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Les cinq tentations de La Fontaine

De
144 pages
Sous ce titre un peu énigmatique, c'est un portrait moral en profondeur du " bonhomme " La Fontaine que nous présente Jean Giraudoux. Ces " cinq tentations " furent celle de la vie provinciale et bourgeoise du maître des Eaux et Forêts de Château-Thierry ; celle des femmes, comme la Champmeslé ou la Béjart (peut-être) et d'autres qu'il ne connut guère qu'à la manière de Boccace ; celle du monde qui l'amènera à vendre sa plume au tout-puissant Fouquet, louer sa personne à la duchesse de Bouillon et à se faufiler à l'Académie française ; celle de la littérature qui le conduit du conte libertin à des pièces de théâtre où il est le premier à s'ennuyer, pour aboutir sur le tard aux chefs-d'oeuvre que sont ses fables ; la tentation, enfin, du " scepticisme et de la religion " qui incline le jeune oratorien jeté dans le siècle à flirter avec le jansénisme puis avec le protestantisme, une façon comme une autre ne pas croire à grand-chose.

Dans ce portrait ironique et sympathique, Jean Giraudoux, à la faveur d'anecdotes et d'analyses savoureuses du comportement de La Fontaine, nous donne de cet auteur - le plus célèbre peut-être de notre littérature - une image qui n'a rien d'académique. C'était un homme " ondoyant et divers ", distrait, malhabile à se conduire dans la vie mais habile à se contredire, grand amateur de sommeil et doté d'une insouciance qui frôlait l'inconscience.

Sans le vouloir, ne serait-ce pas à une sorte de psychanalyse en demi-teinte que se livre, ici, Jean Giraudoux ?
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Sous ce titre un peu énigmatique, c'est un portrait moral en profondeur du " bonhomme " La Fontaine que nous présente Jean Giraudoux. Ces " cinq tentations " furent celle de la vie provinciale et bourgeoise du maître des Eaux et Forêts de Château-Thierry ; celle des femmes, comme la Champmeslé ou la Béjart (peut-être) et d'autres qu'il ne connut guère qu'à la manière de Boccace ; celle du monde qui l'amènera à vendre sa plume au tout-puissant Fouquet, louer sa personne à la duchesse de Bouillon et à se faufiler à l'Académie française ; celle de la littérature qui le conduit du conte libertin à des pièces de théâtre où il est le premier à s'ennuyer, pour aboutir sur le tard aux chefs-d'oeuvre que sont ses fables ; la tentation, enfin, du " scepticisme et de la religion " qui incline le jeune oratorien jeté dans le siècle à flirter avec le jansénisme puis avec le protestantisme, une façon comme une autre ne pas croire à grand-chose.

Dans ce portrait ironique et sympathique, Jean Giraudoux, à la faveur d'anecdotes et d'analyses savoureuses du comportement de La Fontaine, nous donne de cet auteur - le plus célèbre peut-être de notre littérature - une image qui n'a rien d'académique. C'était un homme " ondoyant et divers ", distrait, malhabile à se conduire dans la vie mais habile à se contredire, grand amateur de sommeil et doté d'une insouciance qui frôlait l'inconscience.

Sans le vouloir, ne serait-ce pas à une sorte de psychanalyse en demi-teinte que se livre, ici, Jean Giraudoux ?