Un secret

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87 pages
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« Ne te mêle pas de la conversation des grands! »... Combien de fois avez-vous entendu cette remarque, étant gamin? Dans chaque famille, il y a des secrets plus ou moins bien gardés. Plus ou moins avouables, aussi. Quand un grain de sable vient dérégler la machine bien huilée d'une vie qu'il croyait normale et heureuse, Paulo, petit berrichon vif et imaginatif, se fixe un but jusqu'à l'obsession: percer le secret que feu son père avait promis de lui dévoiler, qu'elles qu'en soient les conséquences.


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Ajouté le 31 octobre 2014
Nombre de lectures 258
EAN13 9782365751902
Langue Français
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Serge Camaille Un Secret
Aux deux Patrick, qui, s’ils avaient pu… Reposez en paix, les gars!
SI LE SILENCE EST D’OR, LA PAROLE EST UN DIAMANT!
Préface
Que vous dire d’un livre dont le titre estUn secret? Je ne peux vous parler ni de la petite intrigue qui l’anime, ni de l’état d’esprit des personnages, bien sûr. Ce que je peux vous dire, par contre, c’est que je les ai fait sortir du Berry, cette fois… parce que je les ai promenés, les personnages de ma petite histoire. Si je suis naturellement reparti de la région de Sancoins, Grossouvre plus précisément, je me suis amuséà naviguer de Saint-Jean-de-Mont à Gréoux-les-Bains, de Dun-sur-Auron à Montluçon, du Mont-Dore à Bourges, de Clermont-Ferrand àBellenaves, de Saint-Bonnet-de-Tronçais à Gannat, de La Guerche-sur-l’Aubois à Etroussat… Bref, sachez seulement que tous ces lieux m’ont marqué d’une façon ou d’une autre, à quelque moment de ma vie. Encore une sorte d’hommage ! Et toujours dans la belle période des Trente Glorieuses. Parce que quand j’ai commencé à écrire ce petit roman, je n’avais qu’un seul but : retrouver encore la douceur de vivre et le vent de liberté qui soufflait sur les années soixante. Certains objecteront que la liberté avait encore des progrès à faire, que la censure était omniprésente, que les médias étaient sous contrôle, et j’en passe… Ce n’est pas de cette forme de liberté dont je parle. Ce qui se passait dans les hautes sphères, on s’en fichait un peu, nous, dans notre campagne. Notre liberté à nous, c’était de pouvoir nous retrouver le plus souvent possible, de refaire le monde à notre façon, de voir l’avenir avec nos yeux d’adolescents, allant jusqu’à imaginer qu’en l’an 2000, on ne roulerait plus en voiture, que chacun aurait son aéroglisseur. On rêvait de conquête spatiale, allant jusqu’à penser qu’un jour on pourrait vivre sur la lune. Ce qu’on n’avait pas prévu, c’était l’aspect négatif de ce progrès galopant (et pourtant on avait lu des livres) : la disparition programmée des petits commerces de proximité au profit d’immenses surfaces impersonnelles, mais surtout aussi la lente mais inéluctable raréfaction des bistrots de quartier… Le bistrot, cet endroit convivial où, devant un café, un demi ou autre chose, on pouvait se retrouver pour un instant de chaleur et de partage. Peu à peu, cette chaleur a laissé place à la froideur des écrans d’ordinateur. Ne croyez surtout pas que je sois un dangereux réactionnaire… Juste nostalgique, un peu. Si, pourLe P’tit Berlaudiot, je m’étais inspiré de personnes croisées au cours de mon enfance, je suis cette fois parti d’un simple article de quelques lignes lu dans une revue féminine alors que j’attendais mon tour chez le docteur. N’y cherchez donc
aucune connotation autobiographique : cette petite aventure sort tout droit de mon imagination galopante. Par contre, les situations géographiques et temporelles sont d’une rigueur diabolique. Bien sûr, pour donner du piment à mon histoire, je l’ai fait traverser par quelques personnages secondaires ayant marqué l’époque, soit en forme d’hommage, soit en forme de clin d’œil. Si certains d’entre eux auront la surprise de se reconnaître, d’autres sont déjà au courant. Allez, je vous laisse découvrir cette nouvelle aventure qui, je l’espère, vous procurera autant de plaisir que la précédente, en attendant la suivante…