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Le Grain du Temps

De
186 pages
Isabelle Guyon poursuit son exploration d'une vision optimiste de l'homme dans le Temps. Elle cherche notamment, avec Le Grain du Temps, les voies possibles pour réussir à nous échapper de la tyrannie du Temps et être capables, comme elle l'écrit, de "nous élancer, au-delà de notre réalité présente, au-delà de nous-mêmes, enfin libres."
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« Une réLexion généreuse que tout le monde devrait prendre le temps de lire pour mieux vivre le leur »
, Isabelle Guyon partage avec nous réLexions et sensations liées à notre relation au temps.
Nous, les êtres humains, avons cette curieuse faculté de vivre le présent, de nous remémorer le passé et de penser le futur. Aussi avons-nous une conscience aiguë du temps. Cette conscience nous inquiète parfois, mais aussi ne cesse pas de nous fasciner.
Isabelle Guyon poursuit son exploration d’une vision optimiste de l’homme dans le Temps. Elle cherche notamment, avec , les voies possibles pour réussir à nous échapper de la tyrannie du Temps et être capables, comme elle l’écrit, de « nous élancer, au-delà de notre réalité présente, au-delà de nous-mêmes, enîn libres. »
Isabelle Guyon
Le Grain du Temps
Le Grain du Temps
Récit
Préface de Luc Hazebrouck
LE GRAIN DU TEMPS
© L’Harmattan, 2015 5-7, rue de l’École-Polytechnique, 75005 Pariswww.harmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-06779-7 EAN : 9782343067797
Isabelle Guyon
Le Grain du Temps
Récit
Dumêmeauteur
La Mer des Pluies, récit, L’Harmattan, 2009
Identification et autres nouvelles, L’Harmattan, 2010
De Livres en îles, L’Harmattan, 2012
Marseille retrouvée, L’Harmattan, 2014
Préface
 Pour Isabelle Guyon, le temps, sous ses différents aspects, semble être perçu à la fois comme une évidence (nous sommes plongés dans le temps) et comme une source sans fin d’étonnement, de surprise.  Le lecteur se laisse bercer agréablement par les réflexions du livre, dans son propre temps : celui de la lecture et de la vitesse choisie pour se laisser prendre par cette pensée qui chemine ; le cheminement devient d’ailleurs, peu à peu, autant celui de l’écrivain que celui du lecteur. Je pense que si nous avons autant de plaisir à nous laisser porter, c’est parce que l’écrivain, par sa façon simple d’aborder son sujet, est accueillant.  Chaque auteur, presque malgré lui, induit un rythme de lecture. Ici, j’opte pour un temps lent presque méditatif. Je perçois même la lecture rapide, performative, comme une faute de goût, voire une incompréhension. Face à une écriture qui prend son temps, prenons le nôtre également. Quel plaisir de ressentir une réflexion en même temps que nous la comprenons ! Les images, et plus généralement le style, simple et travaillé, nous invitent plus à goûter en gourmet ce que nous lisons qu’à dévorer les textes. Dans le parcours personnel d’Isabelle Guyon, des figures littéraires et fraternelles sont associées. J’en cite quelques-unes pour exemple : Rousseau, Montaigne, Proust, etc. L’auteur convie, volontiers, les auteurs rencontrés à l’intérieur de son propre cheminement. Elle les convie de très bonne grâce dans un dialogue imaginaire au-delà des frontières du temps et de l’espace.  Nous, les êtres humains, nous avons cette curieuse faculté de vivre le présent et de nous remémorer le passé. Aussi avons-nous une conscience aigüe du temps. Cette conscience nous inquiète parfois, mais aussi ne cesse pas de nous fasciner. Un monde complexe de sensations enfouies s’ouvre à partir de notre mémoire. Nous sommes sans cesse à la recherche de ce qui nous constitue. Cette recherche semble
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être presque inépuisable, si nous avons la curiosité de faire un tant soit peu attention à nos richesses. L’écriture se fait alors découverte d’un vaste continent méconnu. Isabelle Guyon l’exprime très clairement dans le texte s’intitulant « L’infini en nous » et dans la phrase suivante : « chaque individu est un univers à lui tout seul. »  Mais derrière cette thématique affichée du temps, il y en a une autre qui, de livre en livre, semble s’imposer : une réflexion sur la matière même de l’écriture : les mots, le langage. Il s’agit là, pour l’auteur, d’un centre encore plus essentiel et une interrogation tout aussi infinie.
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Luc Hazebrouck
A ma fille Margot