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Un bout de route, une tranche de vie

De
434 pages

Vingt ans ! Vingt ans de ressenti dans une vie de conducteur routier. Des instantanés. Les bons et les mauvais moments. L’amour du métier et celui de la famille sans qui Le Blayous n’aurait jamais existé. Une vie, quoi...


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Cet ouvrage a été composé par Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-64735-1

 

© Edilivre, 2014

Prologue

Tout d’abord, cet ouvrage tient plus de l’autobiographie que de la recherche et du renseignement.

L’histoire contée dans ce livre reprend quelques moments forts de la vie de l’auteur et tous les lieux et noms cités ont été changés volontairement.

Il va de soi que toute ressemblance ou similitude pouvant être découvert dans cet ouvrage ne peut être que pure coïncidence.

Certaines scènes peuvent paraître exagérées ou incompréhensibles pour certains d’entre vous, mais il s’agit là d’un récit de vécu personnel et non d’une fiction quelconque.

L’intitulé de mon livre est dû au fait que le début (par amour), et la fin de ma carrière (par obligation), ont été des décisions du cœur.

Chapitre 1
L’envie, la décision, l’Obtention

Il faut reconnaître et c’est assez paradoxal, que ce métier que j’ai tant aimé par la suite durant ma carrière, n’était pas une vocation évidente dans le début de ma vie professionnelle.

Après avoir effectué un apprentissage de soudeur argon dans une société qui fabriqué des cuves en inox destinées à y stocké du vin, je me suis aperçu que le travail en atelier ou en usine ne m’était pas favorable, alors à dix-huit ans, j’ai commencé par recherché du boulot dans tous ce qui se présenter à moi, rien ne me faisait reculer et je rester partant dans tous ce qui pouvait me rapporté un salaire, allant de petits boulots à plusieurs missions en intérim, en tant que manutentionnaire, dans autant de corps de métiers qu’il était possible d’en trouver et dont la demande pesait lourd dans la balance.

Je vous parle de l’époque à laquelle pour travailler il suffisait de se rendre, le matin de bonne heure, au bureau d’une agence de manutention et d’attendre que les clients de cette dernière commence à téléphonés pour demander un ou deux manutentionnaire, quelquefois plus, pour le matin même et le plus rapidement possible.

C’est alors que le responsable de l’agence, qui connaissait les capacités de ses employés par cœur, prenait parmi ceux qui se trouvait là, la main d’œuvre que ces clients venaient de lui réclamer.

Cela se reproduisez tous les jours de la semaine et plus il y avait de clients qui appelaient le matin, plus il y avait de chance pour tous ceux qui se trouvaient présent à ce moment-là d’avoir du travail, au moins pour la journée.

Heureusement que la mère de mon épouse nous aidez à tenir la tête hors de l’eau, car comme dans tous jeunes couples en ménage, la vie paraît simple mais elle est loin de l’être.

Le dix mars 1986, mon épouse accouchée d’un magnifique petit garçon blond, qui allait devenir la fierté de ses parents, puis je me mis à réfléchir à la façon dont j’allais bien pouvoir subvenir à leur besoins, à lui et à sa mère.

Bizarrement, depuis que j’étais devenu père, mes obligations en tant que tel s’alourdissaient et prenaient de plus en plus de place dans mes pensées.

Ce dimanche-là nous étions, ma femme mon fils et moi-même chez une tante de mon côté, invités pour le repas dominical et elle lança au court du repas :

• Alors mon grand, comment vous en sortez-vous avec ce petit bout de choux ?

• Ça peut aller tant qu’il y aura du travail, on ne va pas se plaindre.

• C’est vrai, il y a beaucoup plus malheureux que nous sur cette terre.

• Mais effectivement si je pouvais trouver un CDI, je ne m’en plaindrais pas.

• Et as-tu déjà pensé à passer ton permis poids lourds ?

• Pas vraiment mais dans tous les cas, je n’ai pas les moyens de le financer.

• Peut-être pourrais-je t’aider dans ce sens ?

• Il n’en est pas question, je refuse.

• Alors réfléchit à un autre moyen de le financé, c’est un travail dans lequel il n’y a pas de chômage, tu travailleras tous les jours de la semaine, ce serait pas mal pour vous, tu ne crois pas ?

• J’en suis persuadé, mais je veux me débrouiller tout seul, sans te vexé bien sûr.

• Je ne le suis pas, je te fais confiance et je sais que tu vas y arriver.

Le reste de la journée se déroula dans une ambiance des plus détendue puis nous reprîmes la direction du retour avec mon épouse et mon fils pour rejoindre notre appartement, par les transports en commun, je me surpris bien malgré moi à penser que j’étais le conducteur de ce bus qui nous amené vers notre destination.

La semaine qui suivi et les jours suivants, cette idée de passer le permis poids lourd ne me quitta plus, dès que je prenais les transports en commun, la même pensée refaisait surface de suite et plus j’y réfléchissais, plus j’y voyais des avantages pour ma famille et moi-même.

Nous en avions parlés à plusieurs reprises avec mon épouse et je savais qu’elle me soutiendrait dans ma démarche, ce que je ne savais pas encore et ni elle non plus, c’est qu’en prenant la décision de passer le permis, cette profession allait devenir la seule et unique maîtresse que je n’aurais jamais eu dans ma vie.

Après avoir pris quelques renseignements sur ce sujet et avec l’accord de celle qui partage mon existence, je me lançais donc dans les démarches à suivre pour acquérir une formation à la conduite d’un ensemble routier.

Je continué donc à travailler en manutention en attendant les réponses des différents organismes auquel je m’étais adresser, j’étais loin de me douter que ces démarches allaient être si longues et tellement difficiles à arpentées pour enfin effleurer le bout de l’attente, six mois plus tard.

C’est une simple lettre amenée par le facteur qui annonça la bonne nouvelle, l’accord et la prise en charge de la formation tant attendue.

Je n’avais plus qu’à leur faire parvenir un devis englobant la totalité de la formation, la date de début et la date approximative de fin et d’attendre le feux vert de leur part afin de pouvoir débuter cette formation tant attendue, sachant très bien que cette dernière allait changée ma vie et celle de ma famille.

Je mis donc en œuvre les démarches demandées, réunissant les documents demandés dans une enveloppe suffisamment timbrée et parti en suivant déposer cette dernière dans la boite à lettre de la poste la plus proche, le jour même.

Il me fallut attendre encore trois semaine de plus pour enfin recevoir cette lettre, me précisant l’accord définitif ainsi que la date de début de la formation, pour essayer de devenir enfin conducteur d’ensemble routier.

Je commençais donc cette apprentissage tant espérer, le deux février 1990, pour une durée de quarante-cinq jours si tout se passer bien, les présentations aux deux examens (code et conduite) inclus.

Au premier abord, quand je me suis retrouvé derrière ce grand volant, j’ai réagis exactement comme n’importe lequel d’entre nous qui découvre ce poste de conduite, toute cette immensité de boutons, de manomètres et d’indicateurs de toute sorte, en un mois et demi il fallait que j’apprenne ce à quoi tous cela correspondait et quelle été leur fonction.

Il fut décidé par les moniteurs qui avaient à charge de nous former, que vu le nombre d’élèves pratiquant cette session, il y aurait deux groupes de créer, un qui conduirait le matin et l’autre l’après-midi, je faisais partie du second.

La 1ére journée fut consacrée aux présentations pour la matinée puis au plateau pour tous l’après-midi.

Ce n’est qu’à partir du lendemain que les groupes A et B prirent leur attributions et purent commencés leur apprentissage.

Je me retrouvé donc dans le groupe A sur la partie plateau, ce qui consister à découvrir l’ensemble, le tracteur et sa remorque ainsi que tout ce qui forme ces bahuts que l’on croise sur les routes de France et d’ailleurs.

Il y a une partie récitation et une autre manuelle, le tout restant basé sur la logique et surtout la sécurité, il y a aussi les manœuvres et en ce qui concerne ces dernières, la masse de l’ensemble est déjà difficile à accepter mais effectuer avec ce même ensemble des marches avant et arrière avec changement de file, me paraissait à moi novice tout simplement impossible à pratiquer, du moins c’est ce que je penser.

Evidemment, je me trompé et je m’en rendu compte très vite lorsque je suis monté à l’intérieur de la cabine pour ma première leçon de découverte de cet univers, décortiqué point par point par le moniteur en charge de notre groupe.

Nous étions cinq dans la groupe A et tous en tant qu’élèves étions impressionnés par cet immense tableau de bord qui été chargé d’interrupteurs et de manomètres de toute sortes et que nous découvrions les uns après les autres en montant prendre place dans la cabine, aussi conséquente que tout le reste.

De tous côtés il y avait des interrupteurs ou autres manomètres qui indiqués les différentes pressions d’huile, de turbo, d’air etc.…

A la fin de cette première journée, lorsque je suis rentré chez moi, j’avais l’impression que ma tête allait explosée tellement les choses et autres manœuvres qu’il fallait que j’apprenne me semblaient énormes.

Je m’empressé de raconter dans ses détails ma journée à mon épouse,

• Si tu savais mon cœur, l’immensité de choses qu’il va falloir que je me rentre dans la caboche !!!

• Tu as quarante-cinq jours, répondit-elle, je te fais confiance tu y arriveras.

• Je sais que je peux compter sur toi, je t’aime, lui dis-je en lui souriant.

• Je rentré tellement dans les détails que je ne vis pas la soirée passée, je me rendis compte que l’heure tournée quand mon épouse demanda à mon fils de venir me souhaiter une bonne nuit et d’aller se mettre au lit.

• Viens faire un câlin à papa.

• Je viens avec toi demain, papa ?

• Non chéri, je ne peux pas t’amené puis demain tu as école.

• Mais c’est les vacances.

• Pas encore, allez bonne nuit mon grand.

Mon fils partit se coucher bien à contre cœur, mais il ne mit pas longtemps à s’endormir car dix minutes plus tard, quand je suis allé me douché, il dormait déjà du sommeil du juste.

Le lendemain matin, lorsque le réveil se mit à chanter à six heures trente, le jour n’était pas encore levé et je savais que la journée allait être longue et qu’il faudrait avoir les oreilles grandes ouvertes, la matinée serait consacrée comme toutes les autres au plateau ainsi qu’à l’explication de chaque manettes et interrupteurs et leurs fonction.

Je déjeuné avec ma femme puis me préparé à quitter l’appartement mais avant j’attendais encore quelques minutes afin d’embrassé mon fils qui se levé pour se préparé à aller à l’école.

Après cela, je pris ma voiture et je me dirigeais vers le centre de conduite qui était à une vingtaine de kilomètres de chez moi.

J’arrivais sur place à huit heures cinq et comme nous commencions à huit heures trente, je me redis vers la machine à café ou je retrouvé deux de mes collègues qui étaient en train de boire leur café, les autres nous rejoignirent en suivant et dix minutes avant le début de cette journée, nous étions tous devant la machine à café en train de bavarder, c’est d’ailleurs à cet endroit que le formateur nous a rejoint et après qu’il est avalé son café en toute hâte si brulant soit-il, nous le suivons vers le parking ou été stationné l’ensemble que nous utilisions pour notre apprentissage.

A l’aube du 2eme jour, je commençais la journée de formation avec l’appréhension en moins, je connaissais le fonctionnement et le déroulement de l’apprentissage et je me concentrais sur ce que notre formateur nous raconter.

Pour mon avantage, j’ai la facilité d’apprendre sans soucis ce que l’on prend la peine de porter à ma connaissance, je n’eus donc aucun problème à retenir les explications que le moniteur ne nous fournissait à longueur de journée.

L’après-midi se présenté tout à fait autrement, à treize heures trente nous étions tous les cinq dans la cabine de ce géant des bitumes, nous découvrions les manœuvres à effectuées les unes après les autres et dans cette partie de l’apprentissage il été hors de question de se permettre la moindre petite blaguounette, les cinq joyeux lurons que nous étions devenions cinq élèves disciplinés à partir de treize heures trente.

Partant du fait que tous autant que nous étions avions le permis B donc, nous savions ce que représentée la conduite sur route, l’instructeur n’eut en ce sens aucunes retenues pour nous confier le volant, ce qui pour ma part n’a pas été une mince affaire.

Je ne saurais expliquer, aujourd’hui, la sensation qui m’envahie ce jour-là, l’état de fébrilité dans lequel je me trouvé dans ce moment-là, tremblant de tous mes membres, je crois que c’est à ce moment que je compris la responsabilité que je m’engageais à prendre en décidant de pratiquer ce si beau métier, je me souviens avoir dit au moniteur quand je me suis installé derrière le volant.

• Christian, s’était son prénom, je ne sais pas si je vais arrivais à bouger d’un pouce, je suis paralysé…

• Calme toi tu te cale dans le siège, tu règles tes rétroviseurs, tu boucle ta ceinture de sécurité et tu enclenche la première dès que tu es prêt.

• Je vais essayais…

• Non, la conduite reste la même et le code de le route ne change pas non plus, ce qu’il faut que tu te rappelles c’est que tu es au volant d’un engin de quarante tonnes monté sur douze roue et que la plus petite erreur de ta part peut être fatale, tu n’as pas le droit de te louper.

Après avoir pris sur moi, je suivi à la lettre ce que mon formateur venait de m’énuméré avec patience et amour du métier qu’il pratiqué, il faut dire que quand il rentré dans une explication il ne s’arrêtait que lorsqu’il était sûr que la personne à qui il s’adressait ai bien compris ce qu’il venait de dire et cela trois fois de suite s’il le fallait.

La 3éme journée de formation fut abordée avec beaucoup de sérénité de la part de tous les participants à cet apprentissage, le plus difficile pour tous avait été de passer par-dessus notre appréhension et notre hésitation, mais je pense qu’une fois que nous avions tous pris en compte le fait que, cette formation avait pour but de faire de nous des conducteurs routiers responsables, nous n’avions plus qu’à être des plus réceptifs aux explications et aux conseils que Christian nous donnés, la sécurité et les manœuvres n’avaient pour lui plus aucun secret après ses trente années de métier.

Ce matin-là, comme les deux précédents, était consacré à l’apprentissage du plateau, la partie théorique de l’examen qui elle-même était divisée en deux partie distinctes, la théorie et les manœuvres.

Pour ce qui est de la théorie, il fallait connaitre par cœur la présentation de l’ensemble ainsi que les différents éléments qui composent celui-ci.

La partie manœuvres elle était plus physique que l’autre, disons que la première était surtout intellectuelle et la seconde plutôt manuelle.

Attelé, dételé, marche avant droite, marche avant avec changement de file, marche arrière droite et marche arrière avec changement de file, à droite et à gauche, le tout entre des plots ou des cônes de sécurité routière.

Les premières fois ou je me suis osé a pratiqué ces quelques manœuvres, cela me paraissais tellement hors de portée que j’ai manqué me découragé et tout stoppé, mais cet ensemble géant me fasciné, il m’était impossible de me détourné de cette formation malgré les complications que cela engendré et quand ça n’allait pas comme je le voulais, je me souvenais que cet apprentissage me procurerais un métier dans lequel il y avait de la demande dans un futur très proche.

Les jours suivants se ressemblaient dans le sens ou tous n’était que répétition, plateau et manœuvres le matin et conduite l’après-midi, chacun son tour de façon à ce que les cinq novices que nous étions se retrouvent en première position de conduite au moins une fois dans la semaine.

Dès la seconde semaine de formation, je connaissais le plateau par cœur, tous ce qui était théorique été encré dans mon crane et allait le resté, je me consacré à la réalisation de mes manœuvres et à la conduite de l’après-midi.

La conduite par elle-même n’était pas très difficile, il fallait juste prendre l’habitude du gabarit de l’ensemble et adapter sa conduite en fonction de ce dernier, lorsque nous étions sur la route il suffisait de mettre en pratique les conseils et recommandations de notre formateur attitré, Christian.

Durant cette semaine nous apprîmes à nous diriger à l’aide d’une carte routière, Christian nous donné une destination et nous devions nous y rendre par nos propres moyens, effectués nos changements de conducteurs et respectés les temps de conduite comme si nous étions seuls dans la cabine, Christian lui supervisé le tout avec le professionnalisme que l’on lui connaissait et n’intervenait que si réellement l’obligation s’en faisait ressentir.

Après un mois de formation nous fumes convoqués pour l’examen du code de la route, les quinze questions spéciales attribuées aux poids lourds, ces dernières sont spécifiques et ne concernent exclusivement que les poids lourds, elles étaient surtout axées sur les limitations de vitesse, la hauteur et la largeur de l’ensemble, les restrictions d’horaires et tout ce qui accentue cette spécialité.

Nous nous sommes cet après-midi-là rendus au centre de formation et ce sont les moniteurs au départ de l’autoécole qui nous ont conduit jusqu’à la salle d’examen située à Bruges, il y avait trois véhicules qui se suivaient et nous arrivâmes à destination juste cinq minutes avant le début de la séance, qui devait débutée à quatorze heures précise.

Cinquante-cinq minutes plus tard, tout le monde se retrouva sur le palier de l’entrée avec son sésame dans la poche et nous remontâmes en voiture pour être ramenés vers le centre de formation que nous avions quitté plus tôt dans l’après-midi.

Ce fut une après-midi de courte durée car dès que nous sommes arrivés sur le site de notre apprentissage, nous avons étaient libérés de toute obligations dès que nous descendîmes des véhicules, rendez-vous fut pris pour le lendemain matin, huit heures.

Comme à mon habitude, j’arrive sur le site avec un quart d’heure d’avance et je me dirige vers la machine à café, j’y rejoins mes collègues de formation et entame la discussion avec eux, un verre de café à la main.

La formation continua et de plus en plus, les manœuvres et autres parades à effectuer avec l’ensemble se déroulées avec un certain automatisme, encore fragile certes mais déjà nous étions comme programmés, voire robotisés.

Les jours passés et Christian peaufiné notre conduite, il nous mettait en confiance car nous savions que la présentation à l’examen final était pour bientôt.

Enfin, le 22eme jour déclina sa clarté et à dix heures je me trouvé seul face à l’inspecteur qui avait le pouvoir de dire oui.

Après m’être présenter et avoir salué ce dernier, je commençais par récité le plateau puis énumérer points par points les différentes parties qui composées un ensemble routier, je continué à faire le tour de l’ensemble et je montais dans la cabine pour me préparer à effectuer la manœuvre qu’il allait me demander, ce qu’il ne tarda pas à faire en indiquant la marche arrière avec changement de file à droite.

Cette manœuvre je la connaissais sur le bout des doigts, je m’y étais préparé sérieusement et j’étais sur de mes connaissances, je me mis donc en quête d’effectué la manœuvre et l’inspecteur se place devant le tracteur afin de pouvoir vérifié la bonne réalisation de la marche arrière.

Le fait de savoir que celui qui se trouvait face à moi était décideur des suites à donner à cet examen m’a fait perdre mes moyens et tellement je voulais ne pas me planter, j’enclenche la marche arrière et fixe l’inspecteur qui était devant, ce qui eut pour conséquence immédiate de me conduire à la faute, la première quille de gauche avec la roue avant gauche.

Je me rends compte de suite de la faute que je viens de commettre et je coupe le contact après avoir remis l’ensemble dans son axe de départ, je descends de la cabine après avoir immobilisé mon tracteur et je me dirige sur le côté de la piste rejoindre les autres prétendants au permis, déçu comme il n’est pas possible de l’expliquer, pourtant je connaissais le plateau sur le bout des doigts et je le faisais récité à mes autres collègues.

Je savais que pour moi la journée était terminée car il fallait être reçu au plateau pour prétendre à la conduite, je n’avais plus qu’à attendre que les autres finissent leur prestation.

Quand le dernier des candidats eu terminé d’effectuer son plateau, je vis l’inspecteur en charge de la remise du fameux sésame se dirigé dans ma direction, il me dit :

• C’est bien vous le premier à être passer tout à l’heure ?

• C’est moi mais je cède ma place aux autres, je connais la sanction quand on n’est pas reçu au plateau.

• Cette fameuse sanction, monsieur, c’est à moi de l’appliquée ou non et dans le cas présent, je vous demande de vous installer derrière le volant de l’ensemble qui se trouve sur la piste, à vous de ne pas me faire regretter ma décision.

• Merci Monsieur.

C’est tout ce que je trouvais à dire sur le moment, puis je me dirigeais vers la piste ou se trouvait l’ensemble que je devais prendre.

L’inspecteur monta du côté passager et les autres élèves étaient déjà sur la banquette arrière, attendant leur tour de conduite.

Je règle donc mon siège, mes rétroviseurs et démarre mon ensemble de façon à exécuté les demandes de l’inspecteur qui se trouvé à ma droite.

Une fois de plus l’appréhension de la faute me joua un tour lorsqu’il me demanda de prendre la prochaine à droite à l’intersection suivante, je mis le clignotant à gauche et… je tourne à gauche ce qui m’amène à un stop sur lequel je m’arrête et attends qu’il m’indique la direction à prendre, ne recevant aucunes indications de sa part, je fini par demandé :

• Où va-t-on ?

• Je ne sais pas.

• Pardon ?

• Je vous ai demandé de tourner à droite et vous partez à gauche, à partir de là je ne sais plus où nous allons, je vous suis.

• Je suis désolé….

• On continue, tournez à droite et prenez la voie rapide.

Après quelques kilomètres il enchaina,

• A la prochaine sortie vous vous mettrez sur la droite dès que vous en aurez la possibilité.

• Oui monsieur.

Je m’engage donc sur la sortie suivante, restant positionné sur la droite et mis mon clignotant à droite avant de m’engager sur le dégagement d’urgence qui se trouvait là, je stoppe le véhicule et l’immobilise avant de passer le flambeau à un des autres prétendants de la banquette arrière.

Les autres élèves en firent de même jusqu’au dernier qui devait passer, puis il ramena tout le monde au parking de départ.

Avant de reprendre la direction de nos domiciles respectifs, chacun d’entre eux attendaient le fameux sésame, quant à moi il me prit à part un peu plus loin :

• Ecoutez, je ne peux pas vous donné le papier rose et vous comprenez pourquoi, mais je voudrais vous dire que quand on effectue une manœuvre, quelle qu’elle soit, on fixe son attention sur elle et non sur ce qui se trouve aux alentours, j’ai bien vu que vous connaissiez votre plateau par cœur et j’espère que dans deux semaines vous serez plus attentif à ce que vous effectuerez, en attendant ne soyez pas trop déçu, ce n’est pas grave, je vous convoque juste pour le plateau car vous avez déjà la conduite.

• Je ne sais pas quoi dire… merci monsieur.

• Y’a pas de quoi, a dans quinze jours.

Ce jour-là je rentré chez moi avec une impression de n’avoir pas fait ce qu’il fallait pour obtenir ce que j’étais parti chercher, je me promis que dans deux semaines j’obtiendrais cet examen qui me manquais pour commençais une nouvelle vie et que cette fois, l’inspecteur face à ma cabine ne me ferais pas louper mes manœuvres.

Les deux semaines suivantes, je continué ma formation et me fixé surtout sur les manœuvres avant et arrière que je devrais pratiquer pour enfin décroché ce fameux papier rose.

Dès le lundi suivant, je fusse attitré à un autre groupe car celui auquel j’appartenais avait quitté le centre de formation le vendredi de la semaine précédente, leur permis en poche.

Cependant, je n’étais pas le seul à avoir été recalé ce vendredi-là, un autre prétendant au permis avait aussi commis une faute pénalisante, il appartenait au second groupe, le B.

Nous nous retrouvâmes donc dans le même groupe et tous deux, nous travaillâmes d’une façon intensive, tellement nous voulions être reçu à l’examen, nous nous entrainions a effectué les manœuvres en resserrant les quilles au maximum afin de ne pouvoir commettre aucunes erreurs durant l’exécution de nos marche arrière avec changement de file, que ce soit la droite ou la gauche.

A la fin de la semaine, lui et moi étions fin prêt mais il reste encore une semaine de plus, le protocole était ainsi, suite à un échec que ce soit en conduite ou bien au plateau, il fallait attendre un certain temps avant de pouvoir se représenter.

Je me voyais donc dans l’obligation de terminer la semaine suivante ainsi que mon collègue d’infortune, nous en profitions tous deux pour assurer encore un peu plus nos manœuvres et nos actions.

Et puis enfin le jour J arriva, nous étions le 22 mars 1990, j’étais convoqué le matin à neuf heures trente et déjà quand nous sommes arrivés sur place pour huit heures avec mon inséparable collègue d’infortune qui lui était convoqué pour l’examen complet, il n’avait pas eu le même inspecteur que moi et le sien avait était beaucoup moins large d’esprit que celui qui était là aujourd’hui.

Il passa donc en première position et effectua son plateau d’une façon irréprochable ce qui ne manqua pas de portée ses fruits, puis enfin l’inspecteur me fit signe, je m’approché donc et le salua :

• Bonjour, je suis M…

• Bonjour je sais qui vous êtes, ça va ?

• Très bien merci je pense que cette fois sa ira.

• Je me mis donc à énuméré le texte de début quand il me stoppa sur le chant,

• Attendez, la récitation je sais que vous la connaissez, faites-moi les deux marches arrières, droite et gauche.

• Bien Monsieur, puis je m’exécute.

Une fois les deux manœuvres effectuées je remis l’ensemble sur son point de départ de façon à ce que mon collègue puisse passer à la seconde étape de son examen, puis je descendis de la cabine et me dirigea vers lui.

• Et voilà, ce n’est pas plus compliqué que cela, vous voyez il suffit de se focaliser sur la manœuvre et non sur la personne.

• Je l’ai bien compris Monsieur.

• Tenez-vous l’avez votre sésame, faites en bon usage.

• Merci Monsieur, au revoir.

Lorsque je rentré chez moi ce jour-là, j’étais fier de montré ce fameux papier rose à mon épouse et, dans le même temps je savais que ma vie allait changer en tous points, cet examen venait de faire de moi une autre personne, j’étais devenu futur conducteur routier et bientôt je me ferais connaître sous mon QRZ (nom cibiste) Le Blayous.

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Chapitre 2
Mes premières prises en main