69 pages
Français

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La reine Minouche

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Description

Une histoire vraie et atypique


Épouse exemplaire et soumise au départ, Yasmina est la figure emblématique d'une mère de famille traditionnelle. Un jour, elle se décide enfin à partir en guerre contre un mari égoïste et infidèle, alors que se dresse au dessus de sa tête l'enclume du code de la famille.



Qui a fait quoi dans ce projet ?


A partir des carnets de Samira, Geneviève a réalisé le récit de la vie de Yasmina, respectant les divers épisodes de son existence.


L’écriture de ce texte fut pour elles la source de moments très forts, avec parfois la sensation de replonger dans l’enfance. Dans ces instants-là, une petite fille peut porter sur le monde et ses injustices un regard sérieux et mâture. Elles ont tenté de célébrer toutes celles qui, de Germaine Laoust-Chantréaux à leurs mères, donnent courageusement une grande part de leur cœur et de leur vie à leurs enfants. Elles rendent également hommage à leur pays natal, inépuisable source d’inspiration.



Les sources d’inspiration


Au départ, ce livre est le cri d'amour d'une fille pour sa mère qu'elle voit souffrir. Pendant de longues années, Samira a jeté en vrac sur des cahiers tout ce qu'elle vivait, toutes les souffrances que sa mère subissait injustement.


Geneviève a suivi fidèlement la chronologie en ajoutant sa propre vision de l’Algérie de son enfance.



A qui le livre se destine-t-il ?


Tout le monde peut se sentir concerné – en tout cas intéressé – par cette histoire, récit emblématique de la vie de bien des femmes de toutes origines. C'est en tout cas le retour que nous en avons par nos lecteurs et lectrices.


Préface de Nils Andersson.



Editions Tangerine nights

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 1
EAN13 9791093275321
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0030€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extraits : On raconte qu’à l’ère des pharaons, la coutume était d’ensevelir les filles à la naissance. C’est à croire que les mœurs n’avaient guère évolué depuis ces temps lointains car ma famille bouda mon arrivée. Selon un dicton berbère, le féminin n’est qu’une réserve de dynamite qui, un jour ou l’autre, vous explose à la figure. Ainsi, aux yeux des miens, la fille était source de conflit. Elle signifiait donc misère et ennuis. ***  Nous passions nos journées dans ses jupes, et pourtant nous étions sans cesse en manque de notre mère. Comme l’abeille fabrique le miel, elle rayonnait la tendresse. Quand elle réussissait à dérober quelques instants pour s’occuper de nous, les portes du paradis s’ouvraient.  Ô déesse maternelle, régal initial, inépuisable source, lumière vitale, caresse, chaleur, mots d’amour, tu développes le goût, la valse des couleurs, la musique de chaque son, le bien, le mal, le bonheur, l’intelligence…  Mère, toi qui donnes sans compter, toi qui écoutes sans te lasser, qui expliques sans impatience, qui livres, qui délivres, quel enfant pourrait échapper à tes sortilèges ? ***  Profitant de la somnolence générale, mon père prit la parole :  – Mes enfants, écoutez-moi. J’ai bien réfléchi. En tant que chef de famille, il m’incombe de gérer votre budget. Si vous décidez de rester vivre avec moi, vous devrez me remettre vos salaires.  Le plus impétueux d’entre nous se dressa, les jambes tremblantes et la voix grosse de colère :  – Voilà comment tu nous remercies de t’avoir si bien accueilli !  – Je suis ici chez moi, et je peux vous mettre dehors quand je veux !