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Debout !

De
46 pages

« Après une enfance paisible dans une cité minière, je me suis plié aux règles du JE de la société. Pour prendre place au banquet de la consommation, pour appartenir à un groupe social envié, je me suis collé l'étiquette qu'il fallait : “diplômé”.

Des études financées à crédit m'ont permis d'obtenir un CDI... chez mon banquier ! Pour quel bonheur à la clé ? Sur le plan matériel, j’avais tout pour être heureux. Mais avec l'expérience, un sentiment diffus prenait toujours plus de consistance : “Je perds ma vie à la gagner.”

L’ascenseur social a bien fonctionné pour moi. Je l’ai même pris deux fois : une fois dans un sens, une fois dans l’autre... »


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Cet ouvrage a été composér Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

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Tous droits de reproduction, d'adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-334-15514-4

 

© Edilivre, 2016

Du même auteur

Du même auteur :

« Les Mains de la Terre »

Et si le début de la faim n’était pas loin ?

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Diffusion associative : « Planète Mère »

Printemps 2010. Réédition : printemps 2016

« Prendre de la Hauteur »

Pour nous élever vers les cimes, revenons à nos racines

Recueil de pensées illustrées. 64 pages couleur.

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Automne 2010. Réédition : printemps 2016

« Et Maintenant ? »

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Essai. 230 pages.

Printemps 2016.

www.alaindawid.fr

Citations

 

 

« C’est la crise ! Ça veut dire que vous allez devoir vous passer de choses dont vos parents n’ont jamais eu besoin. »

Coluche

« Etre parfaitement adapté à une société profondément malade n’est pas forcément un signe de bonne santé. »

Krishnamurti

« La gravité de la situation actuelle n’est ni écologique, ni économique, ni politique ; elle est spirituelle. Elle concerne l’idée même que nous nous faisons de l’Homme. »

Arnaud Desjardins

DEBOUT !

 

 

J’ai toujours fait ce qu’on m’a dit. Qui ça,« on » ? Mes parents ? L’éducation nationale ? La télé ?On, c’est un peu tout le monde, mais c’est surtout personne en particulier.On,c’est celui quinous fait croire, que le bonheur c’est d’avoir.

Ona tracé les contours de ma vie. Mes ambitions et mes désirs, mes aversions et mes craintes, tout mon état d’esprit est pétri de cette empreinte. Je l’appellele moule. Il existe différentes formes de moules, plus ou moins étroits, plus ou moins rigides. Celui d’un Cambodgien, d’un Libyen ou d’un Bolivien ne ressemble pas au mien ni à celui d’un Américain. Les modèles évoluent également avec le temps. Le mien est différent du modèle de mes parents ou de celui des enfants contemporains.

J’aigrandi dans le moule de la société occidentale au cours des dernières décennies du XXe siècle. J’ai fait ce qu’onm’a dit pour devenir quelqu’un de bien. A l’aube de ce nouveau millénaire, j’avais tout pour être heureux. Des voyages, des rencontres, des lectures ont bousculé ma façon de voir et de penser. Mon sens des valeurs et des priorités, mon sens de l’essentiel et de l’important, rien n’était une coïncidence ! La question du sens de monexistence a pris de l’importance. Un sentiment diffus, resté latent jusque là, s’est cristallisé dans ma conscience.

J’ai toujours eu plus ou moins l’impression qu’onme prenait pour un con. N’y prêtant pas vraiment attention, je n’en voyais pas clairement les raisons. En élargissant mon champ de perception et de compréhension, le plus dur a été d’admettre que ce n’était pas qu’une impression.

 

Rêves de gosse

Printemps 1974. Le cerisier est éclatant ! Je suis fasciné. Quelques heures de cette journée de printemps ont suffi à déclencher l’explosion florale. Je guettais ce moment depuis longtemps. Minuscules, les bourgeons étaient déjà présents lorsque les feuilles sont tombées, l’automne dernier. Ils ont gonflé lentement depuis le mois de janvier, puis de plus en plus rapidement, pour finalement parer l’arbre de sa robe immaculée en une journée. Je m’émerveille de tant de grâce, de tant de beauté.

Je suis né dans une cité minière du nord-est de la France, quelques années avant le premier choc pétrolier. J’ai la chance d’avoir grandi dans un jardin, dans un cadre paisible et verdoyant, en bénéficiant de la présence bienveillante de parents disponibles et dévoués. Parmi les expériences qui ont marqué ma mémoire du sceau de l’émerveillement, il y a des images de Nature, des parties de cache-cache dans la forêt avec les amis du quartier, des cabanes sous les fougères, des parties de luge et des batailles de boules de neige, des odeurs de tartes aux pommes ou de confitures, le goût de la mousse au chocolat sur la cuillère en bois…

J’ai beau fouiller dans ma mémoire d’enfant, je ne me souviens pas m’être émerveillé devant...