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Je ne saurais jamais jouer la comédie sociale

De
86 pages

« Ma sœur me dit souvent que je vois ou tout blanc ou tout noir. Que j'ai une vision manichéenne (trop sévère ?) des choses. J'en ai souvent eu l'impression.
Les choses sont devenues encore plus compliquées lorsque j'ai décidé de prendre la plume. Un vrai bazar relationnel ! Je crois tout simplement que je ne maîtrise pas les règles du jeu social. D'ailleurs, ai-je même envie de les apprendre ? Je suis mon bonhomme de chemin, ma voie depuis des années, préservant mon indépendance. Peut-être qu'un jour je saurais jouer à ce jeu. L'avenir le dira. »


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Cet ouvrage a été composér Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d'adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-78250-2

 

© Edilivre, 2016

« Au village sans prétention, j’ai mauvaise réputation…

Je ne fais pourtant de tort à personne,

En suivant mon chemin de petit bonhomme,

Non, les braves gens n’aiment pas que,

L’on suive une autre route qu’eux… »

G. Brassens

Préface

Il n’est pas facile de suivre la trace des auteurs que l’on a tant admirés. Il faut se détacher des schémas que l’on a intégrés, comme une norme à suivre. Il faut dépasser ses freins, ses craintes. Se dire que pour soi aussi, c’est possible. « Je suis capable d’écrire » !

Pour ma part, la tâche n’a pas été aisée.

C’est avec un sourire ému que je me rappelle de mes premières tentatives.

Je souhaitais être productive, tout comme mes auteurs préférés. Ecrire des romans de cinq voire six cents pages. A mon grand regret, cela ne sera pas le cas pour mon premier opus. Je me console en me disant que j’ai passé ce cap. Que j’ai franchi une étape. Les écrits appellent les écrits. Je souhaite que cela se vérifie, en ce qui me concerne, à l’avenir.

Je dédicace ce premier élan à ma mère, tout d’abord. Je me suis toujours promis de lui rendre hommage, lorsque l’occasion se présenterait. C’est le cas aujourd’hui. Merci donc, Maman, pour l’exemple que tu nous as donné. Pour le courage dont tu as fait preuve chaque jour, face aux critiques, aux vexations et aux difficultés de la vie. Tu nous as montré ce qu’était le courage d’être soi. Tu nous as appris à nous affranchir du regard des autres. Je ne t’en remercierais jamais assez. J’espère qu’aujourd’hui tu reconnais certains des enseignements que tu nous as légués, en moi. Même si parfois ta sévérité me pesait, je te suis reconnaissante d’avoir veillé à notre éducation comme tu l’as fait. Elle me permet maintenant de conserver une ligne de conduite, de préserver mes idéaux et mes convictions.

Je n’ai pas le dixième de ton courage, mais j’espère que tu es fière de la femme que je suis devenue. Tu restes un exemple tous les jours.

A ma grande sœur, Murielle, ensuite. Un tempérament de feu et une honnêteté à toutes épreuves. Tu ne fais jamais semblant et ne baisses jamais les bras. Je t’ai toujours admiré pour cela. J’espère que tu atteindras la sérénité à laquelle tu aspires.

A ma sœur Christelle, grande par sa générosité. Je n’en serais jamais arrivée là, sans toi. Ton soutien a été plus que précieux. Merci d’avoir cru en moi, de m’avoir écouté pendant des heures. Sache que pour ma part, je crois en toi à 100 %.

A ma petite sœur Karine et sa grande sagesse, malgré son jeune âge. Tu as toujours été la plus sage d’entre nous. Tu peux nous écouter patiemment et tes conseils sont toujours judicieux. Tu m’as remis plus d’une fois la tête à l’endroit. Ta gentillesse et ta douceur t’honorent.

A mon grand frère, Rony. Son intelligence, sa sérénité et son humour décapant. J’espère que nous pourrons partager plus de bons moments à l’avenir.

A mes nièces, les premiers enfants de la famille, qui sont devenues de belles jeunes femmes, vives et intelligentes. Vous avez illuminé nos journées, depuis votre naissance et faîtes notre fierté. Depuis, deux petites dernières ont rejoint la famille.

A mes neveux que j’adore. De l’énergie et de la joie de vivre à revendre !

A mon fils, ma plus belle réussite. J’ai confiance en toi et sais que tu réussiras tout ce que tu entreprends. Tu es un battant et sais ce que tu veux.

A mes auteurs préférés, que je ne citerais pas (il y en a tellement !), qui m’ont donné le goût, d’abord de lire, ensuite d’écrire. Ils m’ont permis de passer des heures magnifiques, grâce aux histoires qu’ils avaient imaginées. A mon avis, il n’y a rien de meilleur que tourner les pages d’un livre passionnant. Il m’est arrivé de relire plusieurs livres encore et encore. Mon record est d’avoir relu le même livre sept fois. Pour moi, rien ne remplacera cette sensation que j’ai adorée et que j’adorerais toujours.

A Dieu, la foi est une source de motivation puissante. Elle m’a aidé à traverser les moments difficiles de ma vie.

Ecrire est devenu plus facile de nos jours, plus accessible. A l’ère d’internet, Les blogueurs, journalistes du web ou simples contributeurs pullulent. L’interaction est devenue le maître mot de la rédaction. A vos plumes, donc et amusez-vous !

Introduction

Ça a commencé quand j’avais sept ans. Je me souviens. C’était la rentrée des classes. Finie la maternelle, j’entrais en CP. J’étais « grande », maintenant. Enfin, c’est ce que l’on dit à cet âge-là.

C’est étrange comme notre vie s’organise autour de grandes étapes. Ces grands sauts qui nous font passer un cap, nous structurent. Pour moi, cette rentrée était importante. Elle devait rester dans les annales. Ce fut le cas.

J’étais déjà réservée à l’époque. Ça n’a d’ailleurs pas changé aujourd’hui. Il y avait d’autres enfants dans mon cas, ce jour-là. Ils n’osaient pas trop avancer, se mélanger. Un petit garçon blond, pourtant, s’est avancé vers moi. Il avait un regard rieur. Il m’a dit : « Bonjour ! », gentiment. Ma réponse à son salut a été.… de le mordre. Une réaction étrange, que je ne saurais jamais expliquer… Bien sûr, j’ai eu honte. J’étais gênée. Mais je ne pouvais pas revenir en arrière, effacer mon geste. La maîtresse, elle non plus, n’a pas compris. J’ai donc vécu un premier trimestre penaude, tentant de faire oublier ce geste malheureux, inadapté. En vain. L’institutrice l’a noté sur mon bulletin. Mon premier Bulletin de notes.

Bulletin que j’ai dû tendre à ma mère, afin qu’elle le signe. Ce que j’ai fait tremblante, à la fin du premier trimestre. Je ne savais plus où me mettre, lorsqu’elle a lu « le passage ». Ce dont je me souviens le plus, c’est le regard qu’elle m’a lancé après avoir lu cette note. J’ai pu y lire une grande incompréhension et surtout l’interrogation. Ma mère également, n’a pas compris.

C’est aussi cette année-là, que j’ai découvert la lecture. Forcément, c’est en CP que l’on apprend à lire, me direz-vous. Mais je n’ai pas seulement appris à lire, à cette époque. J’ai découvert une passion, quelque chose de fantastique aussi : l’amour des mots. Plus je maîtrisais cet apprentissage, plus je me rendais compte de la musique des mots. Chaque mot a une sonorité qui lui est propre. Assembler les mots ensemble, composer des phrases, permet de jouer avec ces sonorités, d’en créer de nouvelles. Le plus drôle étant, bien entendu, d’essayer de conserver une certaine harmonie, en agençant au mieux les phrases, les paragraphes et les textes. Tout cela, vous vous en doutez, je ne le savais pas, lorsque j’avais sept ans. C’est l’analyse que j’en fais aujourd’hui. Toujours est-il que ma grande histoire d’amour avec les livres, a commencé là, dans une classe de cours préparatoire, située dans une petite école élémentaire d’une ville rurale. Je n’en avais pas conscience, à l’époque, mais cela a complètement bouleversé ma vie.

Chapitre 1
De la découverte de la lecture

Je ne sais pas exactement comment ça s’est passé. Je ne sais pas non plus quel déclic j’ai eu. Le fait est que j’ai adoré lire dès que j’ai su le faire. Je ne saurais l’expliquer. Une passion était née.

Cela a d’abord été un jeu : décrypter les syllabes, détailler les mots, les deviner, les écrire aussi… Puis lire des histoires, drôles, tristes, fantastiques. C’était mieux que les images.

L’institutrice nous a, en premier lieu, appris l’alphabet. Nous avons copié et recopié les vingt-six lettres indispensables à connaître. Puis, nous sommes passés aux syllabes. La maîtresse écrivait les mots au tableau en séparant les syllabes. Dans ces moments-là, j’étais à fond, concentrée. Je voulais répondre aux questions qu’elle lançait à la classe. Je me souviens qu’elle nous soufflait les mots en les chuchotant, mimant même les lettres. C’est ainsi que j’ai déchiffré mon premier mot. Je me suis écrié « AVEC !! »

« Bien, très bien ! », m’a-t-elle répondu.

J’étais toute fière. J’avais, bien entendu, lu sur ses lèvres, mais pour moi, j’avais lu toute seule.

Oui, un jeu de gosse, plutôt anodin. Tellement anodin, à l’époque, que je ne me suis pas aperçue à quel point la lecture commençait à remplir ma vie, petit à petit. Lentement mais sûrement. C’est vrai, la lecture, dès sept ans, a commencé à prendre de la place dans ma vie, complètement.

Comment je le sais ? Je me souviens qu’à cette époque, tous mes jeux tournaient autour de la lecture, à tel point que j’en devenais épuisante pour mon entourage. Je lisais tout : les slogans des affiches, les annotations sur les boîtes de conserve, les pots...