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Itinéraire d'un diamantaire

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36 pages

Du jour au lendemain, un jeune homme décide de tout quitter, sa femme et son fils, pour partir à l'aventure. Il est irrésistiblement attiré par Londres et se lance avec euphorie dans l'inconnu. Malgré de belles rencontres, il est rapidement confronté aux difficultés que lui réserve le statut d'étranger sans travail. L'insistance de sa femme le décide finalement à retourner en France. De retour chez lui, il réalise que le trésor qu'il recherchait éperdument n'était autre que sa propre famille. Réconcilié avec lui-même, il comprend la cause de son insatisfaction et envisage avec sérénité des projets d'avenir. De ce court roman aux airs d'apologue se dégage une morale au bon sens imparable.


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Cet ouvrage a été composér Edilivre

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Tous droits de reproduction, d'adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-414-03373-7

 

© Edilivre, 2017

Itinéraire d’un diamantaire

 

 

Mon nom est Faissoil. Depuis l’âge de 18 ans, je souhaitais voler de mes propres ailes, quitter mon pays. J’ai toujours voulu partir à l’étranger. Plus particulièrement, l’Angleterre. Connaissez vous l’expression « L’herbe est toujours plus verte ailleurs » ?

Moi, je l’ai toujours cru. Depuis un moment, je ne cesse de prôner que tel ou tel pays est mieux qu’un autre. L’Australie est mieux que la France, les États Unis et le Canada sont mieux que la France le Royaume Uni est mieux que la France. En fait, je n’aime pas la France. Mais pour être plus juste ce n’est pas la France que je déteste, elle est belle, elle a son charme, je n’ai rien contre elle personnellement. Mais c’est son caractère qui me dérange. Elle est arrogante, insolente mais en plus de ça elle est ingrate et n’est pas reconnaissante. Bref, je ne suis pas là pour refaire l’histoire. Entre nous je me fous de l’histoire, elle est là où elle est, c’est-à-dire dans le passé. Ce qui m’intéresse moi c’est aujourd’hui. Aujourd’hui et demain.

Parlons d’aujourd’hui, lundi 12 décembre, je veux partir, je quitte la France pour Londres. Ne me demandez pas ce qui m’est passé par la tête j’en sais trop rien. Demain, je pars.

Mardi 13 décembre, je surfe sur internet pour dénicher un billet abordable ; train, avion, peu importe, le premier billet moins cher que je trouve, je prends. Après recherche, bingo ! J’en ai trouvé un pour ce mercredi ; J’irai en train avec l’Eurostar.

Mercredi, jour du départ, ça fuse dans ma tête. Je voulais partir à Londres. Je vais à Londres. Je ne réalise pas encore ma décision. Ce voyage, je voulais le faire depuis un moment. Mais l’occasion ne s’est jamais présentée jusqu’à aujourd’hui. Le billet est dans ma main, je ne peux plus faire marche arrière. En principe, je devrais me réjouir puisque mon souhait se réalise enfin. Sauf que ce n’est pas le cas. Les doutes et la petite voix dans ma tête font leur entrée en scène. Vous connaissez la petite voix ? Celle qui vous dit toujours… oui… mais, t’es sûr ? Je ne pense pas que ce soit une bonne chose, ne le fais pas, tu vas te planter, qu’est-ce que tu va faire là-bas ?… etc.

Est-ce que c’est le bon moment pour faire ce voyage ? A cette question je n’ai pas de réponse.

Laisser sa femme et son fils qui vient tout juste d’avoir un mois derrière soi et partir à l’étranger sans plan, sans un sous en poche ; Beaucoup qualifierait ce choix d’inconscient et d’irresponsable. D’ailleurs je partage leur opinion, mais bon…

J’ai décidé de partir, donc je pars.

Ça y est j’ai embarqué. Le train commence à avancer, je vois la gare petit à petit s’éloigner, s’éloigner… puis Ciao la France !

Après 3h de train, je fais escale à Lille. Il fait froid, il pleut, un avant goût de ce qui m’attends, je pense. Dans le hall de la gare je profite pour m’acheter le quotidien, quelques barres de chocolats et un adaptateur pour les prises électriques. Je trouve une place sur un banc et je m’installe, je branche mon téléphone portable sur une prise pour recharger la batterie, qui est à 30 %.

Après 1h30, (la durée de l’escale) je m’apprête à embarquer de nouveau. Quand soudain, je reçois un appel d’un ami. Il me demande si je suis sûr de mon choix et me conseille de faire demi-tour sur un air de plaisanterie. Mais au fond de lui il était très sérieux. « Si c’est ton souhait, je ne vais pas perdre mon temps, ni le tiens pour essayer de te convaincre de faire marche arrière car ça serait inutile connaissant ta détermination. Mais je te dis juste prends bien soin de toi et à bientôt poto ! » Et il raccrocha sur cette dernière phrase.

Arrivé à Londres, Gare St Pancras London terminus tout le monde descend. La Première impression est magnifique. Mais je vais vite redescendre sur terre. Contrôle douanier, ça commence bien ! Avec une tête comme la mienne… J’ai déjà pris l’habitude donc rien de bien méchant. On me demande de déposer mes bagages sur le sol et de me mettre sur le côté. Le temps que le chien qui accompagne les douaniers, cherche quelque chose d’interdit dans mon sac. Le chien se met à renifler mon sac, au bout de 30 secondes R.A.S. Il n’y aura pas d’ouverture de sac. A la demande des douaniers, je reprends mes affaires et continue ma route.

J’arrive dans le hall de la gare, tout de suite, je me fais accoster par une jeune demoiselle d’origine indienne. Elle vend des cartes Sim. Il me faut un numéro de téléphone pour être joignable donc j’accepte d’acheter la puce. 10 £ la puce ! Soit 12 à 13 €, ça annonce la couleur du coût de la vie ici.

A l’extérieur Waouh c’est tout beau, je suis comme dans un rêve, je vois des bus rouge à deux étages, des taxis qui ressemblent à des boites de conserves de couleurs noires, des cabines téléphoniques rouges, des voitures de police avec des sirènes tout droit sortit des petites...