Henri Barbusse
300 pages
Français

Henri Barbusse

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Description

Prix Goncourt en 1916 avec son roman de guerre Le Feu. Henri Barbusse est l'un des témoins littéraires majeurs des jours sanglants de 1914-1918. (Re)lire une oeuvre croisée à une vie où s'entremêlent l'encre et le sang, c'est redécouvrir les sources et les contradictions de l'engagement intellectuel de gauche au xxe siècle. Ce livre dresse un portrait littéraire : celui d'un écrivain dans ses relations avec le monde de son temps et ses contemporains.

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Date de parution 25 avril 2018
Nombre de lectures 1
EAN13 9782140088674
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

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Michel Boissard Préface de Patrick Cabanel
HENR I BA R BUSSEL’ENCR E&LE SA NG
Portrait littéraire avec groupe
HENRIBARBUSSE
L’ENCREETLESANG
Portrait littéraire avec groupe
© L’Harmattan, 2018 5-7, rue de l’École-Polytechnique, 75005 Pariswww.editions-harmattan.fr ISBN : 978-2-343-14637-9 EAN : 9782343146379
Michel Boissard
HENRIBARBUSSE
L’ENCREETLESANG
Portrait littéraire avec groupe
Préface de Patrick Cabanel
DU MÊME AUTEUR
Jean-Pierre Chabrol, le rebelle, Alcide, éditeur, 2012, Cabri d’or de l’Académie cévenole. Petit dictionnaire des écrivains du Gard, en collaboration avec Catherine Bernié-Boissard et Serge Velay, Alcide éditeur, 2009. Visaspour le Gard,Un siècle, un département, S/d Serge Velay, Conseilgénéral du Gard/ Au Diable Vauvert, 2006.
En mémoire de JeanGUILLE(1908-1978), historien et géographe, Professeur, Inspecteur d’académie,puisproviseur du lycée Alphonse DAUDETde Nîmes de 1956 à 1968, militant et élu communiste, dont les recherches généalogiques éclairent les origines protestantes et cévenoles d’Henri BARBUSSE.
Pour C.B-B.
PRÉFACE
Historien de formation, président de la Société d’histoire du protestantisme de Nîmes et du Gard, Michel Boissard est de ces historiens que la littérature passionne, évidemment dans son lien à l’histoire. Il a codirigé lePetit dictionnaire des écrivains du Gardet rédigé une biographie pleine d’alacrité du romancier Jean-Pierre Chabrol, avec lequel il partage, on le voit vite, de mêmes types de rapport aux origines (le département du Gard), au protestantisme, conçu non pas comme une foi mais comme une culture (et aussi une origine), et à la gauche communiste. Il « devait » donc s’intéresser pour des raisons plus évidentes encore à Barbusse, d’origine gardoise et cévenole (Anduze) par son père, lié de manière lointaine mais pas moins structurante au protestantisme, grande figure du communisme, et d’abord écrivain. Gageons que ces compatriotes et contemporains, chacun à sa manière, de Barbusse et Chabrol, les Nîmois Marc Bernard et André Chamson, présents dans ce livre, doivent l’intéresser tout autant, même s’ils ne « cochent » pas toutes les cases, Bernard étant catholique et Chamson bien peu communiste, qui publia le premier, dans l’hebdomadaireVendredi, des pages deRetour d’URSS… Gide, cinquième nom sur la liste qui nous renvoie à ce temps disparu où le Gard se colorait de rouge sur les cartes électorales ? On me dira qu’il existe déjà, sur chacun, de bonnes biographies et études, ce qui n’était pas le cas pour Chabrol, mais l’est bien pour Barbusse depuis les années 1990 et notamment les travaux, dûment cités, de Philippe Baudorre et Jean Relinger. Pourquoi, dès lors, publier ce livre ? Commémoration du centenaire de la Première Guerre mondiale, d’un roman (Le Feu?) et de son prix Goncourt La raison, et l’utilité de cette étude passablement foisonnante, sont ailleurs. Je retiendrai plusieurs pistes, plusieurs questions que j’ai repérées parmi celles que Michel Boissard s’est posées, et qui vont bien au-delà de Barbusse, puisque historiens et littéraires peuvent se les poser pour nombre d’auteurs et d’œuvres. La première question que ce livre suscite : un écrivain peut-il être l’auteur d’un seul livre, pour lui comme pour la postérité, au moins celle des écoles et des dictionnaires ? Qui peut dire que Roland Dorgelès a écrit autre chose queLes croix de bois? Un auteur peut-il « survivre », parfois des décennies, à la réussite et à la réception exceptionnelles d’un chef-d’œuvre (peu importe ici que le Prix Goncourt l’ait « couronné » !) ? Je songe à un autre Gardois, plus proche de nous, Jean Carrière, dont je me demande s’il a vraiment pu surmonter son propre chef-d’œuvre (et Prix Goncourt…),L’Épervier de Maheux?
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