Le bon sens en politique

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Préface de Jacques Chirac.
D'agriculture à voyages, l'auteur, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, propose un petit dictionnaire pour rendre compte des problèmes d'actualité et redonner confiance aux Français. Un propos concret et


Préface de Jacques Chirac.



D'agriculture à voyages, l'auteur, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, propose un petit dictionnaire pour rendre compte des problèmes d'actualité et redonner confiance aux Français. Un propos concret et une réhabilitation du bon sens en politique.




  • Préface


  • Affichage environnemental


  • Agriculture


  • Assimilation


  • Bio


  • Chasse


  • Chirac


  • Copé


  • CPE


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  • Dépendance


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  • Nord/Sud


  • « Off »


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  • Prison


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  • Quatorze ans


  • Réchauffement climatique


  • Sarkozy


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  • Syndicaliste


  • TVA anti-délocalisation


  • Terroir


  • Union européenne


  • UMP


  • Vache folle


  • Van der Hoff (Francisco)


  • Voir/Juger/Agir

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Publié par
Date de parution 13 janvier 2012
Nombre de visites sur la page 52
EAN13 9782212165746
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0075 €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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Le bon sens en politique
Dictionnaire impertinent
Christian Jacob
Préface de Jacques Chirac


Le bon sens en politique
Dictionnaire impertinent



Groupe Eyrolles
61, bd Saint-Germain
75240 Paris Cedex 05
www.editions-eyrolles.com
En application de la loi du 11 mars 1957, il est interdit de reproduire intégralement ou
partiellement le présent ouvrage, sur quelque support que ce soit, sans l’autorisation de
l’Éditeur ou du Centre français d’exploitation du droit de copie, 20, rue des
GrandsAugustins, 75006 Paris.
© Groupe Eyrolles, 2011
ISBN : 978-2-212-55253-9Sommaire


Préface 7
11Affichage environnemental
Agriculture 14
Assimilation 16
21Bio
25Chasse
Chirac 27
Copé 30
CPE 33
Cumul 34
39Dépendance
Député 41
Développement durable 43
49Envie
Équitable (Commerce) 51
59Faim
Fonctionnaires 62
Francophonie 65
69Gaz de schiste
Grain à moudre 71
Grenelle de l’environnement 73
79Handicap
Homme politique 80
85Jeunesse
89Laïcité
Lobbyiste 91
95« Machin » ?
Mille-feuille 98
Momagri 101
Mousquetaires 103
109Nord/Sud
115« Off »
ONG 118
123PAJEPaysan 125
Prison 128
Provins 130
135Quatorze ans
139Réchauffement climatique
145Sarkozy
Sérail 150
Syndicaliste 153
157TVA anti-délocalisation
Terroir 159
165Union européenne
UMP 170
175Vache folle
Van der Hoff (Francisco) 177
Voir/Juger/Agir 180Préface

on ami Christian Jacob est un militant de l’action collective. C’est son premier
principe de vie et le socle de son bon sens : pour agir il faut savoir entraîner les autresM
avec les idées claires et simples.
J’ai toujours admiré les organisations professionnelles agricoles pour leur capacité à
distinguer dans leurs rangs des hommes de valeur. On ne comprend pas l’évolution de
l’agriculture française, sa modernisation depuis cinquante ans, sa capacité permanente
d’adaptation aux enjeux nouveaux, si on ne sait pas prendre la mesure de cette école de
responsabilité et d’action qu’est avant tout sa structure professionnelle.
Christian Jacob a élargi le cadre de son action en devenant progressivement, dans de
nombreux domaines, un spécialiste reconnu des dossiers européens, du commerce et de
l’artisanat, des questions d’aménagement du territoire et de développement durable.
À cette vaste expérience il ajoute les qualités personnelles de franchise, de sensibilité, de
solidité et de ténacité qui lui ont permis, le jour de la distribution du bon sens, d’être lauréat
d’un concours qui ne doit rien à celui des grandes écoles.
Il le prouve ici à chacun des articles de ce Bon Sens en politique, dont je salue la publication,
bienvenu à une heure où le calendrier va nous conduire à comparer les idées et les projets des
uns et des autres pour éclairer nos choix collectifs d’avenir.
La méthode pragmatique du Voir/Juger/Agir, dont il se réclame, est à l’évidence un outil
simple et concret pour décrypter le monde qui nous environne et chercher à le faire évoluer...
dans le bon sens.
De toutes les réflexions et les constats de mon ami, on comprendra qu’à la place qui est
désormais la mienne, je souhaite insister sur toutes les lignes qu’il consacre au
développement durable de la planète et aux questions de l’alimentation mondiale. Je fais
miennes sans réserve ces analyses. Elles forment une des trames du livre. Elles sont autant
d’alertes à une conscience collective, française et internationale, encore trop souvent
ignorante ou négligente des drames aujourd’hui en cours ou sur le point de se nouer.
Entendons son cri et partageons son exigence autant politique que morale : la France par son
histoire et sa culture, la République par sa nature même ont un rôle particulier à assumer
dans ces combats et dans la recherche des actions à entreprendre, sans délai, en Europe et dans
le monde.
Les habitants de Seine-et-Marne et de Provins ont eu bien du discernement, et désormais bien
de la chance, d’avoir choisi pour les représenter et animer leur collectivité un homme comme
Christian Jacob ! Il a déjà une belle carrière politique, et il ira encore plus loin. Mais que les
Provinois se rassurent : c’est toujours dans leur terroir qu’il aura ses racines et dont il tirera
son bon sens. Et comme c’est un homme généreux, il le leur rendra au centuple.
Je souhaite à de nombreux lecteurs de goûter, comme je l’ai fait, cet ouvrage qui parle de
sagesse, mais aussi de conviction et d’engagement au service des autres.
Jacques ChiracAAffichage environnemental
Dans le projet de loi dit Grenelle II, le gouvernement envisageait l’obligation d’indiquer pour
chaque produit de grande consommation son indice carbone et celui de son emballage ainsi
que son impact sur les milieux naturels tout au long de son cycle de vie.
Voici l’exemple type d’une mesure, qui, partant de la bonne intention d’orienter le choix du
consommateur vers des produits plus durables, peut se révéler à la fois très difficile à mettre
en œuvre et coûteuse pour la collectivité. Une utilité finale toute relative étant donné le
temps extrêmement bref – trois secondes en moyenne – que les consommateurs consacrent à
la lecture des étiquettes des produits. Dans le même temps, il est demandé aux entreprises de
faire des efforts de réduction des emballages.
J’ai profité du débat parlementaire, contre l’avis du gouvernement, de l’administration, des
ONG, mais avec le soutien de mes collègues, pour supprimer et transformer cette obligation
en expérimentation à mener avec des entreprises volontaires. L’objectif était de tester l’utilité
et la faisabilité de ce dispositif et de le rendre obligatoire, le cas échéant, lorsqu’il aura fait
ses preuves.
Prenons un exemple concret tel que le yaourt que vous consommez chez vous chaque
semaine. Son coût carbone va, pour commencer, dépendre de l’alimentation de la vache qui a
produit le lait nécessaire à sa fabrication. Il faut donc que l’on puisse « tracer » cette vache,
connaître sa ration alimentaire quotidienne : mange-t-elle de l’herbe issue d’une prairie
permanente ou temporaire ? Mange-t-elle de l’ensilage de maïs ? La consommation de
carburant a-t-elle été prise en compte pour la préparation du sol, pour le semis, pour les
intrants, pour la récolte ; son fourrage est-il issu de luzerne d’un an ou de trois ans, de
trèfle ? Voilà pour son alimentation de base. Vient ensuite la question des compléments :
tourteaux de soya, de tournesol, de pois ou de féveroles ? Produits sur l’exploitation,
transportés depuis une autre région de France ou importés du Brésil ?
Bien entendu, chaque éleveur ne donne pas nécessairement la même quantité de concentré à
chacune de ses vaches et n’utilise pas la même ration de base que son voisin. Comment faire
pour séparer le lait, en vrac dans un camion-citerne, en fonction de la vache qui l’a produit ?
Pas facile, même pour un énarque !
Passons à la collecte du lait : le bilan carbone peut être très différent selon les arrêts qu’a
faits le camion du laitier pour remplir sa citerne de 25 000 litres : va-t-il s’arrêter dans 10
exploitations pour collecter à chaque fois 2 500 litres ou dans 50 pour récupérer 500 litres ?
Je vous fais grâce des unités de conditionnement, de stockage, des reprises chez les
grossistes, les demi-grossistes... Vous l’aurez compris : selon votre région, selon
l’alimentation des vaches, selon la laiterie, selon les fournisseurs du magasin dans lequel
vous faites vos courses, l’étiquetage du coût carbone sera différent. Or, vous achetez le
même yaourt à Paris, Lille, Lyon ou Marseille.
L’idée est pourtant sympathique. S’il y avait une enquête d’opinion concernant l’étiquetage
du coût carbone sur les produits alimentaires, nous serions 80 % à répondre favorablement.
Nous serions 80 % également à crier notre ras-le-bol des normes, des obligations en tout
genre qui pourrissent la vie des Français et des fonctionnaires qui nous contrôlent et nous
empêchent de travailler.
En politique, tout le monde le sait, « le diable est dans les détails » : il ne suffit pas d’avoir
une idée, encore faut-il qu’elle soit réalisable et qu’elle soit efficace. Il faut d’abord faire le
bilan du rapport coût/efficacité de chaque mesure avant de savoir s’il faut l’appliquer ou pas.
C’est cela le bon sens. En l’occurrence, c’est de démontrer le ridicule d’une vision partielle
qui consiste à considérer uniquement les choses à l’aune du carbone. La bonne démarche est