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Secrets ésotériques de la sculpture et de l'architecture

De
56 pages


Comprendre ce qui a été créé


Cet essai a pour ambition de donner quelques notions de géobiologie en relation avec l’architecture et la sculpture : (étude du magnétisme cosmo-tellurique et des émissions dues aux ondes de formes). Il a aussi l’espoir d’expliciter les secrets ésotériques de la sculpture et de l’architecture.

L’ésotérisme de la sculpture et de l’architecture évoque l’émotion qui se dégage d’une statue ou d’un bâtiment tels qu'ils se présentent à nos sens. C'est une sensation qui fait appel autant au toucher qu’à l'intuition et au lâcher-prise qui élargit notre conscience en lui restituant les éléments de son arrière-plan invisible c’est à dire ses vibrations et la mémoire des murs.

En sculpture, c'est l'aspect vibratoire de la matière, l'énergie emmagasinée par la pierre pendant la taille et enfin les ondes de forme générées par la statue dans l'espace qui constituent son ésotérisme et donc l’aura d’une sculpture.


***


Extrait :


Dans l’univers, tout est vibrations d’énergies et la sculpture comme tous les objets dégagent des ondes vibratoires que les géo biologistes appellent « ondes de forme ».


Les ondes de forme sont une sorte d’ombre portée magnétique que tout objet, arbres, bâtiments, sculptures, êtres vivants diffusent dans l’espace comme autant de ronds dans l’eau d’un lac.


Pour combattre l'armée de divinités païennes dont la liste exhaustive était très difficile à élaborer, il était plus simple pour les prêtres de l'époque biblique, de condamner l'image qui est son vecteur.


Depuis l'avènement général du monothéisme, cette interdiction n'a plus de raison d'être dans la bible. Ainsi l'image, dans sa fonction artistique de support religieux, n'est plus prohibée dans les chapitres suivants du pentateuque.



Pour preuve, nous y trouvons les détails de la construction du temple de Salomon qui était décoré de sculptures et de bas-reliefs.


***



Qui est l'auteur ?


Jacky Kooken est sculpteur, commissaire d’exposition, lauréat de plusieurs prix. Il travaille la pierre, le marbre et le granit en privilégiant la taille directe.Il s'est initié aux secrets ésotériques de la sculpture auprès de compagnons tailleurs de pierre.



Son parcours est pour le moins insolite : avant de s’engager totalement dans une carrière artistique, il fut jusqu’à 22 ans dompteur de fauves aux côtés de son père.


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Jacky Kooken


SECRETS ÉSOTÉRIQUES
DE LA SCULPTURE
ET DE L’ARCHITECTURE

ESSAI


Couverture : Néro
Photo de couverture : Uranie, Sculpture : Kooken



Publié dans la Collection Samsara,





© Evidence Editions 2017



1 — INTRODUCTION



« Celui qui sculpte est séparé de toute société, et d’abord de celle qu’il forme avec soi. C’est
d’un même mouvement qu’il s’efface dans le jour, et que le ciel s’avance sur le bloc.
Le coup de massette, c’est le rythme. Le rythme, c’est le souffle, et le souffle, c’est l’âme non
entravée dans sa capacité de jouir. Allant et venant. Inspirant, expirant. »
Cette phrase reprend, avec quelques légères entailles (« sculpter » remplace écrire, « bloc » vaut
pour page et « coup de massette » pour phrase) un extrait de Lettres d’or de Christian BOBIN, avec
son amicale autorisation.

Cet essai a pour but d’initier le grand public aux secrets ésotériques de la sculpture (totems et
statues) de l’architecture (mégalithes, et lieux de culte).

Peu analysé, mais déjà intuitivement à demi révélé par des esthètes éclairés tels qu’Élie Faure ou
André Malraux dont j’emprunte quelques fulgurances lumineuses dans les chapitres suivants, il a
pour ambition de donner quelques notions de géobiologie en relation avec l’architecture et la
sculpture : (étude du magnétisme cosmo-tellurique et des émissions dues aux ondes de formes).
Notions nécessaires pour comprendre que l’architecture et la sculpture sont liées par le volume et la
matière. Il explicite aussi les motivations mystiques et ésotériques du sculpteur, sur son domaine de
création et sa conception fusionnelle de la sculpture dans ce qu’elle a de plus totémique.

L’architecture et la sculpture sont filles du volume et ce n’est pas par hasard si Rome, que nous
connaissons, a été façonnée par deux génies, l’un de la Renaissance et l’autre du baroque, et tous
deux à la fois sculpteurs et architectes : Michel-Ange et Le Bernin. Et ce n’est pas non plus un hasard
si tous deux ont œuvré sur le bâtiment phare de la chrétienté, la basilique Saint-Pierre de Rome.
La sculpture est si liée à l’architecture que, de nos jours encore, Frank Gehry, architecte entre
autres du musée Guggenheim de Bilbao (1997) et de la fondation Louis-Vuitton à Paris (2014),
conçoit ses bâtiments comme des sculptures en taille directe sans plan préconçu. C’est d’après ses
maquettes que les plans sont réalisés.
Nous verrons également comment l’ésotérisme de l’architecture organise magnétiquement les
lieux de culte en prenant l’exemple des cloîtres.

L’ésotérisme de la sculpture et de l’architecture évoque l’émotion qui se dégage d’une statue ou
d’un bâtiment tels qu’ils se présentent à nos sens. C’est une sensation qui fait appel autant au toucher,
à la vue, qu’à l’intuition et au lâcher-prise qui élargit notre conscience en lui restituant les éléments
de son arrière-plan invisible, c’est-à-dire son magnétisme et ses vibrations.
Dans l’architecture, c’est l’aspect magnétique des ondes telluriques du lieu en osmose avec
l’aspect vibratoire du bâtiment constitué par l’énergie coordonnée de la pierre et du bois unis dans laconstruction. Le tout s’additionne aux ondes de formes générées par son grand volume dans l’espace.
C’est aussi la mémoire des murs due à l’imprégnation des vibrations humaines par la pierre et les
poutres de bois, le tout constitue l’ésotérisme et l’aura de l’architecture.

En sculpture, c’est l’aspect vibratoire de la matière, l’énergie emmagasinée par la pierre pendant la
taille et enfin les ondes de forme générées par la statue dans l’espace qui constituent son ésotérisme et
son aura.

Le raccourci (simplification des formes qui a pour vocation de renforcer le message ou l’onde de
forme) est une méthode utilisée dès l’aube de l’humanité : Vénus primitives — Vénus de Lespugue
et, plus tard, sculpture romane. De nouveau abondamment utilisé dans l’art du 20e siècle, Brancusi
nous expliquait :

« Cette simplification n’est pas le but dans l’art. On y arrive malgré soi en voulant faire des choses
réelles qui ne soient pas la carcasse que nous voyons, mais ce qu’elle nous cache. »

Il nous indique que le raccourci ou la simplification des formes n’est pas une fin esthétique en soi,
mais que cette simplification est nécessaire à l’émission de vibrations positives et d’ondes de forme
homogènes génératrices de magnétisme et d’émotions ésotériques. (Pour créer des bulles de savon, il
est préférable de les produire en soufflant dans une forme circulaire plutôt que dans une forme aiguë
de triangle.)

«  Ils sont fous, ceux qui considèrent mes œuvres comme abstraites (…). Ce qu’ils considèrent
comme abstrait est tout ce qu’il y a de plus réaliste, car le réel ne signifie pas la forme extérieure,
mais l’idée, l’essence des choses. »

Les sculpteurs issus des corporations et du compagnonnage se regroupent en deux familles
principales :
– les sculpteurs qui créent par soustraction de matière comme les pierreux et les boiseux ;
– les sculpteurs qui créent par addition comme les modeleux (la terre), les ferailleux (acier soudé)
et les créateurs d’installations…

La sculpture, selon Michelangelo, se définit comme suit :

« J’entends par sculpture celle que l’on fait en ôtant (la taille), celle que l’on fait en ajoutant (le
modelage) est semblable à la peinture. »

Cette définition n’est pas un jugement de valeur, mais la conception de la sculpture selon le divin
Maître. Créant dans le même sillon, les pierreux et les boiseux reprennent bien volontiers celle-ci à
leur compte, tout en reconnaissant qu’il n’y a pas de techniques ou de matériaux supérieurs à un
autre, seuls importent l’ésotérisme et l’émotion poétique qui se dégagent de l’œuvre et des formes.
Ainsi, le Persée de Cellini (bronze) n’a rien à envier au David du grand Michel-Ange (marbre).

Pour autant, il est vrai que de nombreux peintres célèbres ont souvent ajouté par opportunité une