de génie. Le jour en question où je l’ai vue pour la première fois, cette dame d’un certain âge à l’âge incertain que je n’avais jamais croisée auparavant, c’était un dimanche. Bien sûr, j’avais repéré sa “hiessele” (maisonnette comme l’on dit en alsacien). mais je ne me voyais pas y aller pour sonner. Et si je dérangeais ? Non, non… Il valait mieux patienter encore une semaine. Le dimanche suivant, je me suis à nouveau levée promptement après un petit déjeuner et une toilette rapides. Et me voilà à nouveau sur les lieux. Il était très tôt et il n’y avait pas âme qui vive près du port de Bibelheim. J’ai fait le tour et retour du chemin près du port afin de ne pas le perdre de vue, au cas où cette dame d’un certain âge à l’âge incertain réapparaissait. Au bout de 2h d’attente et de patience, j’entendis un bruit de sifflement et “scuiii et scuiii” et un” clop clop” qui m’a semblé familier. Mais oui !! La revoila !! La dame d’un certain âge à l’âge incertain que je n’avais encore jamais croisée, venait de s’asseoir comme le dimanche précédent sous l’arbre près du canal avec sa brouette remplie de pelotes de laines de toutes les couleurs et de toutes les épaisseurs, son chat noir et blanc avec un bandana rouge sur la tête couché au-dessus, la mouche à 5 pattes avec un gros nez rouge et 8 paires d’ailes comme celles des libellules. Se rajoutait à cela, tonneau de bière avec marqué “Gros-Nambourg” dessus et la glacière, bien sur. Au-dessus des cheveux coiffés en champignon recouverts du bonnet “cigogne”, se pavanait la souris rose. Le sac à dos “coccinnelle” était
plein à craquer de je ne sais quoi. Elle portait la même tenue que le dimanche précédent, et comme j’étais un peu plus près d’elle, j’ai eu l’impression d’une odeur étrange qui me chatouillait les narines. Elle s’installa en prenant soin de mettre au frais son tonneau de bière avec marqué “Gros-Nambourg” dessus. La chope a trouvé sa place habituelle sur la table. Elle se mit à tricoter avec de belles aiguilles très brillantes (on aurait dit du verre avec des reflets argentés, dorés, pailletés) à une allure incroyable une écharpe, 2 écharpes, un pull, en changeant de couleur et d’épaisseur. Puis elle ouvrit son sac à dos et en sorti un calepin. Je n’étais pas assez près pour voir de quoi il s’agissait au juste. J’observais la dame d’un certain âge à l’âge incertain sans me montrer, elle paraissait très mystérieuse. Mais quel secret pouvait-elle bien cacher ? Car de secret il y en avait un, plus je la regardais, plus j’en étais sure. A midi elle a fait une pause et a sorti de sa glacière des “grumberre kaechle” et des “knacks” comme la fois précédente. Elle s’est servie une chope remplie de ce breuvage du tonneau. Bien que étant dans un tonneau de bière avec marqué “Gros-Nambourg” dessus, cela n’en était pas. La couleur et la mousse rose très épaisse laissaient présager une mixture des plus étranges. La dame d’un certain âge à l’âge incertain, a tricoté ainsi jusqu’à la fin de l’après-midi. Pendant tout ce temps, la souris n’a plus bu avec la paille de foin le contenu de la chope. Elle jouait à cache-cache dans la saloppette jaune. Elle sortait et rentrait par les trous qui étaient au nombre de plusieurs et cela chatouillait la dame d’un certain âge à l’âge incertain. Elle riait en disant “es graveld !” (“ça chatouille” ! en alsacien). Le chat, quand à lui, passait son temps en batifolant avec un autre de ses congénères sur le sentier d’à côté. Lors du repas, j’ai entendu la dame d’un certain âge à l’âge incertain, appeler son chat noir et blanc du nom de “Souris” ! Va-t-en comprendre comment l’on peut nommer un chat “Souris”. Rien ne m’étonnait plus étant donné le spectacle de cette dame d’un certain âge à l’âge incertain. La mouche quant à elle, elle a passé son temps à aider au tricot en allant tirer les fil de laines de la pelote concernée sur la brouette. Ils se sont tous régalés avec les “grumbere kaeschle” (galettes de pommes de terre) et les “knaks”. Pour le dessert, quelle ne fut pas ma surprise, lorsque la dame d’un certain âge à l’âge incertain, sorti de son sac à dos “coccinnelle”, des “bratschdale” (bretzels en alsacien) sucrées, aux couleurs rose, jaune et vert pâle. Je n’en avais jamais vu de telles ! En tout cas elles avaient l’air délicieuses aux vues de la tête de la petite troupe. Vers le soir, tout le monde a aidé au rangement et la dame d’un certain âge à l’âge incertain, est repartie avec sa brouette en bois rouge qui faisait “scuiiii… scuiii” et rythmé par le “clop-clop” de ses sabots en bois verts, avec des yeux, un nez de clown et une grande bouche qui rigole. De mon côté, j’ai trouvé que cette journée avait passé très vite. Trop vite. Ma curiosité était à son comble, et le mystère du secret de cette dame d’un certain âge à l’âge incertain commençait à me fasciner. Comment faire ? J’ai refait comme le dimanche précédent une promenade le long de la Zorn pour m’éclaircir les idées. Comment pouvais-je en savoir plus ? Personne dans ce village n’en parlait. Enfin… je ne connaissais personne donc c’était un peu compliqué. J’ai passé ainsi une nouvelle semaine à réfléchir et à attendre. Le dimanche d’après, je me suis à nouveau levée tôt, ai pris un rapide petit déjeuner et fait une rapide toilette. Et me voilà sur les lieux. Comme je l’espérais, la dame d’un certain âge à l’âge incertain est venue et clop et clop et scuiii et scuii… avec sa brouette en bois rouge remplie de laine, son chat du nom de “Souris” couché dessus, la mouche aux 5 pattes et aux 8 paires d’ailes comme des libellules couchée sur le chat noir et blanc avec un bandana rouge sur la tête, du nom de “Souris”. La souris rose, quant à elle, sortait sa tête de la poche de devant de la salopette jaune à trous. La journée a démarré comme les précédentes, lorsque de gros nuages noirs se sont amoncellés dans le ciel, annonçant un orage. Quelques gouttes ont commencé à tomber
mouillant petit à petit la troupe. Devant le risque accru d’être pris sous une pluie battante, la dame d’un certain âge à l’âge incertain, a vite rangé toutes ses affaires, la laine, les aiguilles en verre argenté-doré avec des paillettes, le sac “coccinnelle” encore rempli de”bratschdale” (bretzels en alsacien) qui n’ont pas pu être mangées, la glacière pleine de “grumbere kaeschle” (galettes de pommes de terre en alsacien). Elle est rentrée sans demander son reste avec ses compagnons et” clop et clop” et” scuii et scuiii.” Pour ma part, elle ne m’avait toujours pas remarquée, trop affairée à tricoter. J’allais rentrer à mon tour, lorsque je me rendis compte qu’elle avait oublié son tonneau attaché bien au frais dans le canal, le tonneau de bière avec marqué “Gros-Nambourg”dessus qui contenait une mixture rose. Quelle aubaine pour moi !! Je me suis hâtée de retirer le tonneau de l’eau et je l’ai emmené chez moi. Je pensais bien le rapporter à la dame d’un certain âge à l’âge incertain le lendemain. Cette nuit là, fut une longue nuit. Une très longue nuit, harcelée entre ma curiosité et une certaine crainte devant ce tonneau étrange et le bruit qu’il faisait une fois chez moi. Je dois dire qu’il était très lourd ce tonneau. Plus, que ce qu’on aurait pu imaginer. Il avait un système d’ouverture très particulier. Pour l’ouvrir il y avait un cadenas à chiffres comme pour les valises et en plus une serrure avec juste un trou. Je n’y comprenais rien. Moi qui aurait voulu l’ouvrir et sinon goûter du moins sentir la mixture qu’il contenait. Me voilà donc chez moi, toute seule avec un tonneau qui “glougloutait” étrangement. Je ne me sentais pas rassurée. J’aurais mieux fait de le laisser dans le canal. Y retourner et le remettre à l’eau ? Trop tard ! L’orage grondait violemment et il commençait à faire nuit. Celle-ci s’annonçait extrêmement angoissante. Le tonneau a commencé à bouger et à me parler. Il m’a dit qu’il avait soif et faim. Lorsque je l’ai entendu me parler, j’ai d’abord cru que je rêvais. Et ce n’était pas la tisane “nuit calme” que je venais de boire qui aurait pu me faire tourner la tête. Au secour !! J’avais un tonneau de bière “Gros-Nambourg” chez moi dans le salon qui ne contenait pas de bière mais une mixture rose et qui...