Inspiration au masculin

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Français
214 pages
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Description

Karyne a vécu toute sa vie dans les extrêmes : de la pauvreté à un milieu de vie plus aisé, d'intimidée à reconnue, d'employée à entrepreneure. Après avoir démissionné de son poste à temps plein au sein d'une multinationale canadienne, elle démarre son entreprise, Création Souvenirs Mademoiselle K, qui propose des services de photographies. Avide de découvrir d'autres parcours aussi atypiques que le sien, Karyne se lance pour ses 38 ans à la recherche de 38 hommes inspirants et fonceurs, prêts à raconter leur histoire en paroles et en images. Pendant deux ans, elle déploie alors tous les efforts pour mener son projet à bon terme, à l'aide d'innombrables courriels, interviews, séances de photos et d'écriture. Découvrez le parcours incroyable d'hommes connus et d'autres moins connus qui, tous, ont cru en leurs rêves et se sont illustrés dans divers domaines sans jamais laisser aucun obstacle leur barrer la route. Confidences et émotions garanties! TÉMOIGNAGES DES HOMMES INSPIRANTS Gilles Vigneault, Philippe Laprise, Alexandre Despatie, Christian Marc Gendron, Patrick Côté, Étienne Boulay, Daniel Germain, Emmanuel Auger, Paul Sarrasin, Guy Michaud, Francois-Guy Thivierge, Dr Richard Payne et plusieurs autres, dont : CHRISTIAN GENESTPIERRE-OLIVIER LEBOEUF STÉPHANE BÉLANGER BENNY BROWN MARTIN DUTOU MARTIN LAMPRON BRUNO TORRES ANOULITH SINTHARAPHONE FRANCIS CHARRON JUSTIN KINGSLEY MARC DUMAINE CÉDRIC GOPALA-CÔTÉ ROBERT SAVOIE ALAIN MÉNARD DAVID MALENFANT ALEXANDRE GARIÉPY SAM RHOADS LUDOVIC BRÉANT SÉBASTIEN JACQUES MICHEL HUOT STEFAN FIGLIUZZI PAUL PYRONNETRAY JUNIOR COURTEMANCHE LOUIS LALONDE ROBIN BÉRUBÉ PAUL LAROCQUE

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Publié par
Date de parution 27 septembre 2019
Nombre de lectures 2
EAN13 9782924941133
Langue Français
Poids de l'ouvrage 9 Mo

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© 2019 Performance Édition
ISBN : 978-2-924941-12-6 EPUB : 978-2-924941-13-3 EPDF : 978-2-924941-14-0
ième Dépôt légal 3 trimestre 2019 Dépôt légal Bibliothèque et Archives nationales du Québec Dépôt légal Bibliothèque nationale du Canada
Tous droits de traduction et d’adaptation, en totalité ou en partie, réservés pour tous les pays. La reproduction du tout ou d’un extrait de ce document, par quelque procédé que ce soit, tant électronique que mécanique, et en particulier par photocopie ou par microfilm, est interdite sans l'autorisation écrite de Performance Édition. Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada pour nos activités d’édition. Nous remercions la Société de développement des entreprises actuelles du Québec pour son appui à notre programme de publication.
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Imprimé au Canada
Aux petits hommes inspirants de ma vie, Jakob et Elliot.
N’oubliez pas que vous pouvez réaliser tout ce à quoi vous rêvez dans la vie.
Et aussi à un grand homme, le premier à entrer dans ma vie, mon père René.
REMERCIEMENTS
J’aimerais remercier tous ceux qui ont fait de ce projet un succès. Mon énergique éditrice, Marie-Josée Blanchard de Performance Édition, ainsi que sa talentueuse équipe. Ma famille et mes amis, qui ont été d’un soutien inestimable.
Merci à mes deux petites crapules, Jakob et Elliot. Je sais que j’ai été une maman préoccupée par ce gros projet. J’espère de tout cœur avoir réussi à vous faire comprendre la très grande importance de se dévouer corps et âme pour atteindre ses objectifs.
Merci à Patrick, mon mari. Nous avons traversé quelques tempêtes pendant que je m’investissais sans compter dans ce projet d’écriture, mais tu m’as encouragée et soutenue comme toi seul sais le faire.
Merci enfin aux hommes inspirants qui ont bien voulu se joindre à moi dans cette merveilleuse aventure. Votre collaboration, votre générosité et votre désir sincère d’inspirer les autres par votre courage, votre persévérance, votre détermination et votre unicité me touchent au plus haut point.
REMERCIEMENTS
TABLE DES MATIÈRES
AVANT-PROPOS CHRISTIAN GENESTUne vie d’adrénaline PIERRE-OLIVIER LEBŒUFAffronter ses peurs STÉPHANE BÉLANGERL’innovateur au service des entrepreneurs BENNY BROWNFaire briller les autres avec style MARTIN DUTOULa magie de l’entrepreneuriat PAUL SARRASINLes hauts et les bas d’un artiste accompli DAVID MALENFANTSaisir l’occasion EMMANUEL AUGERUn acteur au grand cœur PAUL LAROCQUEIncorruptible, rigoureux, visionnaire DANIEL GERMAINS’aider soi-même en aidant les autres FRANÇOIS-GUY THIVIERGEL’entrepreneur des hauteurs sans limite MARTIN LAMPRONL’empereur BRUNO TORRESLe dépassement de soi ANOULITH SINTHARAPHONEPersévérer puisqu’il n’y a pas de plan B
FRANCIS CHARRONPersévérance + Détermination = Succès JUSTIN KINGSLEYLe coureur des bois ÉTIENNE BOULAYRepousser ses limites à l’extrême ALEXANDRE GARIÉPYCollectionneur passionné de reptiles MARC DUMAINEPrince de l’authenticité CÉDRIC GOPALA-CÔTÉL’aventure sans frontières ni barrières ROBERT SAVOIEUn guide vers la libération
ALAIN MÉNARDUn leader positif
r D RICHARD PAYNEDévoué au bien-être d’autrui SAM RHOADSVivre sa vie d’artiste PATRICK CÔTÉUn grand combattant SÉBASTIEN JACQUESAvancer chaque jour d’un petit pas vers son objectif CHRISTIAN MARC GENDRONLe connu des inconnus ALEXANDRE DESPATIEUn modèle de discipline LUDOVIC BRÉANTSe reconstruire après avoir tout perdu GUY MICHAUDConstruire un empire autour de ses rêves MICHEL HUOTLa magie du moment présent STEFAN FIGLIUZZIPersévérance et succès ROBIN BÉRUBÉLe gentleman des barbiers PHILIPPE LAPRISELa confiance en soi, le travail d’une vie PAUL PYRONNETUn équilibre de vie grâce au développement personnel RAY JUNIOR COURTEMANCHECréateur de rêves LOUIS LALONDEVoyager librement dans le temps GILLES VIGNEAULTInspiration de la fin
AVANT-PROPOS
Le cocon
Je suis née en 1981, le jour même du solstice d’été, peu de temps après le mariage de mes parents. J’ai toujours aimé le soleil et j’ai longtemps cru que j’avais eu quelque chose à voir quant au jour de mon entrée dans le monde.
Lors de la célébration du mariage de son grand frère Langis, ma mère Guylaine, native de la Gaspésie, a rencontré mon père, un gars de Val-d’Or qui venait de s’établir à Saint-Eustache. Langis et mon père étaient de grands amis. C’est le coup de foudre entre ma mère et mon père. Rapidement, ils vont s’installer à Saint-Eustache. Ma mère n’avait alors que seize ans.
Le grand amour fut bien éphémère, car mes parents ont divorcé avant même que je ne fête mon deuxième anniversaire de naissance. Détrompez-vous! Je n’ai pas souffert de cette situation puisque je ne me rappelle pas d’avoir jamais vu mes parents ensemble.
J’ai toujours eu beaucoup de plaisir avec mon père, chez qui j’habitais un week-end sur deux. Nous jouions au baseball ensemble et une très belle complicité nous unissait. Mon père est un homme très pacifique, avec un cœur grand comme la Terre. Je me reconnais énormément en lui. De plus, notre ressemblance physique est frappante.
Quant à ma mère, elle a travaillé pratiquement sept jours sur sept pendant quelques années pour joindre les deux bouts. Elle dormait par terre et me laissait l’unique lit que nous avions. Pourtant, chaque fois que je repense à cette époque, je la revois souriante et je repense à plein de beaux moments que nous avons passés ensemble, comme lorsque nous chantions des pièces de Roxette à tue-tête dans sa Festiva. Ma mère est une femme extrêmement forte. Jamais je ne l’ai entendue se plaindre.
L’année de mes huit ans, ma mère a rencontré son mari Robert et notre vie a complètement changé. Ma mère avait maintenant son lit et nous avions même une très belle maison et bien plus! Robert est rapidement devenu une personne très influente dans ma vie. Avec les années, nous sommes devenus si proches qu’il disait même de moi que j’étais sa fille.
Comme mon père et ma mère étaient restés en bons termes, il n’était pas rare que mon père parte à la pêche avec mon beau-père Robert. Plusieurs trouvaient cela étrange, mais pas moi. Mon père est devenu un des meilleurs amis de mon beau-père. Il leur arrivait, dans la chaloupe, de parler de moi en disant tous deux « ma fille ». Certains ont cru qu’ils étaient en couple!
Je viens donc d’un monde où l’harmonie et le bonheur sont palpables. Plusieurs disent que j’ai aujourd’hui le bonheur facile, et je pense qu’il est facile d’être heureux quand on est à l’écoute de soi, que l’on cherche à devenir la personne qu’on aspire à être et, surtout, que l’on pose les gestes voulus pour y arriver. Le bonheur se cultive et comme beaucoup, je l’ai parfois appris à la dure.
À la petite école, j’étais l’élève dont la plupart des professeurs se souviennent. Vous vous doutez bien que cela n’augure rien de bien. Me concentrer m’était quasi impossible et je n’avais pas beaucoup d’amis. Je détestais particulièrement les cours d’éducation physique et lorsque venait le temps de former des équipes pour le ballon-chasseur, j’étais toujours parmi les dernières choisies. Secrètement, je souhaitais plus tard devenir quelqu’un qui accomplirait de grandes choses. Je voulais devenir chanteuse, photographe ou avocate.
Au secondaire, la difficulté a monté d’un cran. Rien pour aider ma confiance en moi, les gars qui me faisaient tourner la tête ne s’intéressaient pas du tout à moi. J’avais l’impression qu’on m’assenait un coup de poignard au cœur à chaque rejet. Dans ma tête d’adolescente, je n’étais pas assez jolie; chose certaine, mon estime personnelle n’était pas très haute. Je me sentais différente et j’avais un style vestimentaire douteux. Je portais entre autres des vêtements beaucoup trop grands pour moi, qui suis plutôt menue. Bref, je n’étais pas très féminine.
J’ai fini par comprendre que j’avais intérêt à miser sur ma personnalité plutôt que sur mon physique, ce qui s’est avéré beaucoup plus payant avec le temps. J’ai cessé de vouloir plaire et j’ai décidé d’être moi-même.
La chenille fait son petit bout de chemin
D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé faire de la photo. Lorsque je séchais mes cours, je prenais d’ailleurs beaucoup de photos à l’extérieur, sans raison particulière. Je mettais beaucoup plus de temps à cet art qu’à mes études. J’aimais plus que tout prendre des portraits des gens qui m’entouraient, les mettre en lumière. J’aime depuis toujours photographier les gens et connaître leur histoire.
À quatorze ans, j’ai annoncé aux membres de ma famille que je serais photographe. Ceux-ci m’ont conseillé de me choisir un « vrai » métier. Il faut dire qu’au début des années 1990, la photographie était davantage perçue comme un passe-temps.
Où que j’aille, j’avais toujours en main une petite caméra. Mes amis se rappellent d’ailleurs que je prenais des photos d’eux même dans les couloirs de l’école, de beaux souvenirs que nous gardons encore précieusement à ce jour. La totalité de mon argent de poche passait en développement de photos et achat de pellicules. Je me rappelle très bien de mon père qui disait de moi que j’allais devenir journaliste. J’admirais mon oncle Jean-Pierre, le frère de ma mère, qui est lui aussi un photographe professionnel. C’est d’ailleurs lui qui m’a donné la piqûre et qui m’a initiée à mon premier appareil haut de gamme alors que j’avais quatorze ans.
Je me savais bourrée de talents et intelligente, mais malgré tout, je ne réussissais pas bien en classe. C’était très difficile, car je reliais mon estime directement à mon rendement scolaire. Même si, avec toute ma bonne volonté, j’essayais d’être bonne élève, je n’y arrivais pas. Je me sentais comme un petit mouton noir. J’ai toujours éprouvé de la difficulté à être constante dans ce que je fais et à cette époque c’était pire que jamais. Je m’en tirais chaque fois avec
une moyenne générale dans les 60 %.
C’est au secondaire que j’ai connu l’intimidation pour la première fois, sans que je sache pourquoi. On m’a tiré les cheveux, rouée de coups de poing et menacée de mort. J’étais devenue un souffre-douleur. Le pire moment fut lorsque trois filles plus âgées m’ont frappé la tête contre une cuvette dans la salle de toilettes des filles. Je n’ai jamais su pourquoi elles m’avaient réservé ce traitement. Je ne les connaissais que de vue et je ne leur avais rien fait. Leur seule explication était que mon visage ne leur revenait pas.
La vie comporte son lot d’épreuves, qui parfois nous arrivent sans que nous sachions pourquoi. C’est souvent bien plus tard que nous comprenons que ces coups durs forgent l’adulte que nous devenons. Les difficultés, pour peu que nous ouvrions les yeux, nous font découvrir en nous des forces insoupçonnées qui nous aident à aller de l’avant.
La fin des études secondaires a été pour moi une véritable délivrance. C’était la fin de l’intimidation, la fin d’études interminables et de cours que je n’avais pas choisis.
Quelques jours avant mes dix-huit ans, je me suis installée en appartement. Je venais de rencontrer celui que je croyais être l’homme de ma vie. Nous n’étions pas ensemble depuis très longtemps mais je n’ai pas hésité à le suivre. J’avais soif de liberté.
Je travaillais dans un studio de photographie et les appareils numériques voyaient le jour. J’ai travaillé là un bon moment tout en réfléchissant à ce que je pourrais bien faire du reste de ma vie. Les seuls métiers qui m’intéressaient étaient de nature artistique. J’ai songé tour à tour à devenir actrice, chanteuse et même mannequin, mais mon entourage ne cessait de me répéter que je me nourrirais de macaronis au fromage toute ma vie si je choisissais l’un ou l’autre de ces métiers. C’est ainsi que j’en suis venue à vivre les peurs des autres : peur de manquer d’argent, de me faire juger, de sembler paresseuse, de ne pas exercer un métier qui requiert un diplôme universitaire, peur de ne pas réussir dans un métier où il est très difficile de se tailler une place.
J’ai tout de même participé à plusieurs tournages télé où je tenais de petits rôles de figurantes et j’ai adoré. J’ai aussi été mannequin petite taille. Je me suis en fait essayée à divers métiers qui ne me ressemblaient pas, comme concierge, secrétaire, réceptionniste, serveuse, caissière et j’en passe, pour enfin me diriger vers les ressources humaines. Je devais commencer au plus vite ma vie d’adulte, car même hors du domicile familial, je sentais que je devais prouver à mes parents que j’étais capable de subvenir à mes besoins. J’avais soif d’autonomie et de liberté. Et puis, je devais gagner ma vie. Mon conjoint de l’époque ne travaillait pas vraiment et j’avais le gros de la charge. Sentant que j’étais plus une mère pour lui que son amoureuse, je l’ai quitté.
Je rêvais d’une vie élargie. J’observais tout autour de moi, avide de voir ce que la vie pouvait m’offrir afin de me réaliser pleinement. Lorsque je regardais la société, je trouvais que la majorité des gens ne prenaient pas le temps de découvrir en quoi ils pouvaient améliorer leur existence, qu’ils ne poursuivaient pas d’objectifs précis, bref qu’ils se contentaient d’exister et faire de chacune de leurs journées un copier-coller des jours précédents.