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Itinéraire d'un saint-louisien

De
158 pages
L'auteur évoque son itinéraire parsemé d'embûches et d'injustices dans le service des Eaux et Forêts et au Parc National du Niokolo Koba au Sénégal. Il relate également, dans un style alerte, expressif et de lecture facile, son expérience dans les pays occidentaux qu'il a visités. L'auteur adresse un message aux émigrés et autre expatriés: il leur rappelle que la meilleure option après le départ pour l'extérieur, c'est d'envisager le retour au pays, pour participer activement au développement de la nation, avant qu'il ne soit trop tard.
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ITINÉRAIRE D'UN SAINT-LOUISIEN
« La vieille ville française» à l'aube des indépendances

« Leur part d'honneur leur est dérobée et le sera toujours, tant qu'ils n'écriront pas les bulletins eux-mêmes. »

T. E. LAWRENCE (LesSept Piliers de la sagesse)

MoumarGlTEYE

ITINÉRAIRE

D'UN SAINT-LOUISIEN
« La vieille ville française» à l'aube des indépendances

Préface de Alioune Badara Diagne Golbert

L'Harmattan 5-7, rue de l'ÉcolePolytechnique 75005 Paris FRANCE

L'Harmattan Hongrie Hargita u. 3 1026 Budapest HONGRIE

L'Harmattan ltalia Via Bava, 37 10214 Torino ITALIE

L'AUTEUR
Le Colonel Moumar Guèye est né à Saint-Louis du Sénégal. Il est Ingénieur des Eaux et Forêts, spécialisé en Agroforesterie et en Développement International. M. Guèye est Commandeur de l'Ordre du Mérite Sénégalais. Il a assumé les fonctions de Conservateurdes Parcs Nationaux, Inspecteur des Eaux et Forêts, Coordonnateur du Projet de Reboisement du Sénégal, Conseiller Technique au Ministère du Développement Rural et de l'Hydraulique ainsi qu'au Ministère de l'Environnement et de la Protection de la Nature. Directeur du Projet Agroforestier de Diourbel de 1996 à ce jour, le Colonel Guèye est l'auteur du livre: " Crise au Projet Agroforestier de Diourbel mon combat contre l'arbitraire" " paru aux Editions L'Harmattan en 2003.

2004 ISBN: 2-7475-6077-5 EAN : 9782747560771

@ L'Harmattan,

CET OUVRAGE EST DÉDIÉ à
Cheikh Abdoulaye Dièye, Almamy Matheuw Fall, lbrahima Fall Mbida et Papa Madiop Fall. A Abdoulaye Guèye et Mouhamadou Mbodj... Ils étaient tous mes amis, Ils étaient tous mes frères, Ils avaient tous, un commun vouloir. Celui de faire de Saint-Louis, Une ville toujours propre, Une ville toujours prospère, Une ville de référence. Tous ils voulaient faire de Saint-Louis, Une ville éternellement belle! Que Dieu gratifie ces distingués" Doomu Ndar ", De Ses Bienfaits et de Sa Miséricorde!

REMERCIEMENTS
Je voudrais dire merci, à tous ceux qui ont eu l'amabilité de lire et de corriger cet ouvrage ou qui ont apporté leur contribution pour améliorer sa richesse et sa qualité. Je voudrais remercier en particulier les hommes et les femmes dont les noms suivent, sans oublier ceux que je n'ai pas cités: ProfesseurAndrée Marie Diagne,MadièynaNdiaye, Cheikhou Chérif Souaré, Khoudia Mbaye, Cheikh Madické Diakhaté dit Collot, Alioune Badara Diagne Golbert, François Diouf, Amadou Mbaye Ndiaye, Alioune Badara Bèye, Abdoulaye Thiam, Sada Kane,AbdoulayeDiaw,Baye Moumar Guèye (quia réalisélaphoto de couverture, ainsi que celles de la statue de Faidherbe, du Monument aux morts, du Bou El Mogdad, de l'Eglise de l'He, de la Mairie, du Palais du Gouverneur, du château d'eau et celle de la Grande Mosquée), Laurent Gerrer pour les photos du faux-lion et des régates, Dom Sy pour la photo de l'équipe scolaire, Abdoul Oumar Fall, Astou SaIl,MalickMbodj, Laty Guèye Ndiaye, Marie Madeleine Diallo, Docteur Massata Niang, Colonel Aboubakrine Dièye,AliouneAbi TalibNguer,Abe Diop, Michelle B.Alexandre et Thièrno Guèye.
Je remercie également Sally Ndiaye, Fatma Gaye, Daba Kane et le personnel de SENAGROSOL-CONSULT pour la saisie, l'infographie et les photocopies.

PREFACE
Saint-Louis du Sénégal la gracieuse, Saint-Louis la ville éternellement belle, cité pleine d'histoire et de souvenirs, a déjà retenu l'attention d'écrivains talentueux, comme Abdoulaye Sadji, auteur de l'inimitable Nini la mulâtresse et Ousmane Socé Diop qui nous laissason roman d'amour Karim. Tousdeux ettant d'autres écrivains comme Pierre Loti et son Roman d'un spahi, ont immortalisé avec talent, des pans entiers du glorieux passé de la «vieillevilleFrançaise».
A côté d'importantes œuvres de fiction, qui se plient aux règles de leur genre en soumettant le réel à la libre création et à la fantaisie de l'écrivain, il existe quelques études historiques et scientifiques qui ont mis en évidence la culture et le devenir de notre vieille cité. A titre d'exemple, je pourrais citer l'ouvrage de Camille Camara intitulé: Saint-Louis du Sénégal, Thèse de Doctorat, IFAN, 1965. Mais à ma connaissance, il manquait encore des écrits du genre que vient de produire notre ami et ftère le Colonel Moumar Guèye dans son deuxième ouvrage qui a pour titre: Itinéraire d'un SaintLouisien ,.La vieille ville française à l'aube des indépendances.

Ce livre à mon avis, n'est ni une œuvre romanesque, ni un essai historique au sens propre du terme. Comme l'indique fort bien son titre, il s'agit plutôt d'un recueil de souvenirspersonnels d'enfance, d'adolescence et de carrière. C'est la raison pour laquelle, cet ouvrage constitue à bien des égards, un témoignage non seulement sur l'histoire personnelle de l'auteur, mais également sur celle de la ville de Saint-Louis, à travers son système éducatif qui allie harmonieusement tradition, modernité, hospitalité et tolérance. L'auteur nous entraîne à travers sa plume alerte dans les mythes et les rites de la ville. Il nous invite à nous remémorer les personnages légendaires ou familiers qui ont marqué la société saint-louisienne. L'un des grands mérites de l'ouvrage du Colonel Guèye et qui lui vaudra la reconnaissance de ses nombreux concitoyens, ainsi que 7

PREFACE

celle de tous les lecteurs, c'est d'avoir su éviter toute tentation intimiste et parvenir à dérouler avec bonheur, les multiples visages et autres facettes de Saint-Louis du Sénégal, sous un regard intérieur qui vous force à partager son émerveillement.

l'ai la quasicertitudequetout commemoi, la majoritédes SaintLouisiens de naissance, d'origine ou d'adoption, se retrouveront dans ces récits pathétiques. Sans doute, beaucoup de lecteurs pourraient en dire autant. En effet, Moumar nous propose avec bonheur, une promenade dans les mille et un souvenirs qui ont fait les beaux jours de Saint-Louis du Sénégal, à l'aube des indépendances.
Pour tous ceux qui sont soucieux d'une connaissance intérieure et, pour ainsi dire, réellement intime de la vie, des valeurs et de la
culture saint-Iouisiennes, cet ouvrage constituera un livre de référence.

Je devrais dire un vade mecum. Il montre également comment l'éducation à la Saint-Louisiennea permis à l'auteur, par la grâce de Dieu, de faire face aux multiples défis qui ont sillonné sa carrière plus quetumultueuse. La vie de l'auteur, le courage et la persévérance dont il a su faire preuve pour affronter les rigueurs de la vie, constituent la meilleureillustrationde l'excellence de cette éducationtypiquement saint-Iouisienne, dont nous sommes tous fiers.
Alioune Badara Diagne Golbert

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AVANT- PROPOS
Comme le disait si bien le Révérend Martin Luther King Jr, «1 have a dream today». Oui, j'ai toujours eu un rêve depuis ma tendre enfance. Ce rêve, c'était de pouvoir unjour, écrire un livre sur Saint-Louis du Sénégal. J'ai pensé que ce serait pour moi une agréable occasion de relater mon enfance et de décrire d'autres facettes de la "vieille villefrançaise "à l'aube des indépendances. Voilàpourquoi, j'ai saisi l'opportunité de la rédaction de mon premier ouvrage pour accomplir ce rêve. Mais la maison d'édition m'a suggéré d'extraire du manuscrit, la première partie qui concernait Saint-Louis et d'en faire un autre livre. Selon l'éditeur, cela en valait la peine! L'occasion m'était ainsi offerte de réaliser cet objectif majeur, celui de présenter un autre visage de Saint-Louis, un visage différent des descriptions à usage touristique ou historique. C'était également pour moi, une belle opportunité de montrer comment l'éducation à la saint-louisienne m'a aidé à affronter mon baptême defeu dans laforêt du Niokolo Koba et à surmonter les difficultés de toutes sortes, durant mon séjour aux Etats-Unis d'Amérique. En écrivant le présent ouvrage, j'ai essayé de rappeler I 'histoireancienne et récente de Saint-Louis, convaincu que c'est sur les fondements de I 'histoire qu'on organise les stratégies pour bâtir un avenir meilleur. Mon but est ainsi de rappeler les valeurs cardinales dans lesquelles la société saint-louisienne puise la quintessencede sa " terànga " (hospitalité) légendaire, son sens de I 'honneur et de la dignité, en un mot, son attachement aux principes de la bonne éducation. J'ai essayé de montrer à quel point Saint-Louis était une ville leader, une ville de référence en Afrique Occidentale Française (A.OF) dont elle fut la grande capitale jusqu'en 1902. Au regard de ce que nous voyons atifourd 'hui, il est clair que le défi à relever est énorme dans le but d'assurer l'essor de l'ancienne métropole 9

AVANT-PROPOS

septentrionale du Sénégal. Il est également clair que ce défi ne sera pas l'affaire des seuls officiels et des élus. Ce défi sera surtout l'affaire de tous les Saint-Louisiens de naissance, d'origine ou d'adoption. Dans cet ouvrage, j'ai évoqué les épreuves et autres aventures que j'ai vécues dans la forêt du Niokolo Koba. J'ai en plus, raconté mon séjour riche d'enseignements aux Etats-Unis d'Amérique. J'ai évoqué mes souvenirs dans les collines de la Virginie, le long du Potomac River à Washington DC, à Blacksburg et à Honolulu. En évoquant ces aventures, j'ai simplement voulu montrer à quel point le système d'éducation à la Saint-Louisienne, basé sur le respect et la pratique des religions, ainsi que sur le culte de I 'Honneur et les vertus de l'Amitié, de la Dignité, de la Patience et de l'Ambition, peut aider I 'homme ou la fèmme à résister aux adversités malveillantes de leurs semblables et aux tentations perverses de la société moderne. Pour terminer,je tiens àpréciser que ce n'est pas un hasard si ce livre a été préfacé par mon ami et frère Alioune Badara Diagne Golbert. En effet, tous ceux qui connaissent Saint-Louis savent que Golbert Diagne et son frère et alter ego Collot Diakhaté, deux figures emblématiques, se sont fixés comme sacerdoce, la défènse des intérêts et des vertus de la société saint-louisienne. Enfin, mon souhait le plus cher est que ce livre puisse servir notamment à sensibiliser et à mobiliser les Saint-Louisiennes et les Saint-Louisiens, autour de la " vieille ville française". Ainsi, nous suivrons la voie tracée par Abdoulaye Mar Diop, MacodouNdiaye, le Dr. MasseckNdiaye, Maître Babacar Sèye, Bécaye Sm-v, ba Mbaye, Abdoulaye Diaw A Chimère, El Hadj Momar Sourang, Almamy Matheuw Fall, Cheikh Abdoulaye Dièye et tant d'autres. Ainsi nous travaillerons ensemble, dans l'union des cœurs et des esprits, entre la douceur du Fleuve Sénégal et lafraîcheur 10

AVANT-PROPOS

de l'Océan Atlantique. Oui, nous unirons nos efforts etfèrons de Saint-Louis une ville propre, une ville prospère, une ville paisible, une ville éternellement belle, sous l'ombre protectrice et affectueuse du génie de la vieille cité, Mame Coumba Bang. Pour que Saint-Louis du Sénégal, avec I 'exploitationfuture de ses gisements de pétrole off shore, la construction d'un port pétrolier, d'un aéroport à vocation touristique et d'un port jluvio maritÏme,ne devienne jamais une ville morte. L'auteur

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Chapitre 1

UENFANTDENDAR-TOUTE
A ma sœur Soda et mon grand frère Abdoulaye Guèye Betty, prématurément arrachés à notre affection. Ils aimaient passionnément Ndar-Toute! 'ai vu lespremiersrayonsdu soleilsousle signedu Capricorne dans le quartier de Ndar-Toute appelé également Santhiaba ou la ville neuve. Ce quartier où j'ai passé ma prime enfance fut fondé vers 1848. J'y ai grandi dans une modeste demeure située à la Rue Théodore Carpot, sur la Langue de Barbarie, cette bande de terre sableuse située entre le petit bras du fleuve Sénégal et l'Océan Atlantique. Elle constitue la limite occidentale de la ville coloniale qu'on appelait à cette époque-là,"Saint-Louis du Sénégal et de la Mauritanie. "Notre maison était située à unjet de pierre de la mer dont les vagues berçaient notre sommeille soir et inondaient les concessions quand les eaux étaient en furie. Je me rappelle ma ville natale dans ses années de grâce et de majesté. Saint-Louis

J

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CHAPITRE

I

avec ses espaces verts, ses avenues et axes routiers propres et boisés

comme l'Allée des cocotiers devenue l'Avenue Dodds que parcouraient les belles Signares à bord de calèches à deux chevaux. Saint-Louis et ses immeubles bien entretenus, ses grandes compagnies de transport et ses maisons de commerce comme les Etablissements Lacombe, les Messageries du Sénégal, Maure! et Prom, Devès & Chaumet, Buhan & Tesseire, CFAO, Peyrissac, Chaperon, CITEC, Lacoste, Lahlo, Garzouzi "Aux mille articles", SCOA, Verger Delporte, Georges Nahas, Kër Tas-sa-ngoro, Descours et Cabaud et la Librairie D. Rossi. La ville avait également ses salles de cinéma comme le Rex, le Pax (devenu cinéma El Hadj), et le Vox. Ce dernier était particulièrement ITéquentépar les Européens. L'ancienne capitale du Sénégal avait ses photographes célèbres comme Meïssa Gaye et son studio Tropical Photo, Caristan et Emile Sursock à l'He. Doro Sy était sur l'Avenue De Gaulle et Amadou Diop à la rue de la laille au quartier Sor. Quant à Sarr photographe, il était établi à Ndar- Toute. Le grand Bouba Konaté qui alliait le métier de photographe et celui de menuisier ébéniste, mérite également d'être cité parmi les personnages remarquables de la ville. En un mot, c'était Saint-Louis dans toute sa gloire et sa prospérité ainsi que ses particularités qu'on ne retrouve nulle part ailleurs au Sénégal. Saint-Louis la "vieilleville française ", trait d'union entre l'Afiique Noire etl' Afiique Arabo-Berbère, avait sesmonuments pleins d'histoire, de splendeur et de beauté. Parmi ces témoins des temps passés, on peut citer la statue de Louis Faidherbe. Ce Général français, originaire de Lille et diplômé de Polytechnique est devenu Gouverneur de la Colonie en 1854.Faidherbe symbolise lemétissage cultureletbiologique entre le Sénégal et la France. C'est ainsi qu'avec sa concubine du nom de Kassounbé de l'ethnie Soninké, il a donné naissance à un enfant du nom de Louis Léon César (Brigaud et Vast, 1987)1. Cet héritier de Faidherbe est mort à Saint-Louis et a été enterré au Cimetière Catholique de Marmyal. Aujourd'hui, la statue de

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L'ENFANT

DE NDAR-TOUTE

Faidherbe, témoin de tant d'événements sur la place du même nom, semble défier le temps et fixer d'un regard éternelle Palais du Gouverneur où le vénéré Cheikh Ahmadou Bamba, par dévotion absolue à Dieu le Créateur, avait prié ses deux ràkka historiques devant le Conseil Privé du Sénégal le 5 septembre 1895. SaintLouis a toujours été une ville d'hospitalité. Elle a toujours été le berceau de la civilisation, de la terànga (hospitalité) sénégalaises et de la Francophonie. Cette ville pleine d'histoire a reçu et formé à l'Ecole des fils de chefs ainsi que dans ses lycées, ses collèges, son Ecole Militaire Préparatoire Africaine (EMPA) devenue Ecole Militaire Charles Ntchoréré et ses camps militaires, d'éminents cadres civils et militaires ressortissants de toutes les contrées du Sénégal et de nombreux pays de la sous région. Des chefs d'Etat, des ministres, des officiers généraux, de nombreux hauts fonctionnaires et cadres supérieurs originaires du Sénégal et d'ailleurs, se sont abreuvés au nectar pur et vivifiant du foyer culturelet éducatif de Saint-Louisdu Sénégal.Cetteéducation à la saint-louisienne tant recherchée en ce temps là, définissait l'intelligence comme étant le fait de faire preuve d'humilité et de retenue dans ce que l'on croit être, de générosité et de mesure avec ce que l'on croit posséder, de modestie et de discernement dans ce que l'on croit savoir. L'intelligencec'est égalementla déterminationavec laquelleon recherche et on sauvegarde les qualités humaines et morales que l'on doit avoir,la scienceque l'on doitmaîtriseret les biensmatériels que l'on doit toujours acquérir dans un esprit de loyauté et d'honnêteté sans faille. C'est peut-être pour les raisons que voilà, que la vieille cité a toujours reçu dans sesécoles et dans ses familles, des personnalités comme Serigne Amadou Sakhir Lô, Serigne Abasse SalI, El Hadj Abdoul Aziz Sy Dabakh, Amadou Ndiaye Mabèye, le Président Houphouët-Boigny, le Président Lansana Konté, le Président Abdoulaye Wade, le Président Abdou Diouf, le Général Lamine Cissé, le Professeur Abdoulaye Bathily, etc... 15