Magic System - Le mystère 1er Gaou

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171 pages
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Description

Magic System, ce groupe de quatre Ivoiriens issus pourtant de quartiers défavorisés, a su tout au long de son incroyable carrière internationale faire découvrir le zouglou et donner un sens à sa musique. À travers cette biographie, la première qui leur est consacrée, nous découvrons que Magic System, ce n'est pas que cela. Le phénomène est bien plus vaste et, au-delà de leur succès, ce sont les actions entreprises par les gaous magiciens qui vont montrer à la jeunesse africaine et européenne qu'une autre voie est possible, quelles que soient les difficultés rencontrées au départ. La misère et les conditions de vie précaires ne sont pas une fatalité, preuve en est magistralement donnée ici par ce groupe dont l'auteur se fait élégamment le porte-parole, le temps de transmettre un véritable message d'espoir.

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Date de parution 12 avril 2018
Nombre de lectures 70
EAN13 9782916532905
Langue Français

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Magic System er Le mystère « 1 Gaou »
Guillaume Vergès
Magic System er Le mystère « 1 Gaou »
Vallesse Editions 01 B.P. 2290 Abidjan 01 Côte d’Ivoire e-mail : edition_vallesse@yahoo.fr
© Guillaume Vergès © Vallesse Éditions, Abidjan, 2018 ISBN : 978-2-916532-90-5 Toute reproduction interdite sous peine de poursuites judiciaires.
A mon ami, Augey Gris Koudou Florent
Table des matières
Préface - 11
Prologue - 21
ChapitreI -Anoumabo, le village qui les a vus grandir !- 27
ChapitreII -er « 1 Gaou », le mystère reste entier - 43
ChapitreIII -La carrière internationale - 67
ChapitreIV-« Magic » et « mystic » - 91
ChapitreV -Des chiffres, des distinctions et des chefs d’Etat - 99
ChapitreVI -Asalfo et les Magic System - 109
ChapitreVII -Célébrité africaine - 133
ChapitreVIII -Le FEMUA - 139
ChapitreIX -Un orchestre sans chef - 147
ChapitreX -Quelques anecdotes - 153
ChapitreXI -Kabila et Moya - 157
Epilogue - 173
Postface - 175
Préface
Je suis heureux de l’honneur qui m’est fait par Traoré Salif, dit Asalfo, de me donner l’occasion de préfacer le livre que le journaliste culturel Guillaume Vergès consacre à ce que je pourrais appeler la magie d’une saga, la saga de Magic System.
Ce récit aurait pu s’écrire comme un commencer par la formule traditionnelle : une fois… »
conte et « Il était
En effet, cette biographie du groupe Magic System tire tout d’un conte : de la magie, du merveilleux, du surnaturel, de l’invraisemblable ! Et pourtant, nous sommes en pleine réalité, dans la « vraie vraie réalité » d’Abidjan, pour parler comme chez nous, ici, dans la vie tumultueuse et impitoyable d’une capitale africaine, comme de toutes les autres grandes villes du monde où la vie est dure, très dure, très, très dure même !
Dans ces villes où, si tu n’es pas « enfant de quelqu’un », c’est-à-dire d’un père ou d’une mère aisée, la vie ne te sourit pas, où « c’est galère même qui va te
tuer ! », quatre jeunes gens, qui étaient classiquement condamnés à mener une vie quelconque, vont s’extraire de la galère, précisément par la magie d’une chanson têtue : « C’est dans ma galère que la go Antou m’a quitté oh… » dénommée amicalement er «1 Gaou! »
Guillaume Vergès nous offre de parcours de ces quatre jeunes gens :
découvrir
– Traoré Salif, dit Asalfo, le chef du groupe ;
– Fanny Adama, dit Manadja ;
– Sodoua Narcisse, dit Goudé ;
– Boué Bi Kohou Etienne, dit Tino.
le
Tous issus de milieu social défavorisé, vivant dans des quartiers précaires, n’ayant pas fait d’études universitaires et s’étant rencontrés à travers la pratique de leur passion commune : la musique.
Asalfo décrit lui-même leur enfance, comme cela est rapporté par Guillaume Vergès, avec cette pathétique sincérité :
Notre enfance, modeste, simple, voire nécessiteuse, était celle de bien des jeunes Africains des quartiers défavorisés qui font l’essentiel de l’environnement des villes africaines ; des gamins qui, au réveil, le regard hagard, le poing sur le menton, scrutent l’horizon en se demandant tout au fond d’eux-mêmes : « Que vais-je manger aujourd’hui ? A quoi ressemblera mon avenir ? »
« Oui, à quoi ressemblera notre avenir ? »
La réponse à cette angoissante question, qui taraude l’esprit de tous les jeunes, surtout ceux des milieux dits « défavorisés », nous la connaissons, surtout celle concernant nos quatre artistes. Un avenir forgé à la force de leurs voix et de leur talent. Un avenir forgé au fer de la rigueur et de la discipline. Ils ont commencé comme bien des jeunes de leur âge qui rêvaient de succès et de gloire.
D’abord dans ce qui est appelé les groupes « wôyô », ces orchestres sommaires composés de jeunes n’ayant pour tout instrument qu’un tam-tam (un djembé), des castagnettes, des bouteilles et leur voix ! Ambiance facile ! Ils sont chargés d’animer des soirées funéraires, de faire le show lors des matchs de football et de « mettre l’ambiance » pendant les campagnes électorales. Ils n’étaient pas les plus célèbres de l’époque. Pendant que les groupes Sur-Choc, Les Poussins Chocs avec leur célèbre « Asec Kôtôkô » et autres Système Gazeur faisaient les beaux jours du zouglou naissant dans les communes de Treichville, Port-Bouët, Yopougon, alors que rayonnaient Les Parents du Campus et Didier Bilé, cet étudiant à qui on attribue la paternité de la musique zouglou, avec son célèbre morceau « Gboglo Koffi », une chanson relatant avec un humour décapant la misère des étudiants en cité universitaire, Asalfo et ses amis « végétaient » encore à Anoumabo, dans une galère à laquelle seules quelques jeunes femmes du quartier pouvaient de temps en temps les soustraire grâce à de petits subsides qu’elles leur apportaient. Parmi ces jeunes femmes, coiffeuses, tresseuses, petites