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Les Cahiers de Junius - Tome 1 - Partie 1

De
294 pages

Il s'agit d'une sorte d'autobiographie qui commence la série des Cahiers de Junius. Dans ce premier tome, l'auteur offre aux lecteurs un récit de vie noué autour de ses lectures. Le tome II est la suite de sa vie.


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ISBN numérique : 978-2-334-02775-5

 

© Edilivre, 2016

 

 

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Remerciements

A Christine, mon épouse, sans qui je n’aurais pas eu le goût et la force de faire ce livre. Voilà plus de vingt ans qu’elle m’apporte un soutien affectif et sans faille. Elle a créé les conditions qui m’ont permis d’écrire, se prêtant avec patience et dévouement à mes lectures lénifiantes.

 

A Pépé Jacquot et son épouse Solange

En souvenir de mes parents, Jacques et Marie-Louise

Je tiens à remercier Jeanine Ollivier et son mari Michel, Yves Roux pour leurs remarques et leurs conseils ainsi que Julien Accard qui eut l’amitié de rédiger la préface.

Préface

En somme, disait Céline, il y a deux sortes d’hommes : les voyeurs et les exhibitionnistes. Jamais cette distinction n’a été plus pertinente qu’à propos de l’autobiographie. L’on parle souvent du travail éreintant de l’auteur qui à la sueur de son front, forge le langage pour en tirer le son, le mot ou la phrase juste. Ce travail ne masque qu’à peine la finalité de l’exercice : se montrer « tout nu » pour reprendre Montaigne. Quant au lecteur, combien de fois est-il surpris de se retrouver ou se surprend-il à espérer se retrouver dans des épisodes plus ou moins avouables de la vie de son auteur ? Alors bien sûr, une vie peut être suffisamment édifiante pour mériter d’être racontée, voire lue. Untel peut expliquer comment il s’est découvert un génie précoce qui l’a conduit à apprendre à lire seul puis à écrire, un autre n’aura de cesse de dénoncer les persécutions de ses contemporains… beaucoup d’hommes ou de légendes d’hommes qui émergent d’un livre, mais combien de livres pour faire l’homme ? D’un Jean-Jacques l’autre !

Ces manuscrits ont quelque chose de singulier. L’intimité parfois très crue qui parcourt ponctuellement ces pages n’est qu’un paravent derrière lequel se cache une vraie grande pudeur : celle de ne parler qu’à peine de soi pour mieux parler à autrui de lui-même. L’individu n’est pas le sujet de cet ouvrage, l’Homme oui. Plus exactement, l’homme qui se fait par le livre. Un peu à la manière des personnages de Bradburry qui par la lecture font survivre les livres voués à la destruction, notre auteur porte en lui une trace précise des œuvres qui ont jalonné son existence et qui ont façonné sa personnalité. Car il s’agit ici du récit de la vie d’un lecteur, de la visite d’une sorte de bibliothèque idéale, exhaustive et universelle, mais aussi du tableau très personnel d’une époque et des auteurs qui l’ont nourrie.

Mais ce parcours est aussi celui de la pensée. Entendons-nous. Il n’est pas question ici de philosophie ou d’idéologie mais de mécanique. Il nous est donné de pénétrer dans l’intimité des souvenirs et du mécanisme de la mémoire, de son travail, de ses ratés, de ses excès. Un surprenant mélange de mémoire posthume sauce Chateaubriand et de témoignage vivant d’une émotion authentique qui trouve sa source dans les livres.

En somme notre auteur, n’en déplaise à Céline, serait un exhibitionniste pudique qui de façon simple et naturelle nous livre un témoignage édifiant sans avoir la prétention de l’être et à la lecture duquel les voyeurs que nous sommes n’aurons pas à rougir de se retrouver, de se reconnaître et de se complaire.

Julien Accard