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Une saga familiale

De
212 pages
Ce livre présente de façon originale une saga familiale. Hélène Guillaume, l'auteur a utilisé un véritable trésor gardé par Alice, sa grand-mère et tenu un journal au fur et à fur mesure qu'elle découvrait photos et documents. Une conversation s'est établie avec tous ces personnages. Les générations se mêlent. On rit, on se réjouit d'une naissance, on connaît le chagrin. Aux extraits de correspondance répondent les pages du journal intime. Elle parvient ainsi à tisser et à mettre en perspective de manière inédite la transmission entre les générations.
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Hélène Guillaume
Une saga familiale Conversations silencieuses
/ Récits
Rue des Écoles
Rue des Écoles
Le secteur « Rue des Écoles » est dédié à l’édition de travaux personnels, venus de tous horizons : historique, philosophique, politique, etc. Il accueille également des œuvres de fiction (romans) et des textes autobiographiques.
Déjà parus
Rigolo (Isabelle),Quand on embrasse, on ne met pas les mains, 2015. Moulènes (Bernard),Le métal du Diable, 2015. Durand (Anne),À travers une meurtrière, 2015. Gauthier (Marie-Véronique),Chopin, les Civils et moi, 2015. Loozen (Jean-Luc),Campo Grande, 2015. Alcaraz (Nadia),La rage fut mon pays d’accueil, 2015. Berkowitz (Nadine),Les vingt vies de Mathilde, 2015. Cerasi (Claire),Identité, identités, 2015. Ferrier-Mayen (Andrée),La terrasse, 2015. Télégat (Constantin),La star et les pantins, 2015. Philippart (André),Un milieu social face à la pauvreté, 2015.
Ducrocq (François),Théorie du stock froid, 2015.

Ces douze derniers titres de la collection sont classés par ordre chronologique en commençant par le plus récent. La liste complète des parutions, avec une courte présentation du contenu des ouvrages, peut être consultée sur le site www.harmattan.fr
UNE SAGA FAMILIALE
© L’Harmattan, 2015 5-7, rue de l’École-Polytechnique, 75005 Pariswww.harmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-06264-8 EAN : 9782343062648
Hélène Guillaume
Une saga familiale
*
Conversations silencieuses
récit
Du même auteur avec Marie Hélène Deleforge
Une école au pays de la mine, L’Harmattan, 1999.
Mémoire de câble (Histoire de l’entreprise LTT), Editions Valhermeil, 2003.
Remerciements pour leur soutien à Odile, Ariane, Marie-Brigitte et Anne Marie. Une relecture attentive a été faite par Claire Leboucher et Laure Querouil. L’illustration photographique a été réalisée avec l’aide affectueuse de Bernard Dupond.
Alice, ma grand-mère
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Dans les derniers temps, ma grand-mère lisait et relisait avec bonheurLes vacances de la comtesse de Ségur. C’était dans une édition à la couverture blanche cartonnée que je n’ai pas retrouvée après sa mort. Je m’étonnais auprès d’elle qui avait gardé perspicacité, humour voire ironie, de ce retour à des lectures enfantines. « Cette bonne madame de Fleurville et cette pauvre madame Fichini, cela m’amuse ! » disait-elle. Pendant de nombreuses années, lors des vacances estivales, ma grand-mère avait reçu en Saintonge ses deux filles et ses treize petits-enfants. Elle avait établi des rites, des habitudes, heures des repas, devoirs de vacances après le déjeuner, visites aux voisins, tub du soir, mais nous avions une grande liberté. Retrouvait-elle dans ce livre, les souvenirs de la jeune Alice qu’elle avait été et des vacances qu’elle passait, elle aussi, chez sa grand-mère dans la même propriété du Petit Breuil ? « Les vacances étaient près de leur fin ; les enfants s’aimaient tous de plus en plus.» Le général de Gaulle citait cette phrase comme la plus mélancolique de la littérature française. C’est le début du dernier chapitre des Vacances.Dans son œuvre, la comtesse de Ségur peint un monde où chacun reste à sa place, où les méchants sont punis, les bons récompensés et où l’éducation sans faiblesse permet aux enfants de progresser. « Léon s’améliorait de jour en jour au contact de Paul et de ses excellentes cousines, Camille et Madeleine.» Ma grand-mère avait-elle une nostalgie de ce monde rassurant ? J’aimais beaucoup ma grand-mère, Mamet. Après le décès en 1952 de son mari, Louis Barrachin, que nous
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