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Chronique de l'année 2005

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Description

Toute l'année 2005, avec ses moments de joie et de tristesse, ses événements historiques et hors du commun, relatée en un seul ouvrage : l'enlèvement de Florence Aubenas à Bagdad, les accords de paix au Soudan, le décès de Jean-Paul II, l'ouragan Katrina... et bien plus encore. La collection "Chronique de l'année" rassemble en un ouvrage complet, sur un ton clair et objectif tous les événements culturels, politiques et sociaux qui ont été les plus marquants mois après mois. Pour découvrir tous les autres ouvrages de notre collection et l'ensemble de notre catalogue, venez consulter le site Éditions Chronique.

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Informations

Publié par
Nombre de lectures 2
EAN13 9791090871939
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0037€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

CHRONIQUEDEL'ANNÉE2005
Enlèvement de Florence Aubenas, mort de Jean-Paul II, fermeture de la Samaritaine, les ravages de l’ouragan Katrina, émeutes en banlieue, première greffe partielle du visage.
Éditions Chronique
© 2006 - Éditions Chronique – Mediatoon Licensing SA, pour la présente édition.
L'œuvre présente sur le fichier que vous venez d'acquérir est protégée par le droit d'auteur.
Toute copie ou utilisation autre que personnelle constituera une contrefaçon et sera susceptible d'entraîner des poursuites civiles et pénales.
EAN : 9791090871935
Éditions Chronique Mediatoon Licensing 15-27, rue Moussorgski – 75018 Paris E-mail :contact@editions-chronique.com Site Internet :http://www.editions-chronique.com
C ' 2005 HRONIQUE DE L ANNÉE
Janvier
Mai
Septembre
Sommaire
Février
Juin
Octobre
Mars
Juillet
Novembre
Avril
Août
Décembre
Le Manga er Samedi 1 Lundi 3 Mardi 4 Mercredi 5 Jeudi 6 Vendredi 7 Samedi 8 Dimanche 9 Lundi 10 Mardi 11 Mercredi 12 Jeudi 13 Vendredi 14 Samedi 15 Dimanche 16 Lundi 17 Mercredi 19
Jeudi 20 Vendredi 21 Samedi 22
Dimanche 23 Lundi 24 Mardi 25 Mercredi 26
JANVIER2005
Jeudi 27 Vendredi 28 Samedi 29 Dimanche 30 Lundi 31
LEMANGAJANVIER2005
Le manga et la France : enquête sur un phénomène Arrivées discrètement en France il y a vingt ans, les bandes dessinées japonaises – appelées mangas – occupent aujourd’hui une place prépondérante dans notre paysage culturel. Au point que certains n’hésitent pas à parler d’invasion. Mais si la déferlante manga a pu inquiéter à juste titre quand elle charriait uniquement sur nos rivages sexe et violence, les récentes traductions devraient rassurer les plus sceptiques et démontrer la vitalité et les atouts d’un genre aussi singulier que remarquable. LES ORIGINES Héritiers d’une longue tradition de l’image, les mangas – littéralement « images dérisoires » – doivent leur nom au peintre Katsushika Hokusai (1760-1849), fondateur de l’estampe de paysage, qui forgea ce terme en accolant deux caractères chinois pour nommer ses caricatures de personnages populaires. C’est ainsi que, par la suite, on va e appeler les premières bandes dessinées qui apparaissent au début du xx siècle. Il s’agit au départ d’histoires fortement inspirées des comics américains mais aussi marquées par les tensions politiques et sociales qui traversent l’archipel. Ainsi du très antimilitariste Norakuro qui narre les pérégrinations d’un chien orphelin engagé dans l’armée. C’est cependant après la Seconde Guerre mondiale que le genre trouvera sa forme définitive grâce à un artiste génial. Vénéré dans son pays comme le « dieu du manga », référence indépassable à l’instar d’un Hergé en Europe, Osamu Tezuka (1926-1989) en définit les codes et révolutionne la BD. Sous sa plume, les cases explosent pour exprimer le mouvement, les onomatopées surgissent pour dynamiser la narration, les têtes des personnages enflent pour transmettre les émotions... Passionné par l’animation, influencé par les travaux de Walt Disney, Tezuka est ainsi le premier à faire entrer dans l’univers de la bande dessinée les usages du cinéma. Révolution dans la forme mais aussi sur le fond car il va explorer toutes les facettes de ce médium, s’intéresser à tous les registres, de la fable enfantine au drame psychologique, pour nourrir une œuvre immense. Riche de 400 albums et 150 000 planches, celle-ci influencera des générations d’artistes. C’est enfin à lui que l’on doit l’exploitation systématique des droits dérivés que ce soit sous la forme des dessins animés ou d’objets manufacturés. Grâce à son travail, en l’espace de cinquante ans, le manga est devenu un incontournable de la culture et de la vie quotidienne japonaise. UN MIROIR DE LA SOCIETE JAPONAISE Produits de consommation de masse, les mangas sont aujourd’hui partout présents au Japon où ils représentent 40 % des livres achetés. On les trouve dans les salles d’attente, chez les médecins et les coiffeurs, on les vend en librairie, à l’épicerie du coin et même en libre-service dans des distributeurs automatiques. Proposant toutes sortes d’histoires et de thématiques, ce médium populaire s’adresse à tous, jeunes et vieux, hommes ou femmes, cadres ou ouvriers... et peut être considéré comme un véritable miroir de la société japonaise. Les différentes séries sont d’abord proposées au public dans des magazines bon marché de plus de 500 pages, à raison de 15 à 20 pages par numéro. Les plus importants d’entre eux, qui prépublient des titres aussi connus que Dragon BallouYu-Ghi-Oh !, peuvent tirer jusqu’à 5 millions d’exemplaires. Ces revues, pour la plupart hebdomadaires, imposent aux mangaka – les dessinateurs de manga – une forte cadence de travail. Ceux-ci, en conséquence s’entourent d’assistants qui dans l’ombre du maître réalisent décors et éléments secondaires des planches. Une méthode qui n’est pas sans rappeler l’organisation des studios franco-belges, comme le célèbre studio Tintin, ou la stricte répartition des tâches opérée aux États-Unis entre dessinateur, encreur et coloriste. Si une série rencontre le succès, ses premiers épisodes sont regroupés dans de gros recueils, de 150 à 400 pages, dans un format
poche vendu aux alentours de 2 euros. Enfin, ultime consécration, les histoires les plus populaires connaissent une adaptation en dessin animé, sous la forme de films pour le cinéma ou d’épisodes de 26 minutes pour la télévision. GOLDORAK DEBARQUE EN FRANCE C’est par ce biais que la France fait connaissance avec le manga à la fin des années 70. Les chaînes piochent alors dans les programmes importés du Japon pour diversifier leurs émissions jeunesse. C’est ainsi queGoldorak,Albator, Candy, Les Mystérieuses Cités d’oret autres séries aujourd’hui cultes envahissent les écrans et enthousiasment des générations d’enfants. Véritable âge d’or de l’animation, les années 80 dites « gloubi-boulga » (du nom de la recette préférée de Casimir) voient s’imposer la production japonaise. TF1 et les deux nouvelles chaînes que sont Canal + et la 5 s’engouffrent dans ce marché avec l’espoir d’amplifier leur audience.Les Chevaliers du Zodiaque, Nicky Larson, Juliette je t’aimeet autresDragon Ballsuccèdent alors à leurs augustes aînés et remportent les mêmes suffrages. Mais cette effervescence entraîne la diffusion d’histoires dont le contenu peut choquer les plus jeunes. Parfois violents et sexuellement explicites, ces mangas malsains effraient les parents et éloignent les enfants. Pour endiguer la polémique, certains d’entre eux disparaissent du petit écran du jour au lendemain. C’est le cas deKen le survivantou du controverséTrès cher frère, abordant les thèmes de l’homo- sexualité féminine et du suicide, pour lequel l’animatrice Dorothée doit présenter ses excuses au journal de 20 heures. C’est désormais l’ensemble des mangas qui est frappé de discrédit aux yeux de l’opinion française. Un à un, les dessins animés japonais sont condamnés à la disparition pour être remplacés par des émissions américaines beaucoup moins sulfureuses, dontBob l’éponge, Les Super-NanasouTeen Titans. UN MARCHE EN PLEINE EXPANSION Cette disparition va paradoxalement profiter aux mangas papiers dont la percée en France restait jusqu’alors limitée. D’abord traduites dans des revues d’avant-garde et à ce titre confinées dans des cénacles d’érudits, les bandes dessinées japonaises connaissent une première reconnaissance en 1989 avec la publication de la sérieAkira. Ce premier succès grand public est suivi en 1993 par le plébiscite deDragon Ball. Pourtant, malgré des ventes records pour ces deux titres, peu d’éditeurs osent creuser ce sillon : les traductions et, plus encore, la nécessité de conformer le sens de la lecture au système qui prévaut en Occident rendent les adaptions longues et coûteuses ; mais surtout personne ne croit vraiment à la réussite durable de ces recueils en noir en blanc dans un pays où l’album grand format, luxueux et coloré, est roi. Seules quelques petites maisons, souvent des librairies spécialisées, se lancent alors dans l’aventure. Leurs catalogues, qui n’évitent pas la caricature – on y trouve pléthore de mangas pornographiques ou de pâles copies des séries à la mode –, suscitent l’engouement des anciens téléspectateurs qui ne se consolent pas de l’arrêt de leur série préférée. Pour vivre leur passion, ces otakus s’organisent et se regroupent autour de fanzines, d’associations et de festivals. Leur action, conjuguée à celle d’éditeurs de plus en plus nombreux, va permettre au manga d’élargir son audience. Auprès des adolescents tout d’abord qui plébiscitent des séries commeGummn, Détective Conan ouYu-Gi-Oh ! . Puis auprès du grand public conquis par des artistes tels que Hayao Miyazaki ou Jirô Taniguchi, un dessinateur par deux fois primé à Angoulême. Après ces quinze années d’efforts de diffusion, le marché français représente assez bien la diversité de la production japonaise. Thriller politique, épopée sportive, romance sentimentale, politique fiction, pamphlet nihiliste, saga intergalactique, satire sociale... le manga s’adresse désormais à chacun d’entre nous. Rodolphe Lachat crédits 1 • naruto © 1999 by Masashi kishimoto / Shueisha Inc.
2 • kamigami no itadaki © 2000 by Yumemakura baku / Jiro taniguchi / Shueisha Inc. 3 • saint seiya © 1986 by Masami kurumada / Shueisha Inc.
De 7 à 77 ans Nulle part ailleurs qu’au Japon, cette expression ne fait autant sens. Afin de cibler les différentes couches de la société, les mangas sont divisés en de nombreuses catégories selon le genre de l’histoire mais aussi selon l’âge, le sexe et la profession du public visé. Trois prédominent : les Shônen pour les adolescents (ex. :Dragon Ball, Naruto, Détective Conan ), les Shôjo pour les adolescentes (ex. :Lady Oscar, Nana) et les Seinen pour les jeunes hommes et les adultes (ex. :Quartier lointain, Monster).
Zoom
La biodiversité Forgé à partir des mots « biologie » et « diversité », le terme « biodiversité » désigne la richesse biologique de l’ensemble des espèces vivantes, ainsi que les relations qu’entretiennent celles-ci avec les milieux dans lesquels elles vivent. Employé pour la première fois en 1986 par l’entomologiste américain Edward O. Wilson, dans un climat de prise de conscience de la disparition rapide de nombreuses espèces animales, ce néologisme est devenu d’usage courant depuis qu’une convention sur la biodiversité a été ouverte à l’occasion du Sommet de la Terre qui s’est tenu à Rio de Janeiro, en juin 1992. L’objectif de la convention, ratifiée par plus de 170 pays, était de ralentir à l’échelle mondiale la destruction des espèces biologiques, de leurs habitats et des écosystèmes.
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