Communication et développement territorial en zones fragiles au Maghreb
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Description

Voici questionné le lien entre communication publique et développement territorial dans certaines zones fragiles et menacées du Maghreb. Dans une volonté de rapprocher les sciences de l'information et de la communication et les sciences économiques, ces travaux interrogent des notions telles que l'intelligence territoriale, le marketing territorial, la confiance entre acteurs du développement local, les perceptions et la valorisation de sites patrimoniaux...

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Publié par
Date de parution 01 novembre 2012
Nombre de lectures 61
EAN13 9782296509498
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0005€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Ouvrage dirigé par Pierre MORELLI et Mongi SGHAÏER
Communication et développement territorial en zones fragiles au Maghreb
Préface de Wahid Gdoura
Communication et civilisation
Communication et développement territorial en zones fragiles au Maghreb
Communication et Civilisation Collection dirigée par Nicolas Pelissier
La collectionCommunication et Civilisation, créée enseptembre 1996, s’est donné un double objectif. D’une part, promouvoir des recherches originales menées sur l’information et la communication en France, en publiant notamment les travaux de jeunes chercheurs dont les découvertes gagnent à connaître une diffusion plus large. D’autre part, valoriser les études portant sur l’internationalisation de la communication et ses interactions avec les cultures locales. Information et communication sont ici envisagées dans leur acception la plus large, celle qui motive le statut d’interdiscipline des sciences qui les étudient. Que l’on se réfère à l’anthropologie, aux technosciences, à la philosophie ou à l’histoire, il s’agit de révéler la très grande diversité de l’approche communicationnelle des phénomènes humains. Cependant, ni l’information, ni la communication ne doivent être envisagées comme des objets autonomes et autosuffisants. Dernières parutions Éric DACHEUX et Sandrine Le PONTOIS,La BD, un miroir du lien social,2011. Emmanuelle JACQUES,Le plaisir de jouer ensemble. Joueurs casuals et Interfaces gestuelles de la Wii, 2011. Jean-Bernard CHEYMOL,La brièveté télévisuelle, 2011. Audrey ALVÈS,Les Médiations de l’écrivain, 2011. Laurent Charles BOYOMO-ASSALA et Jean-François TETU, Communication et modernité sociale, Questions Nord/Sud, 2010. Lucienne CORNU, Parina HASSANALY et Nicolas PELISSIER,Information et nouvelles technologies en Méditerranée, 2010. Gloria AWAD,Ontologie du journalisme, 2010. Marc HIVER,Adorno et les industries culturelles. Communication, musiques et cinéma, 2010. Françoise ALBERTINI & Nicolas PELISSIER (dir.),Les Sciences de l’Information et de la Communication à la rencontre desCultural Studies, 2009.
Ouvrage dirigé par Pierre MORELLI et Mongi SGHAÏER Communication et développement territorial en zones fragiles au Maghreb Préface de Wahid Gdoura
Les travaux présentés dans cet ouvrage ont bénéficié du soutien de l’AUF, du CNRS-ISCC, de l’Université de Lorraine (Centre de recherche sur les médiations, EA 3476) et de l’Institut des régions arides (Laboratoire d’économie et sociétés rurales).
© L'Harmattan, 2012 5-7, rue de l'École-Polytechnique ; 75005 Parishttp://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-296-99724-0 EAN:9782296997240
Préface 1 Pr Wahid GdouraMes collègues m’ont fait l’honneur de m’inviter à rédiger ces lignes pour introduire ce livre collectif dédié à la communication publique, au patrimoine, au tourisme et au développement territorial en zones arides, fragiles et menacées. Il ne s’agit pas seulement ici d’une restitution d’un travail de recherche franco-maghrébin sur ces thématiques pour nous aujourd’hui essentielles. Cet ouvrage s’inscrit dans un processus de coopération scientifique entamé depuis 2005, date de la tenue à Tunis du Sommet mondial sur la société de l’information (deuxième étape du SMSI, 2005). Nous entamions alors les premiers échanges avec nos amis français 2 de la SFSIC alors sous la présidence du Pr Françoise Bernard. Nous avons vite convenu de développer un partenariat scientifique entre les 3 universités de la Manouba (ISD et IPSI ) et de Gabès (l’Institut des régions arides de Médenine) d’une part, la SFSIC et des laboratoires de recherche français en sciences de l’information et de la communication (SIC) d’autre part. Un premier projet de recherche commun a été initié entre deux 4 5 laboratoires de recherche (LESOR – IRA et CREM ) puis s’est vite élargi à d’autres laboratoires maghrébins (IPSI, ISD, Université Mentouri de 6 Constantine et l’ESI de Rabat). Il s’agit du programme LOTH (Langages, Objets, Territorialités et Hospitalités) qui vise à « la conception et la réalisation d’actions de communications couplées à des dispositifs de conservation, de réhabilitation et de mise en valeur du patrimoine en zones arides dans une optique de marketing territorial ».Des équipes de recherche – qui n’avaient à ce jour jamais travaillé ensemble – ont intégré ce programme pour approfondir des thématiques communes telles que : l’intelligence territoriale et la dynamique socio-économique en zones -arides tunisiennes ; la communication touristique et le développement durable ; -
1  Professeur à l’Institut supérieur de documentation (Université de la Manouba– Tunis), Wahid Gdoura est actuellement Directeur général de l’Enseignement supérieur de Tunisie (Wahid.gdoura@mes.rnu.tn). 2 Société française des sciences de l’information et de la communication. 3  Institut supérieur de documentation et Institut de presse et des sciences de l’information. 4  Laboratoire d’économie et sociétés rurales de l’Institut des régions arides de Medenine (Tunisie). 5 Centre de recherche sur les médiations de l’université de Lorraine. 6 École des sciences de l’information.
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l’identité, l’hospitalité et le tourisme. -Ce programme a aussi offert l’occasion à de jeunes chercheurs tunisiens de préparer et soutenir leurs thèses en codirection et en cotutelle, à l’exemple de Mohamed Haddad, Sarra Belhassine et Balkis Mzioudet-Faillon. Des visites, des séjours scientifiques de professeurs tunisiens à Metz pour donner des conférences et participer aux jurys de thèses ont permis aux chercheurs d’approfondir des questions relatives à l’apport des SIC dans les débats publics, la communication territoriale, etc. Des moments forts ont également marqué notre partenariat scientifique à l’occasion de la tenue du colloque international de la SFSIC, IPSI et ISD à Tunis en avril 2008:Interagir et transmettre, informer et communiquer quelles valeurs, quelle valorisation ?la participation de chercheurs de avec douze pays francophones. Près d’une centaine de communications ont été présentées durant trois jours de débats autour de cinq thématiques : les médiations culturelles, organisationnelles ; -les politiques territoriales et mémorielles ; -les systèmes d’informations médiatiques et documentaires ; -et sur lela recherche en information-communication au Maghreb -Maghreb ; les compétences, enseignements et métiers en information et -communication ; les TIC : accès, ouvertures et droits. -Cet événement dont on lira avec intérêt les actes a connu un prolongement en 2010 avec un colloque international France-Maghreb également soutenu par la SFSIC à l’université de Toulon. Si ces manifestations scientifiques ont, à chaque fois, permis d’engager de nouvelles coopérations, il faut aussi retenir les nombreux séminaires qui progressivement ont construit le programme LOTH. En effet, les doctorants et chercheurs se sont retrouvés régulièrement à Médenine, à Metz, puis à Rabat (mai 2012) et à Constantine avec notamment l’organisation de la première Conférence franco-maghrébine (Métiers et recherches en communication territoriale et publique en mai 2011) qui a permis de lancer la mise en œuvre du double diplôme de MasterMétiers de la communication territoriale et publiquel’université Mentouri - Constantine et entre l’université de Lorraine. Citons encore l’existence du programmeConstruction de la signification par l’usager des web sites d’entreprises tunisiennes dans un contexte
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économique franco-tunisien,conduit par trois laboratoires de recherche 7 (BNP de l’ISD, le CREM de l’Université de Lorraine et le laboratoire Paragraphe de l’Université Paris 8) dans le cadre du programme PHC Utique géré par le CMCU et qui étoffe ce partenariat scientifique. Ces différents programmes et rencontres ont permis à des enseignants chercheurs tunisiens en SIC de confronter leurs regards, d’approfondir leurs réflexions sur des thèmes fédérateurs, de partager leurs idées, leurs préoccupations, de travailler avec leurs collègues français, de s’impliquer dans des projets de recherche euro-méditerranéens, bref, d’appartenir et de coopérer avec la communauté internationale de chercheurs en SIC. Ceci est d’autant plus important que les activités de recherche dans ce domaine en Tunisie ont connu ces dernières années un élan particulier dans un nouveau contexte de l’information-communication, dominé par le flux de l’information, l’usage intensif des nouvelles technologies, les inégalités d’accès à l’information, la presse de proximité, les nouveaux modes de médiation, etc. Les chercheurs se penchent désormais sur les reconfigurations des formations en SIC dans un environnement numérique, les systèmes de communication scientifique et publique, la revalorisation du patrimoine et des savoirs locaux, l’innovation et la créativité, l’intelligence territoriale, etc. Ces questions sont abordées dans des structures de recherche existantes en SIC et en sciences humaines et sociales, essentiellement à l’IPSI, à l’ISD (Unité de recherche bibliothèque numérique et patrimoine) et au Laboratoire d’économie des sociétés rurales de l’IRA.Rappelons que les enseignements en SIC ont démarré en Tunisie dans les années soixante-dix (IPSI), pour la communication et la presse et au début des années quatre-vingt à l’ISD pour l’information, la documentation et les archives. Des milliers de professionnels ont été formés dans différents métiers de l’information et de la communication : journalistes, spécialistes en communication des entreprises, archivistes, bibliothécaires documentalistes et gestionnaires de documents. L’IPSI organise une recherche diplômante au niveau du master de recherche et du doctorat. Revenons enfin à cet ouvrage et soulignons combien la thématique du développement d’une communication publique et territoriale est cruciale pour notre pays en cette phase transitoire « post-révolution ».
7 Bibliothèque numérique pour la valorisation du patrimoine.
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L’information est au cœur de ce processus révolutionnaire qui se manifeste par le foisonnement des idées, la libre circulation de l’information après deux décennies de dictature, la reconquête des espaces de liberté, lieux privilégiés pour l’exercice de la démocratie. Dès lors, comment repenser les systèmes de production et de diffusion de l’information, les différents modes de médiation dans les zones fragilisées ? Comment réorganiser le système d’information territoriale ? Comment réduire l’inégalité d’accès à l’information ? Comment préserver la mémoire collective et revaloriser le patrimoine culturel et scientifique des régions déshéritées en particulier du Sud-est tunisien ? Autant de questions qui dépassent de loin le cas tunisien et qui constituent la force et l’originalité du programme LOTH et que cette publication se propose d’explorer.
PROBLÉMATIQUES ET CADRE DE RECHERCHE