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Itinéraire d'une humaniste rebelle

De
210 pages
Voici l'itinéraire d'une femme née en 1938, qu'on voit évoluer d'un christianisme conformiste à un humaniste grand ouvert sur le monde. Dans ce livre, les lectures et les rencontres sont riches, variées et inattendues, le style est alerte, la verve et l'humour pince-sans-rire à l'anglaise jamais en défaut. La sincérité du ton rend ce personnage d'intellectuelle, un peu marginale, très attachant. Ce bilan est celui d'une femme, idéaliste à vingt ans, enthousiaste à quarante, enfin réaliste à soixante, pas encore résignée à quatre-vingt, mais en tout cas, jamais soumise.
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Voici l’itinéraire d’une femme pas très rangée, née en 1938, trente ans après Simone de Beauvoir et Françoise Dolto, qu’on voit évoluer en douceur d’un christianisme conformiste à un humanisme grand ouvert sur le monde et surtout l’Europe d’après-guerre, sans jamais perdre de vue l’essentiel de ses valeurs. Dans ce livre, les lectures et les rencontres sont riches, variées et inattendues, le style est alerte, la verve et l’humour pince-sans-rire à l’anglaise, jamais en défaut, non plus que les émotions. La sincérité du ton rend ce personnage d’intellectuelle un peu marginale, néorurale à ses heures, très attachant. Ce bilan aussi lucide que possible est celui d’une femme, idéaliste à vingt ans, enthousiaste à quarante, enfin réaliste à soixante, pas encore résignée à quatre-vingt, mais en tout cas, jamais soumise ; rendra-t-il plus accessible aux générations futures le bonheur qu’elles recherchent ?
Tardieu
LéaTardieu
ITINÉRAIRE D’UNE HUMANISTE REBELLE
Du Quartier latin aux Cévennes ardéchoises
BOULOGNESURMER
JOYEUSE
NANTERRE
PARIS
Itinéraire d’une humaniste rebelle
Histoire de Vie et Formation Collection dirigée par Gaston Pineau avec la collaboration de Pierre Dominicé (Un. de Genève), Martine Lani-Bayle (Un.de Nantes), José Gonzalez Monteagudo (Un. de Séville), Catherine Schmutz-Brun (Un. de Fribourg), André Vidricaire (Un. du Québec à Montréal), Guy de Villers (Un. de Louvain-la-Neuve). Cette collection vise à construire une nouvelle anthropologie de la formation, en s'ouvrant aux productions qui cherchent à articuler "histoire de vie" et "formation". Elle comporte deux volets correspondant aux deux versants, diurne et nocturne, du trajet anthropologique. Le voletFormations'ouvre aux chercheurs sur la formation s'inspirant des nouvelles anthropologiespour comprendrel'inédit des histoires de vie. Le voletHistoire de vie, plus narratif, reflète l'expression directe des acteurs sociaux aux prises avec la vie courante à mettre en forme et en sens. Dernières parutions Volet :Histoire de vie
Patrice SANCHEZ,Renaissance d’une apocalypse cérébrale, 2016. Fadel KANJE,Transhumances interculturelles d’un Arabe de Nazareth, 2016. Gilles DUGAL,Aux frontières du sacré et du politique,2016. Martine LANI-BAYLE,Récits et résilience, quels liens ? Chemins de vie, 2016. Jean-Charles BONDU,STO : Sans Taire les Oubliés. Souvenirs éparpillés, 2016. Corine CHAPUT-LEBARS,Histoires de naissances. Naissances d’histoires,2016.Simone LANDRY,Autopsie d’un mariage. De l’emprise à l’échappée, 2015. Jacques SERIZEL et Armelle ROUDAIRE,Accompagner à « re-connaître » les Acquis de l’Expérience en milieu carcéral,2015.
Léa Tardieu
Itinéraire d’une humaniste rebelle
Du Quartier latin aux Cévennes ardéchoises
© L’Harmattan, 2017 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.editions-harmattan.fr ISBN : 978-2-343-11848-2 EAN : 9782343118482
À ma mère qui m’a permis de réaliser tous ses rêves.
« Les feuilles de la vie deviennent des feuilles de papier » Philippe Delerm
« Chacun de nous devrait écrire un jour — du moins intérieurement — son je me souviens, car il est essentiel de retracer, pour soi ou en le partageant, l’itinéraire de son âme, qui est notre vraie vie. » François Cheng
« Nous nous posons la question : existe-t-il une vie après la mort ? Mais nous pourrions tout aussi bien nous demander : existe-t-il une vie avant la mort ? Tant la vie aujourd’hui n’a plus de sens » Pierre Rabhi
« Lorsque les mots ne franchissent pas les lèvres, ils s’en vont hurler au fond de l’âme » Christian Bobin
Phase 1 : Naître et vivre à Boulogne sur Mer, avant, pendant et après la guerre de 39-45 1 - Une enfance sous les bombes À ce que l’on m’a dit, je suis née en 1938, le jeudi 28 avril, à 7 h du matin ; je n’en suis pas matinale pour autant et le signe du Taureau ne m’a jamais inspirée. Je suis faite d’atomes qui ont déjà beaucoup servi et serviront encore, je l’espère. Je suis née à la maison, 109 Grande Rue, à Boulogne-sur-Mer, Pas-de-Calais, avec ou sans tirets, et je fus, je crois, très bienvenue. Dans la maison voisine, était venu mourir un héros argentin, José de San Martin, le 17 août 1850. On en reparlera. Pour mes parents, avoir une petite fille sur les bras quand la guerre éclata, a dû être une terrible épreuve et une source d’angoisse, surtout à Boulogne, ce champ de bataille anglo-allemand. Ma mère m’a dit que mon père avait été mobilisé six mois en 1940. Il est revenu en cachette, pour éviter d’être fait prisonnier, sur le conseil de son capitaine. Il a mis trois semaines à rentrer, roulant sur un vélo qui n’avait qu’une seule pédale. Il s’est occupé « des dommages de guerre » et des abris. A son retour, j’ai crié « mon père ». Mon père, Maxime-Eugène Tardieu, était architecte. A ma naissance, il avait 39 ans, il était né le 16 mars 1899, et ma mère, Léa Ponchel, puéricultrice et assistante sociale, avait 29 ans, elle était née le 8 décembre 1908, jour de la fête de la Vierge. Mon père était veuf d’une femme très aimée ; sa fille Colette de cinq ans et demi mon aînée, était élevée à Paris par une tante et un oncle, les Cau. À cause de la guerre, elle n’a pas pu venir vivre avec nous.
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