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Ma Profession de Foi

De
110 pages

Par ce témoignage, l’auteur apporte sa modeste contribution à la réflexion sur les valeurs du monde actuel. Catholique pratiquant, ayant profondément la foi, malgré les doutes qui ne manquent pas d’assaillir chaque croyant, il reste persuadé que l’acceptation de l'existence d’une force supérieure permet de savoir d’où l’on vient et de donner un sens à sa vie.
La prise de distance des jeunes générations avec l’Église leur a fait perdre ce sens de la vie pourtant indispensable à l’épanouissement individuel. L’auteur fait ainsi le parallèle entre la montée de l’individualisme et du matérialisme et la crise des valeurs morales et religieuses actuelles.
À l’heure où beaucoup rejettent Dieu, mais s’étonnent que le monde devienne un enfer, il serait bon de retrouver une ouverture d’esprit que seules l'instruction et l’éducation peuvent apporter, ceci afin de combattre les angoisses, les incertitudes et les doutes qui font passer l’homme à côté de l’essentiel.
L’auteur reste optimiste : il n’y a pas d’âge pour découvrir l’immense bonheur que procure la foi.


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ISBN numérique : 978-2-414-08978-9
© Edilivre, 2017
« Je suis chargée de vous le dire, je ne suis pas chargée de vous faire croire. »
Bernadette Soubirous – Lourdes
Dieu existe-t-il ?
Dieu existe-t-il ? Qui ne s’est jamais posé cette question au moins une fois dans sa vie… même parmi les croyants ? Eh bien, moi aussi, je me la suis posée, plusieurs fois. Lorsqu’on est enfant, on évolue dans un cadre familial qui transmet des valeurs très diverses. On les accepte, partiellement ou intégralement, on les applique du mieux possible et on grandit. A l’adolescence, on commence à se poser des questions, à remettre en cause certains principes établis, parfois par simple esprit de contradiction ou de contestation, parfois sous influence. Dès l’âge adulte, plusieurs voies sont possibles : prolonger la mise en pratique de l’éducation reçue, ou modifier certains comportements spécifiques, ou abandonner complètement certaines valeurs. Que l’on ait grandi dans la pratique des valeurs religieuses ou non, il est tout à fait légitime de rechercher des débuts de réponses aux questions : « D’où venons-nous ? Qui sommes-nous ? Quel est le but de notre vie ? Où allons-nous ? ». Tout en ayant mes fermes convictions personnelles aujourd’hui, je pratique toujours volontiers l’ouverture d’esprit, afin d’enrichir ma réflexion. Je vois le monde et j’entends des réactions que je comprends aisément. Si Dieu existe, pourquoi la souffrance ? Le mal, l’injustice, la souffrance nous heurtent. Tout le monde crie : « Pourquoi ? » Si Dieu existait, il empêcherait les actes terroristes, les guerres, les catastrophes naturelles, les maladies… Que fait Dieu s’il est bon et tout-puissant ? C’est une incohérence dans la logique de notre conception du monde. Nous avons tous ce sentiment que la souffrance est une erreur, qu’elle ne devrait pas exister. Et puis, personne n’est jamais revenu pour nous décrire l’au-delà ! Même s’il y a profusion de théories pour ou contre l’existence de Dieu, je souhaite apporter ma modeste contribution à cette réflexion grâce à mon expérience humaine tout à fait ordinaire. La logique n’est pas une théorie, mais une image réfléchie du monde. Emmanuel e Kant, philosophe allemand du 18 siècle, disait :«Toute connaissance ne commence qu’avec l’expérience, ce qui ne veut pas dire qu’elles dérivent toutes de l’expérience. »De nombreuses personnes athées sont persuadées d’apporter la preuve que Dieu n’existe pas. Beaucoup de scientifiques affirment qu’il y a incompatibilité entre la science et Dieu. Ils soutiennent qu’un être surnaturel n’a pas sa place dans la science.
Dieu et la science
Le commun des mortels raisonne dans la limite de ses moyens et s’en remet le plus souvent aux hypothèses ou aux conclusions des scientifiques. Fréquemment, on se laisse influencer par des réponses qui nous arrangent. On choisit telle ou telle affirmation non pas parce qu’elle est forcément vraie, mais parce qu’elle nous plaît. La connaissance scientifique elle-même est victime de ses limites. Il est communément admis, aujourd’hui, de considérer la connaissance scientifique comme la seule connaissance capable de décrire le fonctionnement de notre monde par des théories consistant en un ensemble de lois expliquant les phénomènes empiriques. Pourtant, des débats contemporains remettent en cause la légitimité de la science comme seule source de la vérité. Il est courant de constater que de nombreuses réponses débouchent sur de multiples nouvelles questions, ou font ressurgir de nouveaux discours à connotation métaphysique. Face à la prolifération des théories contradictoires, il est nécessaire de revenir à une définition de la connaissance scientifique afin d’en déterminer ses limites. Elle peut être interprétée comme la finalité d’un esprit humain voulant comprendre le monde qui l’entoure. Chaque fois qu’elle est confrontée à des problèmes insolubles, on connait son éternel refrain : « Dans l’état actuel des connaissances humaines… ». Malgré les progrès réguliers des connaissances humaines, celles-ci demeureront restreintes. Le combat entre croire et savoir est la guerre qui oppose les connaissances et les croyances. La science étudie les éléments matériels alors que Dieu est immatériel. Etant très limitée, la connaissance scientifique est dans l’incapacité d’apporter la preuve rationnelle que Dieu existe, ou qu’il n’existe pas. Dans mon enfance, j’ai été marqué par Youri Alexeïevitch Gagarine, le premier homme à avoir effectué un vol dans l’espace au cours de la mission Vostok 1, le 12 avril 1961, dans le cadre du programme spatial soviétique. Etait-il sérieux ou était-ce une boutade lorsqu’il a déclaré à son retour sur terre qu’il n’avait pas croisé Dieu dans l’espace ? De nombreux esprits simplistes ont conclu que Dieu n’existait pas. Il est vrai que dans ce pays le passé historique n’a jamais été vraiment en faveur des valeurs spirituelles ! Je suis particulièrement passionné par les conclusions scientifiques concernant l’origine de la vie sur Terre. D’après des études très sérieuses, la vie existe sur Terre depuis des milliards d’années. Les premiers organismes microscopiques seraient apparus dans l’océan. Ils ressemblaient à des bactéries que nous connaissons aujourd’hui. Les premières algues et les premiers animaux se seraient développés et envahirent peu à peu les mers. Avec l’apparition de l’oxygène dans l’atmosphère, les formes de vie se seraient multipliées et devinrent plus complexes et diversifiées. Certaines plantes et certains animaux se seraient transformés peu à peu pour vivre hors de l’eau et coloniser les continents. Les premiers humains n’apparurent qu’il y a 23 millions d’années. Ce scénario de l’évolution terrestre est un enchaînement de phénomènes, mais aucun scientifique n’est en mesure de nous expliquer les raisons qui ont provoqué ces phénomènes ! Pour moi, toutes ces conclusions ne représentent que des hypothèses exprimées au conditionnel avec d’importantes marges d’erreurs possibles. Il m’est impossible de croire et de comprendre qu’à partir de simples bactéries, toute la biodiversité terrestre actuelle en soit le résultat ! Dans un documentaire de 2009 intitulé « Au cœur de la terre », l’anglais Martin Williams rappelle ces origines de la vie sur Terre. Mais, dans certaines galeries des profondeurs terrestres, il a filmé ce qu’il appelle « des bactéries ou des champignons » dans des endroits inhospitaliers. Le commentaire précise :«La vie est née à la surface de la terre. Cette affirmation est peut-être fausse. Et si la vie était née sous la terre ? Mais alors, comment est-elle arrivée à la surface ? »Régulièrement, de nouvelles découvertes remettent en cause des théories antérieures. Par ailleurs, les scientifiques nous expliquent que les dinosaures ont régné en maîtres tout au long de l’ère Secondaire, c’est-à-dire, pendant 160 millions d’années. Bien sûr, au cours de
cette période, ils ont évolué mais ils sont restés les espèces dominantes sur Terre. Puis, brusquement, il y a 65 millions d’années, les dinosaures ont tous disparu de la surface de la Terre. Cette extinction brutale donne, encore aujourd’hui, libre cours à l’imagination des scientifiques. De multiples théories ont été échafaudées pour expliquer cette catastrophe, mais rares sont celles qui résistent à une analyse sérieuse. Parmi celles-ci, on compte des théories biologiques et des théories géologiques ou astronomiques. Les premières envisagent des attaques virales ou bactériennes, qui auraient tué tous les dinosaures. Mais ce genre d’explication paraît douteux, car il existait une grande diversité de dinosaures : très grands ou petits, tropicaux ou polaires, carnivores ou herbivores… Il est difficile d’admettre qu’un même agent pathogène ait pu détruire ces différentes espèces. Une autre théorie est basée sur l’observation d’un phénomène géologique qui se serait produit justement lors de la disparition des dinosaures : il s’agit d’un épisode cataclysmique d’éruptions volcaniques. Une autre hypothèse récente date de 1980 ! Elle met en scène la provenance extraterrestre de l’iridium au cours de la chute d’une météorite géante. De plus, ces chercheurs ont réussi à trouver des indices géologiques prouvant qu’un impact violent s’est produit à l’époque concernée. Ils ont réussi à localiser un cratère presque effacé par l’érosion, qui se trouve dans le golfe du Mexique. Le scénario de cet événement est impressionnant : une météorite de 1 000 milliards de tonnes a dû arriver à une vitesse de l’ordre de 30 kilomètres par seconde ! La suite de cette théorie relève du fantasme ! Décidément, les pauvres dinosaures étaient condamnés : entre les virus, le volcanisme et la météorite géante, ils n’avaient aucune chance de s’en sortir ! Il y a beaucoup de chercheurs qui cherchent, mais leurs conclusions sont trop souvent contradictoires ! Pourtant, je citerai tout de même l’un d’entre eux : George Fitzgerald Smoot, astrophysicien et cosmologiste américain. Il a obtenu le prix Nobel de physique en 2006. Il participa à l’opération qui donna naissance au satellite Cobe lancé en 1989 et destiné à observer le fond diffus cosmologique, c’est-à-dire, le rayonnement électromagnétique de l’Univers naissant. Le 23 avril 1992, dans une salle de presse de Washington, George Smoot commenta les images de l’Univers naissant transmises par le satellite Cobe «Pour les esprits religieux, c’est comme voir le visage de Dieu ! ». Le nom de Dieu venait d’être cité dans une communication scientifique… Ce scientifique, pourtant sur ses gardes jusqu’à présent comme tous ses confrères, a pris soudain le risque, en ce jour de printemps 1992, de mêler Dieu à ce qu’il a vu grâce à son satellite. On peut se douter que ce ne fut pas l’unanimité parmi ses collègues ! Le 22 février 2017, tous les médias ont annoncé qu’un télescope européen et un satellite de la Nasa ont découvert sept planètes rocheuses de type « terrestre » tournant autour d’une minuscule étoile, à 40 années-lumière de la Terre. C’est quatre planètes de plus que ce que pensaient les astronomes en 2016 ! Trois d’entre elles pourraient abriter des océans d’eau liquide et donc potentiellement de la vie, révèle une étude publiée dans la revue « Nature ». « A présent, nous avons la bonne cible pour rechercher la présence de vie éventuelle sur des exo planètes » a déclaré Amaury Triaud, coauteur de l’étude. Le lendemain, j’ai écouté un reportage sur la chaîne de radio France-infos. Le scientifique qui relatait cet événement d’une façon très euphorique concluait :« Avec la navette la plus rapide dont nous disposons aujourd’hui, il faudrait pas moins de 80 000 ans pour parvenir à ces planètes » !!!ces Avec distances, comment peut-on parler d’eau, de vie… ? La contradiction restera impossible, car personne ne sera en mesure d’aller vérifier sur ces planètes. Avec autant d’affirmations exprimées au conditionnel, je conclue que les astronomes sont sûrs de ne pas être au chômage dans les prochaines années ! Tout récemment, je viens d’apprendre une information que j’ignorais et que je qualifie de simpliste, qui me laisse perplexe et qui me fait même sourire. D’après certains scientifiques, la lune serait née après la terre et serait un morceau de la terre qui se serait détaché suite à une collision avec un astre…
Dans un tout autre registre, le Saint Suaire, ou linceul de Turin, est un drap de lin jauni de 4,42 mètres de long sur 1,13 mètre de large, montrant l’image floue d’un homme présentant les traces de blessures correspondant à un crucifiement. Aucun doute, le linceul de Turin est un linge mortuaire ayant recouvert le corps d’un supplicié. Pour les chrétiens, l’image présente les tourments subis par Jésus-Christ : couronne d’épines, flagellation, blessure de lance dans la poitrine, clous dans les mains, clous dans les pieds, position du corps due à la crucifixion. Le Vatican autorisa en 1988 le prélèvement d’un échantillon du Saint Suaire en vue de sa datation au carbone 14 afin de savoir à quelle époque avait été fabriqué ce linge, ou plus exactement à quelle époque avait poussé le lin dont il est constitué. Les résultats de l’analyse au carbone 14 datent le tissu entre 1260 et 1390. Le linceul serait un faux du Moyen-Age fabriqué par un génie. Pourtant, en 1984, le magazine « Technology and Science » affirmait que des « centaines » d’analyses historiques au carbone 14 étaient datées avec des marges d’erreur d’entre 600 et 1800 ans. Du fait de ces erreurs et de leur marge, beaucoup de spécialistes et d’historiens bien informés ont écarté cette méthode ! Les autres, très majoritaires, qui n’ignorent pas ces lourds défauts, présentent la datation par radiocarbone comme scientifique pour la bonne raison que ces énormes marges d’erreurs permettent de rester dans la logique chronologique. Dans le cas contraire, cette méthode est rejetée comme cela a souvent été le cas ! En conclusion, de forts soupçons pèsent sur la datation ainsi que sur l’échantillon découpé sur le linceul. Un laboratoire indépendant américain pense même que l’échantillon analysé en 1988 ne faisait pas partie du linge original, mais pourrait provenir d’une réparation médiévale. Il est manifestement donné libre cours à l’imagination ! Lors d’une conférence de presse, le Général de Gaulle, Président de la République française de 1958 à 1969, disait :«Il y a beaucoup de chercheurs qui cherchent, mais des chercheurs qui trouvent, on en cherche ! ». Etant adolescent, je compris que d’importants budgets sont alloués à la recherche scientifique pour, très souvent, peu de résultats. Il est souhaitable que l’ouverture d’esprit soit proposé aux enfants dès leur plus jeune âge, afin qu’ils puissent se forger leurs propres idées et enrichir leur réflexion. Mais il faudrait éviter de les submerger de théories subjectives, partisanes ou partiales. Je suis convaincu que l’ouverture d’esprit passe par l’instruction et l’éducation.
Dieu et les valeurs éducatives
En ce qui me concerne, j’ai grandi avec une éducation où toutes les valeurs avaient comme socle commun les valeurs spirituelles. A la maison, à l’école, au catéchisme, les valeurs éducatives se conjuguaient. Elles favorisent l’élaboration d’un projet personnel et professionnel dans le domaine du « savoir être » et mettent l’accent sur le sens à donner à sa vie. La pratique religieuse rythmait notre vie durant toute l’année. J’ai été baptisé, comme tous les bébés à l’époque, j’ai été enfant de chœur, puis sacristain, j’ai fait ma première communion, ma communion solennelle, j’ai été confirmé et je me suis marié religieusement avec mon épouse. Durant de nombreuses années, j’étais actif au sein de l’équipe liturgique de ma paroisse. J’ai vécu toutes ces étapes de ma vie, non pas implicitement, mais avec une intelligence de cœur, avec perspicacité et clairvoyance. Malgré quelques doutes qui ont ponctué mon cheminement, j’ai toujours été convaincu de l’existence d’une puissance divine, d’un pouvoir absolu sur toutes choses. En observant ce qui se passait autour de moi et dans le monde, j’ai compris que ce dernier recèle un éclat, une beauté et une magnificence supérieurs à ce que peuvent produire la simple nature ou les efforts réunis des humains. Beaucoup de gens ne connaissent pas la raison de leur vie sur terre, certains se demandent même ce qu’ils y font, en attendant de repartir. Donner un sens à sa vie est le moyen le plus simple, le plus sûr et le plus efficace pour être heureux et épanoui au quotidien. Aristote, e philosophe grec, disait au 4 siècle avant Jésus-Christ :«Lebonheur est bien un présent divin. »La vie terrestre est un pèlerinage. S’il est ponctué par certains événements fortuits, il ne doit pas être livré au hasard. Pour être réussi au mieux, il nécessite une importante préparation qui débute par l’éducation durant l’enfance et l’adolescence. Ces deux périodes conditionneront...